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ISBN : 2021379132
Éditeur : Seuil (25/01/2018)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Un tout jeune homme, fou de vélo, amoureux des livres, entreprend un tour de France des écrivains qu’il affectionne, en se rendant sur leurs lieux de vie, d’écriture et de sépulture. Du cimetière marin de Paul Valéry, à Sète, à la villa du Mont Noir de Marguerite Yourcenar dans les Flandres, d’Illiers-Combray, au cœur de la Beauce, où Proust passa son enfance, jusqu’à la Touraine de Balzac, Jean-Acier file d’étape en étape, sur sa bicyclette qu’il a affectueusement ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  20 novembre 2018
Un homme de 20 ans.
Un premier livre.
Et une bicyclette.
Un jeune homme sur son vélo. Il traverse notre douce France à la rencontre de ces auteurs qui font notre belle et diversifiée littérature.
Le verbe est beau et le paysage splendide. Jean-Acier Danés pédale avec allégresse dans ce joli carnet de voyage et nous offre une bien belle oeuvre, hommage aux plus grands …
Paul Valery, Victor Hugo, Céline, Marguerite Yourcenar, Jules Vernes, Jean-Jacques Rousseau
L'Hérault, le Beaujolais, la Côte d'Opale, le Pas de Calais …
Successions de destinations et d'écrivains, la plume de cet auteur enchante. Chaque mot est choisi avec attention, on pédale dans la jolie littérature. On se retrouve à avoir envie d'enfourcher son vélo et partir à l'aventure … Mais 200 km par jour, pour moi, ce n'est juste pas possible … Je salue les mollets de Monsieur Danès …
L'auteur raconte et mêle avec passion le voyage, l'écriture, le sport et notre beau pays.
Notez précieusement son nom, Jean-Acier Danès, on parlera dans les années qui viennent de cet écrivain, croyez moi …
Il y a de la quiétude, de la paix dans cette lecture. Un patrimoine culturel et géographique que l'on se plait à (re)découvrir. Une paix qui recouvre notre lecture comme un baume. Une balade. Un livre qui se lit comme on contemple. l'ne faut pas aller y chercher un récit mené tambour battant.
Non. Juste se laisser porter.
A bicyclette.
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Commenter  J’apprécie          511
Levant
  07 février 2018
Je me suis surpris à biffer en marge, à souligner des passages d'un livre écrit par un cycliste d'à peine vingt ans. Qui l'eût cru ? J'ai été bluffé par ce talent tout neuf. Je le vois déjà prometteur. Sauf le moyen de transport choisi, l'idée n'est pourtant pas si originale, mais sa façon de la mettre en mots lui est très personnelle. Elle apporte un vrai souffle de fraîcheur à la littérature classique en lui retrouvant une place dans nos urgences quotidiennes. Il a choisi la petite reine pour visiter ceux qui règnent dans la littérature classique, leurs lieux de vie ou d'inspiration.
Car avec Jean-Acier Danès on ne batifole pas avec les élus de la dernière rentrée littéraire, on fait route avec les classiques. C'est tout sauf ennuyeux. Ce sont, selon ses mots, des kilomètres utiles au corps et à l'esprit. Point de descriptions fastidieuses avec un style qui manie la métaphore avec bonheur. La personnification des lieux et des choses donne vie au décor. Il se rue sur nous plus qu'il ne s'impose par son immobilité. Voilà un style avantageusement expurgé de vocabulaire technique qui sait rendre les émotions. Comme lorsque, exception faite à la règle des classiques, il évoque l'ouvrage autobiographique de Simone Veil.
Les citations sont incorporées avec à-propos et talent, évitant les tournures d'introduction forcément lourdes et pontifiantes. Voilà un jeune auteur qui sait imager ses pensées. Sur ses traces, vous ferez route de nuit avec Céline, vous dormirez dans un cimetière en compagnie des personnages de Victor Hugo, vous oublierez les crampes au mollet et les vêtements mouillés qui collent à la peau. Vous aurez compris que j'ai été séduit par ce premier ouvrage d'un auteur dont je salue la performance tant littéraire que sportive quand il traverse la France pour se rendre au cimetière marin de Sète, sur la tombe de Paul Valery, ou à Mont-Noir constater par lui-même ce qui reste de la maison d'enfance de Marguerite Yourcenar.
