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EAN : 9782070617142
272 pages
Gallimard (14/02/2008)
4.2/5   115 notes
Résumé :
C’est en Afrique, au Tanganyika ― aujourd’hui la Tanzanie ―, que Roald Dahl occupe son premier emploi dans une compagnie pétrolière. Mais la guerre éclate en Europe, et, pour combattre l’Allemagne de Hitler, il s’engage dans la Royal Air Force.Commence alors pour Roald Dahl une période exaltante, fertile en découvertes et en dangers...Cette autobiographie passionnante fait suite à «Moi, Boy», où l’auteur évoquait son enfance.
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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claireo
  14 novembre 2017
Après "Moi, boy", Roald Dahl poursuit ici sa biographie. Jeune homme, il va travailler au Tanganyika (actuelle Tanzanie) alors colonie britannique, avant de s'engager comme aviateur lors de la seconde guerre mondiale.
On retrouve le ton de l'auteur, clair et plein d'humour dans ce récit émaillé d'anecdotes et illustré de photos et documents d'époque, ce qui fait lire et relire ce livre avec un grand plaisir.
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anlixelle
  17 février 2018
La seconde partie de l'autobiographie de Roald Dahl, Escadrille 80, se concentre  sur trois années,  de 1938 à 1941. Elle commence par la période de l'aventure africaine au cours de laquelle il a travaillé pour la compagnie pétrolière Shell en Tanzanie. Luttant contre la chaleur moite du pays, le futur écrivain vit au contact des serpents vénéneux, des lions, apprend le swahili et côtoie les colons non sans les décrire avec une grande lucidité empreinte de son légendaire humour.
Cette autobiographie sélective est un concentré d'aventures loufoques et de personnages (parfaitement décrits comme toujours chez R.Dahl) extravagants évoqués d'un ton pince-sans-rire excellent.
Il faut faire un effort pour se rappeler qu'il s'agit bien d'une histoire vraie et non pas d'une nouvelle délirante pour jeunes adultes.
" Il faut être fou pour devenir écrivain. Celui qui choisit cette profession n'a qu'une seule compensation : une absolue vérité." écrivit - il.  Son récit raconte ensuite sa formation militaire dans l'aviation, son accident dans le désert, et d'autres multiples aventures dramatiques en Grèce, en Syrie. Face aux épreuves, l'auteur fait pourtant toujours preuve d'une sérénité déconcertante. Comme si à cet âge là la mort faisait moins peur.
Grâce à son écriture vivante et à son art de l'oralité, lire Roald Dahl reste, pour moi, un immense plaisir.
Peut-être est ce dû au flegme britannique qui transparaît dans nombre de ses textes ?
Ou bien à la qualité de sa plume et son sens de l'écriture ?
Probablement à tout ça,  et bien plus encore.....

Lien : http://justelire.fr/escadril..
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IreneAdler
  01 février 2014
Attention, ce ci est la suite de l autobiographie de Roald Dahl ; le premier tome s intitule Moi, Boy (je ne l ai à ce jour pas lu, mais je l'ai emprunté à la
médiathèque.)
Nous suivons le jeune Dahl au Tanganika, au temps de l'empire britannique. Il y travaille pour la Shell, à un boy, fit bien. Puis éclate la guerre et il s'engage alors dans la RAF. Et là, stupéfaction et horreur, nous apprenons qu'a peu de chose près, il n'y aurait pas eu d'auteur Dahl ! Mais tout est bien qui fini bien....
Et son autobio, c'est comme les romans. Il ne se prend pas à sérieux, on y retrouve la même verve, le même humour. Un peu comme s'il était le personnage d'un de ses romans....
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Deleatur
  12 mai 2018
Voilà au moins trente ans que j'avais délaissé Roald Dahl. Curieusement, d'ailleurs, je crois bien n'avoir lu aucun de ses livres pour la jeunesse, ceux qui ont pourtant fait sa renommée : adolescent, je me régalais plutôt de ses ouvrages destinés aux adultes, comme les recueils Kiss Kiss ou Bizarre Bizarre, dont j'adorais l'humour décalé et souvent cruel.
