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EAN : 9782070372072
736 pages
Gallimard (19/02/2009)
4.01/5   480 notes
Résumé :
"A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles." Le colonel Montana leva le nez pour observer le ciel qui s'assombrissait.

"Croyez-moi, lorsque nous avons évoqué les retombées éventuelles de l'utilisation de la petite saloperie qui se balade dans la nature...

Il ne s'agit pas seulement de sauver quelques vies humaines, Charles, mais de préserver notre crédibilité, notre influence internationale ainsi que des pans entiers de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
4,01

sur 480 notes

carre
  22 juin 2012
Un roman français qui mèle habilement polar, espionnage, manipulations et enjeux politiques c'est pas tous les jours. Et DOA (pour Death on arrival) avec ce "citoyens clandestins" y parvient haut la main. En situant son action au début du troisième millénaire, DOA choisit une période ou paranoia et peur primale secouent sérieusement l'Occident. La grande force du récit vient du fait que DOA s'appuie sur des évèvements réels pour nous concocté une fiction à la fois complexe, brillante et un brin flippante. Cette plongée dans les arcanes du pouvoir et ces luttes intestines est formidablement décrite. A travers plusieurs personnages centraux, DOA ajoute une galerie de portraits à la fois saisissante et complexe. L'écriture de DOA est précise, concise laissant peu de plages au lecteur pour souffler. La peur terroriste, les secrets d'états, les tensions entre services, l'infiltration d'agents dans les milieux jihadiste, les décisions arbitraires en sous-main, les trahisons sont au coeur du roman. Et force est de constater que ce gros pavé de plus de 700 pages nous tiens sacrément en haleine. Seul petit bémol à mon sens, le manque d'empathie pour certains des personnages. Un roman noir, saisissant de réalisme. Belle découverte.
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karmax211
  28 juillet 2022
Mes lectures sont avant tout des rendez-vous programmés par les circonstances sur un agenda dont j'ignore tout ou presque.
Un peu comme si j'avais une ou un secrétaire mystérieux, qui garderait le silence jusqu'au moment venu.
J'avais deux livres d'Hervé Albertazzi alias DOA ( Dead On Arrival ... Mort à l'arrivée ), notre Elena Ferrante version "barbouze Frenchy", depuis quelques années sur les étagères de ma bibliothèque... quand j'ai entendu "l'appel" de mon secrétaire ; le moment, c'est-à-dire l'envie, était venu.
Je me suis donc lancé dans la lecture et la découverte de ce Ghislain Gilberti* "professionnel" ; DOA a été, dans une autre vie, parachutiste dans un régiment d'infanterie de marine, c'est dire s'il a approché de près les hommes devenus les personnages de ces romans.
Mais d'emblée, vraisemblablement parce que j'avais à peine terminé la digestion de - le festin du serpent -, j'ai eu l'impression de me retrouver chez Gilberti... en peut-être un peu plus"pro"... je sais que je me répète.
Si le roman se situe entre 2001 et 2002, les ingrédients sont le mêmes : des cellules islamistes, des infiltrés, des flics et des services en concurrence, des officiels cleans et des barbouzes aux mains souillées, une héroïne... seule femme au milieu d'une armée de bonshommes, un exécuteur - le Lynx -, et l'inévitable préparation d'un méga attentat terroriste, avec un produit chimique volé par les méchants islamistes, produit dont l'acheminement donne un peu le tempo de ce polar ; le tout sur fond de campagne présidentielle ( Chirac-Jospin-Le Pen... qui ne sont pas nommés ).
Ce que je retiens, ce sont les 27 personnages ( moi qui ai du mal à mémoriser les noms... je vous dis pas ! ) qui font vivre cette histoire à travers des alternances narratives nombreuses et rapides dans le récit.
Je m'explique : on suit Lynx pendant moins de deux pages et on se retrouve avec Amel le temps d'un paragraphe, avant de sauter à Karim Sayad pendant une page et ainsi de suite...
Il faut juste s'adapter.
Ce que je retiens également, c'est ce que DOA appelle " l'organigramme simplifié du renseignement français"... fastoche ! il n'y a que DGSE, DRM, DPSD, DCRG, DST, DNAT, UCLAT... Facile, non ? Si l'on se dit qu'à côté de ces services, il y a la BAC, le 36 Quai des Orfèvres... et que c'est à peu près tout... si ce n'est que les 27 personnages qui ont des noms, des vrais, des faux, des pseudos, et que tantôt DOA les fait vivre sous l'un ou l'autre... au rythme que j'ai mentionné précédemment... pour moi, ce fut, le temps de m'y habituer, un peu l'usine à gaz.
