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ISBN : 2265005428
Éditeur : Fleuve Editions (20/10/1977)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Toute l'action de ce roman se déroule en Irlande. Enquêteurs privés, San-Antonio et Bérurier cherchent à retrouver un gangster, planqué en Irlande. Soupçonnés de meurtre, ils sont traqués par la police. Tout en se tirant d'affaire, ils déjouent un complot d'Amin Dada, qui voulait se faire nommer roi d'Irlande !

Source : San-Antonio, Fleuve noir
Paru en 1977 n°SA95
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Fab72
  17 juillet 2014
San-Antonio et son complice Bérurier recherchent un truand irlandais pure souche caché parmi les siens pour échapper à la Mafia. Pourquoi la fille de l'individu poursuivi radine-t-elle dans la chambre d'hôtel de San-Antonio pour y récupérer sa petite culotte ? Pourquoi est-elle ensuite kidnappée ? Pourquoi veut-on marquer notre policier au fer rouge ? Pourquoi un inspecteur de police local est abattu sous les yeux de nos deux français ? Quel rapport y-a-t-il entre un prêtre mourant qui a quitté son monastère et l'affaire qui nous intéresse ? Qui sont ces mystérieux tueurs qui sèment des cadavres derrière eux tout le long du livre (dont plusieurs dans une salle à manger devenue pour la circonstance une « salle à mourir » sous la plume de Frédéric Dard) ?
Une fois de plus, après une courte période de flottement dans la progression de l'intrigue (compensée par le style coloré de l'auteur), le hasard fait (trop bien) les choses. Je veux bien que l'Irlande soit une île où tout le monde se connaît mais à ce point…
L'Irlande, ce n'est pas trop son truc à San-Antonio. Les paysages irlandais : « ça respire le calme inexpugnable, la sérénité tombale. » La nourriture : « On bouffe du poisson qui a goût de mazout, plus autre chose que je saurai jamais dont il retourne, sauf que c'est pas assez cuit s'il s'agit de pommes de terre, et beaucoup trop si c'est de la merde. » Heureusement, il y a le whiskey pour faire passer tout ça.

L'auteur en profite pour se moquer gentiment des anglo-saxons (« Les anglophones, tu remarqueras, qu'ils soient ricains, rosbifs, irlandoches ou australiens, éprouvent le besoin de foutre des « Heu » dans chacune de leurs phrases, et parfois même d'en mettre plusieurs, comme si les mots leur manquaient. » etc.).