Je ne savais donc pas trop à quoi m'attendre avec Escadrille 80 mais j'y ai en tous cas trouvé quelques bonheurs : le rendu de l'atmosphère coloniale en Afrique de l'Est, avec une vision qui cède moins qu'on aurait pu le craindre aux pièges du paternalisme ; le récit intéressant du début de la 2e Guerre mondiale au Tanganyika, et ce qu'il advint des colons allemands restés dans le pays après la cession de la colonie à l'Angleterre en 1919 ; l'initiation de l'auteur au pilotage d'un avion de chasse ; ses campagnes de 1940-1941 dans le désert ou en Grèce,... le récit, sans fioritures ni analyse des événements historiques, laisse seulement affleurer un point de vue moral ici ou là. La guerre que raconte Roald Dahl est bien sûr très édulcorée et n'a pas grand chose d'effrayant. C'est une succession d'aventures sans répit, et qui se lit comme telle. Un héroïsme modeste court à travers le récit, lui donnant ce ton fluide et so british qui fait son charme. le livre se lit très bien, incontestablement, mais demande sans doute une petite remise en perspective avant de le donner à un jeune lecteur.
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le_chartreux
  02 janvier 2022
Roald Dahl… Un nom que les parents qui suivent leurs enfants jusque dans les tréfonds des bibliothèques municipales connaissent bien car il est l'auteur de merveilleuses histoires qui apportent de la lumière dans les recoins les plus obscurs des vieux bâtiments publics ou des cervelles d'enfants. C'est une sorte de magicien des rêves et des mots ; il est l'auteur de Charlie et la Chocolaterie, James et la Grosse Pêche, le Bon Gros Géant, Fantastique Maître Renard… C'est en définitive le « Gandalf » des enfants, un ensorceleur de mots, un monteur en mayonnaise de rêves, un redresseur des destinées mal engagées, voire un correcteur de mauvais chemins.
Cet homme aurait pu passer à côté de sa destinée littéraire si le sort ne lui avait pas été aussi favorable.
Une autobiographie malicieuse qui raconte son épopée africaine et son passé de pilote de chasse dans la Royal Air Force avant son retour au pays.
Un Folio Junior pour tous !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
herve_bleizherve_bleiz   08 avril 2018
Le lendemain, à mon réveil, la seule pensée qui m'occupait l'esprit était la perspective de mon départ à 10 heures, jointe à la quasi-certitude de rencontrer la Luftwaffe sous une forme ou sous une autre alors que, pour la première fois, je ne pouvais compter que sur moi-même. De telles pensées ont tendance à provoquer chez vous un certain relâchement des entrailles et je demandai à David Coke où se trouvaient les latrines. Il m'indiqua vaguement leur emplacement et je partis à leur recherche.

J'avais déjà vu des lieux d'aisance plutôt primitif en Afrique orientale, mais les feuillées de l'escadrille 80 à Eleusis battaient tous les records. Une large tranchée de près de deux mètres de profondeur et de cinq mètres de long avait été creusée dans la terre. Sur toute la longueur de cette tranchée, une perche ronde était suspendue à environ un mètre vingt du sol, et je regardai, horrifié, un soldat arrivé avant moi qui, ayant baissé son pantalon, essayait de s'asseoir sur la perche. La tranchée était si large qu'il pouvait tout juste atteindre la perche avec ses mains. Mais quand il y parvint, il dut pivoter sur lui-même et faire une sorte de saut en arrière dans l'espoir de pouvoir poser ses fesses sur la perche. Y étant parvenu d'extrême justesse, il dût agripper la perche à deux mains pour garder l'équilibre, mais cet équilibre, il le perdit et bascula dans la fosse répugnante. Je lui tendis la main pour l'aider à s'en sortir et il fila rapidement pour aller se laver je ne sais où. Je m'éloignai à mon tour et dénichai un coin derrière un olivier au pied duquel poussaient des fleurs sauvages.

A dix heures précises, j'étais sanglé dans mon Hurricane, prêt à décoller. Plusieurs autres étaient déjà partis seuls avant moi au cours de la demi-heure précédente et avaient disparu dans le ciel d'azur grec. Je m'envolai à mon tour, montai à 5000 pieds et me mis à décrire des cercles autour du terrain tandis qu'un radio dans la salle d'ops essayait de me contacter sur mon appareil parfaitement inefficace. Mon nom de code était Bue four.
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gwenn_lorageduneviegwenn_loragedunevie   24 novembre 2016
Un inconnu en bras de chemise était assis sur la couchette de U.N. Savory et, lorsque j'entrai, il poussa une sorte de bref glapissement et se leva d'un bond comme si on lui avait allumé un pétard sous les fesses.
