AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070407756
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 656 notes)
Résumé :
Andreas Schaltzmann est persuadé que les habitants de la planète Vega sont installés dans son quartier, à Vitry-sur-Seine, et étendent leurs ramifications jusqu'aux plus hautes sphères de l'État. Paranoïaque, l'homme décide de vider ses comptes en banque et ses chargeurs de revolvers ; il se lance dans une cavalcade meurtrière à travers la France.
Arrêté, il apprend qu'on lui attribue des crimes qu'il n'a pas commis. Un trio de scientifiques persuadé de son i... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  27 juin 2014
Un polar très légèrement futuriste, un des romans les plus connus de l'auteur avec Babylon Babies. Il a obtenu en 1996 le grand prix de l'imaginaire et le prix Rosny aîné.
Nazis, aliens et rayons cosmiques rythment la vie d'Andreas Schaltzmann, qui au nom de sa propre rationalité, va se mettre à tuer. Mais après son arrestation (et je ne spoile pas car c'est écrit dès les premières pages du livre) une équipe de psy et cogniticien aidé par une neuromatrice, intelligence artificielle que son concepteur Darquandier dit dark, a spécialisé dans la compréhension des phénomènes sériels et des tueurs de masse entre en jeu. S'opposant à la bureaucratie aveugle et la justice intransigeante qui tient son coupable, il va devoir contre vents et marées imposer sa théorie : il y a d'autres tueurs dans la nature, et ils sont bien plus organisés et puissants que ce pauvre schizophrène.
En propos liminaire, je tiens à signaler que le côté sf du livre tient essentiellement dans l'emploi de l'IA, du développement de l'internet et des réseaux de communication (le livre a été écrit en 1995, à l'aube de l'internet grand public). Contrairement à ce qu'auraient pu faire penser la quatrième de couverture et/ou la lecture des premiers chapitres, vous n'aurez pas de théories fumeuses sur les ET et autres puissances du mal agissant dans le dos des serial killers. Un bon point d'ailleurs..
En commençant cette lecture, donnée et classée comme sf, je me suis retrouvé engagé dans une zone obscure. Quelle sf ?, c'est du polar noir (lehane-fan au secours), et si les zombies ne vous donnent pas satisfaction en matière d'action sanglante, lisez Dantec. Bienvenue chez les fous, et du sévère.
Mais ce n'est qu'une première et petite partie du livre (125 pages). A. Schaltzmann devient presque anecdotique après l'entrée en jeu de Dark et de sa neuromatrice. Car c'est finalement sur lui qu'est concentré le reste des 750 pages du roman. Sa prise de conscience du phénomène, son opposition à la justice, son renoncement et son retour sur le devant de la scène de la chasse aux criminels aidé par un formidable Watson (qui rempli aussi le rôle d'Holmes d'ailleurs) : son IA ultrapuissante.
Au final, un polar scientifiquement plausible, qui aborde tout un tas de théories tout en restant très lisible, très bien écrit, addictif.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1063
kuroineko
  07 septembre 2018
De Dantec, je connaissais le nom, la réputation sulfureuse et les titres de certains de ses ouvrages, mais je n'avais jamais rien lu de lui. C'est chose faite désormais avec Les racines du mal, paru en 1995.
Le roman débute - et se poursuit - comme un thriller particulièrement efficace. L'auteur y adjoint une légère dose d'anticipation, sans tomber totalement dans la science-fiction. Ayant terminé l'écriture en 1994, c'est très intéressant, à rebours, d'observer où le conduisait son imagination en matière de nouvelles technologies notamment, et de leur impact sur la société.
Revenons au début. le roman s'ouvre sur le personnage d'Andreas Schatzmann, jeune homme au psychisme pour le moins instable et enfoncé dans une furie paranoïaque. Il se croit entouré d'aliens venus de Véga ayant pris forme humaine et qui lui dérobe ses organes, le tout mâtiné de résurgences nazie et d'une mère violente et tyrannique quoique morte. Andreas est inspiré en grande partie du tueur en série américain Richard Chase, surnommé par la presse le Vampire de Sacramento.
Les descriptions que rédige l'auteur sur ses délires psychotiques et ses actes sont ahurissantes de crédibilité et souvent à la limite du soutenable.
