AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 9791094786352
Éditeur : Plume Blanche Editions (01/09/2018)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Rozenn Kaplang est une djinn.
Durant de longues années, son peuple a souffert de la domination des dagnirs,
mais si l’esclavage est officiellement aboli, la liberté, elle, garde un goût amer.
Et si une union entre princes et princesses de ces différentes tribus permettait de tirer un trait sur un douloureux passé ?
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Clemocien
  11 juin 2018
J'ai eu la chance de découvrir Rozenn avant sa sortie officielle de septembre 2018, grâce au calendrier de l'Avent Plume Blanche. Il est donc dans ma PAL depuis décembre et j'ai eu, ce mois-ci, une subite envie de l'en sortir. La faute, principalement, aux avis que je vois passer régulièrement sur Facebook. Mes attentes étaient donc plutôt élevées en débutant cette lecture et je dois avouer que j'ai été comblée.
L'univers imaginé par l'auteure m'a totalement subjuguée, notamment car elle ne s'est pas arrêté pas au moment présent mais a mis en place tout une Histoire pour les peuples des Djinns et des Dagnirs. Histoire que nous découvrons pas bribes, à chaque début de chapitre, sous la forme d'extraits de livres d'histoire, de journaux ou autres ouvrages. Histoire qui nous donne juste envie d'en apprendre encore plus sur le passés des deux peuples. le récit de Laëtitia Danae est original puisqu'il met en scène des créatures sur lesquelles je n'ai pour ainsi dire pas encore lu d'histoire. Enfin, les personnages viennent rajouter encore plus de charme à cet ensemble.
Les personnages: si j'en ai adoré certains et j'ai été insupportée par d'autres, mais je suppose que c'était le but recherché par l'auteure. J'y reviendrai plus tard, je voudrais d'abord me concentrer sur l'intrigue. Comme d'habitude, les éditions Plume Blanche sont toujours très succinctes en terme de résumé. Contrairement à certains résumés qui dévoilent trop l'intrigue, ici, le strict minimum, pas grand chose à nous mettre sous la dent pour se faire une idée du contenu. Rozenn (du nom de l'héroïne, l'une des princesses Djinns) est un très bon tome introductif qui entre dès le départ dans le vif du sujet : de l'action donc, dès les premières pages. Avant de débuter la lecture, nous avons droit à une petite présentation des personnages par famille, ce qui peut être très utile par la suite car ils sont nombreux ! Puis, nous cavalons directement au côté des trois soeurs : Odeleen, Rozenn et Daire qui cherchent à échapper à un mariage arrangé avec les princes d'un peuple ennemi. L'écriture et les descriptions de Laëtitia sont parfaites et nous permettent de nous projeter totalement dans son univers ; tout au long du récit, on arrive à se représenter sans mal les paysages et lieux visités. On a vraiment l'impression d'y être et cela rend le récit d'autant plus addictif. Au-delà de l'aspect mariage, qui est mis en avant dans le résumé, c'est une machination de grande ampleur qui est à l'oeuvre dans Rozenn ; et la jeune-fille n'est pas au bout de ses découvertes. Donc oui il y a de la romance dans l'air - rencontre entre des jeunes-gens à marier - mais il y a aussi tout un aspect de jeu de pouvoir, de lutte pour la libération des Djinns, un côté enquête avec Rozenn qui cherche à découvrir ce qu'il se passe au palais et comment sont traités les Djinns libres, et un pan du récit est également consacré à l'évolution du lien entre les trois soeurs.