Je reviens à Ghislain Gilberti qui s'inscrit un peu dans le sillon d'Hervé Albertazzi, pour dire que ses romans sont plus accessibles, bien que démultipliant le nombre de "services", avec au moins autant de personnages qu'il fait vivre... en donnant au cerveau de son lecteur le temps nécessaire pour les imprimer clairement et durablement... grâce à une structure narrative moins à effet sprint...
Cela étant, même si cette critique peut sembler critique, il n'en est pas tout à fait de même dans ce qui va être ma conclusion.
Certes il m'a fallu me faire au modus operandi narratif de DOA, mais n'est-ce pas là la noble tâche qui incombe à tout lecteur qui se respecte ?
La chose faite, on se laisse prendre ou re-prendre par cette histoire très maîtrisée.
Les personnages sont attachants, au point qu'on aimerait en retrouver quelques-uns... caractéristique des bons faiseurs de polars.
Le suspense est présent, tenu et entretenu.
Il y a moins d'invraisemblances que chez Gilberti... donc on reste dans les limités du crédible.
Un bémol : l'héroïne féminine dont la psychologie labile et les élans du coeur sont psychologisés un peu trop caricaturalement à mon goût.
L'écriture est personnalisée... prenez le temps de la découvrir... et sans être du Henry James ou même du Simenon, ça se laisse lire.
La chute est cuite à point.
La recette est globalement réussie.
Au final, 696 pages d'un polar de bonne facture.
*J'ai cité Guhislain Gilberti : pour mieux en connaître les raisons, se référer à ma recension récente de - le festin du serpent -.
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Giraud_mm
  15 mai 2019
2001 : deux barils d'un gaz hautement toxique, d'origine française, sont vendus à des terroristes islamistes. Sitôt informés, les services secrets craignent un attentat d'ampleur faisant suite à celui du 11 septembre de l'année à New York. Les différents services secrets se mobilisent alors, sans se concerter, pour démanteler les cellules terroristes et retrouver les barils de gaz, et ainsi protéger l'honneur de la France. Des hommes meurent ; police et justice s'en mêlent également. Enfin, uns taupe donne des bribes d'information à un journaliste ; et voilà la presse dans le jeu. Ajoutons, pour faire bonne mesure, un agent infiltré chez les islamistes et une officine privée travaillant pour l'armée et pilotant un agent clandestin. Voilà tous les ingrédients réunis pour décrire l'enquête, plutôt les enquêtes, pour éviter un attentat, retrouver le gaz toxique ou juste comprendre, menées par les différents protagonistes qui cherchent tous à avancer en francs-tireurs, en donnant le moins d'information possible aux autres...
Une intrigue finalement assez simple, rendue excessivement complexe par la multiplicité des acteurs, et des jeux d'acteurs, aux objectifs à la fois convergents (éviter un attentat, retrouver les barils de gaz) et divergents (protéger les différents chefs de service et ministres quitte à jouer les uns contre les autres, informer le public ou garder la confidentialité, etc.). On en apprend beaucoup sur le fonctionnement de ces petits mondes, parfois avec un peu d'incrédulité, mais qui sait vraiment ?
A de rares exceptions près, les personnages sont rarement tout blancs ou tout noirs. Ils ont leurs ambiguïtés, leurs zones d'ombres, leurs faiblesses. Sont-ils crédibles ? DOA parvient à nous le faire croire, sauf cas particulier de Lynx qui ressemble trop à une caricature de Rambo.
Le parti pris de narration, raconter l'histoire du point de vue des différents acteurs en séquences généralement assez courtes, donne beaucoup de rythme à la lecture, alors que le tempo de l'action est loin d'être échevelé. le style de l'écriture est assez simple, basé sur des phrases plutôt courtes, ce qui facilite la lecture. Les dialogues sont dans l'ensemble pertinents et percutants. La principale difficulté de lecture vient du grand nombre d'intervenants, avec beaucoup de sigles ou de noms arabes que l'on peut aisément confondre. L'auteur a d'ailleurs éprouvé le besoin d'ajouter en annexe des listes des principaux acteurs et des principales organisations intervenant dans le livre...
