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ISBN : 2070372073
Éditeur : Gallimard (19/02/2009)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 310 notes)
Résumé :
"A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles." Le colonel Montana leva le nez pour observer le ciel qui s'assombrissait.

"Croyez-moi, lorsque nous avons évoqué les retombées éventuelles de l'utilisation de la petite saloperie qui se balade dans la nature...

Il ne s'agit pas seulement de sauver quelques vies humaines, Charles, mais de préserver notre crédibilité, notre influence internationale ainsi que des pans entiers de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
carre
  22 juin 2012
Un roman français qui mèle habilement polar, espionnage, manipulations et enjeux politiques c'est pas tous les jours. Et DOA (pour Death on arrival) avec ce "citoyens clandestins" y parvient haut la main. En situant son action au début du troisième millénaire, DOA choisit une période ou paranoia et peur primale secouent sérieusement l'Occident. La grande force du récit vient du fait que DOA s'appuie sur des évèvements réels pour nous concocté une fiction à la fois complexe, brillante et un brin flippante. Cette plongée dans les arcanes du pouvoir et ces luttes intestines est formidablement décrite. A travers plusieurs personnages centraux, DOA ajoute une galerie de portraits à la fois saisissante et complexe. L'écriture de DOA est précise, concise laissant peu de plages au lecteur pour souffler. La peur terroriste, les secrets d'états, les tensions entre services, l'infiltration d'agents dans les milieux jihadiste, les décisions arbitraires en sous-main, les trahisons sont au coeur du roman. Et force est de constater que ce gros pavé de plus de 700 pages nous tiens sacrément en haleine. Seul petit bémol à mon sens, le manque d'empathie pour certains des personnages. Un roman noir, saisissant de réalisme. Belle découverte.
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Giraud_mm
  15 mai 2019
2001 : deux barils d'un gaz hautement toxique, d'origine française, sont vendus à des terroristes islamistes. Sitôt informés, les services secrets craignent un attentat d'ampleur faisant suite à celui du 11 septembre de l'année à New York. Les différents services secrets se mobilisent alors, sans se concerter, pour démanteler les cellules terroristes et retrouver les barils de gaz, et ainsi protéger l'honneur de la France. Des hommes meurent ; police et justice s'en mêlent également. Enfin, uns taupe donne des bribes d'information à un journaliste ; et voilà la presse dans le jeu. Ajoutons, pour faire bonne mesure, un agent infiltré chez les islamistes et une officine privée travaillant pour l'armée et pilotant un agent clandestin. Voilà tous les ingrédients réunis pour décrire l'enquête, plutôt les enquêtes, pour éviter un attentat, retrouver le gaz toxique ou juste comprendre, menées par les différents protagonistes qui cherchent tous à avancer en francs-tireurs, en donnant le moins d'information possible aux autres...
Une intrigue finalement assez simple, rendue excessivement complexe par la multiplicité des acteurs, et des jeux d'acteurs, aux objectifs à la fois convergents (éviter un attentat, retrouver les barils de gaz) et divergents (protéger les différents chefs de service et ministres quitte à jouer les uns contre les autres, informer le public ou garder la confidentialité, etc.). On en apprend beaucoup sur le fonctionnement de ces petits mondes, parfois avec un peu d'incrédulité, mais qui sait vraiment ?
A de rares exceptions près, les personnages sont rarement tout blancs ou tout noirs. Ils ont leurs ambiguïtés, leurs zones d'ombres, leurs faiblesses. Sont-ils crédibles ? DOA parvient à nous le faire croire, sauf cas particulier de Lynx qui ressemble trop à une caricature de Rambo.
Le parti pris de narration, raconter l'histoire du point de vue des différents acteurs en séquences généralement assez courtes, donne beaucoup de rythme à la lecture, alors que le tempo de l'action est loin d'être échevelé. le style de l'écriture est assez simple, basé sur des phrases plutôt courtes, ce qui facilite la lecture. Les dialogues sont dans l'ensemble pertinents et percutants. La principale difficulté de lecture vient du grand nombre d'intervenants, avec beaucoup de sigles ou de noms arabes que l'on peut aisément confondre. L'auteur a d'ailleurs éprouvé le besoin d'ajouter en annexe des listes des principaux acteurs et des principales organisations intervenant dans le livre...
