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EAN : 9782070519880
Gallimard Jeunesse (04/11/1998)
3.44/5   18 notes
Résumé :
Une annonce immobilière dans Libé. Un vieil homme qui entasse les journaux. Deux personnes apprenant à vivre ensemble.


Des petits hommes verts chargés de nettoyer Paris. Une guerre, là-bas, dans le Golfe. La chaleur, le goudron fondant sous les pas. La nuit, près des eaux de La Villette, l'ombre du pont de Crimée.

Ce que l'on dit, que l'on avoue même si ce n'est pas vrai. Des Série Noire comme s'il en pleuvait, des faits diver... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
frconstant
  02 février 2017
La cote attribuée à ce roman "A louer, sans commission" de Didier DAENINCKX (Gallimard 1998) est peut-être un peu sévère. Je n'y ai pas trouvé une écriture particulièrement plaisante, construite, invitant à poursuivre la lecture sans s'en détacher. Pourtant, sous des aspects somme toute assez discret, l'auteur touche à des problèmes de société bien réels et probablement plus importants à notre époque que lorsqu'il a écrit ce livre. La spéculation immobilière, dans les grandes villes (ici, Paris); la vieillesse qui raccroche sa vie à ce qu'elle peut, qui la fonde sur ce que sa mémoire a pu reconstitué à partir des informations diverses glanées au fil des jours; la proximité de vie dans les HLM, celle qui rapproche les gens et favorise l'entraide comme celle qui les divise, les juge, les gruge ou les ignore; le racisme du patron du Bar-tabac, la curiosité de la concierge, ... autant d'acteurs qui gèrent la vie de la cité... Et, en lisant entre les lignes, tout pose question et les réponses ne sont pas évidentes.
Alors, pour le côté tendresse de cette prise en charge de ce vieux par deux adultes qui auraient pu faire comme bien d'autres, tourner la tête, j'aurais mis une note supérieure ... mais le récit est trop abrupt, peu fini. Il s'en dégage un côté brouillon qui le vieillit plus que de raison. C'est dommage!
Mais même si je n'y ai pas trouvé un grand plaisir de lire, les sujets traités y ont le mérite de leurs présence. Et cela, c'est bien!
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christinebeausson
  26 février 2015
Livre à la gloire du Paris d'hier,
Paris des vieux immeubles,
Paris des vieux quartiers pas encore soumis à la spéculation,
Paris de la mixité sociale,
Paris des concierges,
Paris des bistrots.
Livre à la gloire des amoureux,
Amoureux de la vie,
Amoureux plein d'espoir,
Amoureux de l'autre et surtout pas encore ternis par l'indifférence, par l'ennui, par la routine.
Livre des souvenirs, qu'ils soient réels ou inventés, on s'en fout !
Livre qui porte une mémoire, qui porte la vie, qui porte l'histoire des hommes, des lieux....
Ferons nous la différence entre ce que l'on a lu, ce que l'on a vécu quand l'Ankou s'approchera dangereusement de nous ?
Pourrons nous entendre, soutenir l'autre le long du chemin de la vie ?
Aurons nous la chance d'être écoutés, accompagnés au bout de la route ?
Serions nous capables de faire ce que Milna et José ont fait ?
Peut on cohabiter avec l'image de ce que nous deviendrons dans quelques temps ou quelques dizaines d'années ?
Peut être plus facile avec un inconnu qu'avec les ascendants qui ne correspondent plus à nos souvenirs, ou à notre tranquillité ....
Livre émouvant,
Livre qui révèle nos blessures secrètes,
Livre qui nous met face au miroir de notre vie et à celui de la vie des autres !
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ljodoin
  31 juillet 2011
Longtemps que je n'avais pas lu un polar. Tout y est : troquet, flipper, tabac, bière pression, chien en rut, femme nu à la fenêtre, robe qui tombe, chauffer de taxi qui chante «Si j'avais un marteau, je cognerais la nuit», femme faire valoir un peu nunuche, des graffitis (LePen ce soir sur A4: ses idées sont séropositives . Enfilez un préservatif sur votre télé !), une conscience sociale bien assise...
À lire pour écouter les silences d'un vieux qui se fait virer de son logement pour cause d'accumulation de paperasse dans son logis (depuis 1956 par là, j'y vais de mémoire).
Pour plaisir garantie, enfllez ensuite avec la lecture de Bartelby de Melville. Autres silences fort bruyants.
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tulisquoi
  03 mai 2011
José et Milna sont à la recherche d'un appartement un peu plus grand que leur minuscule studio… Mais, à Paris, il y a la queue, les mille et un papiers, les garants à fournir, gagner quatre fois le montant du loyer… Bref, ça fait des mois qu'ils cherchent sans succès. Jusqu'à ce que José repère L'annonce parfaite pour eux. Les papiers sont en règle, il est sur place le premier, l'appart lui plait… Il n'hésite pas une seconde à sortir les trois mois de caution nécessaire pour accéder à ce rêve. Mais il était loin de s'imaginer, « traçant un cercle malhabile autour de l'annonce qui avait retenu mon attention, que je m'engageais dans une aventure qui marquerait ma vie, et dont le souvenir hanterait chacune de mes nuits ».