La totalité du roman est restituée du point de vue de Rozenn. C'est une jeune Djinn téméraire, qui se soucie du devenir de son peuple, sans pour autant vouloir sacrifier son propre avenir dans un mariage qu'elle n'a pas choisi ; pourtant, au fil de ses découvertes, elle pourrait être amenée à revoir son jugement. Rozenn est fière, ne se prête pas volontiers aux règles de bonne conduite et reste entière dans son comportement. L'oeil aux aguets, elle n'accorde pas sa confiance rapidement et tente de comprendre les intentions cachées du Sultan. J'ai totalement adhéré à son personnage, me révoltant en même temps qu'elle, allant jusqu'à ressentir ses émotions par moment. J'ai également beaucoup apprécié Odeleen, la grande soeur qui ne laisse pas voir ses sentiments, à l'écoute et soucieuse des autres, à l'inverse de Rozenn, dès le départ elle est prête à se sacrifier pour le bien de son peuple, faisant fi de ses sentiments (existants ou non) pour un certain prince Djinn. Elle est douce et tempérée, un pilier sur lequel s'appuyer mais nous la verrons de moins en moins au fil du récit, à mesure qu'elle sombre dans une vaine recherche et que Rozenn progresse dans son enquête. Quant à Daire, autant dire qu'elle m'a insupportée au plus haut point. La petite fille ingrate ! Certes elle est jeune (16 ans) et pour elle, se retrouver au milieu de richesse et entourée de beaux garçons est comme vivre un rêve éveillé. Pour autant, son comportement vis-à-vis de ses soeurs, et notamment Rozenn m'a choquée. Alors que les 3 filles étaient très proches, c'est un climat de rivalité qui s'installe dans l'esprit de Daire qui papillonne entre les princes et ne voit pas plus loin que le bout de son nez. La faute, peut-être, à ses soeurs qui n'essaient pas de lui ouvrir les yeux, mais qui sait comment elle aurait réagi ! Dans la famille Djinn, on découvre également les enfants Sohan et Roya. Même si on ne les voit que très peu, ils sont le "retournement de situation" sur la fin du roman, venant ajouter une difficulté à la situation déjà délicate. J'ai développé une antipathie très forte vis-à-vis de Cece, la superbe Djinn qui ne semble pas avoir grand-chose dans la cervelle et entretient des rapports conflictuels avec Rozenn. Quant à Ishmir, le grand frère protecteur, ami de toujours, il me plait beaucoup !
Dans la famille Dagnir, ce sont les sultans et leur trois fils qui sont au premier plan. La sultane est tout simplement détestable mais ne cache pas ses intentions, contrairement à son mari qui semble agir en douce, et avoir une intention cachée à chacune de ses actions ; c'est d'ailleurs ce qui tente de démêler Rozenn. Quant aux trois fils, on peut dire qu'ils sont charmants ! J'avoue avoir une petite préférence pour l'aîné, Callum (le côté mauvais garçon ? bouillonnant ?) dont les joutes verbales avec Rozenn sont piquantes. Il me parait complexe et j'ai envie d'en découvrir plus sur lui, en espérant ne pas avoir imaginé le côté "profond" et ne pas être déçue. Cameron, le cadet est doux, attentif, un peu gendre parfait quoi et Cayden, s'il semble un allié sur le début, il disparait somme toute assez vite de l'équation.
D'autres personnages, plus discrets et au comportement plutôt ambigu pourraient également vous surprendre. La fin du roman est juste explosive, nous apportant quelques réponses au passage, gommant certains personnages de l'action à venir et ne nous laissant que le choix d'attendre les précommandes avec impatience !
Un magnifique premier tome, aussi bien du point de vue de l'histoire et des personnages que de l'objet livre lui-même ; car si j'ai oublié de vous en parler, le livre est superbe : des dessins sur chaque angles, des débuts de chapitre travaillés et une très belle illustration de couverture. Plutôt introductif, il ne manque pourtant pas d'action et j'ai hâte de découvrir ce que l'auteure nous réserve pour la suite. Sinon il se passe vraiment beaucoup de choses dans ce tome, mais je ne voulais pas trop en dévoiler, mon avis omet donc pas mal de points !

Lien : https://sawisa.wixsite.com/y..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Lilo0606160616
  18 juillet 2018
Un gros coup de coeur pour ce roman de Laeticia DANAE, publié aux éditions Plume Blanche, dont je découvre le travail avec émerveillement. Ce roman faisait notamment parti de la box Mille et Un livres de Juillet 2018 ;) .