En synthèse : "Citoyens clandestins" ne restera probablement pas comme un chef-d'oeuvre de la littérature, ni même de la littérature policière/d'espionnage, mais il propose un passionnant et instructif (?) voyage en barbouzerie.
Lien : http://michelgiraud.fr/2019/..
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Horizon_du_plomb
  01 novembre 2017
«  Fendre des foules inconscientes, savoir ce que les autres ignorent, participer d'une réalité dissimulée à l'homme du commun, éternel dommage collatéral d'une guerre clandestine, permanente et violente. (...) Une excuse pratique. Un mensonge pesant. (...) Il ne pourrait jamais réintégrer le troupeau. »
« Tout ce que nous commençons à entrevoir, c'est plutôt minable, pas très rassurant sur le fonctionnement des choses. Ça pue la magouille et la manipulation à tous les étages, pour un intérêt supérieur qui n'est pas toujours bien identifiable.
— Et ça te surprend ?
— Oui et non. Avant, j'avais des doutes, maintenant je constate. Enfin, j'entrevois. Et puis, parfois, comment dire ? Parfois, j'ai l'impression que ce qu'on fait, c'est juste de jouer les voyeurs, les rapporteurs de choses qui ne sont pas vraiment pour nous. Je ne suis pas sûre d'être très claire. »
Voilà un bouquin avec de multiples axes de pénétration (au sens propre comme figuré), de multiples personnages. Les transitions entre personnages de paragraphes à d'autres et pas de chapitre à un autre sont parfois un peu perturbantes au début, en particulier quand les passages sont courts, comme un tir en rafale. On s'y fait cependant et souvent l'auteur finit par s'amuser avec ces transitions.
« Son traitant ne lui avait-il pas recommandé d'être très prudent ?
« À tel point que tout le monde a fini par l'appeler fouette-cul.
— J'ai un peu de mal à vous croire. »»
L'auteur est percutant, va au direct, ne finasse pas malgré une intrigue aux multiples plans. Il dévoile ce qui se cache derrière les mots techniques et autres abréviations d'un milieu secret. Le détail est présent chez l'auteur jusqu'à ces bulletins d'actualité anxiogène dans lesquels on distingue les évènements du roman et qui se finissent souvent par des matchs de foot ou autre divertissement de masse abrutissant (« COMMENT LE MAILLON FAIBLE A CHANGÉ MA VIE »). Si on lit bien l'auteur, on se rend compte qu'il ne juge pas en soi, attitude bien trop facile et condescendante, il aborde plutôt les différentes facettes et les met en lien comme un journaliste fictionnel. La conversation avec le banquier Ziad Makhlouf est à cet égard un exemple du genre. Le livre est évidemment bien documenté. Par exemple, on apprend le système de lettre de change de l'Hawala et on comprend les difficultés de tracer l'argent du terrorisme.
« L'époque des agents doubles ou triples était un souvenir de la guerre froide. »
Parfois, on voit comme certains interlocuteurs sont en retard sur l'info ou au contraire l'acquière par un autre cheminement. Tout cela est très bien ficelé et prouve que la guerre commence d'abord par l'information (ou contre-information, en témoigne cette taupe d'Al Qaïda qui a réussi à infiltrer la CIA un peu à l'image du Frank Resnick du livre). Si on y réfléchit, le point positif en matière de dissimulation, c'est qu'un passé de religieux dévot ou une religion fortement active ne peut pas se cacher si facilement si on a les bons informateurs.
Dans ce roman noir, il y a de l'humour direct ou parfois lui aussi déguisé.
« l'expansion de l'islamisme radical, sa propagande et ses manifestations violentes. Les références de Martine ne pouvaient être fortuites. »
Il y a évidemment des points critiquables
Autant le début est happant, autant le rythme cache parfois une intrigue qui stagne en plateau vers le milieu du livre, en témoigne la série de meurtres qui tombent comme des dominos (pas toujours noirs) auxquels on va assister.
L'auteur cerne très bien les problèmes que certains pays rencontrent avec différents services secrets trop souvent en concurrence.
