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EAN : 9782265075801
256 pages
Éditeur : Fleuve Editions (15/05/2003)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 29 notes)
Résumé :

Lorsque la grande aiguille de ma montre a fait sa révolution sur le cadran, la porte de l'usine se rouvre et mon zigoto réapparaît. Il est plus furtif qu'un souvenir polisson et il se met à foncer dans la partie obscure du quai, la tronche rentrée dans les épaules... Il marche vite, sans courir cependant... Il semble avoir peur... Oui, pas de doute, il est terrorisé... Je lui laisse du champ et je démarre en douceur. Soudain, il se cabre. Dans l'ombre, d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  06 mai 2014
« du poulet au menu », ca promet…
En fait dans ce petit San-Antonio mensuel alléchant, rien de très innovant… Nous avons bien le trio San-A. Béru Pinaud… mais loin de ce que l'on connaîtra plus tard, quand les deux acolytes du commissaire auront atteint leur envergure maxi.
Tout commence par la surveillance attentive de Diano, un perceur de coffre italien repenti, mais malgré tout encore en contact avec un espion international turc : Grunt.

Toujours dans l'espionnage international, ici un avion à décollage vertical, Frédéric Dard nous sert ici un épisode plaisant – quoique pas très dense et assez prévisible – ni trop violent ni trop noir, avec une jolie blonde et surtout, pour la première fois des calembours sur les noms des personnages comme « la Baronne Tuchelingue du Prose » ou le « Général Lavert-Jovent »… Je sais, c'est lourdingue, mais j'y peux rien, ça m'fait marrer…
Le mois prochain : « Tu vas trinquer San-Antonio »…
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KiriHara
  04 mai 2019
Tiens, ça faisait bien longtemps que je ne m'étais pas « tapé » un petit Sana de derrière les fagots.
Oui, car on se jette un San Antonio derrière les lunettes comme on se jetterait un alcool fort derrière la cravate. C'est bon, ça enivre, mais faut le consommer avec modération sinon, on risque de finir aux Sananonyme, ces lecteurs compulsifs des oeuvres de San Antonio qui tremblent, bavent et se transforment en zombies quand ils n'ont pas leur dose.
Du coup, un petit Sana de temps en temps, ça ne fait pas de mal, ça fait même plutôt du bien. Ça détend, ça fait sourire bêtement (on sourit toujours bêtement de toute façon, surtout quand on est un homme, encore plus quand on est chauve) et ça grille quelques neurones à force de chercher les jeux de mots même là où il n'y en a pas, surtout là où il n'y en a pas (car, là où il y en a, on finit toujours ou presque par les trouver. Alors que là où il n'y en a pas...)
« du poulet au menu » est donc la 29e dose que m'a fourguée Frédéric Dard qui, plus fort que le dealer du coin, parvient à filer ses doses à ses camés même quand il est canné.
Et qu'il s'annonce fameux ce « shoot » de Sana, puisque le dealer y a mis triple dose en ajoutant les ingrédients qui déchirent : du Pinuche et du Béru.
Ce qu'il y a de bien avec San Antonio, c'est que selon l'édition (et il y en a eu), on a également le plaisir de la couverture. Moi, je préfère de loin celles illustrées par le génial Michel Gourdon, et c'est tant mieux, car, généralement, il y en a deux différentes pour les titres (selon l'édition, toujours).
San Antonio fait toujours dans l'espionnage et a charge de surveiller un espion redoutable sauf que l'espion ne fait pas grand-chose de ses journées. Tout juste s'il rencontre un type qui n'a pas l'air très content de la conversation. Alors, puisque l'espion ne fait rien autant s'intéresser à l'autre type, d'autant que celui-ci finit par se rendre à la police pour se plaindre qu'on veut l'obliger à forcer un coffre, mais que lui est repenti. Bref, voilà un bon moyen de coincer l'espion si le casse a lieu et qu'on suit le casseur. Sauf que, comme toujours dans les romans et les films, rien ne se passe comme prévu, sinon... y'aurait pas d'imprévus.
Notre San Antonio national est cette fois-ci accompagné de ses deux compères, le vieux Pinuche et le gros Béru, surtout dans la seconde partie de ce court roman où tous les trois sont obligés d'embarquer sur un paquebot en route vers l'Amérique pour retrouver des documents volés.
Si l'intrigue n'est pas aussi bien maîtrisée que par le passé, elle est, il faut l'avouer, bien secondaire par rapport aux frasques du trio. Il faut dire que les trois font le trio, surtout les deux qui font la paire... d'andouilles.
Jeux de mots, maître Capello, sont au menu et on surprend Frédéric Dard à se lancer tête baissée dans les calembours sur les patronymes des personnages secondaires. C'est un peu bas du front, je dois l'avouer, mais parfois drôle. Mais ça a un grand inconvénient, quand on ne trouve pas le jeu de mots dans un nouveau nom, on ne sait pas si on est con ou si l'auteur n'en a pas mis (comme j'ai une haute considération pour ma personne, je me persuade qu'il n'en a pas mis partout).