Petit topo sur l'histoire : Rozzen est une jeune princesse djinn vivant paisiblement avec ses soeurs, Odeleen l'aînée et Daire la cadette, au sein de ce que leur peuple appelle la Bulle de Mydriav. Ce petit hameau de paix est un cocon protecteur pour les djinns pourchassés par les Sang Visage, ces hommes sans foi ni loi qui chassent le fluide magique de cette nation longtemps asservie par les djanirs, nation sans pouvoir et ennemis juré des djinns. La famille de Rozzen fait partie des Intouchables, c'est à dire que contrairement aux autres djinns, il est impossible de "ponctionner" leur sang (ou leur fluide) impunément, cependant elle porte malgré tout ce tatouage au poignet, cette entrave qui l'empêche de faire usage de son pouvoir. Au fil des pages, on découvre que l'insouciance des trois soeurs est chamboulée lorsque leur père, le Grand vizir de l'île de Mydriav, leur impose un départ pour la ville djanir de Prétamia, où elles seront données en mariage aux enfants du sultan Maddy, les frères Cayden, Cameron et Callum. Réticentes au départ, elles se plient non sans appréhensions à la décision de leur père qui y voit une alliance essentielle pour la préservation de la paix. C'est ainsi que nos trois princesses s'envolent à dos de Shadhahvars, pour cette ville inconnue qui renferme de lourds secrets. Entre intrigues, sentiments, lutte des classes et manigances, Rozzen va devoir user de stratégie pour démêler les vrais visages des faux, et faire face à la terrible vérité qui l'y attend.
J'ai tout simplement a-do-ré ce roman aux influences orientales. On note quelques rapprochements avec les saga Harry Potter, le Trône de Fer ou encore B.O.A de Mélanie Laurent. L'ambiance des palais orientaux est présente sans être suffocante, l'ensemble est décrit avec harmonie. En bref, une pure moment bonheur et de lecture.
Le personnage de Rozzen, qui est l'héroïne du roman, est tout en nuances, imprévisible, entier. Elle est dotée d'un instinct sans faille, qui la pousse a être insolente et sûre de ses convictions. Ses propos et sa franchise parfois abrupts lui valent quelques péripéties lors de son arrivée à Prétamia, principalement auprès de la Sultane qui ne la porte pas dans son coeur. Attachée à sa nation, Rozzen va tout faire pour découvrir la vérité sur ce que son peuple endure, sans jamais renier ses origines. Sa soeur Odeleen apporte de la douceur et s'avère être une sorte de pilier. Réfléchie, mature, elle s'avère être une oreille attentive. de son côté, Daire succombe à l'immaturité légitime de son âge (16 ans) et au faste que sa nouvelle vie à Prétamia lui propose. Vous l'aurez compris, trois personnages aux caractères bien différents qui vont vivre leur nouvelle vie forcée de façon totalement différente.
L'écriture de Laeticia Danae est d'une fluidité comme je crois n'avoir que très rarement lue, elle rend l'histoire addictive et sans jamais présenter de temps mort. Elle sait rendre ses personnages vivants tout comme le décor. La magie qui entoure l'histoire des djinns est décrite d'une façon à ce que tout soit naturel, comme si ce que l'on lisait était la réalité (qui sait d'ailleurs, peut-être l'est-ce ;) ). Les premières pages plantent le décor en évoquant les différents familles djinns et djanirs avec l'illustration de leur entrave, ce qui permet aux lecteurs de se situer avant même la lecture. Chaque chapitre est précédé d'un petit paragraphe précieux qui met la lumière sur certaines zone d'ombres. Des petits détails que j'ai beaucoup appréciés et qui rendent le récits encore plus précis, plus complet.
Petit mot également pour le livre en lui-même que je trouve particulièrement original. La police d'écriture respecte l'ambiance orientale et le roman est lui même divisé en quatre parties distinctes qui délimitent agréablement les intrigues. Des arabesques ornent les coins, ce qui ajoute un certain charme à la lecture et nous plonge dans cette histoire venue tout droit des milles et une Nuits.
