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ISBN : 9791033903536
Éditeur : Harper Collins (03/05/2019)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Darra, banlieue de Brisbane, 1985. Eli, bientôt 13 ans, grandit entre une mère toxico, un grand frère mutique et, en guise de baby-sitter, l’un des anciens prisonniers les plus célèbres d’Australie : Arthur « Slim » Halliday. Mais Eli ne connaît rien d’autre et, en l’absence de son père biologique, peut compter sur les « good bad men » qui l’entourent : son beau-père Lyle, qui a plongé sa mère dans la drogue mais tente maintenant de l’en sortir ; Slim, que sa longue... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  23 mai 2019
Eli Bell a douze ans lorsque nous faisons sa connaissance. Son frère August, alias Gus, qui a un an de plus, ne parle plus depuis l'âge de six ans, à la suite d'un accident des plus bizarres à la suite duquel les parents se sont séparés. Ces deux ados vivent avec leur mère, Frances, ex-junkie et son compagnon Kyle que les enfants aiment bien. Ils habitent près de Brisbane, un coin où la drogue circule, inonde tout sur son passage.
Eli et Gus ont eu pour baby-sitter, un ancien prisonnier, Arthur « Slim » Halliday, alias le Houdini de Boggo Road, car il a réussi des évasions spectaculaires de cette prison de Boggo Road, condamné pour le meurtre d'un chauffeur de taxi (meurtre dont on ne saurait jamais s'il était vraiment coupable!) et les relations d'amitié qui unissent Eli et Slim sont très fortes, il lui donne de bons conseils, et le pousse à se donner les moyens de réaliser ses rêves.
Cerise sur le gâteau, Slim adore Omar Khayyâm et ses quatrains, comme moi et nous en livre quelques uns au passage…
Mais Kyle n'est pas très net, à côté de son travail, il est dealer et rêve d'offrir à sa belle une maison, une autre vie. Eli et Gus l'accompagnent parfois lors de ses « livraisons » et côtoient ainsi les vendeurs vietnamiens, hauts en couleurs, une sommité de la ville, vendeur de prothèses « au dessus de tout soupçonnons » et son homme de main, habile dans l'art du découpage des corps…
Un jour, Kyle est emmené par le sbire du « Baron » de la drogue et on ne le reverra jamais. Trahi probablement par son ami d'enfance Teddy…
Cette famille est bien sûr hautement dysfonctionnelle, Eli ayant plus de plomb dans la cervelle que sa mère ou son père, qui picole du matin au soir. Il rêve d'être journaliste spécialisé dans les affaires criminelles, et la manière dont il tombe amoureux de la journaliste responsable de la rubrique est adorable; il a treize ans, elle en a dix de plus, et espère qu'elle l'attendra.
J'ai beaucoup aimé ce roman; il démarre pourtant par des scènes de violence, traite de la misère, de la drogue, des dealers sans scrupules, des flics qui cautionnent, mais les personnages de cette famille sont tellement attachants qu'on laisse la violence de côté pour ne s'intéresser qu'à eux.
Frances, alias Frankie dit toujours que ses enfants sont spéciaux, et si l'intelligence d'Eli ne fait pas de doute, on s'interroge sur Gus, qui refuse de parler, s'exprime en écrivant ses phrases dans l'espace. Parfois on a l'impression que cela ne veut rien dire du tout et qu'il a des hallucinations, ou un syndrome de stress post traumatique (on le serait à moins avec tout ce que ces deux-là ont vécu).
Il y a un élément marquant: derrière le placard de la penderie, dont le fond coulisse, il y a un passage secret, donnant sur une pièce fermée, où trône un téléphone rouge qui sonne de temps en temps, quand les les gamins s'y trouvent! hallucinations? Manipulation? Magie?
La dernière partie est grandiose, et montre comment les pièces du puzzle, qui ont été semées, échappant parfois à l'attention du lecteur, s'articulent.
C'est un pavé, 580 pages, il me semble que j'ai dévoré, après quelques pages où la violence me freinait beaucoup, mais il faut tenir le coup car cette lecture est passionnante. Je pourrais en parler pendant des heures…
Cet auteur est prometteur… et je remercie NetGalley et les Editions Harper Collins France qui m'ont permis de le découvrir.
