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Élisabeth Gaspar (Traducteur)Hilda Barberis (Traducteur)
EAN : 9782070363957
384 pages
Gallimard (08/06/1973)
3.99/5   293 notes
Résumé :
"Pour l'amour de Dieu, dit-il sans se retourner, ne prépare rien pour moi. Je sors. "
Alors, Mary Maloney fit simplement quelques pas vers lui et, sans attendre, elle leva le gros gigot aussi haut qu'elle put au-dessus du crâne de son mari, puis cogna de toutes ses forces. Elle aurait pu aussi bien l'assommer d'un coup de massue.
Elle recula. Il demeura miraculeusement debout pendant quelques secondes, en titubant un peu. Puis il s'écroula sur le tapi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
3,99

sur 293 notes

Cath_perrin
  28 avril 2021
Quinze histoires effectivement bizarres ; toutes à chute, plus ou moins explicite, plus ou moins cruelle, plus ou moins amusante. Roald Dahl maîtrise parfaitement l'art de la nouvelle : quelques mots, et nous voilà entraînés aux côtés de personnages, comme vous et moi, enfin presque. L'auteur laisse parfois le lecteur compléter ce qui n'est pas écrit.
Le recueil commence chez un couple de bourgeois, lors d'un dîner où ils ont convié le narrateur et sa femme ainsi qu'un connaisseur en vin, fort peu sympathique, et qui essaie de tirer profit d'une situation avantageuse.
La nouvelle que je préfère : La grande grammatisatrice automatique. Un inventeur génial conçoit une machine à écrire des romans et des nouvelles. La fin est inattendue.
Vous l'aurez compris, dans l'ensemble ce sont quinze nouvelles corrosives que l'auteur vous propose.

