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EAN : 9782265083042
251 pages
Fleuve Editions (09/11/2006)
3.52/5   25 notes
Résumé :

- Eh bien ! Eh bien, Béru, t'as des vapeurs ? M'en parle pas, balbutie-t-il, je suis un mec terminé ! - On en reparlera quand lu seras dans ton costar en planches; dis-moi un peu ce qui ne carbure pas ? - Ma femme a disparu, lâche le Gros. Et de ponctuer cette révélation par un barrissement qui fêlerait une plaque de blindage.
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Paru en 1959 n°SA34
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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lecassin
  22 janvier 2015
Berthe à disparu ! Alexandre-Benoit est aux cent coups…Et que dire du merlan, Alfred ?
En fait, la « chère et tendre » de Béru n'a pas reparu au domicile conjugal depuis deux jours. Elle était partie acheter du tissu chez Corot, aux Champs Elysées ; depuis, silence radio, et nos deux sbires qui se partagent l'un comme officiel et l'autre comme amant, les charmes (si l'on peut dire) de Berthe sont morts d'inquiétude… et demandent de l'aide à San-Antonio…Qui croit plutôt à une fugue crapuleuse qu'à un enlèvement.
Elle réapparaît et se dit victime d'un enlèvement, justement ; San-A. incrédule. Incrédule jusqu'à la lecture des journaux du matin qui annoncent l'enlèvement de la femme d'un « businessmann amerlock »… Un sosie de Berthe…
C'est la première fois que Berthe Bérurier (initiales B.B.) apparaît avec un rôle important dans l'intrigue. Certes on l'avait déjà rencontrée dans « En long, en large et en travers » quand elle venait se plaindre au commissaire que son mari, Alexandre Benoit Bérurier, dit Béru, avait disparu. Tiens donc !
« On t'enverra du monde », un bon San-Antonio, même si le style est plutôt celui d'un Frédéric Dard : pas de notes en bas de page, pas de digressions et énumérations surréalistes… juste les noms de lieux et de personnes façon calembour. Et puis Berthe qui use du subjonctif imparfait, pas toujours à bon escient…
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KiriHara
  04 août 2021
Quand je ne sais pas quoi lire et que j'ai la flemme ou pas le temps de chercher vers quel bouquin me pencher, il n'est pas rare que je saute sur le prochain San Antonio.
Si je parle de « prochain », n'entendez pas, par-là, que je sois bêta lecteur de Frédéric Dard (même s'il m'arrive d'être un gros bêta par moment). Non, Frédéric Dard écrit beaucoup moins depuis qu'il est mort et un San Antonio est forcément issu de la plume de Frédéric (tant pis pour Patrice).
Non, quand je dis « prochain », je veux dire celui qui suit le dernier de la liste chronologique des San Antonio.
Comme ma précédente lecture en la matière était « Prenez-en de la graine », il était normal que je lise, désormais, « On t'enverra du monde », publié en 1959.
Bérurier n'est pas en forme, sa femme, Berthe, a disparu et ce n'est pas son coiffeur et amant qui dira le contraire.
Mais celle-ci finit rapidement par réapparaître et assure aux deux policiers (San Antonio et son Béru de mari) qu'elle a été enlevée et enfermée dans une villa avant d'être reconduite et relâchée en ville.
Si le commissaire San Antonio pense plutôt que la Berthe a jeté son dévolu sur un autre mecton, prenant excuse, pour cela, d'un kidnapping, quand il lit dans le journal qu'une riche Américaine a été enlevée à Orly et que, sur la photo accompagnant l'article et représentant la disparue, il croit se trouver en face d'un sosie de Berthe, alors, il prend conscience que cette dernière n'a pas menti et qu'elle a été la victime d'une méprise… méprise vite réparée par les kidnappeurs…
Comme je le disais, Bérurier n'est pas en forme, Frédéric Dard, non plus.
Avec Frédéric Dard, en général et les San Antonio, en particulier, on peut dire que le panel de qualité est souvent présent. Au mieux, les récits flirtent avec l'excellence (pour peu que l'on apprécie le style et la prose de l'auteur), au pire, ils s'élèvent à peine au-dessus de la moyenne.
C'est devant ce dernier cas de figure que le lecteur se retrouve avec cette aventure mineure du célèbre commissaire.
Mineur par le style, on a connu Frédéric Dard plus en verve, mais également par l'intrigue.
