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ISBN : 2226188754
Éditeur : Albin Michel (07/01/2009)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Le long d'une autoroute qui file vers le sud, au.son d'un saxophone kamikaze, la cavale hallucinée d'un couple atteint par un étrange neurovirus qui connecte leur cerveau à la station Mir et à son Ange Gardien, le jazzman Albert Ayler.
Un voyage au-delà de la réalité et de l'infini, entre états altérés de la conscience et phases de réadaptation.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Darkcook
  25 mars 2015
Un an et demi que j'avais plus lu Dantec, et vu le contexte étudiant, je pouvais certainement pas prendre un de ses pavés... Je me suis donc rabattu sur ce fond de tiroir, au sens propre, ce roman/nouvelle d'abord écrit en 1996, laissé à l'abandon puis réécrit et enfin publié en 2009. A t-il décidé lui-même de le sortir, ou est-ce Albin Michel qui voulait à tout prix un texte entre la parution d'Artefact et celle de Metacortex? Je n'en sais rien, mais ça restera une oeuvre complètement anecdotique...
Certains critiques parlent de Dantec digest, et ils ont raison, mais dans le mauvais sens : on retrouve ses fameux thèmes, mais rabâchés de Babylon Babies (Jeremy Narby, l'Ayahuasca, l'ADN, les schizophrènes comme supérieurs au reste de l'humanité), qui seront encore répétés plus tard dans Satellite Sisters... La fin WTFesque avec la station Mir m'a rappelé aussi la dernière partie de Villa Vortex. Les moments de cavale au début évoquent évidemment La Sirène rouge et plein de ses autres romans, mais en moins bien... Bref, je suis déçu, j'avais peur, au vu du synopsis, que ce soit l'équivalent dantequien de Tueurs nés d'Oliver Stone, et au final, j'aurais préféré que ça le soit, plutôt qu'une énième résucée sur les schizophrènes et le sacrifice christique, qu'on retrouve dans TOUS ses bouquins post-Sirène rouge, un peu comme les femmes chez Ellroy (mais ça, c'est quand même bien plus agréable :p).
Ceci dit, la narration du personnage principal possédait quelques moments sympas, céliniens (que je soupçonne d'avoir été écrits en 96), son attitude tranchait bien avec celle de Karen et restituait parfois celle du lecteur, face au verbiage mystique de la demoiselle (lui, sans doute de 2009!)... Mais l'écriture m'a moins emballé que les autres fois, et le style, lors de la fin avec Mir, est vraiment gonflant, prélude aux défauts de Satellite Sisters. La longue baston à Abidjan est pas non plus très inspirée. Donc bon, je me pose la question : fallait-il vraiment sortir ce condensé succédané en tous points moins réussi? Je dois être de mauvais poil...
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Corboland78
  28 mars 2012
Surprise, le nouveau roman de Dantec ne fait que 211 pages, bien peu pour l'écrivain qui nous a habitué à nous taper des pavés de 500 ou 800 pages. Remarquons que pour compenser la minceur relative du livre, il n'a pas lésiné sur la longueur du titre ! Dans un interview l'auteur explique que ce livre tout juste paru, date en fait de 1996, époque où ce n'était qu'un embryon de nouvelle destinée à un ouvrage collectif de la Série Noire qui n'a jamais vu le jour. Remaniée et achevée, celle-ci est devenu ce bouquin.
Un couple en cavale contaminé par un neurovirus se retrouve en liaison mentale avec la station Mir et l'âme du fameux saxophoniste de jazz Albert Ayler décédé tragiquement en 1970. le sacrifice de leur « moi » virtuel sauvera les vies des locataires de la station spatiale et rendra la liberté à l'âme torturée du jazzman assassiné. Comme on le voit, le titre du roman qui paraissait ésotérique résume bien le propos. Nous retrouvons là l'univers et les thèmes chers à Dantec, les drogues les plus invraisemblables, les altérations du cerveau, les technologies modernes, le cyberspace, religions et mysticisme. L'écrivain a réussi à se créer un style et surtout une niche complètement personnelle, sorte de mariage entre la SF de Philip K Dick et le polar noir des grands maîtres. Parfois c'est génial, d'autres fois nul à chier ce que j'avais stigmatisé pour son avant dernier livre Artefact. Cette fois le roman est réussi sans atteindre des sommets, l'écriture est aérée et légère, l'intrigue « simple » si je puis dire, tout étant relatif quand on parle de Maurice G. Dantec.