En synthèse : "Citoyens clandestins" ne restera probablement pas comme un chef-d'oeuvre de la littérature, ni même de la littérature policière/d'espionnage, mais il propose un passionnant et instructif (?) voyage en barbouzerie.
Lien : http://michelgiraud.fr/2019/..
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Killing79
  20 avril 2017
Lors de ma première rencontre avec DOA aux Quais du Polar 2016, suite à ma lecture de « Pukhtu Primo », celui-ci m'avait conseillé de lire « Citoyens clandestins » et « le serpent aux mille coupures » si je voulais connaitre les origines qui menaient à Pukhtu. Alors quand j'ai découvert la sorties de ces deux opus en un seul volume, je n'ai pas hésité… enfin un peu quand même ! En effet, depuis ce premier contact littéraire avec l'auteur, j'ai compris que pour bien apprécier son style, il fallait prévoir de longues périodes de lecture. En gros, il fallait avoir des heures devant soi et donc du courage pour entrer dans son univers. J'ai donc pris mon temps pour trouver le moment opportun à cette grosse lecture.
Et je ne le regrette pas. Dans ce premier volume, les ingrédients qui ont fait de Pukhtu un grand livre, étaient déjà présents. Tout d'abord et ça peut faire peur, ce roman est d'une grande densité, tant en nombre de pages que dans sa construction. Durant ces quelques 700 pages en continu, sans chapitres, on rencontre une pléiade de personnages représentants les différents milieux qui interviennent dans les circonstances dramatiques. Alternativement, on suit des journalistes, des policiers, des djihadistes, des espions et des mercenaires. Ils forment tous les pièces de l'échiquier sur fond de menace terroriste. D'un paragraphe à un autre, chaque pion se déplace en fonction du mouvement des autres. le lecteur se retrouve alors au centre de terrain de jeu comme un spectateur omniscient. Il peut ainsi appréhender au mieux les rouages de cette machination et se laisser embarquer.
Cette forme de narration demande à l'auteur un grand travail de documentation. le résultat est un roman foisonnant d'informations que DOA sublime par son sens du rythme. Il sait ralentir quand il faut approfondir et accélérer quand les évènements le demandent. le nombre important d'acteurs et de services en action m'a un peu déstabilisé dans le premier tiers de l'histoire. Mais une fois cette contrainte digérée, je suis entré en complète immersion dans ce monde terroriste créé par DOA. Par sa taille et son contenu, c'est un livre qui se mérite et le jeu en vaut la chandelle !
Lien : https://leslivresdek79.wordp..
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EmiC
  01 juin 2020
Des terroristes islamistes se sont emparés de composants chimiques militaires provenant d'Irak et plus précisément d'une unité militaire construite dans les années 80 par le gouvernement irakien avec l'aide entre autre de pays occidentaux dont la France et démantelée par la suite. Problème : tous ces composants chimiques étaient censés avoir été récupérés et mis en "sûreté". Il n'en est rien et se déroule alors une course contre la montre sur le territoire français afin d'éviter le pire : des attentats meurtriers et chimiques. Les différents services de renseignements, la police ainsi que la gendarmerie n'auront de cesse de se mettre des bâtons dans les roues quitte à perdre du temps. Et pendant ce temps le milieu islamiste de la rue Poincaré dont Karim est un agent infiltré se voit décimé, homme par homme par un mystérieux Lynx, et les autorités ne semblent pas dupes devant ces morts a priori simples coïncidences. Puis la presse s'en mêle, Amel, jeune diplômée a convaincu Rougeard de la prendre sous son aile et d'enquêter sur ce milieu islamiste de la rue Poincaré notamment.
L'intrigue est dense, autant dire que je ne me suis pas ennuyée. L'écriture est incisive et nerveuse donc parfaite pour un roman dit d'espionnage. En revanche j'ai trouvé qu'Amel, le seul personnage principal féminin de ce livre, en prenait vraiment pour son grade, elle est malmenée par les hommes notamment son mari. Et s'il manquait encore d'irrespect envers la femme dans ce pavé, j'ai trouvé la scène où Karim peu après une entrevue avec son officier traitant retrouve une prostituée dans une cabine de bateau tout simplement horrible, un viol en somme. le traitement des personnages féminins aurait mérité un peu plus d'estime et moins de scène de viols qui il faut le dire n'apportent rien et m'ont empêchée d'apprécier totalement ma lecture et donc de mettre un cinq. En plus de ce fait, les personnages masculins m'ont pour la plupart parus totalement antipathiques.
