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Diabolau
  02 avril 2021
Pas inintéressante du tout, cette BD hardboiled historique à la française. Adaptation d'un roman éponyme de Daeninckx (1984), Tardi y excelle encore une fois dans son sens du placement, des personnages, des décors et de la cocasserie... Il dépeint de fort belle manière le Paris du début des années folles et des premières bagnoles, et exprime une fois encore son grand amour pour la boue des tranchées à travers quelques flashback, dont une planche que l'on retrouve d'ailleurs telle quelle dans ce qui reste pour moi son ouvrage majeur, "C'était la guerre des tranchées".
Le scénario, en revanche, s'il s'attaque à un sujet assez original, a tendance à se montrer parfois nébuleux, voire à devenir un embrouillaminis au moment de la fusillade de Roissy. Les explications de la fin peineront à en éclaircir toutes les zones d'ombre, et finalement on se demande quelle est l'utilité des allusions aux mutineries russes et à la liquidation des stocks américains. Il est vrai que la criminalité financière n'est d'ordinaire pas la plus aisée à comprendre pour le citoyen lambda, aussi il n'est pas exclu que l'intrigue soit hyper bien documentée, mais que pas mal de nuances m'aient échappé. C'est sans doute aussi toute la difficulté qui réside dans le fait d'adapter tout un roman en une BD de 76 pages, et il faudrait sans doute que je lise le roman pour en avoir le coeur net, ce que je ferai peut-être un jour.
Mention spéciale pour la fin, particulièrement ironique, vacharde et cruelle. Fans de happy end, passez votre chemin.
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Epictete
  28 juin 2017
Adaptation graphique d'un roman de Didier Daeninckx, il s'agit d'un policier sur fond de première guerre mondiale, d'anarchisme et de chantage. le scénario de Daeninckx porte ses fruits et on se retrouve emporté dans cette enquête jusqu'à son dénouement.
Daeninckx raconte l'histoire, la vraie, la « pas jolie », pas celle des manuels, mais celle du terrain et ses conséquences.
Le dessin de Tardi, noir, sans coloration vient renforcer ce texte et le tout donne un bel ouvrage à découvrir par tous.
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Didili
  08 mai 2013
Je suis sur le thème de la guerre celle de 14-18.

Il s'agit donc d'un enquête menée par Eugène Varlot, détective privé dans les années 20 à Paris.
Il a vécu la guerre de 14-18 et en est ressorti comme beaucoup traumatisé et d'ailleurs il existe une BD sur cette tranche (ée) de sa vie.
Nous sommes dans le milieu des militaires, des profiteurs et des estropiés de la guerre 14-18.
Si j'ai appréciée cette BD c'est davantage pour les formidables dessins de Jacques Tardi !

Dessins en noir et blanc très esthétiques !
Noir sur blanc et blanc sur noir.
Les scènes de nuit avec la neige sont de toute beauté.

Je me suis essayée à en reproduire certains pour m'amuser sur mon petit cahier de lecture.

Si j'ai eu un peu de mal avec l'intrigue, j'ai suivi avec curiosité la recherche de la vérité de Varlot.
J'ai été surprise par une fin ... détonante !!!
L'intrigue est assez complexe et je pense que le livre de Daeninckx me plairait.

Cette BD va m'amener à la lecture du roman sans nul doute.

Bonne lecture à vous de cette BD et/ou du roman !