Il parle de la sienne d'enfance comme d'un pays lointain. Il est pourtant vrai qu'à la comptabilité des références littéraires, on mesure le chemin déjà parcouru par ce passionné de littérature. Amateurs de performance et dopage, attendez le prochain tour de France, il s'agit là de l'éloge de la lenteur et des belles lettres.
Je remercie Babelio et les éditions Seuil de m'avoir adressé cet ouvrage dans le cadre de l'opération Masse critique.
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gabb
  11 février 2018
Jean-Acier Danès. Drôle de prénom pour un drôle de bonhomme ! 20 ans et toutes ses dents, un positivisme à toute épreuve, des mollets d'acier (forcément !) et une tête bien faite : le type est un génie, ou peut-etre un extraterrestre.
Son premier roman, qui tisse des liens subtiles entre ses deux passions (à savoir, comme l'indique le joli titre-valise, le cyclisme et la littérature) témoigne d'une maturité et d'une aisance stylistique hors du commun, devant laquelle je ne peux que m'incliner, moi qui aime le vélo presque autant que les livres.
Voyez par exemple cette phrase lourdingue que je vous inflige à l'instant, ben Jean-Acier vous l'aurait transformée en un tournemain en quelque chose de sobre, de poétique et d'aérien (un peu comme Pantani dans L'Alpe d'Huez, vous voyez ?)
Tout au long de ces 200 pages, découpées en 11 chapitres (autant que de vitesses sur son vélo), il nous abreuve de métaphores souvent très recherchées, de tournures un peu ampoulées (quel jeune de 20 ans parle aujourd'hui de téléviseurs, d'automobiles et de bicyclettes ?), et de descriptions fouillées des chemins qu'il emprunte et des payages qu'il découvre, mais à mon humble avis il en oublie un peu de nous parler des auteurs qu'il chérit, et sur lesquels j'espérais en apprendre davantage.
Ce tour de France, qui devait être celui des écrivains, devient une aventure sportive enrichissante mais un peu verbeuse, une ode au voyage et à la contemplation très réussie, mais où les anecdotes et les détails biographiques relatifs aux grands auteurs sont réduits à la portion congrue. C'est tout juste si l'on apprend que Paul Valéry est enterré à Sète, que Balzac écrivait la nuit, et que Marguerite Yourcenar posséda dans les Flandres une maison que notre narrateur n'a pas pu visiter.
Dommage, car l'on sent bien que Jean-Acier en connaît un rayon - si je puis dire - sur ces monstres sacrés de la littérature, et que son projet de naviguer à vélo entre leurs grands classiques était très prometteur (d'ailleurs ne parle-t-on pas aussi de "classiques" cyclistes ? ;-))
C'est un fait, "en voiture on va trop vite pour voyager, sur les rails on ne choisit rien, il y a bien l'avion mais tout paraît si petit, si peu humain... le vélo, vraiment, c'est la bonne vitesse pour être libre".
Pour apprécier ce roman à sa juste valeur, il faut donc oublier La Pléiade, partir en danseuse à la découverte du terroir français et valider les dires d'Hemingway : c'est en "pédalant" un pays que l'on apprend le mieux ses courbes. Il faut se laisser emporter par les descriptions des chemins, des climats, des cartes et des relevés topographiques, des douleurs musculaires et des bonheurs simples du champion savourant son effort. Tourner les pages comme lui tourne les pédales, avec entrain et curiosité.
A la question "peut-on reconnaître un immense talent littéraire sans être pour autant transporté par sa lecture ?", je réponds oui.
Je tire néanmoins un grand coup de chapeau au jeune Danès, tant pour la sagesse remarquable qui transparaît dans ses écrits que pour ses capacités sportives hors norme (plus de 200km par jour et par tous les temps, rendez-vous compte !).
A coup sûr, il n'a pas fini de nous surprendre par sa culture débordante, ni de nous séduire par son insatiable soif d'exploration et de liberté, qui n'est pas sans rappeler celle d'un certain Sylvain Tesson.
