AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2738118909
Éditeur : Odile Jacob (22/02/2007)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Ceux qui surmontent un traumatisme éprouvent souvent une impression de sursis qui démultiplie le goût du bonheur et le plaisir de vivre ce qui reste encore possible.

Olga a subi une blessure physique et psychique grave à l'âge de 18 ans. Elle a tout juste commencé de vivre que déjà il lui faut apprendre une autre manière d'être au monde. En puisant dans ses ressources intellectuelles et physiques, elle a utilisé ce que son entourage lui proposait afin... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Sly
  04 octobre 2012
Un livre qui tente d'expliquer a quel point le travail de résilience est important lorsqu'on a subit un traumatisme et que l'on veut s'en sortir. Il s'adresse à un public large et n'est pas difficile dans sa compréhension.
Je n'ai pas trouvé cette lecture très absorbante, même si j'y ai porté un intérêt.
On apprend durant cette lecture que parfois lorsqu'on désire protéger son entourage on lui fait finalement plus de mal. Loin d'être un mode d'emploi universel pour ceux qui ont subit un traumatisme ce livre donne quelques explications et conseils pour aider à se relever. Une personne qui est bien entouré aura de grandes chances de surmonter son traumatisme.
Un proverbe dit bien "Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir". C'est plus ou moins le message que l'auteur tente nous transmettre.
Commenter  J’apprécie          130
Maquart
  27 avril 2018
Boris commence par raconter deux histoires :
Une jeune femme qui doit «revivre » après un accident (notion de résilience).
Et d'un camarade qui a pu se construire le jour où on a porté un regard bienveillant sur sa mère.
Il parle ensuite de l'importance de la pensée sur les mots (confère la cathédrale).
L'image de soi construite dans l'enfance est très importante pour ses choix sociaux et amoureux.
Statistiquement sur 100 ados :
50 sur 66 qui ont eu un attachement sécurisé RAS
10 sur 34 enfants difficilement partis seront RAS
Donc : 10 tragédies, 30 passages difficiles et 50 RAS.
Boris parle ensuite de la carence affective et de l'affectivité pléthorique : les deux sont néfastes mais le « nourrisson géant » aura plus de mal à identifier son ennemi et sa résilience sera plus difficile (on parle de prison affective), il aura tendance à chercher un partenaire dominant pour être sûr de ne pas être abandonné.
Il peut aussi choisir de se soumettre à de intégrismes (comme le voile).
L'attachement sécurisé permet lui d'aimer sans se dépersonnaliser.
Le bouleversement de la cellule familiale, le surinvestissement qui est fait des enfants entraîne un phénomène nouveau mais qui est loin d'être marginal : les parents battus….
Il parle ensuite d'Hitler dont le grand-père était aussi le grand-père de sa mère ;
Alois son père douanier respecté à fait trois mariages : pour que celui-ci épouse Clara, il a fallu une autorisation ecclésiastique car il était cousins germains….longtemps après le mariage, elle ne peut s'empêcher de l'appeler oncle…
Hitler, quatrième enfant, est le premier à survivre……un autre est mort ensuite…Clara battue par son mari a surinvesti sa relation avec son fils…..Hitler un nourrisson géant !
Notre identité narrative est construite à partir d'une mémoire épisodique et sémantique : exemple épisodique : je me souvins un jour……
Sémantique : plus général…..j'ai toujours été nul en maths….
Les rêves, lapsus et actes manqués sont les ambassadeurs de notre inconscient.
Il existe quatre « styles affectifs » : le sécurisé, l'ambivalent, l'évitant et le désorganisé.
Notre mode de vie où chacun a moins besoin de l'autre (les femmes travaillent les progrès technologiques font que….) donne une société où le social a disparu nos enfants sont plus anxieux et déprimés.
Après les attentats du 11 Septembre les New-yorkais ont redécouvert la solidarité : le taux de suicide a chuté.
Les enfants dont les parents cachent un trauma se développent de façon ambivalente « ce qui est interdit de savoir m'effraie et me passionne ».
Cela entraîne une contrainte angoissante au bonheur.
Il ne faut pas confondre empêchement qui arrête toute expression du désir avec interdit qui lui donne une forme et l'oriente « tu ne peux pas tout te permettre ».
Les survivants des camps ont eu une réussite morbide : ils ont surinvesti le champ social pour ne pas penser au reste. Ceci a été difficile pour les enfants : ils ont réussi mieux que moi avec ce qu'ils ont vécu….et pourtant je les sens faibles = attachement ambivalent.
La deuxième génération a souvent été abasourdie par le vacarme du non-dit.
Dans la résilience, il s'agit de savoir comment on peut revenir à la vie sans répéter l'agression ni faire une carrière de victime.
« Il faut pourtant que cela chante Je ne puis pas n'être qu'un cri…. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Nat_85
  17 mai 2018
" Il faut pourtant que cela chante
Je ne puis pas n'être qu'un cri...
Ecoutez pleurer en vous-mêmes
Les histoires du temps passé.
Le grain terrible qu'elles sèment
Mûrit de poème en poème
Les révoltes recommencées."
(L. ARAGON, le Fou d'Elsa)
Boris CYRULNIK est neuro-psychiatre français. Il est surtout connu pour avoir vulgarisé le concept de "résilience" (renaître de sa souffrance) qu'il a tiré des écrits de John Bowlby.