En tout cas je me réjouis tout de même de lire d'autres livres de l'auteur ne serait-ce que pour voir si le tir a été rectifié envers les personnages féminins !
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critiques presse (1)
Telerama   09 mars 2015
Un niveau de réalisme et de tension proprement impressionnant.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   10 mai 2015
Lynx retira son sac à dos d’un mouvement sec, à la manière de quelqu’un qui cherche à se débarrasser d’un poids trop important pour ses épaules. Il s’assit sur un banc et regarda la foule étrangère qui déambulait devant lui sur les Champs-Élysées. Pas un sourire qu’il aurait pu suivre dans cette mer de visages inexpressifs. Pas une seule invitation à ne pas se fermer un peu plus. Une musique languide, castratrice, inondait ses oreilles et le protégeait de l’extérieur. Dans ce vide sonore, les gens paraissaient fonctionner au ralenti.
Il faisait chaud, il transpirait, son T-shirt lui collait à la peau. Il était presque semblable à tous ces touristes. Lui ne marchait pas au hasard cependant, pas plus qu’il ne profitait d’une quelconque vacance, insouciant, aléatoire, à la dérive. Il explorait ses trois cercles de sécurité, révisait les cabines téléphoniques à pièces, à carte, les cybercafés, les échappatoires, les points de rupture, les allées. Les impasses.
Il les connaissait par cœur.
Il fut un temps où ce décalage avec la normalité l’amusait. Fendre des foules inconscientes, savoir ce que les autres ignorent, participer d’une réalité dissimulée à l’homme du commun, éternel dommage collatéral d’une guerre clandestine, permanente et violente. Tout cela lui paraissait très excitant. Il avait souscrit au mythe de la caste des seigneurs, une belle histoire. Une excuse pratique.
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Balthazar21Balthazar21   22 décembre 2019
- Il est difficile de connaître les gens, vous ne trouvez pas? Je veux dire véritablement. Même bien intentionnés, ils ont toujours tendance à cacher ce qu'ils pensent, leurs petits travers, leurs histoires honteuses, leurs vraies motivations, leurs croyances. C'est pourtant tout cela qu'il faudrait savoir. Parce qu'un jour ou l'autre, ces choses remontent à la surface par surprise et celui ou celle que vous avez en face de vous redevient un parfait inconnu.
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thomassandorfthomassandorf   08 octobre 2015
Ces techniciens un peu particuliers étaient organisés selon une chaîne bien précise. Certains se mirent à photographier les scellés encore intègres, pour référence, avant de passer les pièces à conviction à d'autres, chargés de les répertorier puis de les copier.
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Balthazar21Balthazar21   24 décembre 2019
- Un temps, on a fait confiance aux religieux sans faire attention à leurs discours et on s'est acheté la paix urbaine à vil prix, en les subventionnant. Pendant des années, ces gens ont propagé des messages haineux, antirépublicains. Les politiques se sont fait avoir et aujourd'hui ils ne savent plus comment faire.
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MissAlfieMissAlfie   10 juin 2011
Arnaud, le prénom, probablement faux, de cet ami sans patronyme et dans âge lui non plus, qui exerçait le même métier pour le compte du ministère de la Défense. L'extérieur et l'intérieur ne travaillaient pas souvent ensemble. Leur coopération par la voie officielle était plus fantasmée que réelle et, lorsqu'ielle prenait corps, c'était le plus souvent dans des zones grises, informelles, lorsque les Arnaud appréciaient les Ponsot. Et vice versa.
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Vidéo de  DOA
Nous avons rencontré Stéphane Douay (dessinateur, à gauche) et Pierre Boisserie (scénariste, à droite) au moment de la sortie du tome 3 des "Années Rouge & Noir" (BD éditée par les Arènes), lors du festival Quai des Bulles de St Malo, en octobre 2018. Mais avant la sortie du tome 4 de cette série sur les années troubles d'après-seconde-guerre-mondiale, leurs actualités éditoriales respectives les rattrapent. Stéphane Douay publie en effet "La ligne de sang", un polar satanique à faire frissonner (adaptation du roman de DOA) et Pierre Boisserie publie "Cigarettes", une BD-dossier à faire tout autant frissonner, sur l'industrie du tabac. Heureusement, nous avions parlé de tout ça (et plus encore)...
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