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ISBN : 2070661989
Éditeur : Gallimard (29/10/2015)

Note moyenne : 4.69/5 (sur 812 notes)
Résumé :
Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Sont-elles liées aux secrets qui entourent l’esprit de famille Farouk et son Livre ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (301) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
19 février 2017
Dans quelle soupière s'est encore mise notre petite Ophélie ?
Dans ce monde doré et impitoyable de la Citacielle où tout n'est qu'illusion, strass, menterie, artifice et sournoiserie, cette jeune fille mal endimanchée, sincère et spontanée, ne passe pas inaperçue. L'imprévisible et capricieux Farouk, l'esprit de famille, le Dieu immortel à la mémoire défaillante, n'eut aucun mal à la repérer parmi la foule des courtisans. Avec ses petites lunettes rondes, sa chevelure en bataille, ses habits déformés, et sa vieille écharpe plus revêche que jamais, la « petite d'Artémis », comme il dit, l'intrigue. Elle lui rappelle vaguement quelqu'un. Mais qui ? Et si ses pouvoirs de liseuse allaient enfin lui révéler les secrets de son livre ? car c'est autour de ce livre des origines que se joue ce drame !
A la stupéfaction de la cour, la voilà bombardée vice-conteuse. Tout le monde espère sa disgrâce. Derrière son dos, les couteaux s'aiguisent. Il faudra des trésors d'ingéniosité et de patience à l'acariâtre tante Roseline qui « classe les baisemains dans la catégorie des gestes obscènes », et à la sublime Bérénilde, sa future belle-soeur, pour la protéger des autres comme d'elle-même. Il faut voir la belle Bérénilde traverser la foule des courtisans avec autant de grâce et de facilité qu'un cygne en train de fendre l'eau pour prendre sous son aile protectrice la petite Ophélie. Avouons qu'avec sa maladresse pathologique, sa curiosité maladive et ses bourdes à répétition, elle a une prédisposition naturelle aux catastrophes. Quant au lugubre Thorn, le futur époux « plus caillant qu'un pain de glace », qui sait ce qu'il a dans la tête ? Son futur mariage n'est-il qu'un des moyens pour satisfaire son ambition démesurée, ou bien s'évertue-t-il lui aussi à protéger notre Miss cataclysme de ses exploits inconscients et périlleux dans ce monde sans pitié pour les naïfs ? Allez savoir ???
Tout se complique, ce qui est déjà une gageure, quand la turbulente famille d'Ophélie vient lui rendre visite au moment même où Farouk l'écervelé la somme de retrouver quatre hauts dignitaires du royaume disparus dans des circonstances étranges. Tandis que sa mère, sorte de Castafiore ombrageuse et possessive, s'immisce dans la vie feutrée et pleine de chuchotis de la Citacielle à la manière d'un éléphant dans un magasin de porcelaine, Ophélie, aussi inébranlable qu'une poutre, part à la recherche des quatre disparus. A sa manière ! En se prenant les pieds dans le tapis, en se mettant à dos la pire engeance de la région, en tombant des escaliers, en se cognant aux portes, en se perdant entre deux miroirs…. Et j'en passe…
Une lecture qui n'a pas été de tout repos. Ah ça ! Srafina et Angie qui m'ont accompagné dans cette lecture commune sont bien d'accords avec moi : Ophélie nous a fait trembler comme une cafetière.
Humour, tendresse, onirisme, flamboyance, amour, suspens…. Inutile de préciser que j'ai adoré, que j'ai été bluffé par le second tome de cette saga que j'espère longue, très longue et de même qualité…



