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EAN : 9782330058722
681 pages
Éditeur : Actes Sud (06/01/2016)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Sharon : jeune Américaine en proie à la schizophrénie – depuis qu'elle a été victime d'un viol collectif – qui laisse de nombreux cadavres au bord de la route. Novak : immigré serbe coupable d'une tuerie de masse dans son lycée canadien. Venus : séquestrée par son père pendant quinze ans, années au cours desquelles elle a subi les pires sévices sexuels. Les destinées de ces trois-là convergent vers Trinity-Station, un centre secret d'expérimentation où se jouera l'a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Zora-la-Rousse
  20 octobre 2016
Quelle lecture étrange…Dans le cadre du challenge pavés 2016-2017, je m'étais lancée avec enthousiasme sur ce livre de Maurice Dantec, dont je n'avais lu qu'un seul ouvrage jusqu'à présent, La sirène rouge. Mais était-ce suffisant pour appréhender cet ultime roman ? Sans doute pas au vu de ma perplexité grandissante au fil des pages...
Pourtant, malgré les 20 ans qui séparent ces deux opus, j'y avais retrouvé des éléments communs : la musique, les voitures, les supers flics carburant aux produits illicites, mais aussi l'enfance bafouée et résiliente, la parentalité toxique et nocive…
Mais le style a évolué, sans conteste, et je me suis sans doute trouvée un peu trop malmenée pour l'apprécier… la griffe Dantec, puissante, noire mais très technophile, psychanalytique à outrance...
Dans un futur très proche, nous suivons le cheminement de trois personnages : Sharon, une tueuse en série, transformée par un viol collectif qui l'a laissée pour quasi morte ; Vénus, tueuse à gage, transmuée depuis une séquestration de 15 ans dans un sous-sol aménagé par son père pour en être l'esclave sexuelle, et Novak enfin, tueur de sang froid, transmuté depuis le massacre qu'il a opéré dans son établissement scolaire. Ces trois destinées se retrouvent pour n'en former qu'une, une fois rendu sur la base de Trinity-station. le lieu, ainsi que ses occupants, accompagneront leur mutation jusqu'au dénouement final dantesque…
Décomposé en trois parties (le chiffre 3 est obsédant dans ce livre...), très structuré, mais difficilement racontable, ce « techno-thriller »- est comme teinté d'une religiosité re-visitée, avec ces humains mutants, transfigurés par la violence qu'ils ont subie pour devenir des anges de la mort, menant l'humanité à l'Apocalypse pour mieux renaître.
Je ne sais trop encore ce que je vais retenir de ce livre, si ce n'est le constat d'une société à l'agonie, d'une humanité qui s'abrutit en se noyant dans tous les réseaux accessibles (facebook, google ou CNN) et s'autodétruit dans sa consommation immodérée de technologies de tout genre. Les théories du complot, le virage manqué des luttes des années 70, m'ont posé question bien sûr sur le fond, mais la forme m'a rebuté.
Tant pis.
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lafeeGeorgette
  24 février 2016
Un début de roman difficile à appréhender. le lecteur suit l itinéraire insolite d une jeune femme blonde Sharon à la beauté plastique parfaite. Elle commet bon nombre de crimes au volant de sa chevrolet. Elle est accompagné d un ado Serbe, dont on ne sait pour l instant pas grand choses, si ce n est que c est le seul être vivant autorisé à pénétrer dans l habitacle de la chevrolet conduite par Sharon. Peu à peu, ce duo imprévisible arrive à la destination secrète. le récit devient vif mordant et dérangeant. le lecteur remonte les racines du mal et apprend pourquoi Sharon est obligée de manière chirurgicale et diabolique de tuer et de maîtriser ce corps si parfait. Puis c'est au tour d une auré résidente du centre d entrer dans le récit .
Une écriture coupante, avec un découpage en chapitres court et concis, à l image d une lame incisant la chair humaine
Bravo !
