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EAN : 9782081487604
304 pages
Éditeur : Flammarion (17/06/2020)

Note moyenne : 4.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :
« Un burn-out. Un putain de burn-out.
Qu’est-ce que c’est ? Peut-on mourir de ça ?
Je ne sais pas.
Et pour le moment, je m’en fous.
Pour le moment, je ne pense plus, je ne mange plus, je ne bois plus, je ne pisse plus, je ne pleure plus. Pour le moment, je respire. C’est tout. »

Grâce à un burn-out, Ariane Dubois nous livre les secrets de sa renaissance et nous entraîne dans la reconstruction d’une vie où l’éclat de rire es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
ladesiderienne
  09 juillet 2020
Merci tout d'abord à Babelio et aux Éditions Flammarion de m'avoir permis grâce à la dernière opération Masse Critique de découvrir Ariane Dubois. Honte à moi, j'ai confondu cette dernière, lors de ma sélection, avec Ariane Bois, auteure que j'aime beaucoup. C'est une fois le livre reçu que j'ai compris mon erreur et je m'en excuse auprès des deux principales intéressées. Malgré cette méprise, je suis très satisfaite de mon choix car j'ai eu entre les mains un récit autobiographique sur un burn-out... qui, contre toute attente, est fort drôle. La plume d'Ariane Dubois et sa façon d'interpeler et de taper la causette avec les grands personnages de l'Histoire est totalement irrésistible.
L'ouvrage se divise en trois parties. La première intitulée "Descente aux enfers" nous dépeint l'univers de la mode où l'auteure a travaillé pendant dix ans. le ton est caustique et sent le vécu, on imagine bien le grand Karl Legerfeld tel qu'il est décrit. Riche et reconnue dans sa profession, peut-elle dire qu'elle a réussi sa vie ? C'est une jupe-culotte rose qui va l'aider à répondre à cette question et lui faire prendre conscience de la vacuité réelle de son existence.
Dans la deuxième partie "Burn-out" où Ariane fuit Paris pour se réfugier en Vendée, chez Mamie Pierrette, elle raconte sa dépression et comment la relation avec sa grand-mère l'a aidée à retrouver le vrai sens des valeurs.
Pour finir, allusion à son personnage historique préféré François 1er, Ariane connaît enfin sa "Renaissance". le côté plus "philosophique" de cette longue partie, même si l'auteure fait tout pour la mettre à la portée du lecteur lambda, m'a moins convaincue. Peut-être faut-il en passer par Sénèque et Épicure pour aller mieux ? J'ai des doutes sur le fait que le milieu du journalisme télévisé soit moins destructeur que celui de la mode, enfin je ne connais pas vraiment ni l'un, ni l'autre...
J'accorde au final un 16/20 à ce récit car j'ai beaucoup aimé le côté "sans filtre" du personnage et son ton culotté. Je me suis retrouvée dans beaucoup de ses réflexions sur le sens de la vie, le travail et sur la relation (parfois toxique) avec la mère, en dépit du fait que les milieux privilégiés dans lesquels l'auteure évolue soient à des années-lumière du mien.
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adelev84
  12 juin 2020
Magnifique récit d'un burn out explosif. Si la situation de l'autrice peut paraître au début luxueuse et enviable, son burn out n'en est pas moins réel et finalement "comme tout le monde". Nous serons nombreux à nous y reconnaitre, et nous serons nombreux à espérer prendre le même chemin vers le bonheur pour nous en relever...
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Henip
  14 juin 2020
Je ne m'y attendais pas, aborder le burn out de cette manière est osée, mais quelle réussite !
Je n'ai plus honte de dire que je suis en plein dedans, et je vais essayer de suivre ce chemin pour trouver mon bonheur à moi
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juliesyl
  16 juin 2020
Formidable !
Une belle renaissance qui donne envie de suivre le mouvement !
