AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2859209530
Éditeur : Le Castor Astral (22/08/2013)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Poète visionnaire, Seyhmus Dagtekin impressionne les auditeurs dans ses lectures publiques. Il imagine se faire un monde, une maison avec des mots qui ne seraient même pas les siens. Il croit au verbe, à la force instituante de la parole. Il est en quête permanente du lien fondateur entre le mot et les êtres. Élégies pour ma mère marque le lien profond qu'il entretient entre sa langue maternelle, le kurde, et sa langue d'adoption, le français. Il renoue ainsi avec l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Myriam3
  12 février 2015
Lire ce recueil de poème fut comme une plongée dans un monde rude, à la fois végétal et animal. L'auteur, Seyhmus Dagtekin, a voulu rendre hommage à sa langue maternelle, le kurde, en la mêlant par les sonorités et les paysages de son pays à la langue française, sa langue d'adoption. On pénètre ainsi dans un univers dans lequel il n'existe plus de frontière entre le corps, la nature et la parole, tout se mêle, s'entremêle, se confond.
Chaque poème s'adresse à un personnage: le père, la mère, l'aveugle, le berger, etc... et nous emporte dans les montagnes, les campagnes, un monde de terre, de cendres et de sang.
Le mieux sans doute est de se laisser couler au fil des phrases, au rythme lancinant et monotone des poèmes et de goûter les mots.
Lu dans le cadre du Challenge Poésie
Commenter  J’apprécie          250
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Myriam3Myriam3   08 février 2015
Je lance mes bras dans les airs pour m'agripper à ta voix
J'abandonne tes yeux sur les taches blanches des falaises
La terre se fend sous mes pieds
Mes larmes débordent et emportent tes yeux, O père!

Je t'avais dit de ne pas faire ce pas
De ne pas faire ces trois pas vers cette sépulture
Ta bouche se tordra
Tes yeux se mettront de travers
Tes mains dessécheront sur place
Tes pieds ne te porteront plus au-delà de cette limite

Mais tu es lourd, lisse d'oreille
La parole ne peut s'y accrocher
Tu prends ta tête sur cette rive et l'emmènes sur celle des morts
Tu brises ton souffle sous les nuages
Tu te lèves, tu secoues ta croupe
et t'en vas
Sans sortie ni porte


Les Passages de la Lune
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Myriam3Myriam3   07 février 2015
Ainsi font les autres, ils viennent vite et repartent vite
Ils fixent un point et avancent
Je reste à la place qu'ils ont quittée
Sous leurs yeux, je me charge de la vue des autres qui prennent place et s'en vont à leur tout
On ne sait quel vent sort de quelle bouche
Quel vent ils fixent et par quelle foulée ils nous remplacent

A travers Ongles et Racines
Commenter  J’apprécie          180
Myriam3Myriam3   29 janvier 2015
Je me faufilerai entre sang et neige
Je remplirai mes paumes de chants
Secouerai la terre de ma langue
et refermerai mes dents sur les jambes fragiles des sauterelles
Pour y redessiner nos mots

Les Funérailles du Matin
Commenter  J’apprécie          220
coco4649coco4649   01 août 2017
RÊVES LÉGERS, NUIT CLAIRE


Extrait 1

Noix se fait vent et nous emmène au pays des Perses
Dans une nuit d’automne
Nous avons léché ta source au nombril
Un automne long comme la lune

Faudrait mettre genou à terre et attendre. Sinon, se retourner,
  t’atteindre par notre nom, te laver de quatre eaux différentes,
  te faire macérer dans quatre langues, chauffer nos poings à
  ton haleine, impatienter nos yeux sur les flammes, en faire
  des melons crus et haleter sous un jour en ruine

Les chiens trébuchent au crépuscule et vident notre sang sur
  l’été. Un été sec. Une chair blanche. Blancheur de nos
  demeures sans nuages qui ne peuvent se retrouver dans
  le noir. Les noix enfourchent les chevaux, emportent notre
  sommeil et le déposent en ton sein

Comme si tu avais lavé tes tresses
Dans ton sommeil
Éclaboussé de ton sang
Comme si tu avais coupé ta chair en deux

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
coco4649coco4649   01 août 2017
RÊVES LÉGERS, NUIT CLAIRE


Extrait 3

Terre
Ô terre, le malheur nous a fait délaisser nos verges, nos blessures
nous ont empêchés de creuser un quelconque trou
Nous nous sommes tournés vers les calumets, terre
Les œufs passent dans les nids
La noix se fait vent chez les Perses, Ô bouche remise
Elle frappe les nuages dans la mort
Et accueille les vieilles dans l’œil de la source

Faudrait écarter le rouge d’une noire
La poser devant notre jeûne
Et élever ton nombril sur un piédestal

Terre, tu nous a assoiffés
Tu as enseveli nos blessures dans le cimetière des lézards
Tu as grillé les lézards dans la fournaise de midi
Terre, nos villages enfourchent les chevaux et courent les noix.
S’essoufflent les villages dans les traces des vendeurs ambulants
Tandis que tu emmêles la parole et confonds les funérailles,
  terre
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Seyhmus Dagtekin (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Seyhmus Dagtekin
LECTURES SEYHMUS DAGTEKIN ET LILI FRIKH
autres livres classés : poésieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
786 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre