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EAN : 9782213617411
224 pages
Éditeur : Fayard (03/11/2003)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Jango est un tueur qui mène une petite vie tranquille entre sa mère, bonne-maman, et son jeune fils, Zizi. Il a sa méthode : une piqure dans la nuque, et hop le corps est plongé dans une cuve d'acide. Sa "rabatteuse" est Barbara, prostituée et de temps en temps petite amie. Il vit bien de son commerce, ne demande pas trop cher, pour s'adapter aux moins riches. Jusqu'au moment ou Maurice, un jeune homme, lui demande de supprimer son oncle, un colonel à la retraite.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
KiriHara
  02 juillet 2019
Que voilà un bien étrange roman, surtout si on le sait signé par Frédéric Dard.
Frédéric Dard, je ne dirais pas que je maîtrise sur le bout des doigts (je n'ai dû lire qu'une trentaine de romans de l'auteur dont la plupart tirés de la série San Antonio).
Mais, par rapport aux autres romans que j'ai lus de l'auteur, celui-ci ressemble à un OLNI.
Le roman a été édité en 1951 aux éditions S.E.P.O., sans doute la seule coopération entre l'auteur et l'éditeur.
Jango, derrière ses allures de parfait voisin, cache un étonnant tueur en série. Car, Jango tue son prochain pour vivre, pas par passion, ni par vice, mais juste parce que, pour lui, il s'agit d'une occupation comme une autre, au final, il rend service à des gens en les débarrassant d'autres gens...
Seulement, le jour où il débarrasse Maurice de son colonel de tonton afin qu'il puisse hériter, les ennuis vont commencer.
D'abord, parce que le modus operandi de Jango fait qu'il n'y a jamais de corps et sans corps, pas de décès et sans décès, pas d'héritage.
Ensuite parce qu'il a conservé la légion d'honneur du tonton et qu'à chaque fois qu'il la porte, sa morphologie change et personne ne le reconnaît.
Puis, un corps est repêché et reconnu comme le fameux colonel, ce qui ouvre une enquête sur le neveu qui ne sait plus comment réagir : reconnaître le tonton dans le défunt pour toucher l'héritage, mais risquer une enquête pour meurtre, ou bien ne pas le reconnaître...
Mais, comme Maurice a d'abord reconnu le corps et que les autres proches du tonton l'ont reconnu également, Maurice a beau se rétracter, une enquête est ouverte.
Et c'est là que les choses se compliquent puisque le juge chargé de l'enquête est également un client de Jango...
Voici donc un étrange roman, comme je le disais, étrange non seulement dans son intrigue puisqu'elle flirte avec le fantastique, mais également dans le ton qui le rapproche d'une sorte de conte ou de fable un peu onirique.
On oublie ici la noirceur des romans de Frédéric Dard du moment, très inspirés du roman noir à l'américaine ainsi que la plume, l'humour et le travail sur la langue des San Antonio.
Tout est à ce point différent de ce que l'on connaît de l'auteur qu'il aurait probablement été impossible de deviner quel auteur se cachait sous ce roman s'il n'avait été signé.
Le lecteur est alors forcément surpris à la lecture de ce roman, mais peut être également surpris tant le contenu n'a rien à voir avec ce que l'on aurait pu imaginer.
Je dois d'ailleurs avouer que la courte taille de ce roman m'a bien aidé à ne pas me lasser de lui. Non pas qu'il soit mal écrit, mais il ne correspond vraiment pas à ce que je m'attendais en plongeant dans un roman de l'auteur.
Bien difficile d'en dire plus, le mieux est probablement de le lire pour se faire son propre avis.
Au final, pas tant un mauvais roman qu'un roman très (trop ?) surprenant de la part de cet auteur connu principalement pour son travail sur la langue.
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lyoko
  10 novembre 2013
un livre qui se lit tranquillement, sans prise de tete.. avec un tueur très sympa
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yv1
  02 octobre 2010
Polar qui fleure bon les années cinquante, le Paris des truands sympathiques avec un code d'honneur. Contrairement aux San-Antonio, la langue est classique, sans effet argotique ou mots triturés. Frédéric Dard rend son récit drôle plus par les situations que par des bons mots. On ne peut s'empêcher, en lisant ce livre de penser aux films de truands des mêmes années cinquante, ou même d'en voir des images défiler : les rues de Paris, les flics faisant copains-copains avec les bandits d'honneur et méprisant les tueurs gratuits, les terrasses des cafés, ...
Lien : http://lyvres.over-blog.com/..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   18 février 2017
Il ne connaissait pas la musique. Par ailleurs, comme il n'était ni trompettiste dans un jazz nègre, ni pédéraste, ni vedette de music-hall, ni américain, il ne pouvait espérer se lancer dans la littérature avec quelque chance de réussite. Il ne se supposait pas non plus de dispositions pour la peinture ; pourtant, à la réflexion, il se dit que son ignorance du graphisme et des couleurs jouait en sa faveur. Les hebdomadaires à sensation révélaient chaque semaine un prodige dans ce vaste domaine. En huit jours, un amateur pouvait être lancé, pour peu qu'il peignît innocemment n'importe quoi et qu'il eût la bonne fortune de rencontrer un directeur de galerie en mal de poulains ou un journaliste en mal de copie.
Sans compter, le hasard est grand, qu'on peut toujours être découvert par M. Cocteau ou Mme Édith Piaf...
+ Lire la suite
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rkhettaouirkhettaoui   18 février 2017
Je me méfie lorsqu'un nouveau marié vient me trouver. Souvent, il a du remords et me téléphone au dernier moment pour décommander le... la cérémonie. Au contraire, chez les vieux conjoints, tout se passe bien. Ils mettent une vie parfois à se décider, mais lorsque leur résolution est prise...
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rkhettaouirkhettaoui   18 février 2017
C'est étrangement beau. C'est sauvagement beau. C'est puissamment beau. C'est grand. C'est vaste. Ça a de la gueule. De l'énergie. C'est une forteresse. Ça casse tout. Ça écrase. Ça vous prend là... Là et là. Ça pulvérise. Ça parle. Ça dit tout. Ça...
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rkhettaouirkhettaoui   18 février 2017
Avec les bourgeois, tu es tranquille. Ils ne te feront jamais d'ennuis, ils sont bien trop peureux. De plus, tu ne seras jamais fabriqué, question pognon.
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rkhettaouirkhettaoui   18 février 2017
Ce n'est pas tout le monde qui peut être exécuteur privé. Il faut de l'énergie, du sang-froid, de l'intelligence... T'es aux prises avec des dangers incessants... Tu ne peux pas te permettre de faire du sentiment.
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