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EAN : 9782266297738
448 pages
Éditeur : Pocket (05/03/2020)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.73/5 (sur 345 notes)
Résumé :
Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (129) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  03 juillet 2019
Ce que j'ai ressenti:
❌Bavarde, je serai…❌
Dis, et toi si on t'enlevait tes mots? Tu ferais quoi, dis? Tu ferais quoi? J'ai besoin fou d'entendre des phrases, après cette lecture…Tu ferais quoi si tu n'en avais plus qu'une poignée de mots par jour? ❌100 mots❌…Dis, tu serais malade toi, si tu n'avais plus voix au chapitre, plus de voie à tracer, plus de mots à lire, dis? Tu rejoindrais le mouvement Vo❌?!
"Ce soir, laissons le silence tout recouvrir."
Parce que le thème m'a de suite interpellée et que c'est avec une certaine curiosité que j'ai vu, des femmes, apparaître sur la toile avec des ❌ sur la bouche, que je me suis précipitée vers ce livre. C'est vrai que je ne suis pas très bavarde, mais bon, là j'aurai presque envie de hurler de bien gros mots…Car voir, dans ce roman, ces femmes sans mots, sans voix, sans libertés, il me vient des mots-colères en bouche, qu'un compteur ne saurai arrêter…
Alors calme-toi maintenant, et réfléchis à ce que tu dois faire pour rester libre.
❌Attentive, je deviendrai…❌
Ce qu'il y a de génial avec les romans Dystopie, c'est leur force, l'intention prioritaire de nous faire réagir en tant que lecteurs, de nous mettre face à une situation dérangeante. Vo❌ est de cette trempe là. Dérangeant. Très dérangeant. Je dirai même révoltant. Tout comme l'héroïne, Jean McClellan, on ne voit pas toujours le moment de basculement, entre ce qu'il y avait « avant » et « l'après », le point-clef de l'histoire où on nous enlève un droit. Avec cette idée puissante d'entrave à la parole, on aborde dans ses pages, le milieu des neurosciences et de la linguistique, mais surtout un possible futur, où les femmes subiraient un patriarcat asphyxiant. C'est une lecture très intense, qui hérisse les poils, et qui ne peut laisser insensible. Pas seulement pour son côté « féministe », mais pour prendre conscience que l'avidité du pouvoir peut mener aux pires folies.
"Tu ne peux pas t'opposer à ce que tu ne vois pas venir."
❌En parler, ça ne tue pas…❌
J'ai été agréablement surprise et j'ai passé un bon moment avec VoX. Pour autant, si je trouve l'idée de départ géniale et que je comprends l'urgence de l'auteure à nous sensibiliser sur des problèmes de sociétés, il y a quelques bémols dans cette intrigue. Je regrette cette fin un poil expéditive et un manque de profondeur dans certains personnages. Je finis sur une note légèrement fade en bouche, parce que j'avais beaucoup d'attentes, mais je retiens la belle originalité de cette histoire. Et puis, j'ai encore la chance de lire et de vous en parler, et c'est tout ce qui m'importe après une telle lecture alarmante…De faire entendre ma VoX...
« Qu'est-ce que tu ferais pour rester libre, Jacko? Parce que là, moi je ferai n'importe quoi. »
Ma note Plaisir de Lecture 8/10.