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raton-liseur
  02 août 2015
Je ne connais pas le dessin de Tardi au-delà des couvertures de ses BD les plus célèbres. Il m'a semblé que cet exemplaire disponible à la bibliothèque de mon quartier, dédicacé par l'auteur s'il vous plaît, me permettrait de combler un peu cette lacune. L'histoire se passe à la fin de la première guerre mondiale, période que Tardi aime beaucoup et où il est connu pour exceller. Pourtant, je n'ai pas été convaincue par ce dessin tout en rondeur, par ces aplats de noir qui donnent un dessin que je trouve à la fois imprécis (surtout pour les personnages, certains aspects du paysage urbain sont au contraire bien mis en valeur par cette technique) et très plat.
A côté de cela, le scénario est un peu trop fouillis (sans parler de la fin qui ressemble à un cheveu sur la soupe) et j'ai fini par m'y perdre et par me demander quel était le sujet véritable de ce livre. Je suis consciente qu'il s'agit d'une adaptation d'un texte de Daeninckx, et donc qu'il est possible que le passage au format BD ne rende pas justice à l'intrigue.
Voilà donc une découverte que je suis contente d'avoir faite puisqu'elle comble partiellement une vieille lacune, mais je ne suis pas certaine de retenter l'expérience avec ce dessinateur dans un avenir proche.
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Nanne
  25 octobre 2009
Paris, janvier 1920. Eugène Varlot, ancien poilu de Verdun reconverti dans le constat d'adultère et le divorce express est contacté par le colonel Fantin de Larsaudière pour une affaire urgente. L'ancien des tranchées, devenu détective privé peu scrupuleux, spécialisé dans la recherche des combattants non identifiés traînant leur misère et leur souffrance dans les hôpitaux pour leurs femmes voulant rompre, est persuadé que le colonel du 296e RI - régiment le plus décoré France - recherche quelques combattants perdus au champ d'honneur. Visiblement, certains étaient décidés à faire chanter Fantin de Larsaudière pour d'obscures raisons. Lui était persuadé que le comportement licencieux de sa femme y est pour quelque chose. Après quelques recherches élémentaires et expéditives, Varlot apprend que Amélie Fantin de Larsaudière écumait les boîtes de nuit parisiennes, faisait dans l'aviateur et participait à des parties fines en galantes compagnies. La séparation pour adultère semblait impensable, la famille de Madame la colonelle détenant la fortune du couple. le colonel n'avait, quant à lui, apporté que son titre nobiliaire et un château en province.
Lien : http://dunlivrelautredenanne..
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Erik_
  02 décembre 2020
Le der des ders est un vrai polar en noir et blanc qui a une connotation historique très intéressante. L'action se situe en 1920 c'est à dire après la première guerre mondiale qui a marqué les esprits et qui a surtout sacrifié toute une génération de braves gens.

Le héros est un détective privé qui exerce une activité pour le moins décriée. Il fait du fond de commerce lié aux conséquences dramatiques qu'avait nécessairement impliqué cette guerre sur les couples. Cependant, il va être mêlé progressivement à une affaire qui le dépasse totalement. Il y aura bien entendu des fausses pistes pour brouiller la vérité. Bref, les trucs habituels du genre…

J'ai bien aimé jusqu'à la fin que j'ai trouvé trop abrupte. Il est vrai qu'on ne la voit pas se terminer ainsi. Cela m'a quelque peu gâché mon plaisir. Bien entendu, ce n'est pas à moi de dicter la conclusion d'un récit. Il faut cependant que l'auteur prépare son lectorat à comment il va conclure son histoire. Tout est dans la manière de réaliser la chose.

Sinon, rien à redire sur le travail remarquable de Tardi au niveau du dessin et des recherches historiques. Après, il y a des histoires sur lesquelles on se passionne et d'autres qui déçoivent un peu. Celle-ci demeure pas mal malgré une fin insatisfaisante.
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Decour
  29 avril 2014

le livre parle d'un détective privé (Eugène Varlot) qui doit démasquer le coupable qui menace le colonel Fantin, cette enquête aura un lien avec la guerre mondiale.

Ce livre possèdent des atouts que certains d'autres n'ont pas. Par exemples: les scènes sont bien représentées comme dans la réalité et avec un paysage sublime malgré l 'absence des couleurs mais cela donne un côté sombre et mystérieux à l'histoire. J'ai aimé le passage où il y a une scène de crime (page 41) et il dénonce des horreurs de la guerre et du gouvernement...

Néanmoins, cela ne nous passionne pas tant que ça car je trouve qu'il manque d'action, l'intrigue et la fin n'est pas tellement intéressant.

Mais ce livre est agréable à lire et l'image est assez réaliste, on s'y sent bien et on s'intègre facilement dans l'histoire.