Le roman est très court, suffisamment court pour qu'on ne s'ennuie jamais et, d'ailleurs, on ne s'ennuie jamais. Pour autant, on peut regretter tout de même que l'histoire ne soit pas un peu plus étoffée.
Cependant, force est de reconnaître que la seule présence du trio est un grand atout et toujours source de sourire.
Pour l'histoire, tiens, peut-être que le problème vient du fait qu'elle soit coupée en deux puisqu'en me penchant sur le titre suivant « Tu vas trinquer San-Antonio », l'histoire débute là où elle en était restée dans « du poulet au menu », c'est-à-dire sur le pont du bateau en Amérique.
Aussi, pas la peine de chercher ma prochaine lecture, elle est toute trouvée. Sana, me voilà !
Au final, pas le meilleur épisode de la série, notamment à cause d'une histoire un peu simpliste, mais rehaussé tout de même par la présence du meilleur trio que l'on ait fait depuis « Les trois mousquetaires » (mais c'est normal, ils ont triché, ils étaient 4).
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ntchoubis
  13 octobre 2016
Aventure en deux tomes (1/2)
Au début du commencement on va parler des pérégrinations du sujet de ce bon plat qui se nomme «Du poulet au menu» et se présente sous le numéro 29 dans la liste des mets de l'auberge «Les aventures du commissaire San-Antonio et de sa valeureuse compagnie». Ce n'est pas une auberge espagnole. L'hôtelier, Môssieur Frédéric Dard, est un vrai acrobate de la langue — c'est son cachet particulier et ses mets sont délicieux, à s'en lécher les babines!
Bon, trêve de publicité, passons «à nos actes manqués», comme chante un autre monsieur, Jean-Jacques Goldman, troubadour de l'auberge par intérim.
Un jour, les services secrets français ont révélé la présence à Paris d'un espion redoutable, qui s'appelle Grunt.
La filature a noté la rencontre entre Grunt et un inconnu. D'après son attitude, ce dernier semble ne pas être tout à fait d'accord avec l'espion. Bien sûr, l'interlocuteur de Grunt est aussi pris en filature. Toute la journée il flâne à Paris et le soir il entre dans un meublé et loue une chambre pour la semaine. Il se boucle dans son studio et ne met pas le nez dehors. Il a l'air d'attendre… Sacha Distel lui aurait demandé ce qu'il attend pour être heureux. Mais San-Antonio s'est borné à poser deux questions: "Mais attendre quoi? ou qui?"
Ainsi, San-A et Pinuche surveillent cet inconnu qui finit par se livrer à la police. Cet homme qui s'appelle Angelo Diano, fait son mea-culpa: il est un cambrioleur recherché en Italie pour meurtre. Grunt lui a demandé de dévaliser un coffre-fort truffé des plans secrets. Diano qui se croit maintenant un homme honnête, a décidé qu'il lui vaut mieux racheter les erreurs passées que consentir à des combines louches de Grunt.
Le Vieux promet de ne pas livrer Diano aux autorités italiennes. À charge de revanche, le Big Boss prie Angelo de commettre le vol réclamé par Grunt mais sous une haute surveillance policière.
Désormais, toute la combine a tourné au vinaigre et il y eu trois fils à retordre: la mort de Grunt, la mort de Diano et la disparition non seulement des plans d'un engin secret, mais, ce qui est essentiel, du petit modèle du prototype…
Et c'est de ce moment-là que pour le commissaire et ses acolytes, Bérurier et Pinaud, commence une frénétique course contre les plans, une course qui va les conduire à le Havre, et puis, en une ultime tentative de rattraper les documents et la maquette, au bord du paquebot «Liberté» partant pour New-York et où un mystérieux quidam (ou quimonsieur) s'est sauvé avec les plans et toutim.
Le fabuleux trio a les six jours de la traversée pour découvrir le coupable et reprendre les documents et la maquette…
* * *
Comme dit le renard, apprivoisé par le Petit prince, cette une aventure de San-A est «unique au monde». Ce roman, «Du poulet au menu», est inséparable du volume suivant, «Tu vas trinquer San-Antonio» (S.-A #030) qui en est sa suite directe. Ainsi, nous avons devant nous, un seul, un unique diptyque dans la longue liste des aventures du commissaire San-Antonio.
C'est un roman sympa, agréable à lire, un vrai mélange d'humour et d'aventure, la décoction des filatures, des interrogatoires, des meurtres, des imbroglios et des dénouements.
Notre inégalable équipe, composée de San-Antonio, de Béruirier et de Pinaud est à l'arène dès le début jusqu'au point final. Ses personnages se densifient, en devenant bien (et bons) vivants. On sent bien que l'auteur y attache de l'importance grandissante et éprouve une immense chaleur humaine.
Le sujet est ficelé et le rythme tient bon la rampe. Les autres marques de fabrique san-antoniennes, comme des notes kamasutresques, quelques digressions lyriques, des calembours et des métaphores sont aussi présents. «Le secret de Polichinelle» peut se flatter d'un chiffre record de renvois en bas de pages — 56. «Couille molle!», comme aurait dit mon ami Nicolas Sarkozy. «Du poulet au menu» en a 78! Septante-huit, comme on dit en Belgiqiue!