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NicolasBAL
  21 janvier 2009
Voilà un titre qui m'a plu et me plaît encore ! Un titre éminemment poétique et résolument pas de son époque. J'ai d'ailleurs cru dans un premier temps à un fausse piste dans le genre de L'Automne à Pékin de Boris Vian mais non : le dernier roman de Maurice G. DANTEC parle bel et bien du fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute.
Et pour réaliser ce tour de force - je veux dire inventer un roman qui colle à un titre pareil, si tant est que le titre soit apparu à Dantec avant le roman, ce que je pense - on peut dire que l'auteur part de loin. de très loin, même : 36 000 Km environ, la distance habituelle que prennent les satellites géostationnaires vis-à-vis de l'Equateur.
Les deux héros de ce livre forment un couple percutant et gentiment halluciné. Ce sont en effet deux jeunes déréglés profonds du cerveau, vivant dans une société internationale hystérique et ultraviolente, sorte de projection uchronique de notre bel occident. L'homme est celui qui raconte, il a la trentaine ; sa complice est une belle plante instruite et athlètique de 21 ans, qui répond au doux nom de Karen. le roman s'ouvre sur le braquage d'une agence postale de quartier, dans Paris, raconté par le braqueur. S'ensuit une absence de course-poursuite, tellement le coup est parfait. Tout se complique comme de bien entendu dès que le couple en fuite, usurpant toute une flopée de nouvelles identités, commence à approcher de l'Equateur. le tout baigne dans l'alcool et les cachetons, histoire de rester sérieux, et toute chose dans le récit est ultra et se compte en millions, question de modernité.
Trêve de moquerie, voici très certainement un roman qui détonne au milieu des parutions franco-françaises habituelles. L'action est pêchue et la langue couillue. On sent que Dantec a l'intention de déballer son engin littéraire. Ça aboutit assez inévitablement à des passages un peu puérils, tout dans la manifestation un peu adolescente d'une violence verbale dont le narrateur se gargarise. Plus embêtant : les efforts les plus visibles pour être moderne se soldent souvent par de grands moments de solitude narrative et de ringardisme esthétique. Tellement de références diverses sont citées, à commencer par le Kill Bill de Tarantino dès la couverture, que le roman tombe plusieurs fois dans un esthétisme à mon avis stérile. Même si je souscris par exemple à l'hommage rendu à Albert Ayler (qui joue le rôle du fantôme dans la station Mir en déroute), je cherche toujours ce que Dantec propose à son lecteur une fois qu'il a balancé ce nom et qu'il nous a raconté les circonstances louches de la mort du saxophoniste. Idem pour Orange mécanique, Cassius Clay, les lunettes Ray-Ban, Carl Perkins, Nelson Mandela et même la station Mir : tous sont cités dans le roman, mais pourquoi ?
J'ai fini par lire bien vite une bonne moitié de l'ouvrage. Ça se lit comme on zapperait à demi assoupi entre plusieurs programmes TV entrecoupés de pubs. Ça occupe incontestablement du temps de cerveau disponible, mais l'assemblage hirsute ne trouve aucune cohérence, et si je m'amuse parfois, je n'adhère pas pour autant. Pour moi le roman de Dantec bouillonne, mais mollement.
Lien : http://blogalire.blogspot.com
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enlivrezvous
  14 janvier 2009
Le narrateur, dont "on ne connait même pas le prénom", est atteint d'un étrange neurovirus qui le plonge dans des métacrises comme il stimule ses capacités réflexives. L'Etat ayant décidé d'enfermer tous les porteurs dans un centre de regroupement sanitaire, il s'enfuit avec Karen, une jolie jeune fille atteinte du syndrome. le couple en cavale braque des banques françaises et prévoit de s'enfuir dans un pays lointain se la couler douce au soleil... Mais grâce au neurovirus, ils vont être connectés à la station mir en déroute, et à son ange gardien, le jazzman Albert Ayler...Et s'ils étaient destinés à la sauver ?
