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ISBN : 2742704973
Éditeur : Actes Sud (01/01/1995)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes)
Résumé :
De Paris à Hammerfest et du Spitzberg à Berlin en passant par la Laponie, voici - sous forme de lettres à son frère - le récit du premier voyage d'une femme dans la région arctique. Embarquée à dix-neuf ans, en 1839, sur la Recherche, navire français d'investigation scientifique dont l'un des buts est de découvrir le passage du Nord-Est, Léonie d'Aunet décrit peuples et peuplades, chef-d'oeuvres et curiosités, rites et coutumes, avec vivacité, humour et précision, e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
mesrives
  03 février 2017
Je vous mets de suite dans le vif du sujet.
« Voici notre itinéraire.
En allant:
La Hollande, Hambourg,le Danemark, la Suède occidentale, la Norvège, Christiania, Drontheim, le cap Nord et enfin le Spitzberg, s'il plaît à Dieu.
Au retour:
La Laponie, Torneä, la Finlande, la Suède orientale, Stockholm, La Prusse, la Saxe et le Rhin. »
 
Ainsi s exprime Léonie d'Aunet dans les lettres adressées à son frère datées de 1839.
De brèves présentations pour détendre l'atmosphère: Léonie d'Aunet, brillante jeune femme, 19 ans (a fréquenté l'Institut Fauvel), accompagnée de  son futur époux, Auguste Biard, peintre, de vingt ans son aîné.
Bon, donc pas de voyages de noces, ni d'agréments, mais une participation à une expédition à caractère scientifique connu sous le nom d' expédition Paul Gaimard (doivent être effectués des observations géologiques, zoologiques, botaniques, physiologiques, astronomiques...) , une commande de Louis Philippe sur la corvette « La recherche » dans l'espoir de trouver une nouvelle route maritime afin de passer par le Nord pour atteindre le Pacifique.
Un programme qui nous permet de découvrir les facettes de l' Europe du Nord, la Scandinavie, au 19ème siècle, surtout de la côte Norvégienne au Spitzberg, et de la Laponie à Stockholm.
Un périple périlleux et dangereux jouant avec les moyens de locomotions les plus appropriés de l'époque et adaptés aux régions traversées (navire, calèche, canot, cheval, traîneau...)
Nous profitons du regard de Léonie, première femme à accompagner une expédition scientifique, pour partager ses impressions et ses ressentis.
De nombreuses connaissances livresques et la fréquentation de personnes érudites (baron Alexandre de Humboldt) lui permettent de dresser des tableaux botaniques, géologiques...
Nous avons même droit à un cours particulier sur la poésie finnoise,les runas!
Un petit livre constitué de neuf lettres dont l'authenticité a été plus ou moins remis en question mais  qui ne gâche en rien le plaisir du lecteur.
En effet, j'ai adoré participer à l'émerveillement de Léonie devant le spectacle des aurores boréales, frissonner de peur et d'effroi un jour de dégel au Spitzberg, dormir d'épuisement à même le sol dans les marais de Laponie.
Un dépaysement total, Léonie d'Aunet nous abreuve de maints détails architecturaux, vestimentaires, et autres informations précieuses. laissant à la postérité un témoignage hors du commun sur les coutumes et traditions de la population Same (relayant les travaux de recherche de son contemporain, l'historien Xavier Marmier ) comme des Suédois vivant dans des régions plus clémentes.
Elle se livre aussi au « tourisme industriel », visitant les mines de cuivre malgré l'angoisse qui la précède chaque fois qu'elle descend dans leurs galeries.
Une écriture précise, délicate mettant en valeur sa sensibilité et la traduction de son enthousiasme.
Pour la petite histoire, Léonie d'Aunet quelque temps après son retour, convole en juste noce avec Auguste Biard dont elle attend un premier enfant et quelques années plus tard rencontre un autre homme, Victor Hugo dont elle sera l'amante et la muse... mais là commence une autre histoire.
 
Pour retrouver les émotions, les sensations de Léonie d'Aunet, je ne peux que vous inviter à lire ce voyage d'une femme au Spitzberg et relever avec elle le défi : être la première femme a explorer le Spitzberg et j'oubliais, travesti en homme pour les besoins de l'expédition Gaimard ...
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VampCruci
  23 mars 2015
J'ai trouvé la lecture un peu longue, mais pas inintéressante. Je suis toutefois partagée entre le niveau d'érudition de l'auteur, qui a 19 ans quand elle commence son voyage avec son époux, et les préjugés qu'elle a. Comme ces préjugés sont de son temps, de son époque, je ne sais pas très bien si je dois l'admirer ou parfois avoir envie de la gifler. Conclusion, j'ai été autant outrée qu'émerveillée par ce récit, et je n'ai pas développé l'envie particulière d'aller visiter la Laponie et les pays nordiques, mais je m'en doutais un peu. J'hésite à recommander cette lecture aux fans de récits d'exploration.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
mesrivesmesrives   22 janvier 2017
A une lieue du jardin botanique est situé le petit village d'Ottenzen, où repose Klopstock.
Le cimetière d'Ottenzen n'a de cimetière que le nom. On serait d'abord tenté de le prendre pour un grand bouquet; il est touffu, paisible, désert, silencieux; une herbe épaisse y croît de toutes parts et y cachent les croix; les fleurs s'y épanouissent, les oiseaux y font leurs nids, le paysan voyageur y jette un regard et ne s'éloigne pas sans saluer cet asile de paix.
Le tombeau de Klopstock est très simple: une figure de vierge d'une grâce sévère le surmonte, un grand tilleul le couvre de son ombre. C'est bien là que devait dormir - rêver peut-être - ce poète de la mélancolie mystique.
Je suis restée une demi-heure à écouter en moi ce que me disait cette tombe, à goûter ce calme triste et doux qui me pénétrait; puis j'ai cueilli un myosotis, la fleur du souvenir, et j'ai quitté Ottenzen, tout en songeant que j'aimerais un tombeau comme celui-là, enveloppé d'ombre, de parfums et de silence!
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mesrivesmesrives   05 février 2017
Les paysages les plus agréables étaient ceux où nous trouvions le sol couvert de cette précieuse mousse de renne qui nourrit les troupeaux du Lapon nomade. La mousse de renne est un lichen, comme l'indique son nom (Lichen rangiferinus); cette plante a beaucoup d'analogie en forme et en couleur avec la salade d'escarole bien mûre; elle est exactement de ce jaune tendre du coeur de la salade.
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mesrivesmesrives   01 février 2017
Le pêcheur, c'est l'amant du danger, cette poésie des hommes primitifs.
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VampCruciVampCruci   23 mars 2015
- Et puis qu'elle femme est-ce? dt un timonier sur un ton légèrement méprisant; une femme pâlotte, menue, maigrette, avec des pieds fragiles comme des biscuits à la cuiller et des mains à ne pas soulever un aviron; une femme à casser sur le genou et à mettre les morceaux dans sa poche.
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VampCruciVampCruci   23 mars 2015
Au milieu du conflit de goûts, de saveurs et d'arômes qui ahurissaient complètement mon palais, je distinguai, dans une mêlée bizarre, du sucre, du jus de gibier, du piment, du vin, des œufs et toutes les épices connues; l'addition d'un peu de poudre à canon ne me paraîtrait pas invraisemblable.
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