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EAN : 9782266226639
288 pages
Pocket (06/12/2012)
3.65/5   36 notes
Résumé :
Dis, tu connais la nouvelle ? Je vais me marier ! Non, non, c'est pas du bidon : je suis sur le point de convoler. Tu me vois, loqué en convoleur de charme ? Ça va faire couler de l'encre, entre autres, non ? San-A.-la-bague-au-doigt ! Lui qui arborait plutôt un parabellum en guise de bijou. Enfin : mieux vaut tiare que jamais, comme l'affirme le pape auquel je rends un sacré service dans ce livre. Et dire que si Béru n'avait pas eu un pote cardinal, rien de tout ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
euphemie
  10 mars 2014
Ça fait du bien un petit "Sana" de derrière les fagots, du temps ou les portables n'existait pas....fallait trouver un troquet pour téléphoner à la maison poulaga...comment voulez vous rester sobre...hein...Aahh les risques du métier...
La jactance, inimitable, rien ne vaut l'original...dans le genre "dico des synonymes " on fait rarement mieux. Et que dire du coté "romance", à mettre entre les mains des collégiens, en manque de cours d'éducations sexuelles "adaptés" à leurs attentes...., pour sur y vont capter et en plus cela leur donnera une aptitude dans l'imaginaire , et qui sait pourra ainsi améliorer leurs production.... à l'écrit
Un petit retour en arrière, toujours aussi revigorant, hilarant, on sait ce que l'on va y trouver, donc pas déçu, à lire à la cool , un repose méninge idéal en somme.
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Domichel
  28 février 2014
Ça faisait des années que je n'avais pas lu de San Antonio et l'occasion m'a été donnée de retrouver l'inspecteur de renom et son incontournable (au sens propre comme au figuré) équipier Bérurier, grâce à l'opération 1 Pocket pour 2 achetés.
J'ai essayé, on peut ! le titre est certes éloquent (dira-t-on) et permet au futur lecteur de tout imaginer sauf ce qui va arriver… Cette ancienne enquête se passe dans les années 70, il y a 4 papes de cela, car c'était encore Paul Vé-Hi qui apostolait ! L'enquête dont s'occupent nos deux comparses, vise à protéger Son Éminence lors d'une visite apostolique (et nez-en-moins catholique) à Paris, car leur a-t-on dit, le Saint-Père est en danger. Il serait long et fastidieux (merci) de résumer le roman et trop facile pour le lecteur inconséquent de passer à côté de la lecture approfondie de cet opuscule de seulement 250 pages de pure culture, si, si ! (impératrice).
Certes il faut pratiquer la langue verte, l'argot du louchébem et le calembour à tour de bras (d'honneur), voire le verlan - pour les plus fainéants - pour extraire la quintessence de l'oeuvre Antonienne, et si la trame de l'enquête reste un peu légère quoiqu'alambiquée, le vrai plaisir reste de naviguer au gré des flots d'un vocabulaire aussi fleuri qu'une toile cirée de Basse-Provence. Entre les expressions déformées de l'informe Béru, les roucoulades de SanA dès qu'il pose les yeux (à défaut du reste) sur une beauté féminine, les jeux de mots que d'aucuns trouveraient d'une lourdeur pachydermique et les métaphores (où-tu-veux-mais-pas-sur-la-table) d'une grande poésie, le rire surgit à chaque page ou presque, et l'on manque de s'étouffer pour peu qu'on soit un peu fatigué des soufflets (des poumons, pauvre truffe !).
Brèfle (comme dirait Béru), quarante ans après son écriture, le texte n'a pas pris une ride, et même si le portable a remplacé la cabine téléphonique, et quelques éléments de décor ont disparu, la rigolade est aussi dense (de Saint-Gui), et c'est bien là l'essentiel. À vous qui avez quelques années de lecture, et êtes allés au-delà de la collection Harlequin après avoir fini la bibliothèque verte, foncez chez votre libraire et payez-vous un SanA, c'est du pur bonheur…
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Luniver
  08 octobre 2012
San-Antonio est convié par Bérurier dans un café de la capitale : son ami d'enfance, devenu cardinal, a des choses importantes à leur confier. Après l'évocation de quelques souvenirs plutôt salés, il leur apprend que quelqu'un va attenter aux jours du Pape, quand ce dernier viendra se recueillir à Paris sur la tombe de la Bienheureuse Marie Couchtouala.
