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Critiques sur Caché dans la maison des fous (28)
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rabanne
  16 novembre 2016
Livre emprunté à ma fille aînée, en 1ère L, dont la liste de romans à lire porte sur le thème de la "folie".
J'avais déjà beaucoup apprécié la plume de l'auteur de Cannibale.
Plaisir renouvelé avec cette biographie romancée de 114 pages, lue d'une traite.
Nous sommes en 1943. Denise, une résistante d'origine juive, fuit Arras et le régime nazi pour trouver refuge dans un asile de fous en Lozère, à Saint-Alban.
Elle y côtoie deux médecins courageux et zélés, qui oeuvrent non seulement pour le soin, le bien-être et la survie des patients (le régime de Vichy laissant sciemment les malades mentaux mourir dans les hôpitaux psychiatriques), dont des enfants, mais également cachent des résistants, des juifs et des intellectuels recherchés par la Gestapo.
C'est en ces mêmes lieux que Denise croise Paul Eluard et sa compagne...
Un récit percutant, émaillé de réflexions du poète, célèbre auteur de "liberté".
Un regard croisé (dialogues intenses) sur les différentes facettes de notre humanité, qui interroge sur notre approche de l'altérité, de la "normalité".
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fanfanouche24
  23 juillet 2015
Déjà plus de deux semaines que j’ai achevé ce texte bref de Didier Daeninckx… que j’ai pourtant largement apprécié. La plume alerte de l’auteur et sa sensibilité nous font partager un moment unique dans une communauté d’hommes et de femmes engagés, pendant la seconde guerre…

Nous voici en 1943, dans un asile de fous en Lozère, à Saint-Alban où une jeune résistante, Denise Glaser vient se réfugier, en même temps qu’un certain Paul Eluard et de Nush, sa compagne. Lieu insolite où on soigne « les fous », mais où on protège également les dissidents, résistants et juifs pourchassés…

Dans cette communauté éphémère… cinq figures des plus exceptionnelles, tant en Littérature, qu’en psychiatrie, et en engagements politiques et humanitaires, vont vivre ensemble un temps donné.

Denise Glaser rentre dans la Résistance grâce à son professeur de philosophie, Dominique Desanti…Pourchassée, elle trouve refuge à Saint-Alban, où elle participe à la collectivité en s’occupant de la bibliothèque, ainsi que d’enfants.
[Après la guerre, elle participera à la naissance de la télévision. En 1959, elle crée « Discorama », une émission qui deviendra mythique, où elle interviewera tous les talents de la scène musicale]

Paul Eluard et Nush, passeront quant à eux quatre mois dans cet asile de Saint-Alban. Pendant cette période, Eluard crée les éditions clandestines de La Bibliothèque Française, imprimées sur les Presses de René Amarger à Saint-Flour.
Il côtoie plusieurs patients qui s’exprimaient au moyen de la peinture, du tissage et de la sculpture, comme Aimable Jayet, Clément Fraisse et surtout Auguste Forestier, dont il acquiert plusieurs œuvres, que Jean Dubuffet rencontrera d’ailleurs, lors d’une de ses visites à la fin du printemps 1944. Le concept d’art brut émergera par la suite.

Quant aux personnalités médicales de ce lieu, elles n’en sont pas moins exceptionnelles intellectuellement et humainement :

- Lucien Bonnafé (1912-2003)- Médecin-directeur de l’hôpital de Saint-Alban, en 1943, il anime la Société du Gévaudan qui jette les bases d’une critique radicale des institutions d’aliénés. Parallèlement, il transforme l’institution en lieu d’asile pour les résistants et les juifs traqués

-François Tosquelles (1912-1994)- Psychiatre catalan, républicain marxiste et libertaire, il est condamné à mort par Franco et interné dans un camp de concentration français. Transféré à Saint-Alban comme infirmier, il devra recommencer toute sa formation en France

