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EAN : 9782072867552
Gallimard (09/01/2020)
3.91/5   60 notes
Résumé :
Vingt ans après son exil, Arben dit "Beni", revient dans son pays natal, l'Albanie, avec pour projet de venger Rina, sa femme assassinée.

Armé de ses souvenirs et d'un vieux Tokarev, Arben se remémore son enfance et l'implacable succession d'événements qui ont fait de lui un malfrat puis un fuyard, à la faveur de cette période trouble qui a vu un régime communiste se métamorphoser en démocratie libérale à tendance oligarchique.

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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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sur 60 notes
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kielosa
  26 janvier 2020
Danü Danquigny est probablement le tout premier auteur de thrillers d'origine albanaise, bien qu'il soit né en 1975 à Montréal au Canada. Toutefois, le titre et la couverture du roman ne laissent point de doute sur l'origine de l'auteur : "Republika Shqipërisë" en Albanais, ou "République des aigles" traduit en Français.
C'est le premier ouvrage de Danü Danquigny, qui a fait des études de droit, est diplômé en psychocriminologie et a travaillé pour la police des frontières avant de devenir détective privé.
L'auteur sera le 8 février prochain, à 18 heures, à la Librairie A Ty'Bull...tome 2 à Rennes, en Bretagne.
L'histoire est essentiellement située en Albanie après la mort de l'abominable dictateur Enver Hoxha en 1985. Sous son successeur, Ramiz Alia (1925-2011), le pays ne s'est pas tout à coup transformé d'enfer en paradis. Loin de là ! Jusqu'en 1992, ses modestes réformes étaient vraiment trop modestes pour améliorer la situation des citoyens dans un pays en ruine économique. le mécontentement de la population était pourtant général, surtout les jeunes protestaient contre ce régime pourri, tandis que de plus en plus d'Albanais fuyaient, surtout en Grèce et en Italie.
Ce n'est qu'après les élections de 1991 et la nomination du cardiologue Sali Berisha comme Premier ministre, l'année suivante et Président plus tard, que finalement les choses commencèrent à bouger dans le pays au plus bas PNB de toute l'Europe.
Voilà l'arrière-plan politique et économique et le fond contre lequel se déroule le récit de Danü Danquigny.
Le personnage principal de cette aventure se nomme Arben Beni que l'on va suivre pendant 4 phases importantes : lors de son adolescence, en 1988, puis 1995 et finalement en août 2017. de sa fuite en France pendant 20 ans, l'auteur nous dit très peu, puisque c'est en Albanie que l'action violente et dramatique se passe.
Autour d'Arben gravitent, tout au long du récit, des personnages dont nous suivront aussi les traces, quoique plutôt épisodiquement : il y a Nesti et Mitri, ses amis d'école à Korçĕ (Koritza) dans le sud du pays pas loin de la frontière grecque ; le brillant élève Elis ; et les 2 vauriens Alban et Loni, qui sont par ailleurs des cousins.
À la mort de ses parents, instituteurs, noyés dans un accident sur un lac proche de la frontière macédonienne, le jeune Arben est éduqué par sa tante Limka et son oncle Kastriot. Cet événement tragique marque un tournant décisif dans l'existe de notre jeune héros : il abandonne ses rêves d'études et accepte un job débile dans une usine de coton pour un salaire de misère, tout en jouant avec l'idée de s'enfuir en France. Arben ne veut pas "une vie d'esclave en Grèce ou de paria en Italie" (page 97).
Conformément à la tradition albanaise, son oncle lui déniche une fiancée et arrange le mariage. Arben trouve cette Rina, qui est infirmière, pas mal, mais au début ne l'aime pas à cause de l'arrangement où il n'a pas eu grand choix.
Par après cela changera et ils auront 2 enfants : une fille Tritana et un fils Endril.
Le jour où il perd son emploi, il décide de travailler pour Alban et Loni, entretemps des gangsters "établis" et gros trafiquants en tous genres. Dans la tête d'Arben, ce ne sera que pendant une brève période, le temps de gagner assez de fric pour permettre à sa famille une vie décente en France et â ses gosses de bonnes écoles française.
MAIS....
La lecture du roman de Danü Danquigny constitue une expérience quelque peu spéciale. Si au début le lecteur est légèrement submergé par le nombre des personnages et leurs noms albanais, pas évidents pour nous bien sûr, ainsi que par des termes albanais, progressivement le récit vous capte et devient de plus en plus envoûtant et ensorcelant.