En conclusion, je referme ce premier tome avec l'intime conviction que ce roman promet encore de très belles intrigues pour la suite. Je vous invite vivement à vous le procurer si vous aimez les héroïnes combatives, prêtent à tout pour faire cesser les injustices mais qui s'avèrent également tiraillées par leurs sentiments.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Nenvyal
  14 octobre 2018
À cause de voir les avis qui défilaient sur la page Facebook de l'édition, je n'ai pas pu résister à sortir Rozenn de ma PAL. J'étais à la fois craintive de le lire avec cette peur inconnue et j'avais très hâte de découvrir ce qui a été au coeur de beaucoup de lecteur·rices. Je n'imaginais pas du tout cette histoire.
Rozenn est une jeune femme, une Djinn. Elle a toujours vécu à la Bulle, malgré que les siens ne sont plus des esclaves. Ils sont tout de même entravés pour ne pas utiliser de la magie. Une liberté restreindre en somme. Lorsqu'elle entend une discussion entre son père et un autre émir, elle décide de fuir avec ses soeurs. Elles sont rattrapées bien vite et doivent prendre la direction de Pretamia où règne les Dagnirs. Elles ont trois mois pour faire connaissance avec les princes de ce royaume et à terme, peut-être le mariage. Ces princesses, oui elles sont des princesses, ont une chance de sauver les leurs et enfin d'avoir la paix durable. Est-ce véritablement le cas ? Est-ce que les Dagnirs veulent vraiment la paix ? Et bon sang, qu'est-ce qui se cache dans cet univers ?
Nous sommes de suite dans le roman dès la première phrase puis la première page qui nous plonge directement dans le contexte. En plus, ce sont les extraits au début de chaque chapitre qui nous permettent d'en apprendre plus sur l'Histoire et le Savoir en titillant notre curiosité. Heureusement, une liste des différentes familles dirigeantes est présente au début, sinon on se perd un peu. 😜
Rozenn a un fort caractère et c'est ce qu'il fait sa force et sa ténacité. Elle et ses soeurs ont grandi dans un endroit où les convenances sont très peu voire inexistantes et vivent pleinement leurs vies. Quand elle doit apprendre les convenances, ces attitudes hypocrites pour faire bonnes figures, elle va se poser des questions sur des idées reçues mais avant tout, nous faire découvrir sa personnalité et son caractère. Elle est en quelque sorte « indomptable », mais bon tout le monde peut changer d'avis ? J'adore quand elle reste camper sur ses positions. Elle va se sentir blessée et désemparée du fait de son incompréhension et des manigances. Dans cette cité, elle va voir tout une autre vision, découvrir certains aspects de la vie puisqu'elle n'a plus sa bulle. Elle n'était pas naïve, juste ignorante sur certaines parties, pas crédule également. Dans la Bulle, elle était dans une sorte de cocon. À chaque pas de la vérité et des manigances, elle va découvrir certaines émotions et certains sentiments sans qu'elle les comprenne. Rozenn ne sait plus quoi penser. Elle se pose énormément de questions, elle veut tout faire pour son peuple et protéger ses soeurs mais néglige une partie d'elle-même.
Les autres personnages, je ne dirai rien sur eux. À vous de les découvrir, j'ai un faible pour Odeleen, Cayden, Rakhshan. À l'inverse, je ne supporte pas Daire (crèèèèèèève) et la Sultane. Je ne vais pas m'étendre dessus. Nous les découvrons petit à petit mais d'autres restent toujours mystérieux. Comme le Sultan, je n'arrive pas à mettre le doigt dessus, une petite chose me démange le concernant. Une personne drôle c'est Callum, il a joué, il a perdu. MOUHAHAHAHA (j'espère que je ne me trompe pas d'interprétation xD).