Un très beau récit qui nous fait rejoindre une communauté d’homme et de femmes de tous horizons, animés par le même courage, et une solidarité exemplaire
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Ambages
  01 mai 2016
Un instant de Liberté. Un instant de Grindel. Un éclair de Marie. Le tout raconté avec la sensibilité de Daeninckx, c'est très joli.
C'est féminin
« je les écoute, les femmes surtout, et leurs mots s'enchaînent aux miens... »
C'est poétique
« dans le cachot, la poésie se fait révolte. Elle ne se limite pas à constater, elle répare... »
C'est encore féminin
« dans les phrases des femmes on heurte le mur du regret qui cerne leurs existences »
C'est toujours poétique
« c'est dans les chambres obscures qu'on voit le mieux la lumière »
C'est tellement humain
« nous étions en incursion dans l'empire des fous... c'est un monde dont j'ai toujours éprouvé le vertige, je me suis souvent tenu en équilibre instable au bord des gouffres... »
Nusch, l'empire des sens, l'empire de la folie, je ne les ai pas oubliées nos Nuits partagées ni cette invitation que tu as lancée à Denise de ton regard bleu limpide, un matin dans un rayon de soleil. Nous y étions alors au bord du gouffre, caché dans ce refuge, ce havre, cet asile. « Ils savent plein de choses que personne ne leur demande jamais... » Ils nous ont sauvés. Un instant.
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visages
  26 octobre 2017
J'ai lu ce roman comme une sorte de témoignage par D.Glaser,jeune résistante de moments de vie partagés avec des artistes et des fous.Les premiers s'instruisant des seconds pour créer...Chacun étant à la fois prisonnier et protégé dans le même lieu pour des raisons à priori différentes mais partageant ce point commun d'être indésirable au sein de la société et dangereux pour celle ci.Il est question de résistance et de résilience...Le sujet est profond, les rencontres instructives et le message invite à la réfléxion mais le récit est désaffectivé. Ce manque d'émotion m'a privé du plaisir de lire et laissé sur ma faim.
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Cathy74
  09 février 2019
Un ami m'a cité ce titre, alors que nous cheminions en Margeride sur la voie Podiensis de Compostelle et que nous passions devant l'ex-asile de Saint-Alban, haut lieu de la résistance sous le régime de Vichy, haut lieu également d'avancées majeures dans le domaine de la psychiatrie, dues à des personnalités d'exception.
J'ai lu le livre de Didier Daeninckx il y a un moment déjà. Décontenancée par son genre littéraire - entre fiction et biographie - et le fait qu'il mette en scène l'histoire de personnages très réels et célèbres en mode écriture romanesque m'a peu convaincue de prime abord.
Pour autant, j'admire la qualité de l'écriture, son intérêt historique, le projecteur braqué sans concession sur la seconde guerre mondiale, l'occupation nazie, la soumission vichyste, la résistance, l'état de la psychiatrie en 1943 et ses pionniers, l'urgence de se nourrir dans un pays en état de disette. Les "fous" furent trop souvent les derniers servis et des milliers moururent de faim ; mais pas à Saint-Alban, grâce à la chaîne de solidarité orchestrée par le directeur de l'établissement et un médecin espagnol ayant fui le franquisme.
Alors oui, j'ai appris ou me suis réapproprié d'une autre manière des faits glanés de façon parfois éparse sur ces sujets. Et je sais aussi que je relirai "Caché dans la maison des fous" pour mieux m'en imprégner. Et pour redécouvrir encore l'histoire plutôt extraordinaire de ces protagonistes qui se retrouvèrent fortuitement en ce lieu et à ce moment.