L'enquête s'emmêle ensuite avec d'autres meurtres qui lui sont attribués alors que le trio de scientifiques chargés d'étudier son cas pensent qu'il s'agit d'un autre tueur. Dans ce trio, le narrateur Arthur Darquandier, dit Dark, est un spécialiste des sciences cognitives et de la conscience neuronique. Il est à la source d'une intelligence artificielle appelée Docteur Schizzo avec laquelle il converse et enquête.
Le roman s'étale sur plusieurs années où Dark s'attelle à d'autres projets avant de se retrouver confronté à de nouvelles preuves de l'existence d'un ou de plusieurs tueurs particulièrement prolifiques et sadiques. Là aussi Dantec nous réserve quelques descriptifs qui ont mis à mal mon estomac.
Dans Les Racines du Mal, il a poussé très loin les limites de la perversion humaine. Il atteint des sommets en matière de noirceur romanesque. Il instaure également un monde où le numérique est omniprésent. A cette ultra technologie il mêle des éléments ésotériques, la Kabbale juive du Zohar et les préceptes chinois du Tao. le tout forme un syncrétisme sur lequel Dantec s'étend parfois copieusement via les réflexions de Darquandier. J'avoue qu'il m'a parfois un peu perdue en route même si certaines de ses interrogations sur la conscience et sur l'évolution possible des rapports entre l'IA et son créateur m'ont beaucoup intéressée.
Dans l'ensemble, Les Racines du Mal est un thriller palpitant et efficace dans sa construction et son suspense. le monde imaginé par Dantec ne donne pas très envie tant il semble déshumanisé et tenu par la violence à tous niveaux. Force est de constater que certaines de ses perspectives se sont réalisées.
Mieux vaut avoir l'estomac bien accroché pour en entreprendre la lecture. Au-delà de ça, il offre un roman intelligent et source de réflexions.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
selena_974
  03 juillet 2015
Andreas Schaltzmann vit dans un monde où les aliens se sont alliés au nazis pour gouverner la Terre et assujettir ses habitants. Il se sent contaminé par un virus qui le fait pourrir de l'intérieur. Mais Andreas ne lâche pas le morceau, il se révolte et essaie tant bien que mal de rester fidèle à ce qu'il est, en tuant les agents de la Gestapo ou les collabos qu'il croise.
Le lecteur sait et devine très rapidement qu'Andreas Schaltzmann vit dans son propre monde intérieur, un univers psychologique dans lequel il est traqué, mort de peur, et qui fait de lui l'un des tueurs en série les plus craints du "commun des mortels". Finalement arrêté, sa folie est étudiée par une cellule psychologique, composée d'un cogniticien, d'une psychologue et de notre protagoniste, Darquandier (alias Dark), concepteur d'une neuromatrice ultra-performante capable de simuler un cerveau humain afin de le comprendre et de prévoir ses réactions.
Passée la courte introduction du tueur en série paranoïaque, c'est donc l'histoire de Dark que nous relate ce roman de Maurice G. Dantec. Écrit en 1995, ce livre est réellement futuriste dans les technologies de pointe qu'il utilise, ne manquant certainement pas d'imagination alors que le monde n'en était qu'à l'aube de l'Internet. D'ailleurs en ce qui me concerne, cette superbe neuromatrice (qui m'a souvent fait penser au Jarvis d'Iron Man en passant), est le personnage central de cette histoire. C'est de la science-fiction bien entendu, mais je trouve qu'il serait beaucoup plus représentatif de parler de ce roman comme d'un polar scientifique, qui aborde des sujets aussi vastes et variés que la psychologie, la sociologie, l'intelligence artificielle, la philosophie, l'ésotérisme, et j'en passe...
Malgré quelques passages trop longs à mon goût (trop de blabla scientifique pour moi), j'ai adoré ce roman, que j'ai lu avec avidité jusqu'à un épilogue à la hauteur de mes espérances (j'avais un peu peur d'être déçue par une fin trop facile) et je le recommande chaudement !
PS : faut quand même parfois avoir le coeur bien accroché, je vous préviens...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Horizon_du_plomb
  03 juillet 2018
«  Je n'étais pas le seul à m'intéresser au Zohar, au Tao, au bouddhisme, au soufisme, ou au gnosticisme chrétien. Un certain nombre d'entre nous partageaient le point de vue de McSculley et de Randrashankar, selon lequel le cerveau était une merveille de biotechnologie avancée, dont l'humanité cherchait désespérément le mode d'emploi depuis les origines. Nous étions de plus en plus nombreux à penser que les frontières et les « rideaux de fer » qui avaient divisé le monde de la conscience en deux rameaux antagonistes, la « science technique et rationnelle » d'un côté, le « mysticisme romantique » de l'autre, devaient être abattus.»