Bien sûr, ce roman ne serait pas un San-Antonio digne de ce nom sans son vocabulaire argotique, ses jeux de mots et ses inventions linguistiques : « L'instinct de conversation me fait déboucher la quille de roteux. » ; « La gentille servante à bec-de-lièvre et de tortue… » ; « Il rallie (de Monte-Carlo) » ; « Et je te la livre in extenso (grenue). » ; « La couine Elisabeth » ; « oeuf corse » pour of course ; « spiqueur » pour speaker etc. Frédéric Dard pose toujours un regard critique sur ses semblables telle cette comparaison homme/vers de terre (« Ils sont aussi visqueux l'un que l'autre, sauf que l'homme, lui, c'est de l'intérieur. »). N'oublions pas également les digressions succulentes de l'auteur comme celle liée au poste de président de la République française (nous sommes sous Giscard d'Estaing) ou encore celle sur « La Marseillaise » (« l'étang, dard, sans gland élevé ») que l'on peut chanter en toute circonstance contrairement à l'ultra-pompeux et quasi-religieux « God save the King » (« le goût suave du singe » dixit Béru). Enfin, le héros-narrateur s'adresse fréquemment au lecteur en le taquinant sur ses capacités intellectuelles ou sexuelles.
Généralement dans les San-Antonio la déconnade prend le pas sur l'intrigue. Si c'est encore le cas ici ; la fin de l'aventure s'avère attrayante et d'un exotisme surprenant. Car le dada du titre n'est pas l'animal auquel on pense…
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DrOdR
  07 juillet 2019
Drôle mais inégal.
San Antonio des années 70 : beaucoup d'action, beaucoup d'humour, beaucoup de sexe : malheureusement c'est un peu trop.
Ca commence pourtant pas mal, F Dard nous offre des descriptions savoureuses de l'Irlande et ses habitants. L'intrigue commence en douceur avec sa part de mystère. Mais le dernier tiers du livre vire au grand n'importe quoi (on va dire encore plus que d'habitude...).
Comme souvent, on y trouve bien sûr quelques perles :
-"L'emmerde, avec nous autres poètes, c'est que lorsqu'on a de la peine, au lieu de la chasser on lui cherche un titre..."
- "...Bref: le first baiser, ce radieux bonjour qui contient déjà un adieu."
- "Ce que j'ai pas lu, je l'ai deviné; ce que j'ai pas deviné, je l'ai imaginé; ce que j'ai pas imaginé, je l'ai rêvé. Une éducation, ça finit toujours par soi-même. Les autres ne t'apprennent jamais qu'eux, c'est pas suffisant pour t'accomplir. Si tu ne te finis pas, tu restes en rade." ...
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Beathi
  04 juin 2016
95ème roman de San-Antonio publié le 20/10/1977.
L'histoire se déroule en Irlande pendant 4 jours au printemps de juin 1977.
Histoire : Un détective américain demande à San-Antonio de rechercher un malfrat caché en Irlande.
Huitième affaire de la Paris-Détective Agency avec uniquement San-Antonio et Bérurier.
Un bon San-Antonio avec une enquête intéressante même si le hasard fait souvent bien les choses.
On remarque que Frédéric Dard ne s'attardent pas trop sur les scènes grivoises.
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Wyoming
  05 février 2019
95ème San-Antonio, paru en 1977. L'Irlande est au programme d'une enquête très dense pour le commissaire et très riche en péripéties dont l'imbroglio se démêle à la fin après de bons passages typiques de Frédéric Dard. On ne peut pas dire qu'il ait été séduit par les charmes et la cuisine de la verte Erin, mais cela donne quand même un numéro tout à fait acceptable.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
nmarc0nmarc0   08 septembre 2017
-Je suis là!
Ne veut rien dire. Mais traduit l'évidence. Quand un type qui est effectivement présent affirme qu'il est présent, cela renforce sa présence.
Car des tas de gens sont présent sans en être conscients, ce qui constitue en fait une certaine forme d'absence. Pour être pleinement présent quelque part, il ne suffit pas de proposer sa présence physique à ce quelque part, mais de participer spirituellement à cette présence, disons-le : de là vouloir totalement. Un présent dont l'esprit n'adhère pas réellement au fait qu'il soit là plutôt qu'ailleurs, n'est qu'un absent en représentation.
Ce qui nous amène à constater qu'il y a souvent confusion entre présence et représentation. Une foule d'humains sont en représentation, laissant accroire qu'ils participent. De la sorte, les couches matrimoniales hébergent de faux présents, les parlements en sont parfois emplis, de même que certaines salle de spectacle. L'homme ne possède pas, ne possédera probablement jamais le don d'ubiquité ; par contre, il a admirablement réalisé et mis au point le don de manque. Et moi, tout ça je le sais de fond en comble parce que j'ai une intelligence présente. Ce qui me permet de concevoir ce que tu ne subodores même pas, pauvre amoindri congénitale!
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CandyeCandye   19 mai 2016
Je hausse les épaules d'un air fataliste et embouche la balle.Je dois ressembler au bon gros toutou quand il fait joujou avec son maimaitre ensuite je m'allonge. Pas commode d'être sur le qui- vive ,prêt pour l'action,avec la geule pleine de caoutchouc qui a un sale goût de bottes mouillées.
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Fab72Fab72   08 août 2014
Les anglophones, tu remarqueras, qu’ils soient ricains, rosbifs, irlandoches ou australiens, éprouvent le besoin de foutre des « Heu » dans chacune de leurs phrases, et parfois même d’en mettre plusieurs, comme si les mots leur manquaient.
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Fab72Fab72   08 août 2014
On bouffe du poisson qui a goût de mazout, plus autre chose que je saurai jamais dont il retourne, sauf que c’est pas assez cuit s’il s’agit de pommes de terre, et beaucoup trop si c’est de la merde.
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BeathiBeathi   04 juin 2016
L'insomnie est le tribut que les riches paient à la fortune. On dort bien sur un lit de paille, rarement sur un matelas de banknotes, cela dit, j'aime mieux veiller riche que dormir pauvre, car si le pauvre peut mettre son sommeil à profit pour rêver, le riche peut, quant à lui, user ses insomnies à faire des projets.
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Vidéo de Frédéric Dard
Thriller policierCréée par Elsebeth Egholm. Avec Laura Bach (II), Jakob Cedergren, Lars Mikkelsen. La série a été adaptée aux Etats-Unis avec Chloë Sevigny et James d?Arcy où elle poursuit sa route au-delà du continent européen.
BePolarTV est la première WebTV consacrée exclusivement au polar. le site www.bePolar.fr propose de l'actu sur les romans, films, BD, séries TV polars, ainsi que des dossiers thématiques comme La petite Histoire du Polar, San Antonio, le Prix SNCF du Polar, etc.
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