Nous faisons connaissance avec la réalité quotidienne de pauvres citoyens qui ont été soumis pendant un demi-siècle (1941-1992) à un régime foncièrement injuste et inhumain. Sans longues explications, l'auteur a parfaitement bien réussi à en évoquer le climat épouvantable.

L'extrême violence à laquelle certains bandits albanais peuvent avoir recours, s'explique, je présume, davantage par tant d'années d'arbitraire et d'excès que par les rudes conditions d'existence dans la montagne et à la campagne d'Albanie.
N'oublions pas que selon l'auteur du temps de Hoxha un dixième de la population se trouvait en taule ou dans des camps de travail et de rééducation et "presque un habitant sur deux a tôt ou tard eu maille à partir avec la police politique".
Je termine mon billet par un citation révélatrice de Danü Danquigny (à la page 178) : "Accoudé au bastingage, j'ai regardé jusqu'au bout les rives de mon pays s'éloigner puis disparaître, emportant avec elles mon peuple superbe et malheureux, comme un animal beau et sauvage qu'on aurait maintenu en captivité trop longtemps, comme un aigle endormi qu'on aurait jeté dans la fosse aux lions en lui chuchotant < vole, maintenant >. "
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Sylviegeo
  21 mars 2020
Quelle belle découverte pour moi que ce Danü Danquigny et Les aigles endormis! Un auteur qui a su en quelques 215 pages me raconter 40 ans d'histoire albanaise mérite mon respect. Quel auteur et quel conteur. C'est le récit de 4 copains ordinaires qui par la force des choses (disons ainsi) sont devenus de vrais et purs salauds que tout le monde connait. Ils ont su traverser et tirer partie d'un pays amoché par le communisme, puis par l'ouverture, puis par le capitalisme sauvage, puis par les hommes. Découvrir une liberté nouvelle pour survivre mais aussi pour extorquer, tricher, mentir, ruiner les amis et la famille, enlever les filles pour les vendre à l'Occident, armer des enfants, bref quatre copains qui ont oublié le sens des mots morale et décence. Pour l'un d'eux, Arben Beni, ce sera la vengeance qui le fera revenir dans son pays après 20 ans d'exil en terre française. Il aura tout fait pour faire oublier les origines albanaises de ses enfants mais se gardera quelques petits comptes à régler chez lui...Quand on parle de son pays en ces termes : " Nous sommes un peuple qui ne sait pas , ou ne sait plus, faire dans la nuance. Les vieilles guimbardes côtoient les voitures de luxe, la misère voisine l'opulence, la nécessité s'oublie dans la consommation. Et c'est partout la même histoire. Les classes se sont fondues en une masse inerte, tout juste bonne à râler, mais toujours partante pour aller se faire tondre par le premier guide venu. Celui qui jouera du pipeau plus fort que les autres, qu'il soit un imam dévoyé, un banquier en marche ou le chantre de nationalisme nostalgique d'un jadis doré et fantasmé, celui-là trimbale toujours le troupeau d'une aliénation à l'autre sous les vivats d'un poignée de salopards gras et avides." (P.193) ce n,est pas très édifiant de ce que l'on pense de soi et de ses origines.
Un récit en aller-retour entre l'enfance, l'adolescence, l'âge adulte et nos jours qui est réglé au quart de tour et que je n'ai pu lâcher ! Un récit poignant et déconcertant tout à la fois.
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DoubleMarge
  11 octobre 2020
"La première surprise avec ce roman, c'est de se retrouver en Albanie à la fin des années 1970, alors que la dictature d'Enver Hodja tabasse les uns et assure aux autres des lendemains qui chantent. La deuxième surprise, c'est d'être avec des gosses, des gamins de dix ans du même quartier qui font des bêtises ensemble, des bêtises qui laissent deviner les hommes qu'ils seront plus tard, des gamins qui nouent des relations fortes même si certains se détestent. le roman raconte ce qu'ils deviennent, des adolescents puis des hommes (peu de filles dans ce roman, à part la magnifique Rina dont on espère qu'elle va réussir à être heureuse), alors que l'univers radieux se déchire et que le socialisme prolétarien s'efface devant le libéralisme de la grande truanderie.
Ce que ces garçons sont devenus plus tard, on le comprend peu à peu à travers le récit principal mais aussi avec le récit alterné qui se passe en 2017, lorsque l'un d'eux revient au pays avec des intentions clairement inamicales. (...)
