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EAN : 9782849905982
149 pages
Editions des Equateurs (16/01/2019)
3.65/5   36 notes
Résumé :
Adorée par son père qu'elle rêve d'épouser mais ne voit jamais, « élevée » par sa mère excentrique, ultra-laxiste et accueillant des dizaines d'enfants, la narratrice mène une vie fantasque à « Maryland ». Cette grande baraque délabrée en plein cœur de la Beauce, où flotte une odeur infâme de betterave, est le « coin de paradis » que son père a offert à sa mère, pour mieux se consacrer, lui, au jeu et aux autres femmes. Très rapidement la « maison du bonheur » ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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jeunejane
  12 mars 2020
La narratrice nous livre son enfance, son adolescence jusqu'à l'âge adulte.
Elle évolue dans une famille tout à fait fantasque.
La maman vit sur un héritage venu d'Amérique mais hélas, l'argent fond petit à petit. Elle fait la connaissance du papa de la narratrice prêt à reconnaître tous les enfants de la fratrie mais quand le couple dysfonctionne, il disparaît pour vivre une autre histoire avec une autre femme .
Pourtant, notre fillette lui voue un amour sans limite et le père aussi. Ils s'entendent bien mais comme elle l'écrit ne se voient que le 36 du mois.
Tout avait mal commencé pour elle car elle nous livre qu'elle n'a reçu aucune limite.
Elle vit pourtant une adolescence pleine d'émotions d'ado qui s'éveille à la vie amoureuse. Elle étudie très bien au lycée.
Pour se tirer de ses difficultés d'argent, la maman devient assistante maternelle d'enfants dont personne ne veut.
Audrey Dana nous livre un récit très original avec une écriture dynamique, spirituelle.
La famille est complètement hors norme.
La couverture est très belle : on y voit le titre multicolore "FAMILLE" avec la lettre M tombée sous le titre et promenée dans une brouette par une fillette dont le graphisme est très agréable, de ce fait, il ne reste plus dans le titre que le mot " FA ILLE".
C'est un roman que j'ai lu avec plaisir mais je le verrais très bien aux mains des filles ados car les émotions de cet âge me paraissent très bien exprimées.
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Juin
  01 février 2019
L'histoire d'une famille totalement déjantée, racontée avec verve et désespoir par une narratrice qui grandit au fil de ce roman. Enfant désirée, elle raconte le drame de sa vie. Un père volage et qui s'éloigne de sa famille. Mère désespérante, totalement dépassée, mal-aimante ( c'est le moins que l'on puisse dire), démissionnaire, aveugle...
Un début de vie dans le luxe et tout se dégrade peu à peu. Perdu dans la Beauce, sa mère peu à peu transforme le " taudis" familial en maison d'accueil pour des enfants à problèmes, pour l'argent. Mais c'est à peine évoqué...
La narratrice se débat dans cette vie avec un seul but, avoir son bac pour enfin vivre son rêve.
Ce livre m' a déstabilisée. L'écriture sans doute. Des phrases courtes et peu de repères, une histoire dans lequel j'ai eu dû mal à entrer...
Il y a une espèce de folie qui nous entraîne dans une vie violente où les valeurs ne sont plus qu'un mot vide. Et puis je me suis attachée à l'histoire de ces enfants ( 3 filles et un garçon au courage sans faille).
La fin de ce roman me fait donner 4 étoiles à ce roman. Je l'ai trouvée superbe et forte. L'écriture devient puissante et la famille a enfin ses racines.
Je me suis demandée quelle est la part d'autobiographie dans ce récit. Finalement il semble que l'auteure se soit largement inspirée de son enfance.
J'ai aimé découvrir ce livre à la belle couverture bleue. Une histoire intense qui dit les blessures de l'enfance, l'inconséquence de parents, les relations fraternelles, l'ignominie de certains hommes.
Audrey Dana m'a touchée avec ce premier roman assez effarant. Quelle histoire !

Merci à Babelio pour ce masse critique, et aux éditions Equateur pour cet envoi ( accompagné d'un petit mot)

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Marieemmy
  19 avril 2019
"J'ai 6 ans, je chante, faux, je danse et joue tout le temps. Je ressemble à un garçon. Papa me fait couper les cheveux, très court, il me trouve plus jolie. Moi, je déteste. Heureusement, j'ai de grands yeux vert forêt bordés de longs cils noirs, des yeux de fille. Ça énerve la maîtresse. Elle m'accuse même de les maquiller. Dans ma petite existence, la seule chose qui ait réussi à me mettre à plat est ma tentative de suicide à l'âge de 2 ans. À part ça, RAS".
Adorée par son père qu'elle rêve d'épouser mais ne voit jamais, "élevée" par sa mère excentrique et ultra laxiste, la narratrice mène une vie fantasque à "Maryland", une immense baraque délabrée en plein coeur de la Beauce. L'endroit se transforme rapidement en capharnaüm où elle grandit parmi les marginaux des environs et les gamins perdus de la DDASS, recueillis pour couvrir les frais d'entretien. Dans ce théâtre à ciel ouvert, la petite fille puis l'adolescente se construit au gré des épreuves et des rencontres hautes en couleur…
Audrey Dana connue pour ses talents d'actrice et de réalisatrice signe ici son 1 er roman.. Elle y dévoile son enfance....et quelle enfance! Chaotique, différente, marginale. Sa famille est "originale" (aujourd'hui les services sociaux viendraient de suite): un père quasi absent, une mère comme en apesanteur continue, bref démissionnaires; des enfants plus ou moins livrés à eux mêmes vivant dans une ferme en ruine...