Sans doute, il y a encore des aspérités du style, des incohérences, des chutes du tempo. le proverbe dit que «C'est en forgeant qu'on devient forgeron». Je crois qu'il n'y a aussi qu'une seule possibilité de devenir un bon écrivain — en écrivant, comme le fait notre cher Frederic Dard alias San-Antonio, ayant pris ce chemin déterminant.
Et on le croit.
À noter :
♦ le Vieux a une manie: en réflichissant, toutes les fois il dessine «des oiseaux des îles sur une feuille à en-tête de la Grande Cabane».
♦ San-A est né sous le signe de Cancer, dans ses premiers décans, c'est-à-dire, entre le 21 juin et le 1er juillet.
♦ Pinaud et sa femme fêtent leurs noces d'argent. «Vingt-cinq ans de mariage : un bail, non ?»
♦ Alexandre-Benoît est un mari exemplaire. Béru dixit: «Ça fait quatorze ans que j'ai pas trompé Mme Bérurier…»
Lien : https://autodidacteblog.word..
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Wyoming
  01 janvier 2019
29ème San-Antonio paru en 1958, un bon polar d'espionnage comme seul Dard sait les concocter; le vocabulaire truculent fait son apparition et le poulet est bien sûr au menu de ce repas plutôt sympa dans lequel le trio va embarquer vers New-York, à bord d'un transatlantique, pour récupérer des plans d'avion, avec différentes péripéties au terme desquelles l'objectif est toujours atteint à la grande gloire du célèbre commissaire.
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Beathi
  06 juillet 2014
29ème roman de San-Antonio publié en 1958 (dépôt légal 1er trimestre 1958).
Le roman se déroule à Paris, Boulogne et sur le paquebot "Le Liberté" en automne 1957 sur une durée de 7 jours.
Mission :Lors d'une filature, le trio se trouve embarqué sur le paquebot « le Liberté » à destination de New-York afin de récupérer les plans et la maquette d'un avion qui décolle à la verticale.
Divertissant sans plus. le fameux trio prend ses marques. Plus de jeux de mots au niveau des personnages dans ce roman.
Voici les informations concernant le commissaire dans ce livre :
- Signe astrologique : 1er décan du cancer : né entre le 21/6 et le 01/07
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin   24 février 2014
Il m'arrive souvent, le matin, de me regarder dans une glace et de ne pas me reconnaître.
Alors ça me fait marrer de trouver des gens qui croient, eux, se reconnaître dans mes livres. S.-A.
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Marc21Marc21   17 mars 2018
Marrant, l'idiotie de la vie... Y en a qui vont se faire reluire avant de dormir... Des êtres naîtront de ce réveil en sursaut ! Ça ne vous fout pas les jetons, à vous, cet immense malaxage d'individus ?... Non, bien sûr, vous êtes peinard derrière votre bêtise ; y fait bon dans votre intellect... Air conditionné ; confort moderne, eau courante ! Quand vous essayez de penser, ça fait du bruit dans votre calebasse comme lorsque vous bouffez des cacahuètes !
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Marc21Marc21   17 mars 2018
Tous les hommes, surtout les forts, ont besoin du giron maternel de temps en temps pour se réchauffer le cœur. C'est quand leur mother a touché son billet d'infini qu'ils sont vraiment sevrés, les hommes. Ils n'ont plus rien à quoi s'accrocher... Alors ils deviennent mauvais. Il y a en eux des cris qui pourrissent et qui fermentent... Un feu qui s'éteint doucement en dégageant une sale fumée ! L'enfance, voyez-vous, c'est un mal dont on ne peut jamais guérir. On nous appelle les hommes, mais nous ne sommes au fond que des petits garçons à gueule de raie, vous comprenez (1) ?
(1) Si vous ne comprenez pas, c'est que vous, vous êtes peut-être devenus des hommes pour de bon ! Y a pas de mal à ça, il faut de tout pour défaire un monde.
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lecassinlecassin   06 mai 2014
Rien n’est plus difficile à tromper que le temps. On peut tromper sans trop de peine : sa femme, son monde, son meilleur ami (ça c’est ce qu’il y a de plus facile) ; on peut se tromper soi-même (surtout si l’on n’est pas son genre), mais le temps ne se laisse pas tromper sans rechigner. Il proteste à coup de secondes…Ah ! Les secondes, vous parlez d’une vacherie ! Perfides comme une fourmilière ! Elles paraissent courtes lorsqu’ on téléphone à Londres, mais quand on attend dans le noir, on se rend compte qu’il en faut soixante pour faire une minute.
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BeathiBeathi   06 juillet 2014
Par extraordinaire, le Vieux n'est pas là... On me répond qu'il est en conférence avec le ministre. Je me garde bien de le déranger, s'il quittait le cabinet de ce dernier un instant, il pourrait ne plus le retrouver au retour, les ministres étant des gens renversables de reversibles qu'on renverse et reverse chez nous avec une maestria qui étonne le monde.
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