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nanek
  21 décembre 2018
Court roman racontant la rencontre historique, en pleine période d'occupation nazie, de différents personnages épris de liberté.
Une femme juive, Denise Glaser. Deux psychiatres en lutte et expérimentation d'un soins plus humain des "fous" , Tosquelles et Bonnaffé et d'un poète lui aussi en résistance , Paul Eluard, .
Le tout dans un hôpital, Saint-Alban d'où naitra la psychothérapie institutionnelle.
La rencontre est brève , réelle et riche , preuve et il en faut que dans une période trouble, il est nécessaire de chercher des réponses dans l'observation de la différence , de l'altérité .
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belcantoeu
  07 décembre 2018
Ce livre poignant, prix littéraire de psychanalyse, relate une extraordinaire expérience de générosité, une tranche de vie à la clinique psychiatrique de St-Alban (Lozère) pendant la seconde guerre mondiale, et notamment la façon dont les religieuses, les médecins, le personnel et les patients y accueillent, cachent et soignent des maquisards blessés, des juifs, des résistants et des réfugiés. Parmi eux, le poète Paul Eluard (1895-1952), auteur du poème «liberté», publié clandestinement en 1942, donc chaque strophe se termine par «(Liberté), j'écris ton nom», poème qui sera parachuté à des milliers d'exemplaires par des avions de la Royal Air Force au-dessus du sol français. Tristan Tzara et bien d'autres artistes y sont passés aussi. Eluard y créera les éditions clandestines. le livre s'étend aussi sur Denise Glaser (1920-1983), jeune juive résistante qui créera après la guerre l'émission populaire Discorama.
Cette clinique de Saint-Alban était dirigée par le Dr Lucien Bonnafé (1912-2003) assisté par François Tosquelles (1912-1994) (prononcer Toskayès), médecin catalan, lui-même réfugié, qui a milité pendant la guerre civile espagnole dans le POUM, parti marxiste mais antistalinien et libertaire (dans le bon sens du terme), ce qui lui a valu d'être condamné à mort à la fois par Franco et par les communistes. Très vite, à deux, ils bouleversent la psychiatrie. Exemple que le livre ne montre pas, mais que j'ai vu, c'est une extraordinaire photo de Tosquelles, pioche en mains, abattant les murs de l'asile, cat tout devait changer. Chacun put désormais se rendre librement au village. Et les villageois venaient faire la fête avec les malades qu'on appellera «pensionnaires», car c'est peut-être la société qui est malade et qu'il faudrait soigner.
Ailleurs en France, on a laissé mourir les malades mentaux: 40.000 morts pendant la guerre, victimes de malnutrition et de l'«extermination douce» imputables aux directives de Vichy (p. 109) sous l'influence de l'eugénisme. N'oublions pas qu'Alexis Carrel, prix Nobel de médecine, a proposé de gazer les malades mentaux dans son best seller «L'Homme cet inconnu» (plus de détails dans ma critique sur Babelio).
Saint-Alban fut un lieu d'effervescence artistique et intellectuelle, et de résistance, mais surtout de révolution de la psychiatrie et de la relation du soignant au patient, avec plus de liberté, un sens plus humain, et une insertion des pensionnaires dans la vie «normale». A peine diplômé, Tosquelles emmenait par exemple ses patients se baigner à la plage de Barcelone. Il avait engagé des prêtres et des prostituées pour soigner les malades, car «leurs métiers leur avait probablement appris que les hommes sont fous». Pour ne pas les voir mourir de faim comme dans la plupart