Parce que ce qu'ils ne savaient pas, avant d'emménager, c'est qu'ils avaient un voisin à l'étage du dessous pour le moins étrange. La première fois qu'ils le rencontrent, c'est au milieu de la nuit. Ils le réveillent alors qu'il était endormi sur son propre palier. La seconde fois, c'est le même manège. Et le plus étrange, c'est que ce monsieur ne reçoit jamais de courrier: pas de factures, d'avis d'impôts, de paiement pour la retraite… rien. Jusqu'au jour où, rentrant dans l'immeuble, José et Milna vont s'apercevoir que le petit vieux a été vidé des lieux… Et placé en hôpital. Alors ils vont décider de le prendre chez eux quelque temps. Pour tenter de lui redonner le sourire, mais aussi pour en apprendre un peu plus sur ce drôle de vieux monsieur. Et là, ils ne vont pas être au bout de leur surprise !
(lire la suite...)
Lien : http://www.tulisquoi.net/a-l..
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vdujardin
  29 mai 2014
Un court roman attachant qui aborde néanmoins des questions importantes, la spéculation immobilière (qui a encore augmenté depuis à Paris, surtout dans ce quartier là devenu très à la mode), l'anonymat des « vieux », la mémoire recomposée qui lui fait raconter à sa manière divers vieux polars des années 1950. Des portraits courts et hauts en couleur aussi, le chauffeur de taxi fan de Claude François, le patron de bistrot auvergnat et raciste, la concierge, etc. Un petit instant de lecture réjouissante!
Lien : http://vdujardin.com/blog/da..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   10 mars 2011
Ils sont aux premières loges, et ils ne comprennent rien. Ils ont vu arriver les premiers immigrés après la fermeture des abattoirs, puis les premiers camés, les premiers dealers… Ils ont bien dû se rendre compte que les flics laissaient faire, qu’ils jouaient le pourrissement et qu’ils ne sont intervenus que lorsque le panaris était tellement mûr qu’il menaçait d’éclater ! Ensuite les promoteurs se sont pointés avec leurs bulldozers pour rafler la mise. Ce n’est pourtant pas difficile d’en conclure qu’on s’en sert pour faire baisser les prix et accélérer les programmes de rénovation !
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brigetounbrigetoun   10 mars 2011
Elle fit le siège de notre appartement jusqu’à ce que le voisin lui demande, en échange de sa collaboration, que son association porte plainte contre le commando des Verts de la Propreté de Paris, et obtienne la restitution de toute la paperasse entassée dans son ancien logement. Elle baissa la tête d’un air navré et partit dans un discours emberlificoté duquel il ressortait que l’activité de l’ADADA était purement humanitaire, que ses adhérents se méfiaient comme de la peste de toute tentative de récupération politicienne, en conséquence de quoi, pointer le doigt sur une éventuelle responsabilité de la Mairie de Paris reviendrait à mettre en danger l’existence même de l’association.
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brigetounbrigetoun   10 mars 2011
Si l’originelle rue de Lorraine correspondait à la phase révolutionnaire, à la phrase sartrienne du quotidien, la rue Christiani, elle, marquait l’époque des tourments, des tournants, de la révision et des déchirements, avant le départ pour le centre de Paris, au plus près de la place de la République et de son Présidieu.
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brigetounbrigetoun   10 mars 2011
Le speaker se crut obligé d’en rajouter à l’intention des marginaux du système : inflation, récession, austérité, chômage… Personne n’en réchapperait. Un réflexe patriotique me poussa à éteindre le poste pour faire l’économie de quelques microgrammes d’équivalent-pétrole.
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brigetounbrigetoun   10 mars 2011
Début septembre le métro s’emplit à nouveau des relents d’ambre solaire, mais les flics ne se trompaient jamais au milieu de cette humanité uniformément bronzée : été comme hiver les mêmes, jambes écartées, collaient leurs paumes à la faïence livide.
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Vidéo de Didier Daeninckx
À quelques jours des municipales, le réel d'abord : Didier Daeninckx ouvre son tract Gallimard sur son déménagement : il quitte la Seine-Saint-Denis (93) pour s'installer dans le Val de Marne (94). Porteur de la mémoire de ces espaces, il revient sur les nombreux bénéfices dont ont bénéficié les mairies et les associations communistes à Aubervilliers, et plus généralement dans les banlieues rouges. L'écrivain, pour qui l'écriture reste un lieu de résistance, explore le roman fiction dans trois livres, publiés dans la collection Tracts chez Gallimard intitulé "Municipales : Banlieue naufragée" (2020), "Le roman noir de l'Histoire" (Verdier, 2019) et, paru en mars en folio Gallimard, "Artana ! Artana !". Il est l'invité de la Grande table aujourd'hui.
La Grande table Culture d'Olivia Gesbert – émission du 11 mars 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020
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