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Citations sur La Passe-Miroir, tome 1 : Les Fiancés de l'hiver (361)

missmolko1
missmolko1   06 juillet 2013
Ophélie se sentie honteuse d’être entrée dans cette chapelle sans une seule pensée pour la femme qui reposait au fond du cercueil. Oublier les morts, c’était comme les tuer une seconde fois.
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Jumax
Jumax   17 juin 2013
"Sauf ton respect, fille, tu n'es pas la feuille la plus avantageuse de notre arbre généalogique. Je veux dire, c'est juste un musée que tu tiens, pas une orfèvrerie "
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Ivy-Read
Ivy-Read   24 juin 2013
 — J’ai tué un homme.
Il avait jeté cela d’un ton nonchalant, comme une banalité, entre deux lampées de soupe. Les lunettes d’Ophélie blêmirent. A côté d’elle, la tante Roseline s’étrangla, au bord de la syncope. Berenilde reposa sa coupe de vin d’un geste calme sur la nappe de dentelle.
— Où ? Quand ?
Ophélie, elle, aurait demandé : « Qui ? Pourquoi ? »
— A l’aérogare, avant que je n’embarque pour Anima, répondit Thorn d’une voix posée. Un disgracié qu’un individu mal intentionné m’a dépêché aux trousses. J’ai quelque peu précipité mon voyage en conséquence.
— Tu as bien fait.
Ophélie se crispa sur sa chaise. Comment donc, c’était tout ?
« Tu es un assassin, parfait, passe-moi le sel… »
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florencem
florencem   16 octobre 2015
Résignée ? Pour être résignée, il faut accepter une situation, et pour accepter une situation, il faut comprendre le pourquoi du comment. Ophélie, elle, ne comprenait rien à rien. Quelques heures auparavant, elle ne se savait pas encore fiancée. Elle avait l’impression d’aller au-devant d’un précipice, de ne plus s’appartenir du tout. Quand elle risquait une pensée vers l’avenir, c’était l’inconnu à perte de vue. Abasourdie, incrédule, prise de vertiges, ça oui, elle l’était, comme un patient à qui l’on vient de diagnostiquer une maladie incurable. Mais elle n’était pas résignée.
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Mladoria
Mladoria   21 juillet 2016
On peut aimer d'un seul regard. D'ailleurs, on ne s'aime jamais si bien que quand on se connaît fort mal.
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Eric76
Eric76   15 octobre 2016
− J’ai eu un petit téléphonage avec ta maman, hier au soir, mâchonna-t-il dans ses moustaches. Elle était tellement excitée que je n’ai pas saisi la moitié de sa jacasserie. Mais bon, j’ai compris l’essentiel : tu vas enfin passer à la casserole, on dirait.
Ophélie acquiesça sans mot dire. Le grand-oncle fronça aussitôt ses énormes sourcils.
− N’allonge pas cette tête, s’il te plait. Ta mère t’a trouvé un bonhomme, il n’y rien plus rien à redire.
Il lui tendit sa tasse et se rassit lourdement sur son lit, faisant grincer tous les ressorts du sommier.
− Pose tes fesses. Il faut qu’on cause sérieux, de parrain à filleule.
Ophélie tira une chaise vers le lit. Elle dévisagea son grand-oncle et ses flamboyantes moustaches avec un sentiment d’irréalité. Elle avait l’impression de contempler, à travers lui, une page de sa vie qu’on lui déchirait juste sous le nez.
− Je me doute bien pourquoi tu me louches dessus ainsi, déclara-t-il, sauf que, cette fois, c’est non. Tes épaules tombantes, tes lunettes moroses, tes soupirs de malheureuse comme les pierres, tu les ranges au placard. (Il brandit le pouce et l’index, tout hérissés de poils blancs.) Deux cousins que tu as déjà rejetés ! Ils étaient moches comme des moulins à poivre et grossiers comme des pots de chambre, je te le concède, mais c’est toute la famille que tu as insultée à chaque refus. Et le pire, c’est que je me suis fait ton complice pour saboter ces accordailles. Je te connais comme si je t’avais faite. Tu es plus arrangeante qu’une commode, à jamais sortir un mot plus haut que l’autre, à jamais faire de caprices, mais dès qu’on te parle de mari, tu es pire qu’une enclume ! Et pourtant, c’est de ton âge, que le bonhomme te plaise ou non. Si tu ne te ranges pas, tu finiras au ban de la famille et ça, moi, je ne veux pas.
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gouelan
gouelan   25 novembre 2016
À travers un couloir de nuages empourprés de crépuscule, la lune se détachait déjà sur la toile mauve du ciel comme une assiette en porcelaine.
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orbe
orbe   06 juillet 2013
- Tu ne payes pas de mine comme ça, fille. Tu te caches derrière tes cheveux, derrière tes lunettes, derrière tes murmures. De toute la portée de ta mère, tu es celle qui n'a jamais versé une larme, jamais braillé, et pourtant je peux te jurer que tu es bien celle qui a collectionné le plus de bêtises.
- Vous exagérer, mon oncle.
- Depuis ta naissance, tu n'as jamais cessé de te faire mal, de te tromper, de te casser la figure, de te coincer les doigts, de te perdre...
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Eric76
Eric76   26 octobre 2016
- Baissez toujours les yeux en présence du seigneur Farouk.
- Mais que cela ne t'empêche pas de te tenir droite.
- Ne prenez la parole que si vous y êtes expressément invitée.
- Montre-toi franche comme un sifflet.
- Vous devez mériter la protection qui vous est offerte, Ophélie, faites preuve d'humilité et de gratitude.
- Tu es la représentante des Animistes, ma fille, ne laisse personne te manquer de respect.
Assaillie par les recommandations contradictoires de Berenilde et de la tante Roseline, Ophélie n'écoutait ni vraiment l'une, ni vraiment l'autre. Elle essayait d'amadouer l'écharpe qui, moitié folle de joie, moitié folle de colère, s'enroulait autour de son cou, de ses bras et de sa taille de peur d'être à nouveau séparée de sa maîtresse.
- J'aurais dû brûler cette chose quand vous aviez le dos tourné, soupira Berenilde en agitant son éventail. On ne fait pas son entrée à la cour du Pôle avec une écharpe mal éduquée.
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LiliGalipette
LiliGalipette   29 août 2017
« Lire un objet ça demande de s’oublier un peu pour laisser la place au passé d’un autre. Passer les miroirs, ça demande de s’affronter soi-même. » (p. 63)
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