Si personne ne prend très au sérieux ces révélations, l'affaire prend une autre tournure quelques jours plus tard : le cardinal est retrouvé mort, poussé sous le métro ; le cardinal n'est pas vraiment cardinal, mais son habit n'est qu'une couverture pour extorquer des fonds à quelques vieillards en attente de guérison miraculeuse. Mais la menace semble sérieuse, puisque quelqu'un appelle anonymement chez San-Antonio pour lui demander de veiller sur Sa Sainteté.
Un tome très réussi, avec un Frédéric Dard qui pour le coup, se fait vraiment plaisir sur les jeux de mot.
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LectureChronique
  03 avril 2022
Encore une aventure sortie de derrière les fagots ? Pas vraiment, surtout qu'il n'y a pas plus protocolaire qu'un Pape attendu pour officialiser sa visite et donc l'attentat qui le vise. C'est l'ami d'enfance de Berurier, un cardinal nommé Antonin Dupessis, qui le lui annonce. Aussitôt dit, le duo en reste pantois. mais quand le cardinal se fait assassiner, nos deux amis s'engagent dans une course contre la montre, selon la tocante de Sana en tout cas, pour démanteler le gang qui a tué Dupessis et veut planifier l'attaque papale.
Petite bizarrerie du début, San-Antonio qui s'annonce comme étant un martien (?) je n'ai pas compris la référence s'il y en avais une. du reste, j'ai bien aimé les passages qui apostrophent le lecteur, le commissaire s'adresse directement au lecteur, le spectateur spectatie le récit comme qui dirait l'autre.
Je ne veux pas spoiler pour ceux qui ne connaissent pas la saga, mais c'est dans cet opus que Pinaud fera la rencontre d'une certaine Zoé Robinsoncru. Il faut zigzaguer parmi les calembours dosés aux verbes argotiques pour retrouver la plume subtilement excessive de Frédéric Dard. Car même si l'enquête est simple et peu intéressante, c'est surtout le style d'écriture qui fait mouche.
Lien : https://lecture-chronique.bl..
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Wyoming
  30 novembre 2018
Avec Frédéric Dard, on peut toujours... ou presque. Dans ce roman, on dispose d'une belle sauce avec un Bérurier toujours rabelaisien, un Pinaud en Pape, et toujours le bon vieil argot de Pantruche, les calembours à deux balles, ou trois, ou dix quelquefois. C'est le 81ème San-A, paru en 1973, avec une enquête assez simpliste sur la mort découpée d'un charlatan au miracle. Sympa mais Dard a fait mieux.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   07 octobre 2012
- C'est meilleur que l'élesdé, hein ? soupire-t-il. D'ailleurs l'élesdé c'est le beaujolais du sobre, comme qui dirait. Vrai ou pas ? J'sus dans les normes ?
- Tu es toujours dans l'énorme, Gros, apaisé-je sournoisement, et avec cette louche jubilation de l'homme cultivé plantant le dard acéré d'une astuce grammaticale dans le dargif d'un analphabète professionnel.
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euphemieeuphemie   10 mars 2014
Le tout dans la vie, c'est d'être toujours prêt au départ. Bien se conditionner pour le largage fortuit. Tu laisse tout quimper, petit. Va-t'en mains dans les poches. Pas de valises, surtout ! Ça gênerait ta liberté de mouvement. Emporte seulement ton carnet d'adresses, c'est la seule chose qui soit duraille à recommencer dans la vie.
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euphemieeuphemie   10 mars 2014
Que je te plante le décor....
Facile : un troquet de Panane, au soir à la chandelle. La banlieue triste sous la pluie, comme dans une chanson de la mère Piaf. Le taulier, beurré comme toute la Normandie,est aller se zoner. Berthier, sur le coup de huit plombes, il flanche. C'est l'heure que sa tronche a triplé de volume. Sa cervelle ressemble à un édredon crevé dont les plumes sèment à tout- va dans les courants d'air laroussiens.? Il déclare forfait le vioque, car il a atteint ses limites. Ça lui prend d'un seul coup, derrière le vieux rade en vrai zinc. Son teint se couvre. Il se met à crépusculer de la trogne.
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DomichelDomichel   28 février 2014
Que je te plante le décor…
Facile : un troquet de Paname, un soir à la chandelle.
