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EAN : 9782070413829
306 pages
Éditeur : Gallimard (04/04/2000)
3.4/5   34 notes
Résumé :
Voici un recueil de vingt et une nouvelles caustiques, sensibles et drôles. Ce livre déborde d'histoires qu'on voudrait toutes raconter. A chaque fois, les choses prennent une tournure à laquelle on ne s'attendait pas, on est toujours surpris.
Didier Daeninckx s'inspire directement de l'actualité et dénonce les petits travers de notre société.
L'auteur de "Zapping" écrit le monde à la manière d'un polar ou d'un conte et toujours de façon percutante. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  17 mai 2020
Dans Passages d'enfer, Didier Daeninckx nous offre vingt-et-une nouvelles dont le point commun comme le titre l'indique est la traversée par des êtres, souvent, somme toute assez ordinaires, de moments impitoyables générés par notre société.
Dans ce recueil, où, presque chacune des nouvelles présente un grand intérêt, quelques-unes m'ont particulièrement frappée. C'est le cas par exemple de la première intitulée "Le salaire du sniper" qui débute par cette phrase tellement parlante "Il n'y a rien de pire qu'un conflit qui s'éternise". Quelque part en Europe de l'Est, deux journalistes français couvrent un conflit armé depuis quatre mois, lorsque leur directeur du service étranger les appelle de Paris. La part d'audience du journal baisse et même s'ils tentent de lui faire comprendre "qu'on ne va pas faire exploser l'audimat avec un conflit aussi enlisé que celui-ci ! Il faut être là au cas où ça pète parce que les éclats arroseront l'Europe entière...", ce dernier leur demande de trouver une solution... Et voilà nos hommes partis à la recherche d'images chocs qui coûteront la vie à un innocent.
Un texte fort et ironique sur la manipulation de l'image pour des spectateurs assoiffés de toujours plus de sensationnel. Paru en 1999, ce livre est toujours criant de vérité !
Dans "Détour de France", Didier Daeninckx nous conte l'histoire de ce fils qui pour offrir un dernier cadeau à son père mourant va prendre un risque qui lui sera fatal. Une histoire délirante, pleine d'humour et tellement bouleversante.
Une troisième nouvelle m'a particulièrement touchée, c'est "Zigzag men". le sujet choisi est la guerre d'Algérie et plus précisément les tortures qui ont pu avoir lieu durant celle-ci, l'occasion pour l'auteur, par l'intermédiaire d'Amar de poser la question : "attendre cinquante ans pour dire la vérité ?"
Toutes les nouvelles ont un thème différent et dans chacune sont évoqués des gens discrets confrontés à la réalité sociale de l'époque. Elles sont à la fois ironiques, acides, époustouflantes, caustiques et tellement émouvantes et bouleversantes !
Réussir en quelques pages à construire une histoire à l'intrigue palpitante dans un contexte social fort avec une chute à chaque fois stupéfiante et inattendue, c'est ce qu'a réalisé Didier Daeninckx dans Passages d'enfer.
À noter que la dernière nouvelle porte le nom de Passage d'Enfer où elle se déroule, une voie du 14ᵉ arrondissement de Paris située entre le boulevard Raspail et la rue Campagne-Première.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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HORUSFONCK
  27 août 2021
Vingt-et-une cordes à l'arc littéraire de Didier Daenincx...
Ou vingt-et-une cordes d'un riche instrument de la musique d'un siècle finissant!
Vingt-et-une nouvelles délicatement dédicacées , chacune.
Autant de tranches ou de parts variées que propose l'auteur généreux à ses lecteurs affamés.
Quelles histoires!
Que d'histoires...
Et c'est parti pour un champ de bataille, un écrit oublié, un travailleur nomade, un frigo qui parle, une télé qui déraille, une tour qui descend, la mauvaise pente, un triste anniversaire, du boulot, une horreur, un téléphone, une sale mine, un diverticule cycliste, des nouvelles, une aventure du Poulpe, une agression, une parabole, un drôle de meuble, les livres de l'oncle, un monstre retrouvé, une soiré bourge.
Tantôt court, tantôt plus long, presque toujours surprenant, souvent coptivant, parfois poignant... Un festival nommé Daenincx!