Je n'ai jamais lu de ma vie une quantité babylonienne d'auteurs mais, dans le cadre de la SF, c'est bien plus rare. Dantec, écrivain pourtant francophone et fortement médiatisé en plus, fait partie de ces étranges exceptions. Ayant reçu en MC une biographie de lui, j'ai décidé de lire un livre de lui au moins. Visiblement, beaucoup de gens considèrent les Racines du mal comme un de ses trois plus grands succès. J'y ai donc enterré mon innocence.
« Je me suis tourné vers la baie vitrée. La nuit recouvrait l'infinie galaxie urbaine qui étendait ses bras de lumière, là-bas, jusqu'à ce qui semblait l'autre bout de l'univers. Je me suis dit que tout ça n'était qu'une charmante illusion, qu'en fait, la galaxie lumineuse recouvrait un puits de ténèbres. L'envers du miroir, la face cachée du cauchemar urbain. Et quelqu'un se baladait dans ces ténèbres. Quelqu'un pour qui c'était son élément naturel. »
« Une expérience à côté de laquelle le plus mauvais des bad trips à l'acide ressemble à une fantaisie disneyenne. »
Les Racines du mal ou l'évangélisation du polar très noir. Le livre est en tout cas clairement millénariste.
« Ces textes reflétaient une vision extrêmement angoissée et parfois très pertinente du monde dans lequel nous vivons. »
On lit Dantec et on se demande si au-delà de la métaphysique et du polar cramé, l'auteur ne vampirise pas les déboires de notre société pour édifier une sorte de roman social du 21ème siècle mais néanmoins rempli d'humour noir, très noir. « Mettre le feu aux poudres », voilà une expression qui prend tout son sens avec Dantec. Une chose est sure, l'auteur sait prendre son temps tout en peaufinant la forme, on est pris dans « l'excitation de la chasse ».
« Compliqués, hein, les arcanes de la bureaucratie française ? ai-je laissé tomber, sarcastique. Ça a permis à un bon millier de gosses hémophiles de vivre une expérience médicale tout à fait passionnante dernièrement. »
« La France est sans doute la seule nation dont le philosophe emblématique (Pascal bien entendu) a pu affirmer que « les malheurs de l'homme ont commencé dès lors qu'il a voulu quitter sa chambre ».
C'est ce genre de pesanteurs qui m'avait déjà poussé à m'expatrier une première fois, en 1986.  »
La France ou plutôt l'administration publique française en prend pour son grade régulièrement, l'auteur étale les manquements et ratés du système dans ses pages comme un gosse le Nutella sur sa tartine. Mais que l'on ne s'y trompe pas, c'est bien aux « fonctionnaires de la pensée », « bastilles intellectuelles », « pompes égocentriques » que l'auteur s'attaque, ce robot automatique et inhumain qui nous guette tous.
« Et vous savez que l'ennui répétitif produit frustration et surtout dépression, donc perte de l'image de soi, fluctuation chaotique des contours de la personnalité, à la recherche de stimuli extérieurs (…) C'est la « loi de frustration » qui veut que plus la frustration dure et plus les besoins qu'elle provoque sont exigeants... » »
De même, à la lecture de ce livre en couches multiples, qui semble très personnel et parle beaucoup de relations familiales et de filiations, on se demande clairement ce que l'auteur a inévitablement mis de lui dedans. Les figures du vengeur et celle du sacrifié/crucifié injustement sont en tout cas multiples dans le livre. Dantec avait-il vraiment le choix de faire autre chose que du Dantec ? Sans doute pas. La scène qui passe de l'explication des tueurs en série avec la société du loisir au cauchemar de l'AI est assez illustratrice de cela, à tous le moins pleine de second degré sur la psychologie d'une personnalité créatrice. On assiste comme à une phénomène de décompensation de l'inconscient face à l'incidence du conscient.
