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ISBN : 2714456774
Éditeur : Belfond (18/09/2014)

Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Jeunes filles en uniforme dans un pensionnat anglais des années 20, qui brûlent d'amitiés furieuses et soudaines ...
Clémence Dane (1887-1965), auteur de l'entre-deux-guerres, oubliée et à redécouvrir, décrit avec tact, séduction et originalité ce "vert paradis des amours enfantines" que domine une femme étrange, attachante, véritable chercheuse d'âmes. Mais les plaisirs furtifs font place à la solitude qui sera le lot de cette trouble gorgone qui répand mor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Stockard
  08 janvier 2019
Régiment de Femmes... Pas que je veuille tomber dans la facilité grossière en taclant le titre d'entrée mais si, quand même un peu, alors sans la couverture et le sérieux qu'on sait chez Belfond Vintage, je serais sûrement passée à côté de ce livre en pensant à un vague truc de fesses un poil cradingue pour militaires mobilisés depuis trop longtemps. Et j'aurais peut-être dû, finalement, continuer à penser ça car me faire réformer P4 de ce Régiment n'aurait pas été une si mauvaise idée.
Que c'est long ! Long à commencer, long à suivre, long à trouver son rythme, long à digérer, long John Silver... je m'égare.
Pourtant à première vue ce ne sont pas les atouts qui manquent à cette oeuvre de Clemence Dane. L'Angleterre, un pensionnat pour jeunes filles, les années 20 et surtout surtout, un personnage sitôt attirant par le machiavélisme qu'on sent poindre dès la première rencontre avec cette institutrice qui charme pour mieux broyer, n'imaginant pas sa place ailleurs que sur un piédestal dans le coeur de ses élèves mais aussi des jeunes professeures qui, voyant en cette Pazuzu (ici renommée Clare Hartill pour la discrétion) un mentor dont elles n'auraient jamais osé rêver, sont prêtes à se renier elles-mêmes pour plaire à leur Daronne du Dardant.
On peut aussi y ajouter une écriture fine, élégante et un brin surannée à la Austen (quelques allusions sont d'ailleurs faites à Darcy, au cas où) mais malgré toutes ces qualités, à aucun moment je ne suis rentrée dans ce livre, l'histoire se mettant en place si lentement que quand les premiers événements se produisent, c'est déjà trop tard pour être accroché, si bien qu'à la fin je subissais ce bouquin que seul un bête esprit têtu m'a empêché de reposer pour passer à autre chose.
Et pour combler le tout, ce côté manichéen méchante femme Vs gentilles (mais so naïves) jeunes filles, d'un manque total de subtilité et de nuance, ça agace vite.
Pour résumer ce Régiment de Femmes : de l'amour pur et véritable érigé contre l'amour égotiste... devinez qui gagne à la fin ?
Soyez une bonne gourdasse, adorable, serviable mais limitée et tout le monde vous aimera, voudra vous épouser et gnagnagna et gnagnagna mais si votre intelligence bien supérieure aux oies blanches qui cacardent dans vos jupons vous permet d'ouvrir les yeux sur le monde qui vous entoure, profitant au passage pour vous moquer de ces godiches qui en définitive semblent ne demander que ça, alors là, gare aux flammes de l'enfer, vous finirez seule, tout aigrie et ridée, dévorée par un quelconque animal sauvage qui passait par là et a bien senti que vous ne méritiez plus de vous livrer à cette sale manie qui vous aviez de respirer (Oui alors là, un peu d'amertume, j'avoue, mais bon Clare Hartill est le seul personnage un tout petit peu intéressant de ce livre, dommage et trop facile finalement d'en avoir fait une Némésis à fuir au plus vite, bouh qu'elle est vilaine)
Allez j'arrête, ce livre n'est peut-être pas si mauvais mais j'ai l'impression d'avoir été flouée sur cette badass teacher, du coup, je l'ai mauvaise.
Voyons plutôt ce que, dans la même veine, réserve Mädchen in Uniform que j'espère d'un tout autre niveau.