Dans cet essai "Parler d'amour au bord du gouffre" paru en 2004 chez Odile Jacob, il aborde justement la notion de résilience à la suite de traumatismes. le surinvestissement de capacités enfouies, la mise en cause du regard social et la conjugaison des styles affectifs constituent le thème de ce livre.
En illustrant ses réflexions d'exemples concrets de cas de traumatismes psychiques, l'auteur permet de situer l'idée de résilience dans le processus de reconstruction.
p. 119 : " S'entraîner psychiquement à acquérir de nouvelles habiletés relationnelles, travailler sur l'histoire qui constitue notre identité, apprendre à se penser soi-même en d'autres termes et militer contre les stéréotypes que la culture récite à propos des blessés, voilà ce qui résume l'engagement éthique de la résilience."
En effet, il semble évident que l'enfance conditionne l'adulte en devenir. Cependant, dans cet essai il est démontré qu'un enfant en carence affective ou à l'extrême inverse, un enfant étouffé de pléthore affective, auront l'un et l'autre des difficultés de construction dans leur vie d'adulte.
p. 91 : "Freud, dans sa théorie des enfants gâtés, parlait de "parents névropathes qui, comme on le sait, sont enclins à une tendresse démesurée, qui éveille par leurs caresses les prédispositions de l'enfant à des névroses." Il ne s'agit donc pas d'un excès d'affection parentale, mais de l'apprentissage non conscient d'une angoisse de perte."
Des études ont prouvé comment se réalise la transmission intergénérationnelle d'une blessure ou de sa résilience.
p. 19 : " [...] la voie suivie par chaque individu au cours de son développement et son degré de résilience face aux événements stressants de la vie sont fortement déterminés par le schéma d'attachement qu'il avait développé au cours de ses premières années."
Boris CYRULNIK est porteur d'espoir dans cet essai, démontrant que finalement, quelque soit le degré de traumatisme, rien n'est figé dans le temps. Si l'individu effectue un travail de sens, ces chances de résilience seront significatives.
p. 235 : "Quand le traumatisme contraint à la transformation à cause de l'effondrement psychique qu'il a provoqué, la résilience invite à la métamorphose qui transforme une déchirure en force, une honte en fierté."
Lien : https://missbook85.wordpress..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
SlySly   07 septembre 2012
Toute rencontre est un déroutement qui peu mener à la déroute parce que l'amoureux (l’amoureuse) donne à l'autre le droit d'entrer dans son corps et dans son âme. La conjugaison des désirs donne ainsi à l'aimé le pouvoir d'épanouir l'amoureux...ou de le déchirer.
Commenter  J’apprécie          640
suley181suley181   29 octobre 2012
...Si l’on marche trop tôt après un choc on aggrave la fracture, si l’on parle à la va-vite on entretient la déchirure. Mais, un jour, il faudra bien cesser de vivre avec la mort et, pour retrouver un peu de bonheur, il faudra bien se dégager de ce passé blessé. Alors on agit, on s’engage, on parle d’autre chose, on écrit une histoire à la troisième personne afin de s’exprimer à la bonne distance...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
ClaireGClaireG   31 juillet 2015
La stimulation saine d'une cerveau doit éviter la sécurité totale qui engourdit la vie émotionnelle, autant que l'excès de stress qui, en atrophiant les circuits de l'émotion et de la mémoire, paralyse aussi la vie psychique. Comme le flux et le reflux, les battements du coeur et la respiration, c'est l'alternance qui rythme la vie et donne le sentiment d'exister. Ceci explique pourquoi psychologiquement, nous sommes contraints de chercher des épreuves afin d'en triompher. Ainsi nous fabriquons des repères existentiels, qui nous euphorisent, même quand ils ont été difficiles. p. 128-129j
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
catherinemassoncatherinemasson   22 janvier 2014
Il a cru à la lumière parce qu'il était dans la nuit. Moi qui vivait en plein jour, je n'avais pas su voir. je percevais un réel qui n'avait pas grand sens pour moi: une dame me servait trop de chocolats, il faisait chaud dans sa bonbonnière, je me demandais comment elle parvenait à respirer avec sa gaine serrée pour faire bomber ses seins. Prisonnier du présent, j'étais fasciné, alors que , Rouland, lui, vivait un moment fondateur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Nat_85Nat_85   17 mai 2018
La formation du couple constitue certainement un choix majeur de notre existence. Tout éclopé de la vie s'y engage avec son passé, ses rêves et sa manière de donner sens. Son partenaire aussi se fait une image de la blessure de son conjoint et de l'espérance du couple à venir. C'est avec le monde intime de l'autre que chacun devra composer, s'épanouir, se sécuriser, pactiser et parfois guerroyer.
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Boris Cyrulnik (68) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Boris Cyrulnik
Dans « Histoire de la folie avant la psychiatrie », qu?il publie aux éditions Odile Jacob, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik raconte comment les hommes ont soigné la folie, usant des méthodes les plus absurdes et les plus abusives. Un ouvrage écrit avec Patrick Lemoine, spécialiste du sommeil.
Dans la catégorie : AdaptabilitéVoir plus
>Psychologie différentielle et génétique>Psychologie individuelle>Adaptabilité (14)
autres livres classés : psychologieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Les titres de Cyrulnik

Un merveilleux...

jour
malheur
problème
sentiment

10 questions
32 lecteurs ont répondu
Thème : Boris CyrulnikCréer un quiz sur ce livre