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ISBN : 2738116744
Éditeur : Odile Jacob (13/10/2005)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 106 notes)
Résumé :
Marilyn Monroe n’a pas connu la tendresse, enfant. Elle est devenue fantôme. Hans Christian Andersen, lui, a pu être réchauffé.

L'affection est un besoin tellement vital que lorsqu'on en est privé, on s'attache intensément à tout événement qui fait revenir un brin de vie en nous, quel qu'en soit le prix.

Ceux qui refusent de rester prisonniers d'une déchirure traumatique doivent s'en libérer pour revenir à la vie. Ils en font même un ou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
feanora
  27 juin 2013
Voici un livre qui apporte l'espoir.
Boris Cyrulnik, pédopsychiâtre célèbre, nous démontre avec grande maîtrise que des enfants qui ont été maltraités ou mal aimés peuvent construire une vie heureuse en utilisant leur traumatisme pour en faire un outil qui leur servira à arracher le bonheur.
À l'aide d'exemples précis, nous participons au long cheminement de ces enfants pour arriver la résilience. Hélas, tous ne peuvent pas être sauvés.
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Maquart
  27 avril 2018
Boris commence par évoquer Marilyn un fantôme qui a beaucoup fasciné…
Abandonnée par une mère dépressive quand elle était petite, elle a été d'orphelinat en orphelinat.
Dans l'histoire d'une vie, on a qu'un seul problème à résoudre, celui qui donne un sens à notre existence et impose un style à nos relations.
Anderson aussi a eu une vie compliqué avec une mère prostituée par sa mère et alcoolique…mais grâce à d'autres personnes bienveillantes et la mise en mots par ses contes, il a pu avoir une existence résiliente.
Par les rencontres (tuteurs de résilience) et grâce à la culture des contes il a pu faire ce travail.
Seule sa sexualité fût perturbée par ses jeunes années mais la résilience n'est pas une recette pour le bonheur mais seulement une manière de survivre.
Quand on reçoit un coup d'une personne que l'on aime on souffre deux fois : le coup et la représentation que l'on s'en fait.
Pour un enfant battu comme plâtre, le jour où celle-ci va le prendre par la main va rester graver dans sa mémoire comme un moment extraordinaire.
Un enfant qui n'a plus de figure d'attachement (mère morte) s'engourdi, il vit dans un monde psychique flou et sa vie mentale ne se structure plus.
C'est pourquoi certains vont se mutiler : pour se réveiller. Ça fait mal mais c'est moins angoissant que le vide.
Les enfants maltraités ont plus d'accidents car ils vivent dans une confusion mentale où ils discernent mal le danger ou si laisse aller dans une sorte d'attitude suicidaire.
Par rapport au QI et ses controverses : Boris parle d'un indicateur à un moment donné.
Un enfant qui retrouve un milieu aimant arrêtera rapidement les conduites suicidaires et aura un QI qui remontera en flèche…C'est donc rien de plus qu'un indicateur de résilience.
Un maltraité ne deviendra maltraitant que s'il ne fait pas de rencontre qui lui permettront de tisser des liens différents.
Pour qu'il y est un traumatisme il faut qu'il y est une représentation du trauma (cette personne que j'aimai ma fait du mal) de la même façon pour qu'il y a de la résilience il faut qu'il y a une représentation après les soins.
La philosophie qui permet d'accéder à un monde transcendantale ne peut qu'aider ces enfants.
Est-on libre dans la rue ?
Cela peut les amener à penser qu'une autre vie est possible et c'est plus efficace qu'un discours moralisateur.
La résilience se fait aussi en donnant : en donnant en spectacle son trauma en donnant a encore plus faible que soi.
L'écriture et la créativité qui permettent de remanier le trauma sont des facteurs de résilience : les écrivains ont en moyenne subi dix fois plus de trauma que la population générale.
Boris parle des enfants soldat dont la résilience dépend de l'attachement précoce et de certains jeunes de banlieue pour qui se sera plus difficile car personne n'a jamais arrêté leur violence…
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dominath
  07 octobre 2014
A lire au moins quelques passages, car c'est une belle leçon de vie : un échec ne doit pas rester tel quel, on doit s'interroger sur la source de l'échec, et quelquefois, ils sont dus aux fantômes que l'on trimbale comme des casseroles au cul des voitures des jeunes mariés
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Prudence
  11 août 2015
"On ne peut pas dire qu'un trauma provoque un délabrement caractéristique, comme l'inceste qui mènerait à la prostitution ou la maltraitance qui pousserait à l maltraitance. Ces tendances ne se manifestent que lorsqu'on ne fait rien pour aider le blessé."