des asiles en France, il envoie les pensionnaires de St Alban aider les fermiers qui les rémunèrent en denrées alimentaires (pommes de terre et choux surtout, maigre base de l'alimentation de guerre soumise au ravitaillement). Cette optique continue aujourd'hui à la clinique de la Borde (Loire et Cher), en quelque sorte «fille» de Saint-Alban, où j'ai rencontré le fils de Tosquelles et où fait un stage sous la direction de Jean Oury (1924-2014), médecin qui qui avait commencé sa carrière de jeune psychiatre à St Alban, et qui a travaillé à La Borde jusqu'à ses 90 ans. Je ne suis jamais allé à Saint-Alban, mais j'ai retrouvé à toutes les pages du livre ce que j'ai vécu avec Jean Oury, farouche défenseur de la dignité des « malades» pensionnaires. Quelques règles: Aucune porte n'était fermée. Tout le monde mangeait ensemble. le jardinier comme le cuisinier étaient formé à la psychothérapie institutionnelle. C'est peut-être avec eux que va se nouer le transfert. Chaque pensionnaire qui le pouvait avait une fonction, donc une dignité: téléphoniste, responsable du bar, du journal, de l'accueil, d'un coin du potager, de l'atelier modelage,... Je suis certain que le lecteur du livre y trouvera aussi ce respect qui manque si souvent aux malades mentaux (comme aux pensionnaires âgés des homes).
Comme Saint-Alban était isolé dans la campagne, l'accueil des clandestins pendant la guerre était plus facile. Les prêtres fournissaient aux juifs de faux actes de baptême, et le maire de faux papiers avec des cachets volés, et de fausses cartes de rationnement.
Le livre comporte de nombreux poèmes d'Eluard.
Quelques extraits :
(Un professeur veut s'interposer quand la Gestapo a encercle l'université de Clermont-Ferrand «Ils l'ont aussitôt abattu devant ses élèves... Il y eut près de mille deux cents arrestations» (p. 21).
«Un journal idiot trouve toujours un public. Et plus il est idiot, plus son public est nombreux. Regardez donc autour de vous» (p. 67) : ça n'a pas changé.
(A propos de la presse clandestine à Saint-Alban) : «Pour la prochaine publication, nous n'aurons pas besoin de franchir la frontière [suisse]. J'ai établi le contact avec un imprimeur de Saint-Flour qui assure la fourniture de papier, la composition, l'impression et la reliure. On peut s'y rendre en ambulance... Paul [Eluard] fera un malade tout à fait acceptable, et Denise une infirmière très convaincante» (pp. 76-77)... «Au petit matin, la majeure partie du tirage prendrait le train de Paris, dissimulée au fond de cageots, recouverts de légumes par les cheminots résistants de la gare de Saint-Flour» (p. 97).
Et pour finir, une citation de Tosquelles digne du pape François: Les religieuses «ne nous dénonceront pas parce que, grâce à nous, elles sont devenues de vraies catholiques...Je me suis aperçu qu'en Espagne, la plupart des catholiques ne sont pas catholiques... Une partie de notre rôle consiste à convertir les individus... que ce ne soit pas simplement la façade... C'est ce qui leur arrive, à nos soeurs de Saint-Alban. Elles sont reprises dans les mailles de la vraie vie. En soignant les blessés du maquis, elles se soignent elles aussi» (p. 79-80). Magnifique.
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cathe
  08 février 2017
Pendant la seconde guerre, une jeune résistante, Denise, vient se réfugier dans un hôpital psychiatrique (plutôt appelé "asile de fous" à l'époque) en Lozère. Elle y découvre la vie quotidienne de ces "fous" encadrés avec humanité par le directeur. Mais d'autres résistants viennent aussi se réfugier dans cette retraite...