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Kittiwake
18 janvier 2016
Si trois ans ont passé pour les lecteurs du premier tome de la Passe-mitoir, l'histoire d'Ophélie reprend là où on l'avait laissée. Promue abruptement vice-conteuse officielle sur un caprice du roitelet Farouk, elle découvre le monde de la cour, de ceux qui épient le moindre froncement de sourcil du tyran qui y siège pour froncer les leurs, . Mais la gamine n'entre pas dans ce jeu : pas d'artifice magique ou d'illusions pour capter l'attention de ce public blasé (l'ambiance est celle des opéras italiens du 19è où l'on mangeait et parlait fort pendant le spectacle, sans souci des acteurs). Elle raconte simplement. Et le jour où l'inspiration lui fait défaut, elle le dit, provoquant une crise au sommet.
Les relations avec son fiancé, l'austère et rigoureux Thorn restent tendus et complexes, alors que l'impopularité de ce dernier affiche une courbe croissante lorsqu'il dénonce les fraudes qu'il découvre.
L'intrigue se corse lorsque Ophélie reçoit des menaces anonymes, lui enjoignant de renoncer à son mariage. Quatre courtisans disparaissent : il n'en faut pas plus pour le roman évolue vers une enquête policière menée bien sûr par la jeune passe-miroir.
La jeune Ophélie reste fidèle à elle-même dans ce tome, même si l'adversité croît autour d'elle et que ses pouvoirs s'émoussent, (faute d'exercice ou maturité qui ne fait pas bon ménage avec le magique?). Thorn reste un taiseux qui évoque le ténébreux Heathcliff d'Emily Brontë. La relation qui les unit est superbement évoquée tout au long du roman.
Les personnages secondaires sont réjouissants, ou agaçants. L'auteur pointe avec malice les travers des communs à tous ceux que le destin appelle à exercer une lutte de pouvoir en haut-lieu.
La magie qui anime les personnages et règle le fonctionnement de cet univers si caractéristique de Christelle Dabos reste inchangée. Les illusions qui créent le décor sont les mêmes, les pouvoirs des clans s'exercent pour attaquer ou protéger. Une évolution semble se dessiner cependant, avec la dégradation progressive de l'environnement. Ecologique ou divine? La mythologie évoquée sous forme de bribes semble bien être fondamentale pour expliquer la situation de Pôle.
On retrouve donc intact l'univers onirique qui avait tant charmé les lecteurs dans le premier opus.
Le plaisir est au rendez-vous tout au long de ces nombreuse pages. Il reste à souhaiter que l'on n'attendra pas trois autres années avant que l'on connaisse le destin de ce couple improbable et que nous puissions accompagner Ophélie et déchiffrer avec elle l'énigme de la Déchirure.
Enfin, point n'est besoin d'avoir encore quelques dents de lait pour savourer ces pages, quelques onces d'âme d'enfant suffisent.
Challenge Pavés 2025-2016
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Mladoria
18 décembre 2015
Grandiose, sublime, merveilleux, passionnant, palpitant...
Je pourrai enchaîner les adjectifs jusqu'à ne plus avoir de souffle. On dit que les suites sont souvent moins bonnes que les premiers tomes (bon d'accord ça s'applique surtout aux films mais quand même), et bien ici oubliez-ça !!
C'est une suite géniale où l'intrigue loin de s'essouffler, s'étoffe, se ramifie, se clarifie aussi beaucoup mais amène aussi de nouveaux mystères comme le reflux de vagues successives se chassant les unes les autres.
Notre duo de personnages principaux se développe, se densifie. De vraies personnalités aux multiples facettes, aux réactions parfois contradictoires qui malmènent un peu le lecteur lui offrant tantôt de la joie tantôt une puissante colère. J'adore toujours autant Thorn. Ophélie a vraiment pris une belle ampleur et j'apprécie de plus en plus la personnalité dont l'a dotée l'auteur. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et tisse un réseau dont les implications s'éclairent au fil des pages.
Mais si la vie de cour a ses dessous, l'Histoire du Monde a la sienne et elle est bien plus obscure et mystérieuse que les luttes de pouvoir.
J'ai tenté de savourer ce livre pour ne pas le lâcher trop tôt mais je suis quand même ressortie frustré de cette lecture, comblée et enthousiasmée au plus haut point mais frustrée tout de même, de devoir attendre la suiiiiiiiiiiite. On a pas envie de quitter ce monde foisonnant de détails, ces personnages terriblement attachants et cette intrigue qui n'a de cesse de nous surprendre.
Je pense relire ce début de série avant la sortie du prochain, je ne vais pas pouvoir tenir. Plus qu'un coup de cœur, une nouvelle lubie à longue échéance. Je vais prendre un plaisir non dissimulé à revenir dans cet univers.
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orbe
28 octobre 2015
La date du mariage se rapproche mais rien n'est réglé et la vie de l'héroïne continue à ne tenir qu'à un fil.
Alors que des disparitions inquiétantes se produisent, Ophélie se retrouve propulsée au coeur de l'enquête dans la Citacielle : on compte sur ses dons de "liseuse"pour remonter la piste.
Son futur époux, toujours aussi fuyant, continue cependant à apparaître dans les moments de grande tension.
C'est alors que les événements se précipitent : la famille de la jeune fille fait savoir le désir de se rendre le plus vite possible auprès d'elle en attendant la cérémonie et des courriers anonymes la menacent de mort !
Un second tome fidèle au premier qui devrait ravir tous les lecteurs qui attendaient avec impatiente cette suite.
Aucune déception à attendre, l'auteur continue de tricoter un monde unique et fascinant où les personnages gardent une ligne fidèle à leur identité profonde. le face à face esquissé entre les deux fiancés va prendre de la densité et de la couleur.
Le lecteur ne peut qu'accrocher et mordre à l'intrigue avec pour ma part un coup de coeur pour la famille animiste qui donne vie aux objets.
L'intrigue principale se dédouble et d'amplifie : le sort de l'union entre les deux personnages est toujours au coeur du livre mais dédoublé par l'enquête policière menée. L'auteur ouvre des portes sur le monde qu'elle dessine en introduisant du recul et une réflexion plus globale sur les pouvoirs et leur origine.
A suivre et à poursuivre !

