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EAN : 9782265069169
250 pages
Éditeur : Fleuve Editions (15/06/2000)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Je vous ai déjà passablement baladés à travers le monde, dans toutes les couches de toutes les sociétés, mais je n'ai pas souvenir de vous avoir présenté le Pape.
N'en déduisez pas trop vite que ce bouquin se passe au Vatican et que Sa Sainteté, que je respecte profondément, est l'acteur d'une de mes facétieuses aventures ! Vous n'y êtes pas du tout.
Le Pape dont le parle, s'il s'appelle Paul, ne perte pas de matricule ou plutôt n'en porte plus, vu que... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  10 mai 2012
« C'est mort et ça ne sait pas » est un bon San-Antonio. Même si ni Bérurier ni Pinaud ne sont actifs, c'est le premier volume de la série où Frédéric Dard ancre nettement l'action du Commissaire dans la Police Criminelle, en non pas dans les Services Secrets ; certes par un subterfuge puisque San-Antonio est « invité » par le Boss à se joindre, du fait de sa grande expérience des sociétés secrètes, à l'équipe de l'Inspecteur Mignon afin d'élucider une affaire de meurtre dans le milieu satanique de l'Eglise Lucyférienne (avec un y) …
Une enquête rondement menée qui débouche sur une sombre affaire d'héritage et d'assurance. Il faudra attendre les trois dernières pages pour voir le Commissaire déjouer malgré tout un attentat contre le Ministre des Affaires Etrangères Russe venu à Paris pour une conférence sur le désarmement ; il est alors 7h30 et Molotov atterrit à Orly à 7h45…
Peu à peu, et même s'il n'intervient pas directement ici, le personnage de Bérurier se dessine, par l'intermédiaire de l'inspecteur Gorgel dont les expressions du genre : « J'y suis déjà-t-été » seront plus tard intégrées dans la panoplie Alexandre-Benoitesque.
Deux où trois digressions flamboyantes annoncent les envolées lyriques des volumes des années 60 et 70… Patience, Paris ne s'est pas fait en un jour.
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KiriHara
  12 janvier 2017
Si ce n'est pas la première enquête policière à laquelle participe San Antonio alors qu'il fait partie d'un service d'espionnage, cette fois-ci, il y participe avec l'aval de son Boss voire même sous ses ordres. Effectivement, le commissaire est chargé d'aider la police à trouver les responsables de la mort de deux personnes dans les mains desquelles ont été découvertes des images liées à une secte sataniste, les « Lucifériens ». Cela tombe bien, San Antonio vient de s'entretenir avec le Pape, le gourou de ladite secte.
Mais si tout semble lier les victimes avec la secte, les choses, bien qu'évidentes, peuvent cacher des secrets que San Antonio va s'atteler à découvrir non sans penser, au passage, au plaisir de la chair, à celui des bons mots et à servir la France en toutes circonstances.
Dans cet épisode, si ni Bérurier ni Pinaud ne sont présents, pourtant, on sent le spectre de Bérurier à travers le personnage du gros flic avec qui le commissaire fait équipe.
Si l'intrigue n'est pas digne des meilleurs thrillers, elle tient cependant la route et nous offre de bons moments San Antoniens. On sent que, petit à petit, l'auteur tend vers la plume qui fera son succès et, pourtant, j'en arrive souvent à me dire que les premiers San Antonio n'étaient pas si mal que ça, peut-être même plus intéressants que ceux de la grande époque.
Dans tous les cas, les aventures de San Antonio s'avèrent être une valeur sûre dans laquelle on peut se réfugier quand on en a marre d'être déçu par les romans actuels où les personnages, les intrigues et les plumes sont interchangeables, ou les surprises sont rares et où les auteurs ne prennent plus de risques et se contentent de suivre point par point les recommandations de la bible du « Polar pour les nuls ».
Au final, un excellent moment de lecture, comme toujours ou presque avec San Antonio. Puis, un jour, il faudra peut-être penser à parler de l'excellence des couvertures signées par Michel Gourdon, non ?
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vincentf
  26 mars 2019
Le plaisir santantoniesque ne s'embarrasse pas de surprises superflues. le scénario est peu ou prou (de bateau ; ça, c'est juste parce que je suis encore dans l'ambiance et parce que quand l'occasion se présente de faire un mauvais jeu de mot, il faut s'en saisir illico, ptère) toujours le même : le bon commissaire San-Antonio se retrouve par hasard sur un affaire bien tordue. Il interroge des concierges et des gnaces (voilà un mot que l'on ne rencontre désormais que chez Frédéric Dard, comme Pantruche et Maison Poulaga) qu'il faut parfois légèrement dérouiller, histoire de les rendre plus loquaces. Soudain, il tombe sur une pépée (encore un mot made in San-A) peu farouche à qui il sort le grand jeu. Puis il revient à ses moutons, qui sont des loups de la pire espèce, leur allonge des bourre-pif (encore une santantonionnerie) qui se retournent contre lui, puis il se réveille presque mort et se ressuscite à grands coups d'alcool fort avant de déjouer en claquant des doigts un complot monstrueux. Bref, rien de bien folichon, juste le plaisir des mots, des personnages flasques dont on jouit de se moquer, un peu de gaudriole en rab et la joie de retrouver un vieux pote qui se la raconte.
