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San Antonio tome 39 sur 175
EAN : 9782265093218
224 pages
Fleuve Editions (30/11/-1)
3.8/5   84 notes
Résumé :
Boris Alliachev, vous connaissez ?
Espion international…
Recherché dans une tripotée de pays…
Enfin le genre de mec que tout flic normalement constitué rêve d'agrafer à son palmarès !
Figurez-vous que je l'ai précisément sous les yeux, en ce moment…
Il est assis dans un restaurant russe et il jaffe du caviar comme un qui aurait la conscience tranquille et le larfouillet bourré.
Seulement voilà qu'un pastaga démarre dans les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Ca y est ! Nous y voilà : « du brut pour les brutes » est à mes yeux le premier excellent San-Antonio de la série. Tout y est : le trio San-A. Béru Pinaud actif augmenté de Matthias qui participe lui aussi à l'intrigue. Mieux : l'intrigue, même si elle est particulièrement bien ficelée avec rebondissement final, ne constitue pas l'unique attrait du bouquin. Les rapports entre les personnages constituent une part importante de l'intérêt qu'on peut porter à ce genre de bouquin…

Tout y est :
- Des calembours sur les noms de personnages et de lieux : le père Turbet , Louis Trèze, le brocanteur, Jean Névudautre ; le domaine de Lamain-Aupanier, commune de Courmois-sur-Lerable…
- le Kama sutra personnel du commissaire commence à s'étoffer au fur et à mesure qu'il dévêt ses conquêtes…
- Des digressions en veux-tu en voilà, avec en particulier celle (trop longue pour être retranscrite ici) sur « le cidre », une pièce de théâtre qui a beaucoup ému Béru, page 142…

J'allais oublier : une intrigue bien ficelée : un réseau de vol de plans militaires est à démanteler par notre célèbre commissaire. Intéressant non ?
Bon : J'ai bien entendu hâte de lire le suivant le mois prochain pour confirmer (ou non) que la recette est bien établie d'un bon San-Antonio, dès les années 60 ; alors que je voyais plutôt cela vers 1968/70…
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Vous connaissez San-Antonio ? Une jolie poupée qui tente d'échapper à son mec qui veut la dérouiller, et voilà notre Sana qui s'interpose. le mec KO, Sana raccompagne la jeune fille chez elle, et ça se finit évidemment en tournoi avec la donzelle. En panne avec sa caisse il emprunte la voiture de son hôte. En rentrant chez lui, il s'aperçoit qu'il est suivi et que l'on lui tire dessus, une énorme déflagration aura raison de lui. Envoyez, c'est pesé direction l'hosto.
Un très bon San-Antonio, évidemment le style est très particulier. Faut aimer. Mais si vous souhaitez découvrir l'oeuvre de Frédéric Dard allez-y sur ce numéro-là. Tout y est : les collègues, les jeux de mots, l'humour, le suspens, le Sana joli coeur, enfin tout quoi.
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SYNOPSIS
San-Antonio est chargé de la filature d'un russe, Boris Alliachev. Ce dernier «travaille pour le compte d'une bande très forte spécialisée dans le trafic de documents». Il est fort à parier que Alliachev possède des documents importants, volés au ministère de la Guerre.

Chaque Popoff, même à l'étranger, ne peut se passer de la bouffe traditionnelle — vodka, caviar et blinis au son de balalaïka — ainsi la filature commence dans un restaurent russe qui s'appelle «La Petite Sibérie».

À la sortie, notre galant San-Antonio vient au secours d'une jolie fille, Monique de Souvelle. Par contrecoup, il perd de vue ce sacré moujik d'Alliachev. Re-contrecoup: il raccompagne la gonzesse chez elle pour lui y raconter un conte de fées à ne pas dormir debout.

En sortant de chez Monique la belle, le commissaire constate que sa voiture est en panne et, avec le gentil consentement de la noble hôtesse, il s'en sert de sa propre bagnole.

Chemin faisant, le commissaire tombe en panneau d'une bande de pieds-nickelés. Il est criblé non pas de critiques ou d'injures mais de balles. Pourtant, San-Antonio s'en sort sain et sauf.

Le commissaire tire la conclusion que le véritable crible des tireurs était Monique de Souvelle. Les truands n'ont pas fait attention à la personne au volant de sa voiture.

San-Antonio court chez Monique mais… Quelle surprise!.. La maison appartient à toute autre personne, Mme Godemiche, qui n'a jamais entendu parler ni de Monique de Souvelle, ni de commissaire…

Ainsi, pas de Boris Alliachev, pas de Monique de Souvelle, pas de piste à suivre…

MON HUMBLE AVIS
«Du brut pour les brutes», paru en 1960, porte le numéro 39 dans la longue série sur les aventures du commissaire San-Antonio et Cie. Et cette fois-ci, je crois, l'auteur a tiré le bon numéro.

Dans mes précédentes critiques san-antoniennes, il y a pas mal de mentions dans le genre: «[…] le style s'affirme de plus en plus nettement mais c'est l'intégrité de tous ces éléments qui manque toujours […]».

Ah, les gars! Ce volume est bourré d'intégrité, de totalité du style! Jugez-en!

Primo, une tension constante et des rebondissements incessants et imprévisibles du sujet.

Deuxio, tout les participants du fameux trio «San-Antonio — Bérurier — Pinaud» prennent la part active aux frasques. de plus, le rôle de Mathias se précise de plus en plus nettement. D'ici peu il va rejoindre les rangs des acolytes les plus proches du commissaire.