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florencem
23 juillet 2016
Le premier tome de la saga m'avait laissé un peu de marbre. J'avais apprécié l'univers riche et coloré, l'héroïne, mais j'avoue qu'il me manquait quelque chose pour voir en lui le phénomène dont tout le monde me parlait. J'ai attendu donc pour lire le second tome. Pas forcément par appréhension mais parce que j'étais assez dubitative. Et là, ce fut le choc. Ce second tome a été pour moi un coup de coeur. Et je crois que c'est bien la première fois qu'un second tome produit cet effet chez moi. Avec le recul, je pense que c'est en grande partie dû au fait que nous connaissons maintenant très bien les personnages et l'univers. Il est donc plus facile d'entrer réellement dans l'histoire et de son intrigue principale.
Les intrigues, d'ailleurs, sont au final très nombreuses. Ce n'est pas un point négatif, loin de là, car elles sont menées avec finesse et on s'aperçoit petit à petit que beaucoup d'entre elles sont liées. Un exercice pas évident et pourtant l'auteur ne perd pas le cap, et je n'ai à noter aucun faux pas. le Livre de Farouk est toujours au centre de tout, mais à côté des intrigues de la cour de la Citacielle, il y a aussi les histoires entre les personnages. Et les relations s'étoffent encore plus. Point aussi qui m'a beaucoup plu, certains d'entres eux me sont apparus plus sympathiques. du coup, même si il y a une certaine tension à cause des menaces qui planent sur Ophélie et Thorn, on prend plaisir à voir s'approfondir des amitiés, des relations diverses, des romances. Il y a peut-être aussi moins de « paranoïa », moins d'angoisse, car au final, Ophélie s'entoure de personnes de confiance et il y a une sérénité, si je puis dire, qui manquait beaucoup dans le premier tome.
L'auteur parvient aussi à soulever de nombreux points qui sont toujours d'actualité pour nous. Les classes aisées qui sont hors des réalités, du fanatisme pour un Dieu dont on ne sait pratiquement rien, les inégalités, le racisme. On voit aussi une évolution des mentalités, des valeurs positives mise en avant qui contrebalance la noirceur qui est présent dans l'univers de la passe miroir. Un jeu d'équilibriste là aussi maîtrisé.
Ophélie doit encore faire face à de nombreuses choses : son mariage qui approche à grand pas, sa famille qui débarque, son nouveau poste au sein de la cour de Farouk, puis une enquête à mener suite à des disparitions. Note jeune héroïne ne chôme pas, c'est le moins que l'on puisse dire. Et pour le coup, on ne s'ennuie pas une seule seconde. C'est impossible. Nous voyions aussi Ophélie évoluer énormément. Elle a changé. Elle s'impose, elle prend ses décisions, devient plus indépendante, choisit de faire ses propres choix sans le conseil des autres. Elle tient aussi tête à sa famille, chose qui à mon avis est probablement la plus grande réussite pour elle. Elle ne devient pas une super héroïne pour autant. Elle trébuche, fait des erreurs, apprend. Elle est encore plus attendrissante. Ses prises de conscience sont aussi une réussite. Dans la façon que l'auteur a de les appréhender, mais aussi pour tout le côté émotionnel qui transparait.
Thorn reste fidèle à lui-même. J'ai eu l'impression qu'on le voyait beaucoup plus par contre. Et c'est une très bonne chose. D'une part parce que nous le découvrons beaucoup plus, mais aussi parce que ses interactions avec Ophélie sont toujours superbes. Ils sont à l'opposé l'un de l'autre, mais il y a ce quelque chose qui passe entre eux. C'est magique. Et puis, j'adore son côté franc, brute de décoffrage, maladroit, que rien ne semble ébranler.
Berenilde m'a agréablement surprise. Je n'avais pas apprécié le personnage dans le premier tome, et là, on découvre une autre femme à qui on s'attache indéniablement. J'arrive aussi à plus la comprendre. Ophélie a ce « pouvoir » sur les gens. Voir les deux femmes interagir était plaisant et il n'y avait plus cette tension désagréable à chaque fois. Dans un tout autre registre, le retour de Renard était juste génial. J'adore ce que l'auteur a fait de ce personnage, et j'ai vraiment hâte de le revoir. Je ne m'étalerai pas plus sur les autres personnages, car ils sont nombreux. Je préfère rester sur ceux qui à mon goût ressortent le plus.
