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ISBN : 2841119882
Éditeur : Editions Nil (07/03/2019)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
janessane
  16 mars 2019
Si vous avez aimé "La servante écarlate", il y a de grandes chances que vous appréciez "Vox". En effet, impossible de ne pas faire le parallèle, d'ailleurs l'auteure elle-même y fait une petite allusion.
Personnellement, j'aime beaucoup la dystopie alors forcément je n'ai pas résisté à l'appel de "Vox". Sans vouloir rentrer dans le jeu de mots facile (et pourtant je vais le faire), ce livre m'a laissé sans voix. L'histoire est tellement dense que j'ai eu l'impression parfois de suffoquer. Des femmes, dans une Amérique contemporaine, réduites au quasi-silence -100 mots par jour- tentent de survivre, trouver encore un sens à leur vie.
Bien sûr, il y a celles qui se soumettent, celles qui sont remplies de révolte mais muselées par la peur et celles qui combattent au détriment de leur vie parfois ou de leur raison.
Bien sûr, on s'interroge sur la place des hommes. La seule façon de reprendre du pouvoir , d'affirmer leur virilité passe par leur emprise sur les femmes. Les faire taire pour pouvoir régner, tel est leur credo, au nom d'une pseudo- morale chrétienne bien évidemment.
Jean fait partie de ces femmes réduites au silence et à l'inertie. Son mari semble la soutenir mais elle voit lentement son fils aîné tombé sous le jougs de ce nouveau régime. Son silence devient alors colère, voir sa fille se plier aux règles de ce régime si particulier la foudroie. Mais 100 mots pour dire tout ça, c'est si peu...Mais voilà que son savoir est sollicité pour sauver le frère du président. Elle est alors loin de deviner dans quelle aventure elle s'embarque quand elle accepte de travailler pour le gouvernement. le moins quel'on puisse dire, c'est que les masques vont tomber et que les surprises vont s'enchaîner.
D'accord, c'est parfois un peu rapide. C'est peut-être même un peu trop facile parfois mais force est de constater que ça marche. Une fois ce livre ouvert, il m'a été impossible de m'en détacher. Je ne sais pas si c'est parce que, en tant que grande bavarde, je me suis identifiée à ces femmes ou parce que ce livre joue sur la peur du despotisme et de la privation de liberté des femmes et que ce sujet me touche. La seule chose que je sais, c'est que comme pour "La servante écarlate", j'ai vu la série télé défilée devant mes yeux tout au long de la lecture.
Et pour finir, ce dont je suis sûre, c'est que ce livre laisse une forte empreinte même une fois terminée.
Bref, j'aurais pu résumer cela ainsi : j'ai adoré !
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Milie_Baker
  26 février 2019
Une sacrée claque.
Ce roman m'attirait par son résumé ainsi que les nombreuses critiques positives que j'ai vu lors de sa sortie en VO.
Nous sommes en Amérique, aucune date n'est donnée, mais on se doute que l'histoire ne se déroule pas très loin de notre époque. Un groupe religieux monte en puissance dans les votes pour l'élection présidentielle. de plus en plus de personnes sont d'accord avec ce nouveau programme, ce nouveau souffle.
Mais quand le Révérend Carl est élu, tout va de travers pour une certaine partie de la population : les femmes, la communauté LGBT et les personnes de couleurs.
Tous les personnes gays qui sont en couple se voit dans l'obligation de s'investir dans un mariage dit "normal" (soit un homme et une femme) pour le bien-être des enfants et de la société. Si les personnes refusent, ils seront envoyés de force dans des camps de travaux forcés (même si on ne sait pas vraiment ce qu'il se passe là-bas, les gens pourraient tout aussi bien se faire tuer immédiatement arrivés sur place, aucune information ne s'échappe de ces endroits infâmes).
Les femmes quant à elles, se voient gracieusement (hm hm) donner un nouveau gadget très sophistiqué : un compte-mot. C'est-à-dire un bracelet qui autorise la femme/adolescente/fille à prononcer exactement 100 mots par jours. Si le nombre est dépassé, une décharge désagréable sera envoyée directement sur le bras de la porteuse. Plus on dépasse de mots, plus la décharge sera douloureuse, voire même mortelle à un certain stade.
En plus de cela, les femmes doivent rester à la maison, s'occuper de la maison, des enfants. Plus de travail, de compte bancaire, de téléphone portable, de sorties entre amies, de paroles et surtout pas d'opinion.
Jean fait partie de ces femmes qui sont restées coincées en Amérique, obligée de subir ces nouvelles lois absurdes. Mères de 4 enfants dont une petite fille, sa révolte intérieure au vu de ce nouveau monde explose. de plus, quand son fils aîné lui avoue qu'il trouve que ces nouvelles obligations lui semblent justifiées et nécessaires, Jean sait qu'elle doit faire quelque chose pour changer les choses. Mais comment peut-elle, alors que quand les votes se sont passés, elle n'a rien fait ? Comment a t'elle pu laisser les choses se dérouler ainsi, sachant qu'elle aurait pu lever la voix, avant de se la faire enlever ?
Le point le plus frustrant et perturbant de ce roman, est à quel point cette situation ne nous (ou en tout cas, moi) semble pas si loin, si impossible.
Les paroles que certains personnages masculins prononcent durant le roman m'ont juste fait bondir de mon siège et envie de hurler sur tous les toits.
Notre parole est une chose essentielle, qui nous est propre et qui doit en aucun cas nous être arrachée. Elle fait partie de nos droits et de nos devoirs : nous pouvons et nous devons parler de choses et d'autres si nous voulons faire avancer un peu le monde.
Le seul bémol que je noterai dans cette lecture sera la fin. le roman est tellement bien construit et prenant, que nous attendons une fin presque explosive, ou du moins à la hauteur de l'intrigue. Seulement, je l'ai trouvé trop rapide. Par forcément bâclée, mais après tout ce que les personnages ont vécu, il aurait été juste de leur donner une fin plus construite et plus élaborée.
Le dernier chapitre reste bien et acceptable, il donne une conclusion à l'histoire.
Ce roman a su me faire passer d'une émotion à une autre en un temps record, tout en me passionnant. J'étais incapable de rester bien loin de l'histoire, tant je voulais savoir ce qu'il allait se passer, ce que Jean allait encore prévoir ou encore qu'elle horrible nouvelle loi le Révérend allait encore nous pondre.
Un sujet brûlant d'actualité, déjà un peu vu dans la Servante Écarlate, mais qui attrape et qui ne relâche pas. "Vox" nous fait réfléchir, nous donne de la matière et nous fait parler avec ceux qui sont autour de nous.
Notre voix est importante, il ne faut en aucun cas laisser quelqu'un nous l'enlever.
Très bonne lecture pour moi, que je recommande absolument.
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LesDemoisellesdeChatillon
  19 mars 2019
Immense coup de coeur !!!
Cette pépite est LE livre à lire en ce mois de mars féminin (mais aussi en avril, mai, juin, juillet...).
Imaginez une société patriarcale dans laquelle les femmes sont toutes au foyer et n'ayant droit qu'à 100 mots par jour.
Impossible ? On ne laisserait jamais faire ça ?
En lisant Vox vous verrez à quel point il est facile qu'une société bascule, qu'une dictature peut se mettre en place à l'insu, et même avec le consentement, du peuple.