« Les ténèbres avaient sûrement envahi toute la planète aux alentours de 1945, et les nazis et les créatures de Vega avaient décidé de faire croire le contraire à toutes leurs populations sujettes ! Propagation de l'illusion, masquant un règne de cauchemar. »
Évidemment, l'hommage multiple à Phillip K Dick est à peine voilé tout au long du livre.
« Les Alpes ressemblaient à un animal posé sur l'étal du boucher. »
Le livre est allumé, son inspiration créatrice est chaotique comme un papillon qui se grille sur la flamme.
Il faut quand même dire que l'auteur utilise beaucoup les émotions, la peur pour cacher parfois une certaine pensée ésotérique voire un irréalisme.
« un peu de mauvaise science-fiction sous la forme d'écrits de Jimmy Guieu, de Jacques Bergier et Louis Pauwels, de Jean Edern Hallier et de Rika Zaraï. »
J'ai étudié les simulations numériques, le chaos et les fractales dans des cours spécialisés à l'université mais le prétexte général de Dantec, genre la vie et le cerveau sont chaotiques (parlant du quantique, il oublie d'ailleurs les phénomènes auto-organisés pour expliquer les « sauts »), est resté assez mystique pour moi tout le long du livre. Il est resté ce que c'était, une image pour se donner un genre, un prétexte fumeux à un style littéraire certain. Bref, je ne parlerai pas de hard science dans le cas de Dantec mais bien de (très) bonne SF. Par contre, il est clair que l'approche psychologique est un point fort de Dantec, il ose trancher dans la psyché.
« Les fleurs du mal, c'est parfois l'antidote de la racine. »
« Alors le feu devint livre. Ou l'inverse, cela n'avait aucune importance. »
En définitive, le livre nous suggère que, plutôt que de parler du mal sur cette planète, peut-être devrions nous plutôt parler de barbarie face à l'intelligence, celle-là même qui se lie par essence à l'univers, celle-là même qui regarde son absence pour y voir des germes de création. Comme dirait l'autre, derrière tout cynique se cache un grand idéaliste.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Woland
  20 décembre 2007
Ce roman débute comme un simple polar, avec l'angoisse shizophrénique d'Andreas Shaltzmann, jeune homme rejeté, humilié, pratiquement crucifié par sa mère décédée depuis peu et plus ou moins abandonné par un père qui veut surtout "ne pas faire de vagues." Très jeune, le petit Andreas - en qui l'on reconnaît des traits empruntés à Richard Chase, tueur en série américain - ne trouve la paix qu'en allumant des incendies. Malgré des séjours en hopitaux psychiatriques, il est en fait abandonné à lui-même et aucun effort réel n'est fait pour l'aider. Ce qui fait qu'un jour, tout naturellement, dans les affres d'une angoisse épouvantable, il commence à tuer "parce que son estomac pourrissait." Shaltzmann est en outre persuadé qu'un complot aliéno-nazi le traque, lui, le seul Terrien authentique et pur, qui a besoin de sang pour survivre et rester pur. Quelque part, dans les limbes, erre le spectre hideux de sa mère qui, de temps à autre, lui téléphone pour continuer à l'empoisonner ...
Voilà notre premier tueur. Et curieusement, on finit par avoir pitié de cet homme qui abat n'importe qui parce qu'il est sincèrement persuadé de se trouver en face d'un "espion", d'un ennemi, d'un envoyé de la Mère, dans le pire des cas. Il commence une cavale meurtrière à travers notre pays, cavale qui le mène notamment à la frontière montagneuse de l'Est de la France.
Et c'est là que, brusquement, Andreas, qui écoute la radio entre deux crises et qui est loin d'être idiot bien que complètement "fou", se rend compte qu'un autre tueur agit en parallèle. Or, s'il est tout-à-fait d'accord pour finir par payer tôt ou tard les crimes qu'il a commis, il est indigné à l'idée qu'on lui mette sur le dos des meurtres qui ne sont pas les siens et qui portent d'ailleurs la marque d'un sadisme beaucoup plus prononcé, beaucoup plus pensé. Andreas tue pour se défendre mais le (ou les) Tueur(s) parallèle(s) tue(nt) par plaisir, pour la jouissance du Pouvoir.