La couverture est magnifique et j'ai littéralement flashé sur elle…
#LeGarçonEtLunivers #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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isabelleisapure
  16 juin 2019
Eli a douze ans lorsque nous faisons sa connaissance. Enfant intelligent et passionné, il tente de se faire une place dans un univers hostile mais non dénué d'amour.
Il vit avec sa maman, Lyle son compagnon, presqu'un père pour lui, et Gus son aîné d'un an, mutique depuis un mystérieux accident.
C'est avec son index que Gus communique avec son frère, il se sert du ciel comme d'une ardoise, y traçant des lettres et des mots qu'Eli seul sait déchiffrer et comprendre.
Tout n'est pas rose cependant, nous sommes loin de la famille heureuse et épanouie.
Les parents vivent de trafic de produits illicites que les enfants découvrent à travers des scènes violentes lors de règlements de compte avec d'autres dealers.
Récit initiatique teinté de magie, « le garçon et l'univers », mélange la poésie du monde de l'enfance au sombre univers des adultes.
Les personnages sont complexes, parfois noirs, parfois tendres, mais souvent attachants, on a envie de les plaindre, et pourtant parfois on les déteste, ils ne laissent jamais indifférents. Ils sont décrits avec cynisme et un soupçon de cruauté, mais tellement de réalisme, qu'ils semblent être là, tout près, et nous font réagir en voyeur de leurs tourments ou de leurs turpitudes.
L'écriture fluide est un atout supplémentaire pour découvrir à travers ce roman la littérature australienne que personnellement je ne connais quasiment pas.
Merci à NetGalley et aux Editions Harper Collins
#LeGarçonEtLunivers #NetGalleyFrance




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Under_the_Moon
  17 juillet 2019
Eli Bell est un ado qui mène une vie ordinaire dans un quartier pauvre de Brisbane avec sa mère, son frère et son beau-père. Son amitié avec un détenu bouleverse ce quotidien bien banal et ennuyeux.
Le résumé de cette quatrième de couverture était plus que prometteur, le cadre bien différent de mes lectures habituelles, rien pour me reiner dans cette découverte.
Pourtant en commençant cette lecture, fort était de constater que ce roman est bien plus riche et aborde des problématiques (notamment autour de la violence) bien plus vastes que ne le laissait entendre le résumé. A certains moments, je me suis demandée pourquoi l'auteur nous amenait si loin et décrivait un champ d'action et un spectre de personnages si étendus.
Malgré quelques longueurs on s'attache vite à l'histoire du jeune Eli, ses relations avec son frère et le quartier pas tendre du tout dans lequel il grandit. Si ses parents semblent complètement à l'ouest, ou trop limité à cause de leur consommation de produits illégaux, on ne peut pas dire que les gamins à l'extérieur soit plus tendres !
La narration est donc surprenante mais on s'y laisse porter sans grand effort, notamment grâce à la qualité de l'écriture de Trent Dalton.
Toutefois, je pense que c'est un roman qu'il faudra que je relise un été, à un moment de plus grande tranquilité d'esprit pour mieux l'apprécier, et surtout l'apprécier à sa juste valeur.
Un roman que je conseille vivement !
Un grand merci à #NetGalley#
Challenge globe-trotteurs 2019
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Sharon
  10 juillet 2019
Ce fut une lecture difficile, une lecture que j'ai eu du mal à commencer, une lecture que j'ai eu du mal à poursuivre, une lecture que j'ai largement fractionnée, un peu comme l'écriture de cet avis. Comme souvent, j'ai l'impression d'être la seule à ne pas avoir apprécié pleinement la lecture de cette histoire. Tant pis.
Elle est dure à lire, non par le style, mais par ce qui nous est raconté. Eli s'est constitué un monde, dans l'Australie des années 80, parce que l'univers dans lequel il a grandi est plus que dysfonctionnel : que sa baby-sitter attitré soit le prisonnier (et l'évadé) le plus célèbre du pays est peut-être l'élément le plus normal de sa vie, c'est dire le reste. Son frère aîné ne parle plus depuis l'âge de six ans, sa mère est une ex-droguée, son beau-père, son ancrage, sa seconde référence masculine après Slim est un trafiquant de drogue. Quant à son père biologique, on saura plus avant dans le récit pourquoi il a disparu du paysage familial, et comment il a dû réapparaître, bien malgré lui.