Lien : https://www.lie-tes-ratures...
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Wyoming
  31 décembre 2018
1955, année de belles productions, voit arriver le 15ème San-Antonio. C'est une enquête assez traditionnelle avec d'excellents rebondissements jusqu'au dénouement.Donc, un très bon moment de suspense des années 50 qui voient poindre l'évolution future sanantoniesque.
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Beathi
  24 mai 2014
15ème roman de San-Antonio publié en 1955 (dépôt légal 2ème trimestre 1955).
L'histoire se déroule du 18 au 20/09/1955 à Paris.
Sa mission est d'aider la Criminelle à résoudre deux meurtres dont les victimes sont liées à une secte satanique.
Une bonne intrigue, meilleure que le roman précédent "J'ai bien l'honneur... de vous buter". San-Antonio opère une nouvelle fois en solo aidé par la Criminelle.
Dans ce roman apparaît les petites méditations "philosophique" de San-Antonio.
Voici les informations concernant le commissaire dans ce livre :
- Age : 35 ans. Ce qui est incohérent avec le premier roman "Réglez-lui son compte" où San-Antonio a 38 ans et le roman se déroule vraisemblablement en 1949
- A un grand-père savoyard
- Roule en traction
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Marc21Marc21   15 octobre 2017
Le bon Dieu et moi on s'entend bien, sans se faire des salamalecs ! Le léchage, c'est pas notre blod. Je sais bien qu'il y a toujours dans l'existence des paumés qui s'en prennent à Lui, because leur vie ressemble à une tartine de chiotte et qu'ils en ont classe de s'en repaître ! Des aigris, y en a partout, ils ont des circonstances atténuantes, nous sommes d'accord. A force de passer sur le trottoir au moment pile où une tuile tombe du toit ; à force de s'asseoir sur des fourmilières, d'être le sixième devant l'autobus alors qu'il n'y a plus que cinq places ; à force de recevoir des commandements de son adjudant, de son patron, de sa femme et de son percepteur, on en vient à s'en prendre à ceux de Dieu... Tous ceux qui attrapent la vérole, qui reçoivent des lettres signées « un ami qui vous veut du bien », qui glissent sûr les peaux de banane, qui ratent le train pour une minute ou le gros lot de la Loterie nationale pour un numéro ; tous ont de ces mouvements d'humeur avec le Tout-Puis¬sant. Ils se sentent visés, les pauvres chéris, alors ils s'en prennent à Celui d'en haut, parce que ceux d'en bas leur fileraient une toise s'ils faisaient mine de se rebiffer. C'est la vie...
Mais de là à créer une religion rebelle, il y a un pas !
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Marc21Marc21   15 octobre 2017
Of course, sa bourgeoise l'attend dans une cuisine qui sent le gratin de chou-fleur et la crotte de chat. Il y a son rond de serviette dans son assiette, ses granulés pour l'estomac à droite de son verre et ses pantoufles à gauche de la porte d'entrée. Georgel, il va au ciné le dimanche après-midi, quand il pleut ! Encore un zouave au destin Prisunic, façon Triffeaut améliorée Dupont, Durand, Dubois. Des types comme ça, la terre en est couverte. Ils jouent gravement à la vie, une vie durant. Ils font de la bicyclette, des enfants et leur service militaire... Et puis un jour on les descend à trois mètres sous terre et leurs veuves leur rendent sous forme de couronnes toutes les fausses perles qu'ils leur ont offertes durant leur petite existence...
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lecassinlecassin   10 mai 2012
La résignation c’est la force des humbles, des ratés, de ceux pour qui la vie ne se donne pas la peine de truquer. En général il n’arrive jamais rien d’extraordinaire (comme un assassinat) à ces gens là. Ils cannent de la vésicule, à la guerre ou dans un accident de moto… Un point final, c’est tout ! Pas de destin hors série. Le leur vient d’Uniprix, et ils en font bon usage, les chéris… Ils l’habillent chez Elders, le chaussent chez André, l’emmènent au ciné le samedi soir, et au terrain de camping de Villennes le dimanche après-midi… Et pourtant, Triffeaut, le doux, le tendre bricoleur, a eu une mort mystérieuse, une mort qui a fait sensation et a justifié sa bouille sur deux colonnes à la une du « Parisien Libéré ».
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Marc21Marc21   15 octobre 2017
Et puis on se quitte, on se retrouve, la routine commence. Saloperie ! Le voilà bien le vrai chancre de l'humanité! La grande bouffeuse d'illusions! Le cancer de la poésie... Le mor¬pion de la liberté...
La routine! Avec ses habitudes grises, son accablante permanence ! Son prévu, son inéluctable... La routine, immuable, perfide, moisie, corrosive! La routine et ses traites acceptées, ses oui sacramentels, ses bains de pieds du dimanche, ses un-an-et-un-jour, ses neuf mois, ses cinquante-deux semaines, sa chiotte de calendrier, son horloge parlante ! Au quatrième top il sera l'heure de vous faire tartir, l'heure de jouer à papa-maman, l'heure d'y aller du cigare, l'heure de mener les mouflets at the public school.
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lecassinlecassin   10 mai 2012
Comme dit cette grosse enflure de Bérurier : la différence qu’il y a entre une chaude-piste et une hirondelle, c’est qu’on peut pas attraper une hirondelle !
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