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Fifibrinda
  09 novembre 2014
Pensionnat anglais des années 20, jeunes filles en uniforme, maîtresses expérimentées ou débutantes, élèves méritantes, portraits psychologiques ... les ingrédients de ce roman sont des plus prometteurs et, en bonne anglophile, je guettais depuis longtemps la réédition de cet "épuisé". J'ai donc été comblée de le voir chez Belfond Vintage et plus encore de le recevoir grâce à Masse critique. Las, cela fait 150 pages que je patauge et m'enlise dans la dissection minutieuse des portraits et des relations complexes qui se tissent entre eux. Cette communaute de femmes de tous âges est traversée d'influences plus ou moins sous-terraines, de rivalités, d'espoirs et d'emportements, de déceptions, de passions .... Mais, malgré une belle écriture un rien surannée, la lecture manque de fluidite, on accroche sur les longues descriptions psychologiques et le récit ne semble pas décidé à démarrer. Voici donc un roman que je reprendrai plus tard, espérant m'y plonger avec plus d'aisance et plus d'empathie pour les personnages.
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FannyNetherfieldPark
  31 octobre 2014
Ce roman est plutôt long à démarrer. L'auteure commence par nous faire un portrait psychologique très précis de ses personnages. C'est d'ailleurs l'enjeu de toute l'intrigue qui évolue autour de ces personnalités bien particulières. Plus les pages se tournent et plus le lecteur se voit happer par l'histoire et devient même témoin à certains moments. Des rebondissements viennent casser le rythme assez descriptif de l'ensemble. Ce n'est pas un huis clos au sens propre du terme mais l'ambiance générale s'en rapproche. D'ailleurs, pendant une bonne partie du roman l'intrigue ne se déroule que dans le pensionnat de jeunes filles.
Nous assistons impuissant à la descente aux enfers de certains personnages tandis que d'autres montent en puissance. Sans trop vous en dévoiler, Clare Hartill est une personne machiavélique et manipulatrice alors qu'Alwynn lui est toute dévouée. Nous avons d'ailleurs une dualité entre le bien et le mal, entre deux types de caractère. C'est aussi l'opposition de l'amour véritable et sincère à l'amour à sens unique et égoïste. Comme vous l'aurez compris, Clemence Dane nous propose toute une palette de sentiments. Pour ne rien gâcher, le tout est servi par une écriture maitrisée et agréable à lire. C'est une plume méconnue qui mérite d'être redécouverte.
Malgré un début un peu long, je me suis plongée dans cette histoire avec délectation. le charme suranné et les personnages en font un roman unique. Un autre livre de la collection Vintage des éditions Belfond m'attend dans ma pile à lire (Après minuit d'Irmgard Keun). Il me tarde de l'en sortir.
Lien : http://danslemanoirauxlivres..
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ptiteComete
  12 avril 2015
Un peu long et ennuyeux.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
JoohJooh   31 octobre 2015
Ses paroles étaient toujours à double sens, sa pensée agrémentée de réticences et de sous-entendus; elle ne pouvait littéralement pas croire que des mots puissent avoir leur sens tout simple comme dans le dictionnaire. (...) elle cherchait à découvrir des subtilités là où il n'y en avait pas et à gaspiller insinuations, suggestions et sous-entendus avec des esprits qui forçaient à travers d'aussi bon coeur qu'un boeuf passe à travers la toile d'araignée tendue d'un poteau à l'autre de la prairie où il a envie d'entrer.
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JoohJooh   14 novembre 2015
Clare Hartill avait une existence assez solitaire. C'était une femme aux amitiés fiévreuses et aux ruptures soudaines. Toujours la plus intelligente et la plus inquiète de son cercle, elle découvrait en général que les objets de son affection ne pouvaient satisfaire son attente ni sur le plan de l'intelligence ni sur celui des sentiments. La désillusion était alors rapide et décisive. Clare ne pardonnait rien à qui l'ennuyait.
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JoohJooh   16 octobre 2015
Les livres choisis par sa mère étaient si complètement à son goût qu'ils donnèrent à l'enfant solitaire sa première impression d'intimité intellectuelle, et lui montrèrent qu'il pouvait y avoir d'autres intelligences autour d'elle que les gens bons et lourds qui soignaient le développement de son corps et ignoraient le développement de son esprit.
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JoohJooh   29 octobre 2015
Oh ! la vie est une comédie ! Vous, jeunes gens, vous avez vos soucis, et vous croyez que nous sommes trop vieux et trop aveugles pour nous en apercevoir. Et nous les vieux, nous avons nos soucis, et nous savons que vous êtes trop jeunes et trop aveugles pour les voir.
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JoohJooh   14 octobre 2015
Or, la timidité, comme toute sensation pénible, est incompréhensible pour ceux qui ne l'ont pas éprouvée, elle est immédiatement oubliée pour ceux qui s'en sont débarrassés, mais être à sa merci, c'est subir une souffrance paralysante et stupéfiante, la torture spirituelle de la poire d'angoisse.
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