L'écriture de Danquigny est précise, évocatrice, les personnages attachants ou effrayants, les descriptions montrent un pays magnifique, des traditions fortes, des ambiances chaleureuses, avec le poids de la tradition, de la famille, mais aussi des scènes dures qui reflètent la tension que fait régner la dictature. (...)
Dans ce récit très maîtrisé où on passe des années 1980 aux années 1990, où on voit comment le régime se dégrade et comment les principes du capitalisme sauvage sont vite assimilés par des gens dont la moralité n'est pas encombrée par les scrupules, où l'insertion des scènes du retour en 2017 renforce l'intérêt et la curiosité, il faut accorder une mention spéciale à la fin. L'auteur nous laisse sur une ellipse magnifique même si elle plombe davantage ce roman bien noir, une ellipse dont on se demande si on l'a bien comprise, même après avoir relu plusieurs fois les dernières pages pour être sûr de n'avoir rien laissé passer, pour vérifier qu'il ne nous en a pas dit davantage au détour d'une introspection, d'un dialogue sibyllin, d'une échappée lyrique.
Et certes, on croit avoir compris car on croit être malin nous aussi, mais même si on s'est trompé, cette ellipse finale est très élégante.
Un très bon roman noir, assurément."
François Muratet pour le magazine Double Marge (Extrait)
Lien : https://revuelitteraire.fr/l..
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belette2911
  31 juillet 2020
L'Albanie n'est pas une destination régulière en littérature. La vie là-bas ne fait pas rêver et comme dans les romans, il n'y a pas de belles images de plages, on laissera tomber l'exotisme pour l'extorsion en tout genre.
Ce roman noir se déroule sur plusieurs années et c'est 40 ans de misère qui s'inscrit sous vos yeux. La Série Noire n'est pas réputée pour faire dans le Bisounours non plus.
Arben nous raconte une partie de sa vie, de gosse à la cinquantaine et c'est aux travers de ses yeux que nous allons découvrir un pays et une population qui a été écrasée sous le régime communiste, les dictatures avant de passer à une démocratie « ferme-ta gueule » où les diplômes s'achètent et les postes ne sont accessibles qu'aux neveux, cousins, nièces, enfants des gens qui dirigent.
Un jour, à la mort du dictateur Enver Hoxha, les gens ont cru que l'enfer était derrière eux, mais non, ils avaient juste changé de cercle et continuaient de se faire entuber dans les grandes largeurs.
L'enfance d'Arben ne fut pas insouciante, le régime surveillait tout le monde, ensuite, après un service militaire de 3 ans, il perd ses parents et ses ambitions d'études s'effondrent. Il sera ouvrier sans qualification dans une usine qui le foutra à la porte ensuite et tintin pour trouver un nouvel emploi ensuite, sauf dans les magouilles.
L'auteur nous peint une fresque au vitriol de l'Albanie et de ses régimes politiques, de ces caciques du parti, de la corruption et de dirigeants qui n'ont pas vu le pays grogner, pensant qu'ils resteraient tous la tête basse, éternellement.
La misère crasse, on la côtoie avec Arben qui a du mal à faire bouillir la marmite et en Albanie, ne pas savoir nourrir sa famille est très mal vu, au même titre que les unions libres et les mariages d'amour. C'est tout un pan des traditions albanaises qui s'offre à nos yeux et l'auteur intègre bien le tout dans son récit.
Arben aurait pu vivre heureux, mais il a mis le doigt dans l'engrenage des trafics et est devenu le même salaud qu'Alban et Loni, même si eux sont sans conscience et qu'Arben a au moins mal au bide en faisant passer des jeunes albanaises qui finiront sur les trottoirs ou dans des bordels alors qu'elles se voyaient déjà en haut de l'affiche.
Le régime gouvernemental était injuste et broyait tout le monde, mais les suivants ne sont pas mieux et ce que fait Arben n'est pas toujours mieux que les dirigeants qu'il vilipendait dans sa tête.
Roman Noir qui commence avec l'histoire de 4 copains qui jouent dans la neige, ils sont jeunes et qui descendront tous dans l'inhumanité pour le fric, le pouvoir, le respect, la crainte que l'on aurai d'eux.