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marietjf
  18 février 2021
Daeninckx mêle comme personne polar et histoire. Eugène Varlot, détective, revient de la première guerre mondiale et mène donc son enquête dans un Paris à l'ambiance bien particulière. Qui mieux que Tardi pour mettre cette histoire en images ? On est là dans son domaine de prédilection. C'est à la première personne que Tardi mène sa barque, Varlot nous raconte tout, ses cauchemars d'après guerre, cette enquête qui va vite le dépasser.
Pour le reste c'est du Tardi, noir et blanc, pavés et façades de Paris… ça plait à certains, pas à d'autres ! Moi je ne m'en lasse pas…
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DHPascal
  30 janvier 2020
Faire d'un roman une BD, changer la prose en une union mêlant texte et images, en un mot adapter, tel est de nouveau le défi que Tardi s'est lancé. Après Malet, Véran, les illustrations de romans de Céline, c'est cette fois un récit de Didier Daeninckx qui intéresse le créateur d'Adèle Blanc-Sec, une héroïne que l'on n'a pas envie d'oublier. "Le der des ders" ne pouvait que séduire le dessinateur tant il est proche de son univers de prédilection : un polar se passant dans Paris et sa banlieue, au lendemain de la Grande guerre. C'est du sur-mesure.

Pour autant, la communauté des thèmes n'élimine pas les pièges semés sur le chemin qui mène à une bonne adaptation. Il faut savoir jeter et garder, ne pas être trop vague ni trop bavard. Dès le début, Tardi trouve la bonne voie, la voix de son héros désormais. Eugène Varlot, détective de son état. Ainsi, les cartouches récitatifs se muent d'emblée en bulles. Varlot nous raconte ce qu'il voit : un troupeau de moutons se dirigeant vers les abattoirs de la Villette, à moins que ce ne soit une colonne de poilus allant au front ? le ton est donné. Vétéran hanté par des visions de cauchemar, Eugène va être amené à enquêter pour le compte d'un colonel héros de la nation, médaillé de partout. Et ce qui a commencé comme une affaire banale, où se mêlent moeurs et gros sous, va se poursuivre par les égarements d'un état-major aveuglé par son sens du devoir – qu'il impose aux troupes – et par la lâcheté de ces mêmes officiers à l'épreuve du feu. Voilà le roman typique d'une école du roman policier français, qui fond engagement politique et dénonciation historique.

Outre le contexte du récit, il est également impossible de faire abstraction de son décor : le Paris des années 20. Arpenté par Eugène et Irène, son assistante, ce Paris-là est toujours mis en valeur par Tardi, qui se plaît à le dessiner avec un beau noir et blanc faisant luire les briques et les pavés. Il en apprécie les lieux symboliques : le café du croissant, où Varot rencontre un journaliste de l'Humanité qui a les traits de Daeninckx ; les paysages urbains aujourd'hui disparus (bien qu'il nous propose, plus que de raison, des vues tout-en-perspective, un peu typées cartes postales anciennes). Certes, cela ne nuit pas au récit. Quant à savoir ce que cela lui apporte véritablement (serait-ce parce que les personnages et l'intrigue n'ont pu atteindre ce but ?)… Car en fin de compte, Tardi nous livre ici une très honnête contribution au livre noir de la connerie humaine.
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Polars_urbains
  15 septembre 2017
Quand le révolté Tardi rencontre le révolté Daeninckx, cela donne naturellement des histoires de révoltes… révolte contre les sabreurs responsables de la boucherie de 14-18, révolte des Russes blancs au camp de la Courtine, révolte contre les puissants et les nantis, révolte contre les magouilleurs et profiteurs de toutes sortes… une histoire touffue ou s'emboitent militaires arrogants, femmes infidèles, maîtres chanteurs et mouvements anarchistes. Eugène Varlot, sorti vivant mais pas franchement indemne de quatre années de guerre tente de démêler tout cela, à ses risques et périls. Jacques Tardi est au sommet de son talent, ses images du nord de Paris, du métro aérien, de la petite ceinture et de la banlieue sont épatantes. Et comme toujours lorsqu'il a un excellent scénariste (Jean-Pierre Manchette pour Griffu, Benjamin Legrand pour Tueur de cafards, Jean-Claude Forest pour Ici-même…), il nous livre un de ses meilleurs albums.
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