Lien : https://fairystelphique.word..
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leolechat
  01 mai 2019
Nous sommes aux Etats-Unis, dans un futur très proche. Le pays est désormais sous la coupe du Révérend Carl Corbin, un fondamentaliste chrétien bien décidé à remettre les brebis galeuses dans le droit chemin des saintes écritures. Les opposants au régime, les fornicateurs et les homosexuels sont détenus dans des camps de travaux forcés et muselés d'un compte-mots réglé sur zéro. Les militaires et la police de la fornication sont là pour étouffer dans l'oeuf toute velléité de résistance ou de comportement jugé immoral.
Hier neuroscientifique reconnue par ses pairs, Jean McClellan est aujourd'hui interdite d'exercer son métier, cantonnée aux travaux ménagers et à son rôle d'épouse et de mère. Comme toutes ses congénères, cette dernière est équipée d'un "bracelet silenceur" (muni d'un compteur limité à cent mots pour vingt-quatre heures). En cas de dépassement du quota, la punition est une puissante décharge électrique qui lui ôtera toute envie de bavardage !
Résignée à son triste sort, Jean va entrevoir l'espoir d'échapper à sa condition de prisonnière quand le Révérend Carl Corbin lui propose un marché : si cette dernière trouve un remède pour guérir le frère du Président d'une aphasie de Wernicke, elle et sa fille Sonia seront momentanément libérées de leurs bracelets compte-mots.
Mais qu'adviendra-t-il de Jean et de Sonia dès qu'elle aura trouvé le remède miracle ? Que cache cette alléchante proposition ? La scientifique va devoir faire travailler ses neurones à plein régime et faire le bon choix...
Dans la lignée de "La servante écarlate", Vox est une dystopie effrayante, décrivant une société dominée par le rigorisme moral et un patriarcat moyenâgeux. Narré à la première personne, ce récit dont le personnage principal est l'une des victimes de ce régime totalitaire antiféministe, est émaillé de flashbacks qui nous éclairent sur les événements qui ont permis la mise en place de cet état despotique, ainsi que sur les dangers que recèlent la passivité et l'erreur de penser que cela n'arrive qu'aux autres ! Cette inquiétante fiction aussi intelligente que dérangeante se lit d'une traite, combinant intrigue inventive et suspense parfaitement dosé.
Attention à cette lecture, Vox risque fort de vous laisser muet de saisissement !
Lien : https://leslecturesdisabello..
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Neneve
  18 avril 2019
Dès les premiers mots, cette histoire m'a happée. J'ai eu l'impression de me retrouver dans La Servante écarlate de Margaret Atwood. Un monde où les femmes n'ont plus leur place... enfin si, elles ont une place : à la maison pour garder le foyer. Mais sans droit de parole, ou enfin si peu... limité à 100 mots par jour, sinon, c'est la décharge électrique. Enrageant, dérangeant, révoltant... J'ai eu mal à mon état de femme en lisant les premiers chapitres !!! J'avais envie de crier, et lire à voix haute, juste pour me rassurer sur le fait que je n'avais pas ce bracelet autour du poignet qui allait m'électrocuter si je dépassais le quota. Et puis, peu à peu, le récit prend une autre forme... conspiration, révolte, règlements de comptes.. J'ai un peu moins adhéré, peut-être à cause de l'impression que finalement, tout allait bien se terminer et que l'héroïne du bouquin allait trouver LA solution... Bref, une lecture en demi-teinte pour moi...
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lilibookncook
  02 septembre 2019
Dans une société où fleurissent, et avec raison, diverses revendications féministes, difficile d'imaginer un futur proche où les femmes seront réduites aux silences ou presque. C'est pourtant ce qu'a imaginé Christina Dalcher avec Vox, une dystopie lucide et glaçante portée par le constat d'un puritanisme exacerbé, ultime bataille d'un patriarcat en souffrance. Plantant son décor aux Etats-Unis, l'auteure affuble les femmes d'un bracelet compte-mots, dernière idée d'un gouvernement qui s'est donné pour mission d'anéantir la figure de la femme moderne. Avec un quota de 100 mots par jour, difficile de se rebeller ou seulement de communiquer au risque de se prendre une décharge électrique... Bienvenue dans le monde de Jean McClellan, docteure en neurosciences, appelée à la rescousse par le président lui-même. Jean acceptera-t-elle de reprendre ses travaux afin de sauver le frère du chef d'Etat ? A la clé, s'affranchir du maudit bracelet pour elle et sa fille. Mais derrière cette proposition, se cache de bien sombres desseins. En éveillant notre conscience libertaire, la romancière provoque un séisme intérieur et donne une furieuse envie de monter au créneau pour donner de la voix. Frôlement de coup de coeur !
Angoissant dès les premières pages, Vox sait mettre le lecteur mal à l'aise. Aux fur et à mesure des pages tournées, les battements du coeur s'intensifient, pris en étau entre sidération et révolte. Bombe émotionnelle, les prémisses sont une épreuve pour la femme que je suis face à ce cauchemar réaliste. Mes yeux humides ont souvent luté à poursuivre cette lecture où le masque du patriarcat est à la fois intransigeant et obscène.
Avec simplicité, Christina Dalcher relate un avenir probable, nourrit d'un passé puritain dans lequel il s'est lentement faufilé. En comptant sur l'inaction d'une population assuré de ses acquis, l'auteure pointe du doigt notre confiance et nos faiblesses.
Impossible d'en arriver là me direz-vous ? Vraiment ? Il n'y a qu'a regarder l'actualité. Alors que les libertés n'ont jamais été aussi grandes, des hommes comme des femmes, s'indignent de cette même liberté. Liberté d'aimer, qu'importe le genre. Liberté de mouvement. Liberté de choix.
Dans cette atmosphère asphyxiante, Jean replonge dans ses souvenirs et lève le voile d'un mécanisme psychologique effrayant, révélant des méthodes pour le moins actuelles. de la manipulation de l'opinion publique aux droits lentement restreints, l'auteure dresse un constat implacable sur le patriarcat et ses dérives. de plus et avec habileté, celle-ci décrit l'ambition la plus intime de ces hommes, diviser et tuer la solidarité entre femmes pour mieux les modeler à leur image, et ce, en commençant dès le plus jeune âge.
Alors que les courts chapitres s'enchaînent, la dernière partie du roman laisse quelque peu perplexe. Laissant la place à de nombreuses scènes d'actions, le roman se termine sur une note rapide et brouillonne, me faisant passer de l'avidité à une légère déception. Frôlement de coup de coeur tout de même !
Quelle pâtisserie ais-je associé à ma lecture ? Rendez-vous sur le blog pour le savoir !
Lien : http://bookncook.over-blog.c..
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lenoute
  02 octobre 2019
Cette dystopie surfe sur le succès de la servante écarlate.
Dans celle-ci on y suit Jean Mcclean femme au foyer et ancienne docteur en neurosciences, placée sous le nouveau gouvernement fondamentaliste.
Le pouvoir décide de combattre la figure de la femme moderne, en condamnant à un silence forcé avec seulement 100 mots par jour toute personne du sexe féminin.
Cependant quand le frère du président tombe malade Jean est appelé d'urgence, pour ses talents en neurosciences.
Elle accepte mais à une condition, l'accès au langage illimité pour sa fille et elle même.
Jean n'est pas au bout de ses peines de nombreuse découverte vont la laisser sans voix.
La première partie du livre est intéressante, malgré la ressemblance avec la servante écarlate, on peut y trouver son compte.
Dans la deuxième partie, la révolte est plus laborieuse, je l'ai survolé parce que inintéressante à mon goût.
donc lecture mitigée