Lien : https://dequoilire.com/bizar..
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lafilledepassage
  25 janvier 2020
Voilà l'occasion de passer un excellent moment avec le roi de la nouvelle !
En effet, Roald Dahl réussit, en une dizaine de pages, à dresser un portrait assez complet de ses personnages, à bâtir une intrigue prenante et à créer une ambiance. Sans oublier l'ingrédient essentiel (enfin je trouve) à toute bonne nouvelle: l'histoire se termine sans que tout soit expliqué, il reste toujours des points d'interrogation et libre au lecteur d'y répondre de la façon qu'il lui sied.
Dahl décortique les relations sociales de la « bonne société ». On y croise des vieilles dames fortunées et pingres, des vieillards libidineux, des jeunes hommes cupides à en mourir, des parieurs maladifs, des épouses extrêmement jalouses prêtes à tout, des professionnels de la manipulation, des escrocs en tout genre, … L'histoire commence toujours bien, les personnages sont présentés sous leur jour favorable, jusqu'à ce que le vernis des apparences ne se lézarde et révèle leurs côtés moins reluisants. Dahl se montre d'abord flatteur avec ses personnages puis, au fur et à mesure des pages, sa plume révèle leurs travers avec précision et sans aucune concession.
Oui, Roald Dahl, c'est bien plus que « Charlie et la chocolaterie ».
Les nouvelles sont originales, l'écriture est magnifique et la fin est toujours inattendue. On s'amuse, on se moque, on est répugné, on s'irrite, on s'offusque, on s'indigne. Au final on se dit que la civilisation est une façade bien mince et bien peu solide. Et peut-être bien qu'il s'en dégage un vague pessimisme.
Un vrai coup de coeur !
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Myriam3
  27 juillet 2021
J'ai été surprise en commençant ce recueil de découvrir qu'il ne s'agissait pas de nouvelles pour enfants mais pour adultes! Ecrits au début de sa carrière d'écrivain, dans les années 40, ces récits montrent déjà un vrai talent de narration et je me suis régalée. On y retrouve l'humour un peu noir, cynique de ses histoires pour enfants, et une sorte d'obsession pour le pari en tout genre, je ne sais pas si Dahl lui-même était un gros parieur...
Au passage, j'ai aussi eu le plaisir de tomber sur deux nouvelles à partir desquelles nous avions travaillé au lycée et dont je ne savais pas qu'elles avaient été écrites par lui.
Chaque nouvelle a son monde particulier, on passe par tous les niveaux sociaux mais on reste du côté masculin, ce qui m'a un peu frustrée mais chacune d'elle m'a étonnée, ce qui pour un recueil avec autant de nouvelles était une gageure.
Bref, j'y entrais un peu circonspecte et j'ai été conquise, je le conseille pour un vrai moment de plaisir et d'exotisme, car j'ai cru lire, par moments, du Kipling (Venin, ma préférée sans doute) ou du Steinbeck (Le chien de Claude).
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Scara
  30 avril 2012
Quelle découverte! Quel art magistral de la nouvelle!
J'ai hésité à ouvrir ce livre avec la crainte de rencontrer des récits désuets et un style empoussiéré, malgré tout, la réputation de grande fantaisie de Dahl m'a convaincue de franchir le pas.
Cet auteur maîtrise le format de la nouvelle d'une façon époustanflante, en quelque lignes le décor est posé sans que rien n'y manque, les personnages m'ont immédiatement parlé comme si je les connaissais depuis des centaines de pages, tout y est et rien ne manque, c'est impressionnant de perfection.
Bien sûr, certaines histoires sentent bon les années 40/ 50 et un univers aujourd'hui désuet, mais cela n'enlève rien à la maestria de l'auteur, dont les récits sont restés percutants et d'une étonnante actualité par leur style.
Je recommande chaudement;
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stefferon
  15 novembre 2012
Des nouvelles plus ou moins sympathiques.
Certaines sont vraiment excellentes.
"Le connaisseur" ou quand une simple paire de lunettes peut casser l'ambiance d'une soirée.
"Le coup de gigot" ou comment faire disparaître une pièce à conviction.
"La peau" qui a inspiré le film "Le tatoué".
Et ma préférée : "Nunc dimittis" quand la vengeance d'un homme, pourtant diabolique est mortellement contrée par celle de la femme bafouée.
Un bon moment.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
lafilledepassagelafilledepassage   26 janvier 2020
Mike Schofield était un homme fort aimable, entre deux âges. Mais il était agent de change de son métier. Pour être plus précis, il était agioteur. Et comme beaucoup de gens de son espèce, il semblait souvent un peu embarrassé, presque honteux de gagner tant d’argent en exerçant un métier si peu estimable. Car il savait qu’il n’était au fond qu’un bookmaker, un solennel petit bookmaker infiniment respectable et discrètement dépourvu de scrupules. Et il savait que ses amis le savaient aussi. C’est pourquoi il s’efforçait de passer pour un homme cultivé, un lettré, un amateur d’art. Il faisait collection de tableaux, de livres, de disques.
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Cath_perrinCath_perrin   28 avril 2021
Durant toute la semaine, je n’avais jamais un instant pour moi. Quand Foxley me voyait en train de lire un roman, il me trouvait immédiatement une autre occupation. Une de ses formules consacrées, surtout les jours où il pleuvait était : “Tiens Perkins, j’aimerais bien voir un bouquet d’iris sauvages sur ma table, qu’en penses-tu ?”
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lafilledepassagelafilledepassage   25 février 2020
Bert avait un œil défectueux, un œil de poisson bouilli. Gris pâle, immobile et vitreux, il vous suivait partout comme le regard de ces portraits dans les musées. Vous pouviez changer de place et Bert se tenir de profil, l’œil vous fixait toujours, trouble, incolore, un point noir au center, comme l’œil d’un merlan sur une assiette.
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lafilledepassagelafilledepassage   04 février 2020
- C’est que … à mon avis …
- Ne fais pas l’idiot, Arthur.
- Je ne les ai vus qu’une fois et je dois dire que je les ai trouvés plutôt charmants.
- Charmants à tuer !
- Pourquoi ça, Pamela ?
- Ecoute, dit-elle en donnant une tape au magazine posé sur ses genoux. Tu les as vus aussi bien que moi. Tu vois aussi bien que moi qui ils sont. Deux petits rampants qui croient que c’est arrivé parce qu’ils jouent bien au bridge.
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lafilledepassagelafilledepassage   22 février 2020
Mr Hoddy était veuf. Son visage pincé et revêche portait continuellement une expression de blâme. Ses petites dents bien rangées, son regard profond et méfiant rappelaient ceux de sa fille, mais la ressemblance s’arrêtait là. Il n’avait ni la spontanéité, ni la vitalité, ni le cœur généreux de Clarisse. Un petit homme à la peau grise et ratatinée comme une pomme aigre, avec de très rares cheveux noirs collés méticuleusement au sommet du crâne. Mais c’était un personnage important. Vendeur dans une épicerie, il circulait toute la journée dans le magasin, vêtu d’une impeccable blouse blanche, maniant de grandes quantités de denrées précieuses telles que sucre ou beurre.
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Videos de Roald Dahl (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Roald Dahl
Une célébration de l'enfance inspirée par la malice et la magie de Roald Dahl et illustrée par Quentin Blake.
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