Guerre des gangs, trafics de drogue, lutte de pouvoir entre les différents trafiquants, violence et cruauté en tout genre - la violence conjugale fait partie du quotidien ; la violence à l'école aussi. Il n'est pas tant question de vivre, ni même de survivre, que de louvoyer entre les uns et les autres en s'en tirant sans trop de dommages, ou, au contraire, en faisant en sorte d'en provoquer le plus possible - mais là, c'est l'histoire du dernier tiers du livre.
Les adultes ? Ils sont là, oui, mais ils se laissent tant submergés par leurs propres problèmes qu'ils ne parviennent pas toujours à prendre soin de leur progéniture, tel Robert Bell et ses crises d'angoisse. Ou, au contraire, il y parvient vraiment de son mieux. A cet égard, la scène qui oppose Robert Bell et la conseillère d'orientation "bien comme il faut" venue lui rendre visite à domicile parce qu'elle s'inquiète pour les frères Bell est l'une de mes préférées. Quelle charmante femme est-elle, elle qui menace Robert de prévenir les services sociaux à cause des dessins d'Auguste, et de quelques confidences d'Eli, et ne voit absolument pas l'univers dans lequel évoluent les deux garçons, la tendresse, bien réelle, de leur père, et surtout, les conséquences qu'aurait leur placement, ce que Robert Bell lui démontre de façon magistrale.
Le temps passe, et le roman prend son temps, à moins que ce ne soit le temps qui ne passe différemment, qui fait évoluer les gens - ou pas - qui les fait dissimuler ce qu'ils sont vraiment, à moins que le passé ne finisse par les rattraper, que les apparences ne volent en éclats, comme un bocal en verre.
Il restera des questions sans réponse, ou plutôt une, le traitement du corps atteint de handicap. L'un des personnages principaux du livre cherche à l'améliorer, c'est à dire à le rendre, en apparence, le plus proche possible d'un corps non atteint de handicap - parce qu'il rejette la différence ? D'autres vivent tellement avec, que finalement, rares sont ceux qui s'en aperçoivent. L'être humain est un tout, l'être humain est un univers à lui seul.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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StefEleane
  30 mai 2019
Voilà un roman qui m'a étonné et que j'ai vraiment beaucoup aimé. le garçon de l'univers est un mélange entre l'univers de Michael Farris Smith version australienne avec une part de mystique. Trent Dalton nous embarque dans un roman lumineux au coeur de la noirceur des laissés pour compte.
Ce roman vous parle de deux ados. Eli a bientôt 13 ans, il vit dans une banlieue d'immigrée. Son frère ne parle pas, non pas qu'il soit muet, mais il a décidé que plus aucun son ne sortirait de sa bouche depuis tout petit. Pour communiquer, il écrit des mots / phrases avec son doigt dans le vide. Seul Eli arrive à comprendre ce que lui raconte August.
August écrit dans l'air de la même façon que Mozart jouait du piano, à ce que m'en a dit mon vieux voisin, Gene Crimmins: comme si le destin de chaque mot était d'arriver jusqu'à nous tel un colis expédié depuis un lieu imaginé par son esprit en ébullition.
Ils ont comme baby-sitter un ancien détenu, condamné pour meurtre et roi de l'évasion, Slim. Une mère ancienne toxico et un beau père revendeur de drogue. Et pourtant ils sont heureux ! Il ne peut rien leur arriver de pire ! Et bien détrompez-vous !
Il existe toutes sortes de méchants derrière les barreaux, explique Slim. Il y a des types qui commencent et deviennent méchants ; des types qui ont l'air méchants mais ne le sont pas du tout ; et puis il y a ceux qui sont mauvais jusqu'à la moelle, parce qu'ils sont nés comme ça .