Du grand noir bien de chez-nous, parfois avec humour mais pas toujours...
J'ai tout pris, et je reprendrai encore du Daninckx!
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maudpas10
  15 février 2015
Ce qui est pratique avec les nouvelles, c'est qu'on peut en lire ou deux, et puis laisser le livre de côté et s'y replonger,selon son humeur.
Evidemment, certaines m'ont davantage touchée que d'autres, toutes ne sont pas égales ,on accroche ou pas avec l'histoire et avec les personnages, en même temps, ce n'est pas grave, on reste si peu de temps avec eux.

"'Le manuscrit trouvé à Sarcelles"' est sans doute une histoire moins noire que celle du Sniper,( la première e la liste)mais certainement une peinture de ce qui arrive fréquemment :
Un auteur célèbre, académicien de surcroît, perd son manuscrit dans un taxi.
Celui qui le trouvera ne trouvera pas d'éditeur qui l'acceptera et finira par le publier à compte d'auteur.
Ce livre n'aura aucun succès et sera même massacré par son véritable auteur, qui réalisera en même temps avec effroi qu'il s'agit de son oeuvre.
Cette nouvelle nous laisse à penser qu'on n'édite pas des oeuvres mais des noms, c'est d'ailleurs pourquoi tant de livres médiocres sortent chaque année, sous prétexte qu'ils sont les oeuvres de romanciers connus et reconnus par leurs pairs, par forcément par les lecteurs.
Le détour de France, dans lequel un fils veut faire plaisir à son père mourant en prenant tous les risques, La psychanalyse du frigidaire qui se lit presque comme un polar, le Gros lot, toutes ces nouvelles montrent à quel point il est facile de basculer et de se perdre.
Vous l'aurez compris, il ne s'agit pas d'une oeuvre légère mais en même temps, il y a des passages qui ne manquent pas d'humour.
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jbicrel
  30 juillet 2016
Ce recueil de 21 nouvelles à chute paru en 1998 ne m'était pas inconnu : j'avais déjà eu l'occasion de faire lire et étudier "Solitude numérique", l'histoire d'une femme qui ne sait plus comment faire pour détacher son mari de l'écran de télévision. Sur les effets des écrans, j'ai découvert aussi une autre nouvelle que je trouve plus intéressante, "L'Écran crevé" et sur les ressources de l'informatique "L'image du fils" mérite le détour.
Je n'ai pas compris l'intéret de l'accident raconté dans "La psychanalyse du Frigidaire" et je n'ai pas aimé "Mobile homme" nouvelle qui à elle seule, m'empêchera de recommander ce livre à des collégiens tant elle me semble voyeuriste, dommage !
En revanche, "Le Salaire du sniper" sur la presse et ses compromis avec la morale malgré le cynisme de la fin et "Passage d'Enfer" sur la déchéance sociale sont des nouvelles particulièrement fortes qui nous parlent d'aujourd'hui avec une parfaite maîtrise des contraintes liées au genre.
Lien : http://www.lirelire.net/2016..
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CDIstjean
  28 janvier 2014
Le personnages de cette nouvelle sont Martine;Régis. Ils sont en couple et Martine est énervée car Régis passe plus de temps avec les suporters de son équipe de foot
préféré qu'avec elle.
Je n'aime pas cette nouvelle car elle parle de deux choses que je n'aime pas, l'évocation de de l'amour à deux et le foot. Malgrè ça, les personnages sont vivants et le contexte est intéressants car cette nouvelle n'est pas trop ancienne. Je trouve que c'est un peut un stéréotype de la femme jalouse des occupations de son fiancé.
elle à était écrite par Didier Daeninckx.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   19 mai 2020
Même en suivant ce qui se passe en Yougoslavie, on a du mal à imaginer des jeunes de notre âge qui partent à la guerre, qui perdent tout sens moral, qui tuent, massacrent, violent... J'essaye de montrer ce qui peut les conduire à devenir des tueurs, par quelles techniques de manipulation on fait croire aux jeunes que le cauchemar peut se substituer au rêve, que la guerre les libérera à tout jamais du carcan social, qu'elle leur apportera la fraternité, l'esprit de corps...