« Cela n'avait rien de surprenant, la DGSE et la DRM, bien qu'officiellement sous la tutelle du ministère de la Défense, n'étaient pas inféodées aux mêmes pouvoirs. Des pouvoirs qui s'apprêtaient à se combattre sans merci au cours des mois à venir. Cependant, la marche du monde les avait rattrapés et ils devaient à présent pactiser, au moins sur le front de ce que l'on appelait officiellement le terrorisme. (…) La création de la DRM, au début des années quatre-vingt-dix, s'était faite aux dépens de la DGSE, qui avait ainsi perdu une partie de ses domaines réservés et de ses moyens. le ressentiment entre les deux services demeurait vivace.  »
Quand on en sait plus sur la menace, on se rend compte que les gens se battent plus pour éviter le scandale que les victimes.
« Il ne s'agit pas seulement de sauver quelques vies humaines, Charles, mais de préserver notre crédibilité, notre influence internationale ainsi que des pans entiers de nos complexes militaro-industriel et pétrochimique. »
Le couple de journaliste, vieux briscard et jeune ambitieuse, m'a fait penser à ma lecture récente de « Tu n‘auras pas peur ». L'approche de la jeune journaliste d'origine musulmane qui se bat pour sa modernité, son couple et son audacieuse carrière est d'ailleurs à saluer, je crois que c'est peut-être le personnage avec lequel j'ai le plus accroché vu mes origines arabes malgré sa naïveté (voire sa bêtise) assez énervante. Je l'ai trouvée bien plus intéressante qu'un personnage comme Lynx qui frise parfois le cliché (voir ses propos « introspectifs » sur la guerre par exemple). Fennec représente bien leur entre-deux, je trouve. On doit par contre dire que, excepté Amel, le livre est juste d'un machisme primaire assez ennuyant à la longue.
Ce thriller n'est pas simplement bien ficelé, il est juste comme un café serré ou une prise qui provoque la disparition d'une certaine naïveté. Sur certaines scènes, la maille se resserre tellement qu'on en étouffe mais c'est bien le fond qui demeure intéressant. On assiste à une partie d'échecs ou plutôt de go si on s'en réfère au référent des zones d'autonomie temporaire (tout est une question de vitesse de diffusion, percolation et pas de délimitation, foi de physicien) .
Comme pour « Sous le drapeau noir », on retrouve ce même constat, celui d'un système serpent (secret, militaire, politique, financier) qui en vient à se mordre la queue en produisant ses propres déchets. L'Histoire humaine se résume trop souvent à des conflits d'intérêts tandis que la différence entre la fiction et le réel est et demeure l'impondérable.
« — Des pompiers pyromanes, c'est donc tout ce que nous sommes. »
« À force de fuir la rigidité de la normalité, on finit par recréer des systèmes tout aussi stupides et rigides que ceux dans lesquels on essaie d'éviter de tomber. Et on s'enferme encore plus.
— Je ne comprends pas.
— La liberté, c'est un concept inventé pour que nous ne devenions pas tous dingues. »

« Il ironisa. « Notre savoir-faire dans ce domaine est très apprécié, vous savez.  »»
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Killing79
  20 avril 2017
Lors de ma première rencontre avec DOA aux Quais du Polar 2016, suite à ma lecture de « Pukhtu Primo », celui-ci m'avait conseillé de lire « Citoyens clandestins » et « le serpent aux mille coupures » si je voulais connaitre les origines qui menaient à Pukhtu. Alors quand j'ai découvert la sorties de ces deux opus en un seul volume, je n'ai pas hésité… enfin un peu quand même ! En effet, depuis ce premier contact littéraire avec l'auteur, j'ai compris que pour bien apprécier son style, il fallait prévoir de longues périodes de lecture. En gros, il fallait avoir des heures devant soi et donc du courage pour entrer dans son univers. J'ai donc pris mon temps pour trouver le moment opportun à cette grosse lecture.
Et je ne le regrette pas. Dans ce premier volume, les ingrédients qui ont fait de Pukhtu un grand livre, étaient déjà présents. Tout d'abord et ça peut faire peur, ce roman est d'une grande densité, tant en nombre de pages que dans sa construction. Durant ces quelques 700 pages en continu, sans chapitres, on rencontre une pléiade de personnages représentants les différents milieux qui interviennent dans les circonstances dramatiques. Alternativement, on suit des journalistes, des policiers, des djihadistes, des espions et des mercenaires. Ils forment tous les pièces de l'échiquier sur fond de menace terroriste. D'un paragraphe à un autre, chaque pion se déplace en fonction du mouvement des autres. le lecteur se retrouve alors au centre de terrain de jeu comme un spectateur omniscient. Il peut ainsi appréhender au mieux les rouages de cette machination et se laisser embarquer.