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Bruno_Cm
  10 septembre 2018
Un préalable, une certitude : Dantec est une sorte de génie, très fou, qui crache sur le papier tout ce que son métabolisme cérébral a ingéré. Dantec s'attache à décrire ce qu'il conçoit. C'est inexplicable, c'est sans respirer, les mots s'accumulent, les idées, les associations... de deux choses l'une, soit on observe le phénomène et on tente d'apprécier sans le pénétrer vraiment ; soit on le pénètre vraiment mais alors on peut passer sa vie à exégétiser, vérifier la pertinence du monde qu'il crée, et ça ça demande une vie. Et moi perso j'ai pas une vie à lui accorder. du coup je reste loin, j'observe, je suis épaté et en même temps je me demande à quoi bon tout ça. Je ne sais plus qui disait que le quantique était absolument hors de portée de notre imagination, un peu comme un carré ne peut s'imaginer un cube, eh bien Le Dantec, il tente le coup. Je ne comprends pour ainsi dire rien... Tout va bien... C'est normal... Tout est normal...
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AlineMarieP
  28 juillet 2016
Quel étrange roman. Une première partie qui racontel'histoire d'un "corps sans nom", d'un "nom sans corps" et d'un tueur ado serbe. Un thriller sanglant et gore, une cavale, le récit d'un viol collectif et d'un inceste incroyable. Une partie aussi fascinante que dérangeante où l'auteur, avec brio et images, ne nous épargne pas grand-chose (et pourtant je ne me classe pas dans les impressionnables). Une deuxième partie fait converger ces 3 destins vers un lieu secret et high-tech où l'avenir du monde pourrait se jouer. Des explications (pseudos)scientifiques se suivent dans la troisième partie pour créer des mouvements temporels et révéler complots passés et avenir brumeux.
Je dois avouer que Dantec m'a un peu perdue au milieu de la deuxième partie quand le côté sf-paranoiaque a dépassé mon entendement. Mais Maurice Dantec a une écriture dingue, un rythme incroyable et des sonorités géniales, qui font continuer la lecture. Et comme dans une chanson punk, je ne sais pas si j'ai tout compris mais c'est pas grave, j'ai été marquée.
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Asatrufab
  22 mars 2018
Je découperais ce livre en trois parties :
la premières partie nous présente les différents personnages Sharon, Venus, et Novak ainsi que tous les coups durs de la vie qu'ils ont vécu, les sévices qu'ils ont endurés, et d'ailleurs il nous les fait endurer aussi car dans cette première partie on est toujours a la frontière de la nausée et du malsain, et rien ne nous est épargné. On se dit que d'un côté ces scènes sont vraiment bien relaté et d'un autre on se dit qu'on est quand même pas loin de l'insoutenable (voir trop loin selon le lecteur).
La seconde partie ou j'avoue j'ai un peu décroché par moments, nous ramène dans une base quasi militaire en nous expliquant le pourquoi du comment, et la on mêle un peu de tout science fiction, théorie de la conspiration, explications loufoques et j'en passe.
La troisième partie le livre reprend du poil de la bête, on continue dans les théories du complot mais en beaucoup mieux fait ça redevient plaisant, et on sent que l'histoire prend tout son sens et que réussir a tenir la lecture de la seconde partie n'a pas été vain.
Au final avec le recul cette lecture m'a plus, mais il faut avouer que certaines parties sont peu lisible et fouillis et la seconde partie est assez longue, mais sinon ce livre vaut vraiment la peine d'être lu. Et globalement je suis satisfait de ma lecture.
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critiques presse (2)
Telerama   17 décembre 2014
En terminant les quelque 650 pages des Résidents, on s'ébroue : le voyage a été à la fois long, passionnant, épuisant, risible, obscur, et il faut quelques jours pour qu'en retombent les scories et qu'en surviennent les émerveillements.
Lire la critique sur le site : Telerama
Bibliobs   03 octobre 2014
Il faut admettre que le style Dantec, immédiatement reconnaissable, n'est pas sans puissance. Le problème est qu'il fonctionne sur quelques procédés, un peu ressassés.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   02 juin 2014
Flaubert était un vrai tueur. Un tueur froid. Ultra-froid. Facteur endotherme : Zéro absolu. Aucun désir homicide particulier. Pas de cruauté, pas de phantasme sadique, aucune psychopathologie, même bien enfouie. Montrose savait qu’il avait officié auprès des services secrets argentins, à l’époque de la Junte de Videla, il avait enseigné des techniques d’interrogatoire poussé aux militaires de l’École de Mécanique Navale, spécialistes de la torture, mot que Montrose ne l’avait jamais entendu prononcer. Un professionnel multi-tâches, dévoué à la seule réussite de ses missions, un homme de contrats honorés précision helvétique, un homme pour lequel un meurtre était le résultat d’un plan, d’un diagramme activé, d’une relation purement machinique entre un exécutant humain armé, une munition appropriée, et un corps-victime.