Mais c'est aussi l'histoire d'une faille, d'un manque d'une enfance plus "normale" mais pour laquelle elle remercie ses parents pour l'ouverture d'esprit que cela lui a apporté..
Ce roman se lit comme un scénario , bien construit qui suit l'évolution en âge de l'auteur. Ce roman m'a interpellé, choqué aussi par moments et m'a fait réfléchir sur le sens de la famille et de l'enfance...
A découvrir
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zazimuth
  11 février 2019
Pffiou, ce n'est pas un livre réjouissant, il m'a laissée mal-à-l'aise…
Reçu dans le cadre de la dernière Masse Critique Babelio (et je remercie les éditions des Equateurs pour leur envoi), dans ce roman la narratrice raconte son enfance marginale au sein d'une famille plus que dysfonctionnelle.
Un père de passage qui sème les enfants au gré de ses amours. Une mère sans instinct maternel qui se laisse entretenir par ses enfants qui n'en ont pas l'âge : Soeur Lumière, Constance et Louis qui complètent la fratrie et se répartissent les tâches ménagères.
Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à certains passages de "Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan pour cette enfance dans un milieu et un environnement inadaptés (drogue, pas de règles de vie sociale, charges et responsabilités trop lourdes, insécurité matérielle et affective, mère pour le moins instable).
La force de caractère de l'héroïne n'en est que mieux mise en valeur même si elle se remet en question au contact des enfants placés dans ce drôle de foyer rebaptisé Maryland, enfants ayant traversé encore plus d'horreur.
Je m'interroge sur le titre qui transforme la famille en faille mais aussi dans lequel on enlèverait ou porterait la mère ?
Quoi qu'il en soit, c'est un récit dans lequel la famille est un frein au développement personnel et un gouffre duquel il est quasi impossible de s'extraire.
Lien : http://toutzazimuth.eklablog..
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Imeine
  19 juillet 2019
Un livre révoltant. Pas besoin de verbe, pas besoin d'une véritable phrase. Révoltant. Un seul mot qui résume toutes les sensations que l'on ressent en lisant fa(m)ille.
Jamais ce livre n'aurait dû être autobiographique car ce genre de comportements ne devrait pas exister. Au fil des pages, on se dit que ce n'est pas possible, que ça, ça ne se produit plus en France. Ce n'est pas possible que des parents fassent des choses pareilles à leurs enfants ! Et pourtant...
Dans ce récit, on vogue sur un navire particulièrement agité, en pleine tempête qui nous empêche de voir l'horizon ensoleillé que l'on attend avec impatience.
Génial. Encore un adjectif pour le décrire. Génial parce que l'auteur a su retranscrire exactement la manière de penser d'une enfant, d'une adolescente et d'une adulte. Chaque mot résonne juste, mais il fait mal.
Nous pouvons aussi noter que l'auteur ne donne jamais le nom du personnage principal. Souci d'universalité ? Anonymat moindre ? En tout cas, c'est réussi, le lecteur est plongé dans cette vie cauchemardesque dont l'affection parentale est l'organe manquant.
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critiques presse (1)
LeFigaro   21 février 2019
L'actrice signe un premier roman inspiré de sa vie. Une fiction biographique incandescente.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   12 mars 2020
On pleure tous comme des madeleines.
Jolie sortie. Papa, roi de l'amour à distance.
Mais je conviens d'une chose : on peut s'en sortir sans être protégé, pas sans amour.
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JuinJuin   01 février 2019
Il ouvre la portière l'odeur empire.
" Allez, sortez et regardez-moi ça....Cette nature ! Ces étendues, cette mer de céréales qui s'étalent à perte de vue...Ce calme olympien !...
- .... Ce parfum de putois ! " enchaîne Sœur Lumière.
Louis est pris d'un haut-le-cœur. Nous sommes au milieu du néant. Constance, d'une voix timide et monocorde, nous achève
" La Beauce : plus haut taux de suicide en France. T'es désespéré, tu sors, c'est plat, tu te fous en l'air. "
( p 69)
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zazimuthzazimuth   11 février 2019
C'est très important pour papa qu'on dise toujours "monsieur" ou "madame", après "bonjour" ou "merci". Très important. Quand on a le malheur d'oublier, il nous fusille du regard, promesse d'un sale quart d'heure : "C'est une marque de respect, tu peux changer la journée de quelqu'un, la rendre un peu plus belle. C'est gratuit, donc interdit de ne pas le faire." (p.66)
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jeunejanejeunejane   12 mars 2020
De mon côté, les années avaient dilué les épreuves et l'innocence de la jeunesse avait rendu tout plus digeste. On n'est pas lucide enfant et grand bien nous fasse.
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JuinJuin   01 février 2019
"Nous voici dans la Beauce, mes amours."
Je suis saisie d'une sensation de vertige. Cet horizon si plat, gouffre plus grand encore qu’un ravin. Comment se distinguer de ces lignes à l'infini? Je suis à la limite du malaise.
(p69)
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