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audeLOUISETROSSAT
  18 juin 2020
Je ne vais pas y aller par quatre chemins : J'AI ADORÉ ⭐️⭐️
C'est drôle, bien écrit, incisif !
Alors arrêtez ce que vous faites et allez à la librairie acheter ce livre plein de vie, de bonheur et de bonne humeur.
Ariane veux tu être ma nouvelle amie ? J'adore ton humour et ta plume 🤩
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   08 juillet 2020
"J'écris des livres comme les pruniers font des prunes", avait-il dit. Ça m'avait ébranlée, que dites-vous Dumas (Alexandre) ? Tous ces chefs-d'œuvre, ces fleuves aux mille pages qui charrient l'or dans chaque phrase vous sortent du ciboulot comme les prunes d'un prunier ? Pas d'effort ? Pas de prise de tête ? Pas de nuit sans sommeil ? Mais alors, alors... j'avais raison ! Au diable le tripalium, il n'y a qu'à suivre le mouvement. Comme le prunier fait des prunes. J'ai soudain l'impression d'avoir été un prunier qui s'efforçait de faire des cerises parce qu'on lui avait dit que les prunes c'était pas bon.
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ladesiderienneladesiderienne   09 juillet 2020
Enfin, parler de carrière serait prétentieux. J'apportais des cafés et des photocopies à un gros Franco-Marocain, patron d'une grosse boîte de pseudo-fringues. C'est le seul job un peu sexy que javais trouvé... bon, autant dire que c'est le seul job que j'avais trouvé. Après cinq ans d'école de commerce.
Mais n'allez pas croire que l’École de commerce fut inutile, loin s'en faut, j'en veux pour preuve qu'en plus d'enseigner des matières extrêmement utiles telles que la finance internationale, le management interculturel ou le marketing digital, elle apprend à ses élèves ce qu'ils sont : les grands dirigeants de demain ! Dire qu'en sortant de cette école, je ne savais même pas diriger ma vie...
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ladesiderienneladesiderienne   08 juillet 2020
Quand je pense que je n'ai rien fait... Une vie pleine de rien. Pire, une vie pleine de médiocrité.
C'est dramatique une vie médiocre, bien plus dramatique qu'une vie d'horreurs. Il y a une espèce de superbe dans le vie d'une Gervaise Macquart ou d'un Étienne Lantier parce qu'il y a une furieuse envie de vivre, de s'en sortir. Il y a des prises de risques parce qu'il y n'y a pas de place pour des peurs imaginaires. Alors il y a des rêves, des actions et parfois même des rêves qui se réalisent.
Mais dans une vie médiocre, il n'y a que des actions non abouties et des rêves en suspens.
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ladesiderienneladesiderienne   07 juillet 2020
Je croyais que pour vivre il suffisait d'être née, de respirer, de bouger, enfin tout un tas de choses mais pas de l'argent.
- Ah bon, il faut de l'argent pour vivre ?
- Oui évidemment.
Bon d'accord, va pour papa...
- Mais toi, maman, tu travailles aussi pour gagner de l'argent ? Pour qu'on en ait encore plus et qu'on puisse vivre encore plus ?
Maman s'était offusquée :
- Ah non, ma chérie, moi je ne travaille pas QUE pour l'argent ! Je travaille parce que je suis une femme libérée. Tu sais, ma fille, les femmes ses ont battues pendant très longtemps pour acquérir le droit de travailler comme les hommes.
C'est pas vrai ?
Les femmes se sont battues pour pouvoir faire comme papa ? Se lever aux aurores, avaler un café en vitesse, travailler dix heures d'affilée et revenir à la maison si fatigué qu'il ne peut même plus jouer aux petits poneys ?
Mais elles sont folles les femmes !
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ladesiderienneladesiderienne   07 juillet 2020
Permettez-moi ici un petit aparté : il est vital de choisir avec discernement ce qu'on se met dans le ciboulot, car tout comme l'obésité découle d'une junk food alimentaire, l'imbécillité découle d'une junk food cérébrale.
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