Montrose se fit la réflexion qu’un individu comme Flaubert parvenait au point de synthèse entre l’Homme en tant que prédateur animal évolué et une lignée de machines dotées d’un véritable cerveau, un cerveau reprogrammé pour satisfaire les besoins de la machine.
Une machine devenue experte dans l’art, la science appliquée, de tuer les autres machines fabriquées selon le même modèle.
Comme celles qui étaient en train de cerner le compound.
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AlineMariePAlineMarieP   28 juillet 2016
-Le livre dit ici qu'un moteur de recherche très puissant va s'assurer une position outrageusement dominante dans le très proche futur. Il est écrit: " GooGleMother verra tout, tous et chacun mais surtout fera voit tout à tous et chacun, et tous à chacun et chacun à tous, son autre nom, GooGlePlaNet, indique que son inévitable expansion est à l'échelle du monde entier dans l'intégralité de ses composantes, mais La Mère de Tous les Réseaux fera du vrai monde une sorte d'Encyclopédie Globale dont elle déterminera le sens et la forme, et elle s'assurera de rester la propriétaire absolue de tout ce que les humains produiront par elle, avec elle, pour elle. [...] On appellera Réseaux Sociaux ce qui dé-socialise l'homme et le transforme en un reflet isolé des autres et de lui-même, sans autre circonstance qu'une "existence", devenue celle de l'ombre d'un fantôme."
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Zora-la-RousseZora-la-Rousse   05 octobre 2016
Ils appelaient ça "théories de la conspiration". Ils renversaient l'équation. Pour camoufler une conspiration, il fallait créer un maximum de théories possibles à son sujet et les diffuser en choisissant avec minutie les populations cibles, ainsi que les réseaux avec lesquelles elles se trouvaient en contact.
Lorsqu'une conspiration est ainsi expliquée et contre-expliquée, jusqu'à des commissions d'enquêtes officielles, elle devient à son tour une théorie de la conspiration parmi d'autres.
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Charybde2Charybde2   02 juin 2014
Et qui est, restons précis ? demanda Flaubert, sèchement.
– Qui est au-delà de tout secret-défense ultraconfidentiel. C’est donc comme Roswell en 47, ou Area 51 à notre époque. Et ce n’est pas parce que l’Humanité n’est pas prête à recevoir cette connaissance, et toutes ces conneries de Californiens new-age. Au contraire, c’est parce qu’elle est prête. Tout du moins une partie, très infime cela va sans dire, évolutionnisme métastable. Soyons clairs : c’est de l’ordre de la fission atomique appliquée à la destinée de l’Homme dans l’Univers.
– Rien que ça, avait lâché Flaubert.
– Qu’est-ce que vous croyez ? Que l’Homme va se répandre dans le Cosmos avec un nez rouge en faisant de la pub pour un cartel d’écologistes ? Ce qui va se produire, c’est la fin de toutes ces conneries, la récréation est terminée. Le vrai travail ne fait que commencer, Dieu ne nous a pas créés pour s’éclater en groupe à Ibiza. Et surtout pas sur de la musique de merde."
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Charybde2Charybde2   02 juin 2014
Et plus tard encore, on allait lui expliquer que c’était la base de leur stratégie depuis des années, deux décennies au moins. Ils appelaient ça « théories de la conspiration ». Ils renversaient l’équation. Pour camoufler une conspiration, il fallait créer un maximum de théories possibles à son sujet et les diffuser en choisissant avec minutie les populations cibles, ainsi que les réseaux avec lesquelles elles se trouvaient en contact.
Lorsqu’une conspiration est ainsi expliquée et contre-expliquée, jusqu’à des Commissions d’Enquête officielles, elle devient à son tour une théorie de la conspiration parmi d’autres.
Ils resteraient indécelables, au milieu d’un nuage de rumeurs fondées ou non et de demi-vérités invérifiables, un flot continu de versions à la fois contradictoires et similaires. C’était la première fois de sa vie qu’il entendait parler de l’épingle dans le tas d’épingles. C’était la première d’une très longue série.
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Vidéo de Maurice G. Dantec
Débat Malek Chebel et Maurice G. Dantec "L'Islam et la raison" chez Ardisson.
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