Troisio, des calembours succulents, des digressions lyriques, des métaphores inattendues et des comparaisons de toute sortes sont en abondance ce qui prouve toujours la proverbe prétendant que «l'abondance de biens ne nuit pas.» Voilà quelques exemples: « La nuit est humide comme le mouchoir d'une veuve. » ou « le Vieux est radieux comme un premier mai ensoleillé. »

Quatresio, le côté kamasutresque, comme toujours inventif, est aussi élucidé avec brio.

Oui, l'intrigue reste un peu niaise, mais la verve étonnante du récit plein d'actions, de pulpeuses créatures et d'humour gomme savamment le tableau (comme dit mon ami Van Gogh). On est comme le navire représenté sur le blason de Paris où est écrit «Fluctuat nec mergitur». Nous autres, les aficionados de San-Antonio, on est battu par les flots de défauts, d'imperfection stylistique quiconque, mais on sombre pas.

EN RÉSUMÉ
Pour conclure, je voudrais dire que j'ai passé un moment de lecture énormément délicieux. Selon les dires de Gustave Flaubert, les volumes précédents de la série étaient comme «cette espèce d'échauffement qu'on appelle l'inspiration». La belle époque san-antonienne est déjà au seuil!

4.0/5.0
Lien : https://autodidacteblog.word..
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Bonjour,

Voici un polar que je viens vous chroniquer rapidement en retour de lecture : "Du brut pour les brutes" aux éditions Fleuve Noir. Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge San-Antonio que je relève sur Babélio.

Alors qu'il dîne au restaurant "la petite Sibérie" tout en reluquant son gars sous sa surveillance, une jeune femme se fait agresser par son mec à la sortie. Ni une ni deux, en bon Gentleman, San-A. va sauver la jeune fille des griffes de son homme. Pour le remercier, elle l'invite chez elle pour continuer la soirée.

Mais quand il veut retourner au restau, le gars censé être zieuté s'est fait la malle. Pire, San-Antonio se fait canarder de toute part ! Il se retrouve à l'hosto et l'enquête démarre, il est accompagné de Berurier et de Pinuche. Ensemble, ils vont tenter de retrouver les documents perdus de Alliachev.

Une enquête rondement bien menée avec un Béru sur son trente-et-un et un Pinuche à la ramasse malgré ses quelques fulgurances qui aident bien ses camarades à avancer. L'intrigue avec le vol des papiers par le russe fonctionne plutôt bien. J'aime aussi les calembours sur les noms des personnages et des villes.

Cet opus est très reussi. On est surement dans la période où il excelle car j'ai trouvé ce récit très prenant, vivant, avec pas mal de rebondissements en cascade. le duo San-A/Berurier fonctionne du tonnerre. Pinuche n'a pas de chance mais dans son malheur, il arrive quand même à s'en sortir. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce numéro.

Bonne lecture amis Lecteurs
Lien : https://lecture-chronique.bl..
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1956. Ce dix-neuvième tome scelle définitivement le destin du tandem San Antonio/Bérurier. Aux antipodes l'un de l'autre, ils seront difficilement séparables.
Cette aventure qui commence par un meeting aéronautique au Bourget conduira le commissaire dans les salles obscures pour y visionner les actualités. Et oui à l'époque pas de journal de 20 heures, on allait au cinéma regarder les informations... avec un bon décalage.
Et c'est Barcelone qui accueillera nos deux limiers, et vous verrez qu'à l'époque les ramblas et le Barrio Chino n'étaient pas aussi touristiques qu'aujourd'hui. L'ambiance fin de guerre et tensions avec l'est occupe toujours l'esprit français, une époque idéale pour l'espionnage.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Il est évident qu'une demoiselle née de, fait un peu de rébecca avant de se laisse oblitérer le blason. Y a des incidents à la frontière et je suis obligé de parlementer à la douane, enfin elle se rend compte que mon passeport est en règle, et elle accepte que je lui joue zazi dans le métro.
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Ses canassons se font monter par des virtuoses de la selle ; et sa femme se fait monter le petit déjeuner tous les matins. Le gratin, quoi ; pas le gratin dauphinois, le gratin normand, c’est-à-dire la crème du gratin.
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Le domaine de Lamain-Aupanier est une merveille pure et simple de la Renaissance. Classé monument historique par le syndicat d’initiative de Courmois-sur-Lerable, il se dresse sur une éminence grise dominant la Seine. Une aile a été détruite lors de la Révolution française, la grande, celle de 1958, par un incident de frontière ; une autre, la même année, par un incendie de forêt et une troisième enfin par un orage vicieux qui a, en outre, endommagé la toiture, scalpé le paratonnerre, dévasté les écuries, rasé la cheminée et brisé les fenêtres. Bref, c’est la vraie épave. De la cabane pour aristo fauché…
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Il ne demande que ça le self pédicure. Du moment qu'on lui donne de l'importance, il est partant. Lui, les premiers grands rôles en costumes, c'est son vice. Il doit être d'Alençon; il aime broder.
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Si quelque chose me tue, moi, c'est bien l'inaction. Au bout de vingt minutes, je commence à m'énerver vilain, ficelé comme un saucisson. Et puis ce gros type aux yeux sanguinolents n'est pas un vis à vis très agréable. Je préférerai avoir la vue sur mer...
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Vidéo de Frédéric Dard
Michel Audiard, San Antonio, Antoine Blondin, monuments de la gouaille populaire, ont disparu avec le xxe siècle. le moule est-il cassé, le style perdu à jamais ? C'est sans compter sur JoeyStarr et Polo Labraise, issus de la culture rap pour l'un et du journalisme sportif pour l'autre, qui ressuscitent ici un argot irrévérencieux avec ses formules hilarantes autour de la vie d'un détenu-écrivain et de son curieux avocat… En librairie le 15 mai : https://www.fayard.fr/livre/le-code-penal-en-argot-9782213727325/
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