Avec Vox vous saurez que, pour nous les femmes, les libertés sont fragiles, que nous devons être vigilantes et nous battre pour les droits de nos filles.

Vous comprendrez que le vote n'est pas un droit mais un devoir.
Une dystopie brillante, d'un réalisme glaçant.
Jean est neurolinguiste.
Aux USA, où un groupe d'extrême-droite, conservateur a pris le pouvoir sous la houlette d'un extrémiste catholique, la société a fait 10, 50, 100 pas en arrière.
Homosexuels, adultères, célibataires sont des traîtres à punir.
Les femmes, devant obéir aux hommes, ont perdu tous leurs droits, conduire, fuir, travailler, lire, même parler.
Elles portent désormais un compte-mots et sont électrocutées chaque fois qu'elle prononce plus de 100 mots. Des décharges de plus en plus fortes...
Jean voit ses enfants peu à peu faire de cette société une banalité.
Mais le frère du président est victime d'un accident de ski, provoquant une aphasie dans l'aire de Wernicke, dont Jean est spécialiste.
Est-ce là sa chance ?
Vox va faire grand grand bruit !
Il faut qu'il fasse grand bruit car "la seule chose qui permet au mal de triompher est l'inaction des hommes de bien".

Ce livre-là est à ne pas rater !
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IdeesALire
  17 mars 2019
Avant même d'ouvrir le roman, je savais que c'était un livre qui allait me faire enrager par les thèmes qu'il aborde… et ça n'a pas manqué. Vox c'est le roman par excellence qui montre pourquoi j'aime et j'aimerai toujours autant la dystopie.

Et pourquoi ? Parce que ça fait peur, et ça fait peur parce qu'on se dit que ça pourrait arriver, que ça arrive même en ce moment dans certains pays, et ça m'a mise en colère en plus de me mettre mal à l'aise. Vox, c'est quoi : c'est l'histoire de femmes qui n'ont pas le droit de prononcer plus de 100 mots par jour, mais c'est aussi et surtout l'histoire de femmes qui se battent, qui se révoltent, remettent le système en question et apprennent les unes des autres en se soutenant. C'est un roman féministe à 200% et il l'assume (et ça ne va pas plaire à tout le monde), c'est l'histoire de la descente dans la misogynie et le sexisme poussés à l'extrême, c'est aussi une histoire de violence, d'un peuple qui n'a pas d'autre choix que d'obéir mais qui décide de se révolter -en silence d'abord puis par le bruit- et être l'observatrice de tout ceci a été une expérience incroyable.

Après, bien sûr qu'il y a quelques défauts. La fin va un peu vite et j'aurais aimé la voir plus développée, certains passages du roman sont un peu longs, mais le reste rattrape tout ça. Les personnages, surtout Jean, sont incroyables. Jean, la protagoniste, est admirable : scientifique dévouée et mère déterminée, elle a un caractère et une force qu'on voit rarement dans la littérature et j'ai apprécié que ce soit un personnage imparfait, VRAIMENT imparfait. Elle fait beaucoup de bêtises, prend parfois de mauvaises décisions et je n'étais absolument pas d'accord avec certaines de ses décisions mais faut avouer qu'elle envoie du pâté.

Le récit est lui aussi hyper original, entre l'univers dystopique et la « mission » de Jean, on apprend énormément de choses et le roman a un petit côté scientifique (léger hein) que j'ai adoré. On sent la tension du début à a fin, et je pense que certains passages ont maltraité ma fréquence cardiaque mais je vais pas me plaindre, j'adore ça.

Bref, un must-read pour moi !
Merci aux éditions Nil pour l'envoi !
Lien : https://ideesalire.wordpress..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
IdeesALireIdeesALire   17 mars 2019
Voici comment j'ai perdu ma voix pour la seconde fois. Dans un déclic qui a résonné comme une bombe.
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Video de Christina Dalcher (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christina Dalcher
Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s?exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d?un groupe fondamentaliste, a décidé d?abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s?affranchir ? et sa fille avec elle ? de son quota de mots. Mais ce qu?elle va découvrir alors qu?elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix? Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.
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