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CancieCancie   18 mai 2020
Je me suis même tapé le "Monte-Cristo" en trois volumes qu'on m'avait offert pour Noël ! mes parents n'en revenaient pas ; mille cinq cents pages dans la semaine. Ils me disaient que j'allais m'abîmer le yeux à force de lire... J'ai répondu à ma mère qu'elle ne s'usait pas la langue à force de parler ! Ils se sont marrés, sauf qu'au fond de ma tête je pensais qu'on ne s'usait pas la queue à force de baiser, mais ça, je pouvais pas leur dire.
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jbicreljbicrel   30 juillet 2016
12 mai 1998, boulevard Raspail. Guy Chaplain se soulagea dans l'édicule Decaux planté au coin de la sinistre rue Richard qui coupait le cimetière Montparnasse en deux parties inégales. Il se rajusta et déboucha sur le boulevard, face au lycée technique Raspail qu'il avait quitté avec quelques amis de rencontre, quelques mois plus tôt, avant que la mairie n'en mure les issues. Il fit une pause, dans le square triangulaire, puis se mit en devoir de remonter la rue Campagne-Première pour atteindre le boulevard Montparnasse avant que les restaurants n'aient absorbé les bataillons de spectateurs libérés par les cinémas. C'était le meilleur moment de la journée, pour la manche.(p.279/280)

13 mai 1998, 4 heures du matin, passage d'Enfer [...] Ce fut le couple habillé en Saint Laurent et Rabanne, des antiquaires des arcades Rivoli, qui eut l'idée de fêter dignement le trentenaire du 13 mai 1968 en érigeant une barricade au milieu du passage d'Enfer. Pedro usa de son prestige pour prendre la direction des opérations, et une petite troupe zigzagante se dirigea vers les grilles barrant l'entrée côté boulevard Raspail. Au son de l'Internationale, les conteneurs à ordures furent promptement traînés sur les pavés ainsi que des cageots, des emballages de fruits et légumes, des robots mixeurs, soigneusement empilés près du platane par l'épicier vietnamien et le vendeur d'électroménager. Un matelas compissé par tous les chiens du quartier, une vieille télé abandonnée et un frigo aux parois poisseuses d'huiles de fritures complétèrent le dispositif des émeutiers du petit matin. (p295-296)
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HORUSFONCKHORUSFONCK   21 août 2021
Adrienne Tasson- Vasseur abattit sur ses genoux l'exemplaire de Spectacles du Monde qu'elle était occupée à lire pour fixer sur son époux un air d'étonnement dont elle n'avait plus usé depuis la dernière nuit de leur voyage de noces, un demi-siècle plus tôt, quand Gabriel avait tenté de la prendre à revers.
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michdesolmichdesol   01 décembre 2017
Février est un mois gris éléphant, un mois gris poulpe. Comme novembre, mais en pire. En novembre on sait qu'on en a pris pour quatre mois de col relevé, de chaussettes en laine et de slip molletonné : on ne se fait pas d'illusions, on se dit qu'on va s'habituer à subir les mines catastrophées du gillot décrépit de service. En février on recommence à espérer, on guette le bourgeon, la turgescence végétale, la remontée de la jupette, l'effacement du collant, et on est déçu, jour après jour, même si les calculateurs de calendriers ont eu la bonne idée de rationner le mois et de ne lui refourguer, trois fois sur quatre, que vingt-huit jour... Vingt-huit jours de trop !
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Vidéo de Didier Daeninckx
À quelques jours des municipales, le réel d'abord : Didier Daeninckx ouvre son tract Gallimard sur son déménagement : il quitte la Seine-Saint-Denis (93) pour s'installer dans le Val de Marne (94). Porteur de la mémoire de ces espaces, il revient sur les nombreux bénéfices dont ont bénéficié les mairies et les associations communistes à Aubervilliers, et plus généralement dans les banlieues rouges. L'écrivain, pour qui l'écriture reste un lieu de résistance, explore le roman fiction dans trois livres, publiés dans la collection Tracts chez Gallimard intitulé "Municipales : Banlieue naufragée" (2020), "Le roman noir de l'Histoire" (Verdier, 2019) et, paru en mars en folio Gallimard, "Artana ! Artana !". Il est l'invité de la Grande table aujourd'hui.
La Grande table Culture d'Olivia Gesbert – émission du 11 mars 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020
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