Un roman noir
Bien qu'il soit lumineux par ses personnages et cet amour incommensurable qu'à Elie pour sa mère. Ce roman est un roman noir magnifiquement prenant. Son atmosphère est ambivalente car ces deux enfants grandissent dans un environnement difficile entre dealers, baron de la drogue, réfugiés, ex-taulards. La pauvreté. On est au coeur d'une Australie qui ne fait pas rêver, mais elle est vraie, humaine avec ses horreurs et ses bons côtés. Mais, c'est aussi la vie de deux gamins avec une vision du monde de collégien, les histoires qu'on se raconte pour affronter la réalité, les découvertes et les jeux. Se dire que les choses ne peuvent être pire.
Et puis il y a Gus
Gus est le personnage qu'on n'arrive pas à cerner. C'est le mystère à lui tout seul. Il est déconnecté par son silence, mais finalement il voit et sait beaucoup de choses. Certaines sont d'ailleurs improbables.
C'est aussi le personnage qui risque de déplaire au plus cartésien des lecteurs.
Nous suivons Elie de ses 12 ans à ses 18 ans. Plus de 400 pages pour apprendre à s'attacher à cet enfant entier, qui affronte les problèmes avec force et courage. Qui tient à bout de bras sa famille, mais qui a dans l'ombre son grand frère, protecteur silencieux.
Une très belle découverte que ce roman de Trent Dalton.
Lien : https://lesciblesdunelectric..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   23 mai 2019
August écrit dans l’air de la même façon que Mozart jouait du piano, à ce que m’en a dit mon vieux voisin, Gene Crimmins: comme si le destin de chaque mot était d’arriver jusqu’à nous tel un colis expédié depuis un lieu imaginé par son esprit en ébullition.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   27 avril 2019
D'après ce que j'ai vu, le grand amour est une chose difficile. La véritable passion a beaucoup à voir avec la mort. Elle est aussi faite de tremblements au milieu de la nuit et de taches de merde sur les draps. Un grand amour comme cela finit par mourir, s'il doit dépendre du destin. Un grand amour comme cela exige des amants qu'ils rejettent ce qui était écrit et qu'ils fassent avec ce qui est.
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LeslecturesdemysticLeslecturesdemystic   09 mai 2019
Maman dit qu' August a cessé de parler à peu près au moment où elle a quitté mon père. August avait six ans. Elle dit que l'univers a volé les mots de son petit garçon à un moment où elle regardait ailleurs, trop empêtrée qu'elle était dans cette histoire dont elle me parlera quand je serai plus grand, dans laquelle l'univers lui a pris son fils et l'a remplacé par cet extraterrestre énigmatique, ce petit mail génie bizarroïde avec lequel j'ai partagé un lit superposé ces huit dernières années.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   25 avril 2019
Les mots, c'est pas terrible, à l'intérieur. Il vaut toujours mieux les laisser sortir.
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pierrette73pierrette73   11 mai 2019
Il existe toutes sortes de méchants derrière les barreaux, explique Slim. Il y a des types qui commencent et deviennent méchants ; des types qui ont l’air méchants mais ne le sont pas du tout ; et puis il y a ceux qui sont mauvais jusqu’à la moelle, parce qu’ils sont nés comme ça
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Trent Dalton (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Trent Dalton
Laissez-vous embarquer dans l'univers unique de Trent Dalton ! Il vous explique ce qui l'a mené à l'écriture et à cette histoire inoubliable.
Le garçon et l'univers, en librairie le 2 mai. Darra, banlieue de Brisbane, 1985. Eli, bientôt 13 ans, grandit entre une mère toxico, un grand frère mutique et, en guise de baby-sitter, l?un des anciens prisonniers les plus célèbres d?Australie : Arthur « Slim » Halliday. Mais Eli ne connaît rien d?autre et, en l?absence de son père biologique, peut compter sur les « good bad men » qui l?entourent : son beau-père Lyle, qui a plongé sa mère dans la drogue mais tente maintenant de l?en sortir ; Slim, que sa longue expérience en cellule d?isolement a rendu philosophe ; Gus, son frère, qui communique en écrivant dans l?air et semble avoir des talents de devin. Un jour, Eli découvre dans le pavillon familial une pièce secrète qui contient de la drogue et un mystérieux téléphone rouge : il suit Lyle et comprend que celui-ci travaille pour un gang de trafiquants local. Furieux et fasciné à la fois, Eli demande à travailler pour lui?
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