Quant à la fin… Les montagnes russes concernant les émotions. Je crois que l'on passe par tout : angoisse, terreur, surprise, tristesse, déchirement, cri de joie… Impossible de lâcher le roman malgré l'heure tardive. Il se passe tellement de choses dont une que j'attendais depuis si longtemps. Et l'angoisse concernant un personnage ! Pfff… Un énorme doute durant les dernières pages. Je me suis répétée : Non, l'auteur ne peut pas nous faire cela ! Mais j'avoue que l'émotion est telle que c'était encore une fois magique. Bien entendu, nous restons sur notre faim, sans pour autant que ce soit un cliffhanger, mais l'attente va être longue ! Très longue !
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Les critiques presse (1)
Ricochet04 avril 2016
La maîtrise de ce monde fantastique par l’auteure est impressionnante.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (157) Voir plus Ajouter une citation
Koneko-ChanKoneko-Chan02 novembre 2015
- Je vous donne rendez-vous. Un rendez-vous officiel, de futur mari à future épouse. Vous me recevez toujours ?
- Oui, oui, je vous reçois, bredouilla-t-elle. Mais enfin, pourquoi nous voir ? Je viens de vous dire…
- Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’être ennemis, trancha Thorn. Vous me compliquez la vie avec votre rancœur, nous devons impérativement nous réconcilier. Je n’ai pas le droit de pénétrer dans le gynécée : retrouvez-moi à l’intendance, insultez-moi, giflez-moi, cassez-moi une assiette sur la tête si ça vous chante, et puis n’en parlons plus. Votre jour sera le mien. Ce jeudi m’arrangerait. Disons… (Il y eut, dans le cornet acoustique, un bruit de pages tournées à la hâte.) Entre onze heures trente et midi. Je vous note sur mon emploi du temps ?
Suffoquée, Ophélie raccrocha le combiné avec autant de colère que si elle l’avait abattu sur le crâne de Thorn.
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Eric76Eric7612 février 2017
- ... cette nuit, dans un sanatorium, près de la station balnéaire des Sables-d'Opale que la Citacielle survole actuellement. Les infirmières sont sourdes à nos questions, mais nous avons surpris entre elles des murmures inquiets. L'issue de cet accouchement s'annonce plus qu'incertaine. Soyons lucides, mesdames et messieurs les auditeurs, la première favorite du Pôle n'est pas aussi fraîche qu'elle a voulu le faire croire et la façon dont elle a fui la cour n'a trompé personne. Qu'à cela ne tienne, si vous ne venez pas à la cour, la cour viendra à vous ! C'est que l'évènement est d'importance, mesdames et messieurs les auditeurs. Ce bébé (dans l'hypothèse où il viendrait au monde sain et sauf) est le premier descendant direct de notre seigneur Farouk depuis trois siècles. Sera-t-il promis pour autant à un bel avenir ? Rien n'est moins sûr quand on connaît l'aversion de notre seigneur pour les enfants. Gardez votre poste allumé, mesdames et messieurs les auditeurs ! Petit-Potin, votre émission favorite, vous tiendra informés dès que nous en saurons plus.
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Eric76Eric7610 février 2017
- Vous êtes Miss Ophélie, la liseuse d'Anima ? demanda Lazarus, alors qu'il l'examinait par-dessus ses bésicles roses.
- Oui, monsieur.
- C'est merveilleux ! s'enjoua-t-il en confiant son haut-de-forme et sa canne à Walter. Je suis allé sur Anima deux fois, c'est tellement pittoresque. Vos petites maisons de brique ont du caractère... je veux dire au sens propre, un vrai caractère, pas toujours excellent d'ailleurs. Une porte m'a coincé les doigts, une fois, parce que j'avais oublié d'essuyer mes souliers sur le paillasson.
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MjbzhMjbzh02 novembre 2015
Sa question fut laconique :
- votre cœur?
-Il va bien, balbutia-t-elle. L'illusion est passée. Je me sens m...
Ophélie ne termina pas sa phrase. Thorn avait refermé ses bras sur elle avec une force qui lui coupa le souffle. Elle ouvrit grand les yeux sur cette obscurité qui produisait des battements précipités. Elle ne comprenait pas Thorn aurait dû l'accabler de reproches, la secouer furieusement. Pourquoi la serrait-il contre lui?
- Quand je vous ai dit que vous aviez une prédisposition surnaturelle aux catastrophes, ce n'était pas une invitation à me donner raison.
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nightsreadingsnightsreadings14 décembre 2015
« – Coupure au front, fracture du nez, deux molaires cassées et quelques muscles froissés, énuméra-t-il sans lever le regard de son tri. Ne vous laissez pas impressionner par le sang, ce n’est que le mien.