Un récit sombre mais beau, l'histoire d'un jeune qui avait tout pour réussir mais qui s'est fait entuber par le communisme et ensuite par le capitalisme et qui, cédant à la facilité, à la fatalité, n'a pas eu d'autre choix que d'entrer dans les magouilles pour survivre et qui n'a pas su se retirer à temps.
Ce roman noir, c'est aussi le récit d'une vengeance qu'Arben veut accomplir, 20 ans après, mais qui n'est jamais qu'un prétexte pour l'auteur pour nous faire découvrir l'Albanie d'une autre manière, et pas celle des agences de voyages.
Un roman noir puissant, profond, poignant où il est impossible de détester Arben. Un roman qui mélange habillement le passé et le présent, la politique et les trafics. Bref, un grand roman noir, serré et corsé comme je les aime.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Deltak
  10 mai 2020
La présentation par l'éditeur : Vingt ans après son exil, Arben dit "Beni", revient dans son pays natal, l'Albanie, avec pour projet de venger Rina, sa femme assassinée. Armé de ses souvenirs et d'un vieux Tokarev, Arben se remémore son enfance et l'implacable succession d'événements qui ont fait de lui un malfrat puis un fuyard, à la faveur de cette période trouble qui a vu un régime communiste se métamorphoser en démocratie libérale à tendance oligarchique. Un à un, il va retrouver Mitri, Loni, Nesti et Alban, amis d'enfance qu'il tient pour responsables de sa déchéance morale et de la mort de son épouse, et découvrir que la vérité n'est jamais celle qu'on croit.  
Un vrai coup de coeur pour ce roman noir qui mélange subtilement la grande et petite histoire. Danü Danquigny nous plonge au cœur du régime post-communiste de l'Albanie, pays assez méconnu, pour nous raconter l'histoire de la déchéance d'un pays et de celle d'Arben, animé par l'idée de vengeance. Un récit bien construit qui mêle habilement présent et passé, des personnages bien campés, et une écriture fluide. Un dénouement pour le moins inattendu - Bref, de la grande littérature dans le genre Noir. Un excellent roman à découvrir d'urgence.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
koalaskoalas   04 mars 2021
Sur les derniers vers, chanteuse, public, musiciens, serveurs, tous lèvent les bras, croisent les mains en crochetant leurs pouces, figurant ainsi l'aigle à deux têtes, celui qui surveille les ennemis venant de l'est et de l'ouest. J'ai envie de pleurer.
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galyalaingalyalain   29 juillet 2020
Je contins l’envie de briser ma chope de bière sur le visage rond de mon oncle, en hurlant, de lui bourrer le corps de coups de poing, d’écraser du talon son conformisme comme on le fait d’un vulgaire mégot de clope. J’étouffai ce désir inouï de foutre le feu à Panda, à la maison des grands-parents, de démolir la statue d’Enver à coups de masse, d’égorger tous les commissaires politiques qui nous épiaient où que nous fussions, de pendre par les tripes ceux qui leur confiaient les secrets des autres. Je rêvais d’une apocalypse grandiose qui crèverait la bulle de ce cauchemar et m’emporterait avec elle loin de cette soumission terne qui nous tenait la gueule dans la boue.
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miriammiriam   12 juin 2020
Les grandes "restructurations économiques" censées muter la société en modèle de capitalisme triomphant en avaient laissé plus d'un sur le carreau. Avec l'accès à la propriété et la liberté d'entreprendre, l'Albanie découvrait leurs corollaires, les quatre cavaliers de l'Apocalypse : la compétition, le chômage, la précarité et la prédation. Nous participons activement à la dernière
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collectifpolarcollectifpolar   31 janvier 2020
Enver Hoxha était paranoïaque. Cliniquement paranoïaque. Il voyait des menaces partout et en inventait d’autres. Il avait entretenu une armée démesurée. Et cette folie lui a survécu plusieurs années. Chaque camarade était un soldat formé au maniement des armes, un partisan prêt 21à mourir pour défendre la patrie. Et nous étions tous des camarades.
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galyalaingalyalain   29 juillet 2020
C’est encore pire qu’avant. Les diplômes s’achètent, les postes sont verrouillés. Tout le monde est corrompu, et rien ne fonctionne vraiment. Ceux qui le peuvent s’en vont faire leur vie à l’étranger. Ceux qui restent étouffent. Ils sont coincés entre les rêves d’un Occident moderne et les cloisons invisibles contre lesquelles ils n’arrêtent pas de se cogner. Certains partent en Syrie. (Nesti)
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