Cette forme de narration demande à l'auteur un grand travail de documentation. le résultat est un roman foisonnant d'informations que DOA sublime par son sens du rythme. Il sait ralentir quand il faut approfondir et accélérer quand les évènements le demandent. le nombre important d'acteurs et de services en action m'a un peu déstabilisé dans le premier tiers de l'histoire. Mais une fois cette contrainte digérée, je suis entré en complète immersion dans ce monde terroriste créé par DOA. Par sa taille et son contenu, c'est un livre qui se mérite et le jeu en vaut la chandelle !
Lien : https://leslivresdek79.wordp..
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Diasphine
  21 juin 2008
Dans ce troisième roman, DOA nous entraine dans un imbroglio de secrets d'état, de complots terroristes (sur fond d'intégrisme musulman) et de conséquences de comportements politiques irresponsables qui reviennent menacer les institutions comme des boomerangs au moment où on les attend le moins.
La france, enfin... Ses institutions... son gouvernement... Un peu tout ça à la fois, a un problème. Et il faut le régler dans le plus grand secret, pour protéger les intérêts des hauts responsables, pour préserver la stabilité politique. Mais il y a aussi les intrigues pour rassasier les soifs de pouvoir. Et certains ont peut-être intérêt à ce que tout cela soit révélé au grand-jour...
Enfin, l'histoire est compliquée, extrèmement angoissante parce que très réaliste : j'aime beaucoup l'idée que personne ne maîtrise la totalité des incertitudes. Aucune institution, aussi puissante soit-elle, n'est infaillible ni omnipotente. Il y a des errements, des interactions et des incidents imprévus. Et puis, les acteurs sont des humains et parfois ils dérapent et deviennent imprévisibles, même les plus costauds. Cela nous change des théories du complot dans lesquelles une entité contrôle et domine tout. Ici la vision du drame est beaucoup plus réaliste et néanmoins tout autant efficace au niveau de l'effet dramatique.
On devine que l'auteur s'est extrêmement bien documenté sans que cela ne soit pénible, au contraire, cela accentue l'impression de crédibilité de l'intrigue.
Le sujet, qui pourrait être sensible, est traité sans manichéisme ni parti pris. Ce qui est mis en avant, ce sont ces évènements, extrêmement importants, qui échappent au public, sur lesquels nous n'avons pas droit de regard, que nous n'avons peut-être pas envie de regarder.
Où est la responsabilité de chacun d'entre nous dans cet état de fait ?
La question est posée...
Un reproche : le seul personnage féminin, dans ces univers profondément masculins voire machistes (milieux islamiste, policier et militaire, journalistique), est un peu trop faible à mon goût. Elle a un rôle essentiel dans le roman pour l'équilibre de nos représentations des différents univers qui s'entrechoquent ici. Mon petit côté féministe lui aurait préféré plus de force (notamment face aux hommes) et plus de caractère.
Au final : ne vous laissez pas impressionner par l'épaisseur de l'objet (700 pages) et la complexité de l'histoire, le talent de narrateur de l'auteur rend la lecture suffisament captivante pour que ça se lise avec plaisir même si il faut savoir prendre son temps pour apprécier tous les méandres de l'intrigue. C'est une lecture avec laquelle il faut prendre son temps pour ne pas manquer les petits détails qui rendent le scénario infiniment précis et infaillible. A l'arrivée, c'est une lecture pleine d'émotions qui nous aura fait trembler, et nous fera trembler encore longtemps...
Et puis les héros, Lynx et Fennec, sont vraiment des personnages extraordinaires à défaut d'être glorieux !
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critiques presse (1)
Telerama   09 mars 2015
Un niveau de réalisme et de tension proprement impressionnant.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   10 mai 2015
Lynx retira son sac à dos d’un mouvement sec, à la manière de quelqu’un qui cherche à se débarrasser d’un poids trop important pour ses épaules. Il s’assit sur un banc et regarda la foule étrangère qui déambulait devant lui sur les Champs-Élysées. Pas un sourire qu’il aurait pu suivre dans cette mer de visages inexpressifs. Pas une seule invitation à ne pas se fermer un peu plus. Une musique languide, castratrice, inondait ses oreilles et le protégeait de l’extérieur. Dans ce vide sonore, les gens paraissaient fonctionner au ralenti.