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critiques presse (2)
Actualitte   17 juin 2019
Une dystopie addictive et glaçante, surtout après ces dernières semaines...
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeJournaldeQuebec   01 avril 2019
Si l’idée de base était vraiment excellente – au dos du livre, on va même jusqu’à comparer Vox à La servante écarlate –, on ne peut hélas pas en dire autant du dénouement. Dommage, car s’il avait été mieux ficelé, l’histoire aurait pu nous laisser sans voix.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
lauriebiernelauriebierne   02 août 2020
J’ai tant de fois voulu le blâmer, mais je n’ai jamais pu. On ne naît pas monstre. On le devient, morceau par morceau, membre par membre, création artificielle d’hommes fous qui, à l’image du malavisé Frankenstein, pensent toujours tout savoir mieux que les autres.
Commenter  J’apprécie          20
lauriebiernelauriebierne   02 août 2020
Si tu t’inquiètes pour Morgan, rassure-toi. C’est un idiot, il ne pense qu’à lui, et c’est un mec. Il ne reconnaîtrait même pas un orgasme s’il en voyait un.
Commenter  J’apprécie          00
leolechatleolechat   01 mai 2019
[...] Le chapitre vingt-sept commençait par cette pépite tirée de l’Épître à Tite : « Donnez-leur de bonnes instructions afin d'apprendre aux jeunes femmes à ne pas être asservies aux excès de vin, à aimer leurs maris et leurs enfants, à être sensées, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises chacune à son propre mari. » L'idée générale du texte ressemblait à une espèce de cri de raliement, une main tendue vers les femmes plus âgées.
Il y avait des chapitres consacrés au féminisme et à sa déconstruction insidieuse des valeurs judéo-chrétiennes (ainsi que de la virilité), des recommandations destinées aux hommes à propos de leur rôle de mari et de père, des conseils pour les jeunes concernant le respect de leurs aînés. Chaque page exsudait le fondamentalisme d’extrême droite.
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ChezLoChezLo   30 juin 2019
"- J'avais un problème familial. Ma voisine était censée garder ma fille, mais…"

Il me coupe en fermant le gros classeur sur son bureau. Il place un bloc-notes dessus pour que je ne voie pas l'étiquette. Puis il se renfonce dans son fauteuil, les mains derrière la tête, les coudes déployés. Il doit penser que ça lui donne un air plus puissant, plus imposant.

"- Vous voyez, voilà pourquoi l'ancienne méthode ne marchait pas. Il y avait toujours quelque chose. Toujours un gamin malade, ou un spectacle de fin d'année, ou des douleurs menstruelles, oui un congé maternité. Toujours quelque chose."

J'ouvre ma bouche, mais pas pour parler. Juste parce que ma mâchoire se décroche d'incrédulité.

Morgan n'a pas terminé. Il attrape un stylo, et fend l'air avec. "Il faut bien que vous vous le mettiez en tête, Jean. On ne peut pas compter sur vous, les femmes. Le système ne fonctionne plus comme il fonctionnait. Prenez les années cinquante. Tout allait bien. [….] On n'avait pas besoin de la main-d'œuvre féminine. Vous comprendrez, une fois que vous aurez surmonté votre colère."
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globicheuse19globicheuse19   03 décembre 2019
Peut être que les choses se sont passées de la sorte en Allemagne pour les nazis, en Bosnie avec les Serbes, au Rwanda avec les Hutus. Je me suis souvent posé la question, comment les enfants pouvaient ils devenir des monstres, où est ce qu'ils avaient appris que le meurtre était légitime et l'oppression justifiée, comment en une seule génération le monde pouvait changer d'axe jusqu'à devenir méconnaissable.
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