Et si le tuteur de résilience était plus courant, plus accessible?
Nos sociétés évoluent, libèrent la parole. Et l'écoute?
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Ladybird123
  02 juin 2018
Livre très bien écrit. Les mots sont beaux, justes et bien choisis. Les exemples choisis pour expliquer la résilience sont parlants et utiles pour cerner cette aptitude. Pour la beauté littéraire, ce livre est très bien réussi tout autant pour les explications diverses. Ce n'est pas trop lourd et reste compréhensible. Néanmoins ce livre laisse sur la faim celui en quête de solutions. En somme, il faut espérer enfant trouver les bonnes clés pour aller de l'avant et se construire. Si vous n'êtes plus un enfant, vous êtes fichus. C'est un peu sur cette conclusion que je referme cet ouvrage, concentré exclusivement sur l'enfance. Rien n'est non plus expliqué pour les personnes ne parvenant pas à être naïfs ou légers pour se laisser aller aux rêveries d'une vie meilleure après un trauma. Encore faut il en étant adulte et rempli de blessures cerner l'aptitude à rêver et positiver. Pas gagné selon moi. Cet ouvrage n'est pas assez abouti et ne s'intéresse pas aux adultes. Bien dommage.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
feanorafeanora   28 juin 2013
Il avait avait trouvé un taudis dans une vigne et avait avait été embauché par le le propriétaire. Marina y était née et avait passé son enfance dans la honte d'avoir des parents incultes et terriblement pauvres. Sa robe était sale, elle n'avait pas de chaussures, mais elle souffrait moins quand elle rêvait que sa honte disparaîtrait le jour ou elle serait professeur de français. Elle est devenue professeur de français! Pour réaliser ce rêve résilient, elle a dû chaque lutter contre son père. Pour cet homme, le courage de survivre passait par la volonté physique. Alors, quand il voyait sa fille en train de lire, ça le mettait en rage et il donnait des coups de pied dans les livres, dans les meubles et parfois dans l'enfant. Comment osait-t-elle se mettre en vacances et s' offrir une lecture, un plaisir paresseux, quand il fallait se battre pur survivre et prendre sa place dans le pays d'accueil? Ce qui était un rêve de résilience pur Marina devenait une preuve de paresse pour son père. Elle a donc étudié en en cachent pour réparer sa honte. Elle a beaucoup travaillé mais elle était triste de ne pas pouvoir partager ce plaisir avec son père qui éprouvait la réussite professionnelle de sa fille comme une humiliation supplémentaire pour lui.
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Under_The_MoonUnder_The_Moon   20 septembre 2014
[...] personne ne prétend que la résilience est une recette de bonheur. C'est une stratégie de lutte contre le malheur qui permet d'arracher du plaisir à vivre, malgré le murmure des fantômes au fond de sa mémoire.
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dominathdominath   01 août 2014
Le mensonger sert à masquer le réel pour s'en protéger, alors que la mythomanie sert à compenser le vide du réel pour combler un manque affectif. Elle répare, dans l'apparence, l'image du moi fracassée. La rêverie, elle, donne forme à l'idéal de soi et provoque une appétence qui invite le rêveur à transformer sa vie à condition de rendre réel son rêve
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PiertyMPiertyM   14 septembre 2014
On n'en veut pas à la pierre contre laquelle on se cogne, on a mal c'est tout. Mais quand le coup provient d'une personne avec qui on a établi une relation affective, après avoir enduré le coup, on souffre une deuxième fois de sa représentation.
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PiertyMPiertyM   14 septembre 2014
On peut se demander par quel mystère les enfants de parents immatures deviennent si souvent des adultes prématurés.
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Videos de Boris Cyrulnik (70) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Boris Cyrulnik
Le neuropsychiatre et éthologue Boris Cyrulnik, père de la résilience dont chacun des ouvrages connaît un immense succès, est revenu à Nancy, aux côtés de Franz-Olivier Giesbert, pour évoquer le bonheur d'être. Avec son dernier essai, "Psychothérapie de Dieu" (Odile Jacob), il met le divin sur le divan ! Un entretien dimanche 9 septembre, à l'Opéra national de Lorraine.
>Psychologie différentielle et génétique>Psychologie de l'enfant>Généralités : développement sensoriel, physiologique, intellectuel (42)
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