Merci à Babelio, aux organisateurs de la dernière MC et aux éditions du Seuil pour cette lecture aussi originale qu'exigeante qui donne envie de se remettre en selle dès que la neige aura fondu !
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Squirelito
  10 août 2018
En paraphrasant « Les cloches de Corneville », Bicyclettres est va où les roues te poussent, petit mousse des livres ; avec le vent sur les flots des lettres et des mots. Entre le ciel et l'onde, roulant vers l'horizon, ton vélo est ton monde, la littérature ta maison.
Etudiant, Jean-Acier Danès décide de passer ses vacances sur les routes de France et de Navarre (même si le récit s'arrête plus à l'ouest au Pays-Basque), avec sa compagne Causette, un hommage certain à l'autre Cosette, pour arpenter les routes et les chemins sur la trace des écrivains, de Marcel Proust à Paul Valéry, en passant par Jean-Jacques Rousseau, Marguerite Yourcenar et autres plumes éternelles. Causette est silencieuse, seuls quelques grincements surgissent mais elle est sa monture, son objet de tous les désirs, de tous les rêves surtout : elle est sa bicyclette.
A l'instar de Sylvain Tesson « Sur les chemins noirs », l'auteur nous entraîne dans un voyage proche, celui de la France et de ses 1001 richesses, de la Côte d'Opale au lac d'Annecy, avec la littérature comme fil conducteur.
Si Sète est un « nom sous le silence des dieux », ce récit commence sous leur bénédiction pour se terminer en une offrande universelle sur la liberté, la découverte et le vagabondage littéraire.
Et si vous avez rêvé d'un grand rendez-vous avec les auteurs classiques, un Stendhal côtoyant un Paul Claudel, de partager l'esprit unique d'Alexandre Vialatte, de croquer une madeleine de Proust en vous remémorant Adrien, cette mosaïque livresque et paysagère est pour vous, peut-être aussi parce qu'elle est écrite par un jeune homme qui « lisait pour rouler et roulait pour écrire ».
Parfois le parcours est chaotique, rude ; pour franchir les cols c'est le mythe de Sisyphe tentant de repousser la montagne qui émerge, il semble pourtant que l'écriture se soit inscrite sur un lit de velours tant la délicatesse filtre à travers les pages, tout n'est qu'harmonie entre lieux bucoliques et les réminiscences de l'aventure littéraire française.
Si Paris ne laisse aucun souvenir de ville lumière, mais plutôt celui d'une ville des ombres dans une description sombre et morose, il n'en est rien pour l'ensemble du récit car « voyager c'est apprendre à sourire ».
Alors chers lecteurs, sourions sur ces « parcelles de bonne humeur », sourions à cette érudition printanière, sourions à celui qui « en roulant dans l'obscur » apprend à « voir plus clair », sourions au passé sur les routes du présent, sourions à ces pensées inspirantes, sourions de voir passer sur 210 pages une petite reine livresque virevoltant entre les courbes des belles-lettres.
« On se laisse bercer par des rencontres qui font de nous le cheminot d'un rail incertain et de nos journées des pages vierges qui se remplissent si vite. »
« On est silencieux à bicyclette. Parfois les voitures arrivent au loin ou s'annoncent au-devant, tandis que la chaîne gratte comme un vol d'abeilles continu. On s'y surprend très souvent à siffler, à chanter, à parler aux ombres comme lorsqu'on avait peur du noir. Mais la nuit à bicyclette on découvre qu'on a toujours peur du noir, le vrai. le noir qui échappe à la lumière de sa propre cadence. le noir d'incertitude d'un avenir sur lequel nos actes ont une prise malhabile. Alors on plaisante avec lui, on épouse ses formes en espérant remonter à la surface de la nuit. (…). A force de rêveries et de patience on parvient déjà au bout, exténué et le sourire aux lèvres, après une odyssée de quelques minces jours. On ne rêvasse pas pourtant, on s'extirpe du réel. Ce n'est pas une moindre tâche que de rejoindre le paradis des mots. »
Livre lu et reçu dans le cadre du Prix Littéraire de la Vocation 2018
Lien : http://squirelito.blogspot.c..