En lisant ce roman, en voyant ce contraste des coutumes de ces deux différents peuples j'avais le coeur qui se serrait. Les Djinns nous semblent libres, malgré leur condition « renfermé », « en retrait », « bridé », dans un sens des personnes très simples. Je pense même à la colonisation. Alors que les Dagnirs sont plein de faux semblants et très sur les apparences, les manières, les comportements. Il y a toujours l'enjeux de se bien voir, c'est en quelque sorte très codifié. Certes, je ne parle pas des croyances mais du traitement sociétal, si on peut dire. J'avoue que les us et coutumes des Dagnirs ne sont pas pour moi. Ça rappelle fortement les artistocrates, la royauté. Des parallèles avec notre monde, comme précédent écrit et en dessous, le conditionnement du milieu social, l'effet de l'addiction, de la femme objet sexuel voire de l'effet matrimonial sociétal. C'est une mise en avant des cultures, de cette différence qui est fort appréciable, une frontière quelque peu assez nette. À voir par la suite.
Concernant l'histoire dont les enjeux politiques, sociétales et inter-espèces se montrent avec les intrigues, ce tome est pour moi, une sorte d'introduction où on pose les personnages, une partie de cet univers, et un bout de la société des deux peuples. J'ai cette sensation de flottement, où ça aborde le sujet pour assouvir notre curiosité sans trop en dire, c'est la surface. Je n'ai pas vu le temps passé, tellement que les descriptions nous plongent dans ce monde et de voir comment Rozenn se débrouille. Nous avons les réponses à nos questions et parallèlement elles ne sont pas approfondies. Juste qu'il faut pour nous tenir. C'est dans un lieu très encadré où les pions bougent sans avoir le début et la fin. Je n'arrive pas à mettre le mot exact sur ce que je ressens. Certes, j'ai bien aimé car l'univers est intrigant. N'empêche le peu que nous avons et ces petites péripéties, la construction de l'intrigue se met en place malgré la lenteur. Cet univers est très familier, oriental et également très différent. Il ne nous a pas tout dit. C'est vraiment centré plus sur les rebondissements politiques, émotionnelles, véridiques sous ton de révolte, que sur l'action. Les chapitres sont courts avec l'écriture de Laëtitia Danae simple, familière et parfois vieux français.
Qu'est-ce qu'il va se passer ? Que va-t-il se passer pour Rozenn ? Comment elle va faire ? Quelle surprise à cette fin, je me suis jetée sur le site internet pour voir si le tome 2 sort en 2019. Vivement que je commande le Pack. le p'tit plus, ce sont les dessins qui enjolivent les pages.
Un premier tome malgré le manque « d'action » est dynamique pour ces petits rebondissements d'intrigues de Cour et la mise en place du contexte, des cultures, de l'histoire et des enjeux. Un univers que j'ai pris plaisir à découvrir dont j'attends impatiemment d'en savoir davantage. Grâce aussi à l'écriture de l'autrice, dans son style familier et vieux français, nous embarque très facilement dans les péripéties de Rozenn notamment dans ses sentiments et ses émotions.
Lien : https://de-fil-en-histoire.b..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
LesReveriesdIsis
  26 juillet 2018
Grâce à la Mille et un livres box de juillet, j'ai pu découvrir – comme beaucoup d'autres – un roman des Editions Plume Blanche deux mois avant sa sortie officielle. Rozenn faisait d'ailleurs partie des sorties annoncées que j'attendais impatiemment. Autant dire que je n'ai pas feint mon plaisir en ouvrant ma box!
L'intrigue du roman se situe, comme les contes, dans une temporalité très floue. Depuis des temps immémoriaux, dagnirs et djinns sont ennemis. L'esclavage des djinns au profit des premiers n'y est pas pour rien, et son abolition n'a pas mis un terme aux tensions. Des Bulles existent, des royaumes libres où les djinns vivent. le sultan, lui règne sur Pretamia. Or, il propose une rencontre entre ses fils et les filles de la famille Kaplang en vue d'une union. Selon ses dires, pour consolider l'entente entre les peuples. Rozenn et ses soeurs découvrirons la Cour, ses machinations, ses intrigues, ses jeux de pouvoirs, et le monde réel… Mais quelles sont les véritables intentions du sultan?