La banlieue triste comme dans une chanson de la môme Piaf. Le taulier, beurré comme toute la Normandie, est allé se zoner. Berthier, sur le coup de huit plombes, il flanche. C'est l'heure que sa tronche, elle a triplé de volume. Sa cervelle ressemble à un édredon crevé dont les plumes sèment à tout-va dans des courants d'air laroussiens. Il déclare forfait, le vioque, car il a atteint ses limites. Ça lui prend d'un seul coup, derrière le vieux rade en vrai zinc. Son teint se couvre. Il se met à crépusculer de la trogne.
Pousse deux ou trois hoquets.
Y'a du brouillard dans son regard de vieux bourrin fatigué. Il le promène vaille que vaille, sur la salle mélancolique, aux tables cirées par les coudes de plusieurs générations d'ivrognes. Puis d'un geste automatique, il rafle la comptée du jour dans le tiroir-caisse, n'abandonnant que la morniflette. D'un pas funambulesque il gagne l'escadrin menant à sa chambre après avoir clamé d'une voix pyrénéenne : «Je mets en touche» !
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DomichelDomichel   28 février 2014
Il a des yeux de drogué, Ovide. M'est avis qu'il part en planeur fréquemment. Je palpe les doublures de ses frusques, mais sans en dégauchir le moindre «joint ».
La cordelière servant de muselière lui a sûrement allongé la tronche de plusieurs centimètres et creusé la bouche profond, car sa bouille est en forme de tube de pâte dentifrice vide.
C'est un type d'une trentaine damnée, petit, rabougri, avec un teint de pêche gâtée et un regard d'épagneul auquel on a oublié de donner sa pâtée.
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Videos de Frédéric Dard (75) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Dard
« Cette compilation qui se voudrait anthologie complète […] a pour but de proposer aux lecteurs de revisiter l'oeuvre de l'auteur par la lorgnette des aphorismes, des fragments, des éblouissantes et percutantes réflexions qui ont traversé son esprit entre 1943 et 1987 […]. » (Préalable & remerciements)
« […] La meilleure histoire belge, je vais te la dire, c'est la plus terrifiante de toutes : « Il est une fois Scutenaire et les Belges n'en savent rien ». Et les Français non plus. (...) Il dit tout, mais par brèves giclées, Scut. Il sait la vie, la mort, l'avant, l'après (...), l'amère patrie, le surréalisme, les frites, les cons, les moeurs, les larmes et la façon dont, chez lui, il doit éteindre au rez-de-chaussée avant d'éclairer au premier pour ne pas faire sauter le compteur électrique. » (Frédéric Dard)
« Le texte lapidaire est une spécialité belge. […] […] cet orpailleur de l'apophtegme reste merveilleusement méconnu […]. « J'écris, dit Scutenaire, pour des raisons qui poussent les autres à dévaliser un bureau de poste, abattre un gendarme ou son maître, détruire un ordre social. Parce que me gêne quelque chose : un dégoût ou un désir. » […] Scut le météorite a tout lu, tout vu, tout englouti et tout restitué dans un habit neuf. « J'ai quelque chose à dire et c'est très court. » Maximes en percussions et sentences en saccades sont étrillées, débarbouillés au gant de crin. Sa façon de dire merde alentour est à nulle autre pareille. […] […] Réfractaire, récalcitrant, insoumis sous toutes les latitudes, Scutenaire n'est point de ceux qu'on puisse congédier en ambassade. Dans les poussées d'angoisse, il usait, comme d'un remède à toute épreuve, des aspirines de l'humour. Elles ne le guérissaient pas mais l'apaisaient. […] » (Patrice Delbourg, les désemparés, Éditions le Castor Astral, 1996)
« Mes inscriptions sont une rivière de Californie, il faut tamiser des tonnes de sable et de gravier pour trouver quelques pépites, voire des paillettes. Remarquez, sable et gravier ne sont pas matières inutiles. » (Louis Scutenaire)
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Référence bibliographique : Louis Scutenaire, J'ai quelque chose à dire. Et c'est très court., Collection d'Inscriptions, évocations et autres textes rassemblés par Jean-Philippe Querton, Cactus Inébranlable éditions, 2021. https://cactusinebranlableeditions.com/produit/jai-quelque-chose-a-dire-et-cest-tres-court/
Image d'illustration : https://www.kobo.com/us/en/ebook/louis-scutenaire-1
Bande sonore originale : Crowander - Don't You Leave Don't You Leave by Crowander is licensed under an Attribution-NonCommercial 4.0 International License.
Site : https://freemusicarchive.org/music/crowander/from-the-piano-solo-piano/dont-you-leave
#LouisScutenaire #JAiQuelqueChoseÀDireEtCEstTrèsCourt #LittératureBelge
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