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Coventgarden
  21 février 2018
Tout d'abord un grand merci à "Masse Critique" pour l'envoi de ce livre.
Alors, comment dire, je passe le nom de ce très jeune auteur et héros de l'histoire car tout a été dit.
Le sujet est charmant et l'on retrouve bien le passionné de littérature. Tellement passionné que l'on pourrait lire Balzac parfois.
En effet, c'est à bicyclette que ce roman nous emmène et même si la 4ème de couverture prétend que c'est la France le personnage principal, on la découvre bien avec ses yeux à lui.
Vous l'aurez compris, je n'ai pas été emballée.
L'auteur écrit parfaitement bien et nous découvrons le pays avec moult détails mais pour ma part, une lassitude s'est installée dès le premier quart. Trop de détails dans une lecture laisse mon esprit vagabonder, signe pour moi d'un manque d'intérêt.
C'est un livre d'une grande poésie qui serait parfait entre un polar bien angoissant et un livre de secrets révélés qui nous a fait pleurnicher car avec Bicyclettres, aucune inquiétude, c'est reposant.
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critiques presse (1)
Bibliobs   13 février 2018
Jean-Acier Danès a réuni ses deux passions, la littérature et le cyclisme, en pédalant sur les traces des grands auteurs disparus.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
gabbgabb   07 février 2018
On ne voyage nulle part grâce à l'autoroute. On passe, on va quelque part, mais on ne voyage pas. Tout au mieux, on reproduit les conditions essentielles à une sensation de voyage : le panneau historique indique un patrimoine que nous n'irons pas voir mais que nous aurons le sentiment d'avoir fréquenté, notre corps aura l'impression d'être immobile tandis qu'il sera projeté à plusieurs dizaines de kilomètres à l'heure, et la croyance en notre liberté s'imposera alors que nous resterons en définitive sur un chemin prédéfini par des contraintes techniques propres à des équipementiers inconnus.
Peut-être est-ce cette illusion d'accès facile qui fait rêver les amateurs de voyage en voiture. On se sent vite puissant lorsque l'on écrase la pédale de l'accélérateur et que le moteur vrombit.Je m'amuse de cette relative puissance chaque fois que je croise une voiture avec un seul passager, empêtrée parmi dans d'autres dans les bouchons.
Peut-être est-ce surtout l'aseptisation qui séduit : les accidents sont rapidement effacés, gommés, [...] et la route n'offre que des variations sensorielles moindres. Dans l'habitacle, les odeurs sont estompées, la vitesse est tue, les sons ne parviennent pas toujours. L'autoroute est un copier-coller d'une route sur un paysage écrasé.
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gabbgabb   06 février 2018
J'ai voulu retracer ma fascination pour l'errance, car elle ne semble plus autorisée pour personne. Le Wanderer est considéré non plus comme celui qui se fabrique un savoir, mais comme un marginal. Le voyageur est devenu un passager, un client, un objet à séduire par le confort et la reproduction d'une fantaisie de voyage.
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LevantLevant   06 février 2018
j'avais compris ma propre impuissance face à la mort, et l'immense puissance qui est la nôtre tant que nous vivons.
J'avais compris que Saint-Exupéry, en quelques lignes avait tout dit de cette expérience.
Commenter  J’apprécie          80
LonginesLongines   12 février 2018
"À la table derrière discutent des membres du corps médical. Ils parlent d'autopsie tandis que leurs couteaux rayent la porcelaine. L'un est gras et gros, l'autre semble asséché jusqu'à ses oreilles plaquées contre son crâne dégarni. On dirait deux personnages reclus ensemble sans autre solution, mais ils ont une conversation sur la dissection avec la banalité d'un dégoût que leur métier ne leur fait pas ressentir."
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Commenter  J’apprécie          20
lemagasindebenlemagasindeben   15 janvier 2018
"Il y avait ce soir-là l'une de ces vues qui rappellent
à l'homme qu'il est dans la nature comme une
jambe sur chaque plateau d'une balance Roberval."
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