La jeune femme, c'est Denise Glaser, qui deviendra célèbre plus tard comme journaliste et pour son émission "Discorama". Et les réfugiés sont... Paul Eluard et Nusch ! Un joli texte (trop) court sur cette étrange et courte cohabitation !
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JeanPierreV
  05 octobre 2019
Quelques mots échangés avec Didier Daeninckx, sur un salon du livre, quelques mots sur les souvenirs toujours en mémoire de ses livres lus, et puis ce titre qui me saute aux yeux..."une histoire vraie" me dit-il.
Il me donne quelques noms de lieux et d'autres de personnes connus par les plus anciens d'entre nous, des noms de personnes évoquées dans le livre. Il n'en fallait pas plus pour me séduire.
La télé noir et blanc nous a fait connaître Denise Glaser et ses Discorama, ses entretiens avec ces nouveaux artistes, septuagénaires, octogénaires ou disparus, aujourd'hui, de notre monde. C'était le dimanche midi...on n'avait pas le choix des programmes, il n'y avait qu'une chaîne.
Didier Daeninckx, m'a fait découvrir une autre Denise Glaser, jeune femme juive, cachée dans un hôpital psychiatrique à quelques kilomètres de ma ville de naissance...comment ne pas être intrigué par ce bref entretien avec l'auteur, et séduit par son texte, et les noms de lieux qu'il m'a cités. Un texte qui nous fera également connaître un autre aspect de Paul Eluard, caché comme Denise sous un faux nom dans cet établissement de soins.
Ceux qui ont connu cette période, ces maquis lozériens sont rares...Trop jeune, je ne les ai pas connus, je ne me souviens que de croix au bord des routes quelques années plus tard, dans les années 50: "ici est tombé...". Tout est effacé aujourd'hui.
Didier Daeninckx en une centaine de pages nous fait découvrir un cadre et une période de vie de ces personnages célèbres à une époque et plus ou moins oubliés aujourd'hui du plus grand nombre, la Résistance, les maquis, les hommes de l'ombre qui résistaient avec quelques pétoires de chasse, ces médecins qui en cachaient d'autres parmi lesquels Paul Eluard. Ces personnes qui prenaient tous les risques, pour combattre l'ennemi avec leurs tracts, avec leurs mots. Et quoi de mieux qu'un asile de fous pour s'éloigner du monde?
Les amoureux des livres et des auteurs découvriront une partie de la vie de Paul Eluard , et quelques uns de ses textes.
Quant à Denise Glaser, il faut se souvenir des soucis qu'elle rencontra, en 1963, parce qu'elle avait diffusé la chanson de Ferrat "Nuit et Brouillard"...Elle fut sauvée par des hommes politiques qui avaient connu cette triste période...mais fut momentanément privée d'antenne quelques années plus tard en 1968, par ces mêmes hommes....et mise définitivement au rebut dans les années 70..Elle mourut oubliée de tous.
J'ai pour ma part, toujours plaisir à lire Paul Eluard. J'ai eu plaisir à découvrir une part de sa vie
Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Marti94
  04 juin 2016
Didier Daeninckx a encore fait très fort avec ce petit roman historique « Caché dans la maison des fous ».
J'ai beaucoup apprécié l'histoire, celle de personnages célèbres dont les routes vont se croiser durant la seconde guerre mondiale mais surtout celle d'hommes héroïques qui ont permis de sauver bien des vies.
En 1943, la toute jeune Denise Glaser va devoir se réfugier à l'hôpital psychiatrique de Saint-Alban, dirigé par le docteur Lucien Bonnafé, où se cachent de nombreux juifs et résistants. Elle va être active en s'occupant de la bibliothèque et des activités des enfants, quand arrive, dans les mêmes conditions, Monsieur et Madame Grindel. Il s'agit de Paul Eluard et sa femme Nusch.
Le poète est déjà connu et Denise est vite impressionnée par l'auteur du poème « liberté » qu'elle récite par coeur.
Mais dans ces rencontres, pas d'effusions, juste des gens qui se croisent dans une communauté dans un contexte où il faut survivre à l'occupant.
Ce que j'ai le plus apprécié dans ce livre, c'est l'engagement des psychiatres désaliénistes qui préfèrent parler d'asile plutôt que d'hôpital : le français Lucien Bonnafé et l'espagnol François Tosquelles. Ils ont joué un rôle essentiel dans leur domaine et durant la guerre. Lucien Bonnafé n'a cessé de dénoncer, notamment, la mort des 40 000 malades mentaux, victimes de l'occupation : «ils furent exterminés dans les hôpitaux psychiatriques par la faim et le froid.»
Alors, je suis vraiment admirative et ce livre n'a pas besoin d'être détaillé car si les chapitres sont courts, ils sont percutants et permettent de dire l'essentiel.

Lu en mai 2016
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