Nous sommes à l'aube du troisième millénaire lorsque commence l'action. Arrêté après une tentative de suicide solitaire dans sa voiture, Andreas est soigné et soumis aux questions d'un trio de chercheurs. Très vite, ceux-ci se rendent compte que quelque chose ne "colle" pas. Commence alors pour eux une longue quête sur la piste des véritables monstres ...
Vous en dire plus serait vous dévoiler l'intrigue. Sachez en tout cas qu'on ne sort pas indemne de cette lecture qui prouve que l'on peut utiliser avec génie - le mot n'est pas trop fort, croyez-moi - les bases d'une intrigue policière (fortement mâtinée de futurisme étant donné l'ordinateur tout-à-fait étonnant qu'utilise l'un des chercheurs après l'avoir créé) pour faire passer un message quasi métaphysique. Dantec s'est, il faut bien le dire, solidement documenté tant sur le cas du "Vampire de Sacramento" - nom donné par la presse américaine à Richard Chase - que sur les grands courants philosophiques et religieux issus essentiellement du Manichéisme avant de gagner en finesse et en complexité.
Sa force, son coup de maître, c'est de réussir à entraîner son lecteur avec lui, au coeur le plus sombre de l'Etre Humain, là où tout peut basculer dans des abysses dignes de Jérôme Bosch ou, au contraire, s'élever à jamais vers la Lumière. Une grande question qu'un autre très célèbre tueur en série au quotient intellectuel particulièrement élevé, Ted Bundy, ne cessa jamais de se poser en désespérant d'y répondre.
Bonne lecture mais n'oubliez pas : "Les Racines du Mal" n'est pas un policier comme les autres et ça peut même faire penser à Ellroy ... ;o)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   01 juillet 2014
Son petit tailleur gris perle, strict et anodin, quoique élégant. Ce sourire infernal qui devait bien atteindre les mille degrés centigrades. Je me suis demandé qu'elle était la force qui me retenait de lui sauter dessus dans la seconde. Sans doute une strate de morale résiduelle, ou pire encore, de timidité, me suis-je dit avec un sourire involontaire.
Commenter  J’apprécie          430
fnitterfnitter   29 juin 2014
Il y avait des camps de concentration par ici. Déguisés en cités de transit et autres grands ensembles HLM (dont les initiales signifiaient réellement Horizontaux Logements Mortels, selon la nomenclature secrète des ministères aliens).
Commenter  J’apprécie          650
fnitterfnitter   30 juin 2014
Feu rapide, consume-moi, voici la flamme secrète
Sauve-moi des chambres à gaz et des exterminateurs de bébés
Feu rapide, montre-moi comment brûler
Sans que jamais la vie ne s'éteigne
Sans que jamais le Mal ne m'atteigne.
Commenter  J’apprécie          574
fnitterfnitter   03 juillet 2014
L’apparition des meurtriers en série est en effet inséparable de la naissance de la civilisation des « loisirs ». Et ce, pour une raison bien simple : il faut du temps pour tuer. Et surtout il ne faut rien avoir de mieux à faire.
Commenter  J’apprécie          520
DarkcookDarkcook   02 juin 2013
Mes yeux sont lentement remontés le long d'une silhouette diaphane, enveloppée dans un sari de soie. Ses cheveux dessinaient des arabesques blondes se mêlant aux motifs sombres du batik. On aurait dit une seconde peau, plus troublante encore.
Quelque chose s'est délicatement ouvert en moi, comme une de ces fleurs nocturnes qui s'offrent au ballet pollinisateur des chauves-souris.
J'ai pénétré dans la pièce obscure comme sous une voûte sacrée. Je ne savais déjà plus ce que je faisais vraiment.
Nos regards se sont vrillés, à travers l'obscurité. Ses yeux ressemblaient à deux cristaux de gel qui luisaient dans le noir. Une petite voix, une minuscule voix, perdue dans la tempête, me criait que je refaisais la même connerie que six ans auparavant, et que ce n'était pas vraiment le moment approprié, mais un évènement plus puissant encore que mon orage cérébral l'a définitivement fait taire.
Elle a chuchoté mon nom, dans un souffle qui attendait depuis des siècles, cette vérité me frappa de plein fouet.
Sa main s'est enroulée autour de mon bras et je me suis retrouvé soudé à elle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Videos de Maurice G. Dantec (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maurice G. Dantec
Débat Malek Chebel et Maurice G. Dantec "L'Islam et la raison" chez Ardisson.
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1786 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..