Tout d'abord, soyons honnête… J'ai eu un peu peur, sur les deux premières pages, lorsque j'ai vu le nom des familles, des personnages, comme dans une pièce de théâtre. L'espace d'un instant, j'ai cru me perdre dans les personnages et leurs liens. Et puis, j'ai commencé le livre. J'ai été immédiatement happée et subjuguée par l'univers. Non seulement, le récit commence sur une action dense et intense, mais il conserve ce rythme quasiment tout du long. Aucune mièvrerie n'apparaît dans un roman où pourtant, les héroïnes sont censées faire la connaissance de jeunes hommes en vue d'un mariage arrangé! C'est un tour de force. L'ensemble de l'oeuvre contient les complots de la Cour, les découvertes des jeunes filles – sinistres comme merveilleuses- , les machinations, les disputes, les déceptions, les élans du coeur, les renversements de situation… le tout sur un rythme échevelé. Une fois le livre en mains, il m'a été très difficile de le poser tant j'avais envie de découvrir la suite.
L'univers créé est tout bonnement flamboyant. Non seulement, l'auteure donne vie à ses personnages, mais elle parvient à recréer un univers et une culture entière sous nos yeux. Des animaux fabuleux prennent consistance comme l'aura de Rozenn ou les shadhahvars, les Belles de Chahem nous font froid dans le dos, des pratiques douteuses comme le Cycle des Saisies, l'utilisation d'artefact ou la consommation de fluide nous révulsent, les paysages et la Bulle nous entraînent dans un ailleurs qui paraît très concret. Rozenn est donc un petit bijou de dépaysement ! L'équilibre entre pose du décor et actions est absolument parfait. Et j'ai un coup de coeur pour les têtes de chapitres qui reprennent des proverbes djinns, des textes des Grands Artisans, des citations de poètes, de personnages célèbres, de penseurs… Tout cela donne corps au texte et lui donne un petit supplément d'âme.
A cela s'ajoute des personnages terriblement charmeurs et attachants. L'auteure parvient à merveille à créer une complicité entre son lecteur et ses personnages. Daire m'a exaspérée en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, tout en emportant un morceau de ma compassion, Odeleen m'a conquise par son caractère doux, clairvoyant et raisonnable. Enfin, la tempétueuse Rozenn s'est assurée toute mon amitié en quelques pages. Sa détermination, sa chaleur humaine, son naturel ombrageux et impulsif m'ont conquise. J'adore la voir s'agacer, ruminer, échafauder des plans au nom des siens… Voici une héroïne forte et fière, courageuse et pourtant encore fragile et soucieuse de ses soeurs. J'ai adoré les relations qui se tissent entre les personnages : denses, complexes, paradoxales parfois… Et les trois fils du sultan n'y sont pas pour rien non plus, avec leur caractère bien trempé !
Dans ce roman, rien n'est manichéen ou simple, tout se ramifie, s'entrecroise et s'emmêle comme dans la vie, jouant et déjouant sentiments et projections. C'est un vrai régal pour le lecteur! Rien n'est linéaire, et finalement, nous sommes surpris de bout en bout.
Quant à la plume de l'auteur : en un mot, elle est parfaite ! Fluide, élégante, colorée et chantante, elle a su faire émerger un Orient cruel et magnifique d'entre les mots, elle a su faire entendre trois soeurs, trois voix, radicalement opposées et pourtant si liées – ce qui n'est pas sans me rappeler une certaine Jane Austen avec ses soeurs Bennet ou encore ses soeurs Dashwood.
Enfin, une fois n'est pas coutume, je terminerai ma chronique en soulignant le très joli travail sur la mise en page et l'édition. Les têtes de chapitre sont superbes : police de caractère choisie avec soin, arabesques (qui ornent chaque page du livre d'ailleurs!) et citation en exergue. Un très bel écrin pour une magnifique histoire.
Rozenn est donc un immense coup de coeur pour moi. J'ai été littéralement subjuguée. Un vent d'Orient se lève et bruisse entre les pages, nous charmant et nous envoûtant par la force évocatrice des mots.