L'inconnu était complètement chauve et il me fallut une seconde ou deux pour me rendre compte qu'il s'agissait de U.N. Savory lui-même. C'est extraordinaire à quel point une chevelure ou son absence peut métamorphoser un individu. U.N. Savory était un autre homme. Pour commencer, il faisait quinze ans de plus, et, de façon assez subtile, il semblait avoir également diminué, être devenu plus petit et plus maigre. Comme je le disais, sa calvitie était totale, et son crâne rose et luisant ressemblait à une grenade bien mûre. Il était debout maintenant, tenant à deux mains la perruque qu'il s'apprêtait à mettre lorsque j'étais entré.
-Vous n'aviez pas le droit de revenir ! hurla-t-il. Vous aviez dit que vous aviez terminé !
Ses yeux lançaient des éclairs de fureur.
-Je... je suis vraiment désolé, bredouillai-je. J'ai oublié ma pipe.
Il fixait sur moi un regard meurtrier et je voyais des petites gouttes de sueur perler sur son crâne dénudé. J'étais atterré. Je ne savais pas quoi dire.
-Je prends simplement ma pipe et je m'en vais, marmonnai-je.
-Ah, mais non ! vociféra-t-il. Vous avez vu maintenant et vous ne sortirez pas d'ici avant de m'avoir fait une promesse!... La promesse de ne rien dire à qui que ce soit ! Promettez-le-moi !
[...]
-Il n'y a pas de honte à être chauve, dis-je.
-Je ne vous ai pas demandé votre opinion ! cria-t-il, toujours furieux. Je veux simplement votre promesse.
-Je ne dirai rien à personne, dis-je. Je vous donne ma parole.
-Et je vous conseille de la tenir, dit-il.
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rkhettaouirkhettaoui   12 août 2018
Je m’estime privilégié d’avoir pu apercevoir ces rares spécimens pendant qu’ils hantaient encore les forêts et les collines de la terre, car l’espèce en est de nos jours totalement éteinte. Jamais plus je ne rencontrerai de phénomènes aussi extravagants, plus anglais que les Anglais, plus écossais que les Écossais. Tout d’abord, ils parlaient une langue qui leur était propre. S’ils travaillaient en Afrique orientale, leurs phrases étaient émaillées de mots swahili et, s’ils vivaient en Inde, toutes sortes de dialectes se mélangeaient dans leurs propos. En outre, un vocabulaire complet d’expressions courantes semblait commun à tous ces gens. Un verre bu dans la soirée, par exemple, était toujours un sundowner (un « crépuscule »).
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rkhettaouirkhettaoui   12 août 2018
Tous les passagers mâles se levaient-ils à l’aube pour aller sprinter sur le pont dans le plus simple appareil ?… S’agissait-il d’un rituel inconnu de moi, propre aux bâtisseurs d’empire, fanatiques de culturisme ?… Tous deux se rapprochaient maintenant. Seigneur Dieu, le deuxième ressemblait à une femme !… Mais oui, c’était une femme !… Une femme nue au derrière plus dénudé que celui de la Vénus de Milo !… Mais la ressemblance s’arrêtait là car je pouvais voir maintenant que cette créature efflanquée et à la peau blanche n’était autre que Mme le major Griffiths elle-même !… Je me pétrifiai à mon hublot, les yeux rivés sur cet épouvantail femelle qui trottait si fièrement au côté de son époux nu comme un ver, les coudes repliés, le menton haut, comme pour dire : « Ne formons-nous pas un couple formidable tous les deux, et n’est-il pas bel homme, le major mon mari ? »
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herve_bleizherve_bleiz   08 avril 2018
En novembre 1939, alors que la guerre était commencée depuis deux mois, j'annonçai à la compagnie Shell que je voulais m'engager et participer à la lutte contre Bwana Hitler et ils me laissèrent partir avec leur bénédiction. Superbement magnanimes, ils me déclarèrent qu'ils continueraient à mettre mon salaire à la banque tant que la guerre durerait et que je resterais vivant. Je les remerciai grandement, montai dans ma vieille petite Ford Prefect et me mis en route pour franchir les mille kilomètres qui séparaient Dar-es-Salaam de Nairobi et m'enrôler dans la R.A.F.
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Une célébration de l'enfance inspirée par la malice et la magie de Roald Dahl et illustrée par Quentin Blake.
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