– Vous avez une pharmacie ?


– J’en avais une. Dernier tiroir du bureau.


Ophélie s’accroupit sous la table, trouva un coffret de bois laqué et en déversa accidentellement le contenu par terre. À sa grande surprise, il n’y avait là que des dés : des dizaines, des centaines de petits dés. C’était la collection la plus bizarre et la plus inutile qu’elle avait jamais vue. Elle finit par localiser le tiroir à pharmacie derrière le fauteuil du bureau, guidée par l’odeur étourdissante qu’il dégageait. Les flacons qu’il avait contenus étaient cassés. Dans l’espoir de trouver un survivant, Ophélie farfouilla les débris avec précaution, mais aucune bouteille n’était intacte et il n’y avait ni pansement, ni bandage, ni compresse, ni sparadrap.


– Vous devez voir un docteur, conclut-elle.


– Non, répondit Thorn, je dois ranger ces documents. L’intendance rouvrira ses portes à huit heures tapantes, pas une minute de plus.


Tandis que son écharpe s’ébrouait frileusement sur ses épaules, Ophélie s’agenouilla sur le parquet, en face de la silhouette arachnéenne de Thorn. Elle lui remit le paquet de feuilles qu’elle avait ramassées en chemin.


– À votre guise. Maintenant dites-moi : que s’est-il passé exactement ? Thorn examina un fac-similé à la lumière d’une lampe, tandis qu’il répondait :


– Deux individus masqués ont pénétré dans l’intendance par effraction, après avoir escaladé le mur extérieur. Ils m’ont posé quelques questions auxquelles je n’ai évidemment pas répondu, puis ils ont cherché ici ce qu’ils n’ont pas obtenu de moi. Mes griffes abâtardies ne valent peut-être pas celles de ma famille paternelle, mais, couplées à un pistolet, elles peuvent être dissuasives : ces messieurs sont repartis bredouilles par la fenêtre. (Pour illustrer ses propos, énoncés à la façon d’un procès-verbal, Thorn fouilla sa poche de chemise et sortit un sachet de velours noir.) Un nez et un auriculaire, annonça-t-il en secouant le sachet. Mes agresseurs seront désormais dotés de signes distinctifs qui faciliteront une future enquête. »
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Vidéo de Christelle Dabos
Philippe Laborde, auteur de "TK" / Concours du Premier Roman Jeunesse .Ils furent 1362 à participer, il n'en reste que 3... Qui de Philippe Laborde, Christelle Dabos ou Fabrice Emont sera publié en juin ? C'est en partie à vous de décider !http://www.gallimard-jeunesse.fr/Concours/Vote-du-concours-du-premier-roman1Vous avez jusqu'au 31 janvier 2013 pour lire leurs romans et voter pour le texte que vous voulez voir publié. le vote du public comptera pour une voix lors de la délibération du Jury. le nom du grand gagnant sera révélé en juin 2013, le jour de la sortie du livre en librairie.
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