Lien : https://lesreveriesdisis.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Ophelya
  29 novembre 2018
Cette lecture fut un véritable bonheur! J'ai été directement plongée dans l'univers qu'a créé Laëtitia Danae, un univers oriental mêlant djinns, magie du fluide, ennemis séculaires et intrigues politiques. On retrouver 3 princesses djinns, Odeleen, Rozenn et Daire, contraintes de se rendre en territoire dagnir pour y rencontrer les princes Maddy. Leur éventuel mariage pourrait sceller une union entre leurs peuples, mais c'est sans compter la dure réalité.
L'esclavage est censé avoir été aboli depuis longtemps, mais on se rend très vite compte aux côtés de Rozenn que ce n'est pas le cas. Les djinns sont condamnés à donner leur fluide, leur sang imprégné de pouvoir, au peuple dagnir pour rester en sécurité…ou mourir en tombant entre les mains des Sans Visage !
J'ai adoré cette intrigue, qui ne tombe jamais dans le banal. C'est captivant, intriguant et les pages défilent sans que nous nous en rendions compte !
Le caractère impétueux de Rozenn m'a totalement conquise, elle reste toujours fidèle à elle-même et refuse de fermer les yeux face à la souffrance de son peuple. Quant à la force tranquille d'Odelenn et l'ingénuité de Daire (adorable, mais on a envie de lui mettre des claques), elles ne sont pas en reste, chacune avec son propre caractère. Je peux en dire autant avec les princes qui sont très loin de l'archétype redouté, et voir les différents liens qui se forment entre eux est absolument génial.
Je suis demeurée subjuguée devant le monde qu'a créé Laetitia, sa plume belle et efficace nous plonge dans le livre avec brio. La romance est magnifiquement dosée, les petits frissons sont bel et bien là !
Rozenn nous fait rêver de tapis volants, d'épices, de magie des mille et une nuit, d'amour, de révolte et du pouvoir que la force que peut prendre le désir de vivre libre.
Je n'ai qu'une chose à dire : heureusement que j'étais à Mon's pour me ruer sur le tome 2, qui promettait tellement d'émotions, d'action et de réponses ! J'ai pu donc éviter de mourir de frustration XD. J'adore, j'adore, j'adore !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ClemocienClemocien   10 juin 2018
Au fond, nous ne sommes pas si différents les uns des autres.
Deux jambes, deux bras, un cœur.
Pourquoi réduire son prochain en esclavage alors qu'ensemble,
nous pourrions accomplir de merveilleuses choses qui embelliraient notre monde ?

Jahanshah Roya,
confessions rendues publiques après sa disparition
Commenter  J’apprécie          10
RoxanneORoxanneO   15 août 2018
Je n'ai pas cherché à être cassante, mais Daire ravale ses sanglots dans la seconde, trop étonnée pour protester. Je ne peux pas la laisser instiller le doute dans nos esprits. Se dégonfler maintenant, ce serait renoncer à faire nos propres choix.
Commenter  J’apprécie          10
ClemocienClemocien   10 juin 2018
La sultane Padmé est peut-être douée pour décrypter les gens, en revanche, il y a quelque chose qu'elle n'a pas du tout compris : demandez à deux personnes de ne pas se fréquenter, vous obtiendrez l'effet inverse.
Commenter  J’apprécie          10
AliybooksAliybooks   18 juillet 2018
Être comme moi, c'est l'assurance de mener une vie d'incertitudes mêlée à des craintes et un ressentiment féroce. La discrétion est devenue une seconde nature pour mon peuple. Et pour quoi ? Échapper à des êtres vicieux, avides de ce qu'ils ne peuvent obtenir autrement que par la force. Rien d'autre.
Commenter  J’apprécie          00
AliybooksAliybooks   18 juillet 2018
– Vous aimez vous battre ?
– Seulement quand il s'agit de rosser de petits avortons dans votre genre.
Commenter  J’apprécie          00
autres livres classés : orientVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Savez-vous orthographier ces mots français ?

Quelle est la bonne orthographe ?

Crisalide
Chrysalyde
Chrisalide
Chrysalide

13 questions
2294 lecteurs ont répondu
Thèmes : orthographeCréer un quiz sur ce livre