Dantec renoue (enfin!) avec la veine romanesque, et nous plonge dans une cavale angoissante au rythme d'une musique de jazz... Mélangeant métaphysique, polar et science-fiction, il bascule perpétuellement entre le réel et l'imaginaire et réussit une fois de plus à créer de vrais héros de fiction (comme on les aime, avec leur grande gueule, leurs bagarres sanglantes et leur coeur tendre). Malheureusement, j'ai trouvé l'intrigue un peu courte pour être réellement crédible : alors que le début est palpitant, on ne comprend pas trop pourquoi au milieu du romans nos évadés justiciers ("qui volent l'état qui essayait de leur voler leurs vies"...) se retrouvent à communiquer avec un jazzman perdu sur une station spatiale... J'ai un peu eu la sensation que Dantec a fait se croiser deux histoires sans en approfondir aucune. La chute aussi m'a un peu déçue, elle n'apporte aucune explication à tout ce qu'il a mis en place. Je préférais ce dernier dénonciateur de Snuff movies (La Sirène rouge) que prédicateur d'apocalypse...
Félicitations pour le titre tout de même, que je trouve très poétique !
Céline
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Poljack
  04 août 2016
Mon avis :
Forcément, un roman de ce déjanté de Dantec, ça ne ressemble pas à une calme soirée au coin du feu à écouter cousin Rodolphe chanter du Cabrel. C'est plus proche du trip sous LSD que de la douceur planante de l'opium. Et là, bien que le titre soit Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute, au niveau petite musique, il souffle plutôt du Métal, ce roman ! du Métal symphonique…
Il commence sur une ligne de basse, presque tranquille, mais ça ne dure pas. Les riffs électriques commencent rapidement à envoyer du bois, et tu comprends que pour le quart d'heure américain, le slow langoureux, faudra repasser. Ça va crescendo et ça fait monter la température au rythme de la station Mir qui s'approche dangereusement de l'atmosphère. Tu retiens ton souffle. T'attends l'accalmie… Elle ne viendra pas ! le road movie quitte les routes terrestres pour un voyage intérieur qui s'étend à l'univers, vers d'autres dimensions, suivant des lignes invisibles qui semblent régir d'improbables connections entre les mondes, entre les vivants et les morts. de la hard symphonie qui éclate tous azimuts, un roman cyberpunk qui réjouira les amateurs du genre.
Et moi, Maurice G. Dantec, j'aime !

Lien : http://poljackleblog.blogspo..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   28 mars 2012
Apocalypse ne signifie évidemment pas « fin-du-monde-catastrophe généralisée, etc. », le mot signifie au contraire la révélation de la présence divine dans le monde. Cette phase est au contraire l’issue de la phase précédente, celle que nous vivons, l’ère que les indous nomment Kali Yuga, l’âge de la destruction, c'est-à-dire du changement, l’âge des mutations irréversibles. En Chinois « crise » et « changement » ne sont qu’un seul et même concept, les Grecs aussi avaient pressenti que les évolutions se traduisaient par des ruptures douloureuses.
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DarkcookDarkcook   15 mars 2015
La chambre était propre, avec un carré de douche, un lit deux places, une vieille penderie, des murs recouverts de crépi, une photo du roi, une icône de la Vierge et une petite aquarelle assez moche, c'était mieux que tout ce qu'on avait connu dans les usines-à-roupiller, les Robotels, One-Shot Nite, Safety Sleep, Honzaï-Box, ou pire encore les Subzones établies dans d'anciens parkings, tous ces machins à conteneurs d'habitation d'urgence dans lesquels on avait passé nos nuits depuis qu'on s'était tirés du Centre de regroupement.
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Videos de Maurice G. Dantec (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maurice G. Dantec
Débat Malek Chebel et Maurice G. Dantec "L'Islam et la raison" chez Ardisson.
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