Il faisait chaud, il transpirait, son T-shirt lui collait à la peau. Il était presque semblable à tous ces touristes. Lui ne marchait pas au hasard cependant, pas plus qu’il ne profitait d’une quelconque vacance, insouciant, aléatoire, à la dérive. Il explorait ses trois cercles de sécurité, révisait les cabines téléphoniques à pièces, à carte, les cybercafés, les échappatoires, les points de rupture, les allées. Les impasses.
Il les connaissait par cœur.
Il fut un temps où ce décalage avec la normalité l’amusait. Fendre des foules inconscientes, savoir ce que les autres ignorent, participer d’une réalité dissimulée à l’homme du commun, éternel dommage collatéral d’une guerre clandestine, permanente et violente. Tout cela lui paraissait très excitant. Il avait souscrit au mythe de la caste des seigneurs, une belle histoire. Une excuse pratique.
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thomassandorfthomassandorf   08 octobre 2015
Ces techniciens un peu particuliers étaient organisés selon une chaîne bien précise. Certains se mirent à photographier les scellés encore intègres, pour référence, avant de passer les pièces à conviction à d'autres, chargés de les répertorier puis de les copier.
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MissAlfieMissAlfie   10 juin 2011
Arnaud, le prénom, probablement faux, de cet ami sans patronyme et dans âge lui non plus, qui exerçait le même métier pour le compte du ministère de la Défense. L'extérieur et l'intérieur ne travaillaient pas souvent ensemble. Leur coopération par la voie officielle était plus fantasmée que réelle et, lorsqu'ielle prenait corps, c'était le plus souvent dans des zones grises, informelles, lorsque les Arnaud appréciaient les Ponsot. Et vice versa.
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MissAlfieMissAlfie   10 juin 2011
Il fut un temps où ce décalage avec la normalité l'amusait. Fendre des foules inconscientes, savoir ce que les autres ignorent, participer d'une réalité dissimulée à l'homme du commun, éternel dommage collatéral d'une guerre clandestine, permanente et violente. Tout cela paraissait très excitant. Il avait souscrit au mythe de la caste des seigneurs, une belle histoire. Une excuse pratique.
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Charybde2Charybde2   10 mai 2015
Le saut à venir promettait d’être mouvementé. Son équipe et lui, tous chuteurs du Groupe, allaient être largués en altitude au-dessus de la zone de contrôle italienne, à proximité d’un bled appelé Pec. De là, ils étaient censés effectuer une dérive sous voile après une ouverture à très grande hauteur, pour rejoindre les gorges de la rivière Decanka Bistrica, près de la frontière albanaise. Ces deux points étaient distants d’une quinzaine de kilomètres, c’est-à-dire pas grand-chose dans des conditions optimales.
Ce qui n’était pas le cas ce soir.
La météo était mauvaise. Les derniers bulletins faisaient état de vents tournants accompagnés d’une couverture nuageuse épaisse et basse. Et de flotte, beaucoup de flotte. L’idéal pour se foutre dedans lorsque l’on navigue à plusieurs, de nuit, au-dessus d’une région hostile, avec des ailes qui allaient se mettre à tourner comme des poids lourds à cause de l’humidité, pour essayer de se poser à flanc de montagne, dans une clairière moins grande que le jardin potager de son foutu pavillon de banlieue.
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Nous avons rencontré Stéphane Douay (dessinateur, à gauche) et Pierre Boisserie (scénariste, à droite) au moment de la sortie du tome 3 des "Années Rouge & Noir" (BD éditée par les Arènes), lors du festival Quai des Bulles de St Malo, en octobre 2018. Mais avant la sortie du tome 4 de cette série sur les années troubles d'après-seconde-guerre-mondiale, leurs actualités éditoriales respectives les rattrapent. Stéphane Douay publie en effet "La ligne de sang", un polar satanique à faire frissonner (adaptation du roman de DOA) et Pierre Boisserie publie "Cigarettes", une BD-dossier à faire tout autant frissonner, sur l'industrie du tabac. Heureusement, nous avions parlé de tout ça (et plus encore)...
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