(joli, non ? Je deviens académique. Qu'est-ce qu'ils foutent chez les Dix au lieu de me balancer le Goncourt ? Ils sont là à se démantibuler la cervelle et à user leurs bésicles pour dégauchir le bouquin le plus chiatoire de la saison, et ils ont à portée du téléphone un garçon talentueux, bourré d'idées à changement de vitesse, doté d'un style percutant, dont les images font mouche puisqu'il est de la poule ! Enfin, le jour viendra fatalement où l'on consacrera mon génie, sinon y aurait pas de justice).
Que Frédéric Dard se rassure, depuis, son génie a été consacré et de belle manière, mais ce n'est pas ce roman qui justifiera cette reconnaissance, malheureusement.
Rassurez-vous, pourtant, si la déception est forcément au rendez-vous, on attend toujours le meilleur de l'auteur, le texte n'est pourtant en rien indigent ni indigeste (une formule que j'apprécie tout particulièrement) on a juste l'impression que Frédéric Dard a baissé tous ses curseurs pour cet exercice. Cela arrive quand on n'est pas en forme comme ne devait pas l'être Dard à l'écriture de celui-ci.
Ainsi, histoire moyenne, aucune phrase à sortir du lot, pas de personnages secondaires intéressants, apartés sans grandes saveurs, calembours laborieux…
Alors oui, j'ai un peu la dent dure, mais tout simplement parce que j'attends énormément de Frédéric Dard et quand celui-ci ne me donne que « beaucoup » ou « plus qu'un peu », je suis forcément déçu.
On notera la présence très furtive de Pinuche, qui permet à la Sainte Trinité (SanA, Béru, Pinaut) d'être réuni tout de même dans ce roman.
On notera également la présence forte (dans tous les sens du terme) de B.B. alias Berthe Bérurier, un personnage rarement mis en avant ainsi que celui de Félicie, la mère du commissaire, mais qui est, elle, plus souvent présente dans les récits.
Que dire de plus sans dire de trop, rien, probablement, tellement il est inutile de s'appesantir plus sur ce roman qui plaira aux inconditionnels de l'auteur et du personnage, mais qui est déconseillé aux béotiens désireux de découvrir la plume de Dard…
Au final, quand Frédéric Dard se contente juste d'être bon, il est forcément décevant, mais mieux vaut être déçu par cet auteur que par un autre.
P.S. : Michel Gourdon, l'illustrateur de la couverture, n'a probablement pas dû lire le livre ou alors s'est-il servi d'une ancienne illustration, car le personnage kidnappé ici n'a rien avoir avec le portrait de Berthe Bérurier.
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LectureChronique
  16 novembre 2021
Bonjour,
Avec les productions d'adaptations télévisuelles des classiques de la littérature française qui pullulent ces derniers temps, j'ai ce goût du nostalgique qui me donne l'envie de reprendre mes classiques du genre polar.
Je viens donc vous chroniquer une oeuvre parmi les ouvrages du grand illustre Frédéric Dard : "On t'enverra du monde", une aventure du commissaire San-Antonio, parue à l'époque aux éditions Fleuve Noir, celle de 1959.
Petite pensée pour celui qui porte le même prénom que mon frère et qui aurait fêté son centenaire le 29 juin de cette année 2021.
La littérature populaire par excellence, les nombreux ouvrages de la collection ont été lus par des millions d'afficionados du verbe fleuri, des facétieuses fantaisies et autres jeux de langage que son auteur, indissociable de son héros de commissaire, se plaisait tant à en écrire les aventures.
Quel joie alors de retrouver les histoires de ce personnage truculent et désinvolte, bousculant le verbe académique par un phrasé toujours plus inventif, élevant le calembours, la contrepèterie et le hors-piste textuel croquignolesque au rang des beaux-arts.
Et quand bien même, San-Antonio ne serait pas aussi populaire sans son acolyte attitré, opposé en tout point (surtout l'embonpoint), l'inspecteur Bérurier, dit Béru ou le Gros. Un type bourré de défauts mais avec une fidélité sans faille pour son supérieur.
Et dans cet opus au drame burlesque, c'est la femme de Béru qui va y tenir le premier rôle. le voilà dans tout ses états : sa Berthe a disparu ! Avec Alfred, accessoirement coiffeur et amant de celle-ci, les deux hommes vont chercher à savoir où est passée l'épouse / maitresse. Ils en font part à San-A qui en a que faire car il croit que Berthe a planté les deux premiers pour s'acoquiner avec un troisième larron.
Mais à peine disparue, la voilà revenue et elle tient un récit de ses péripéties digne des productions américaines ! Et justement, il en faut pas plus au commissaire pour trouver cette histoire louche. En enquêtant, il s'aperçoit vite que les ravisseurs de Berthe se sont trompés de cible et convoitait une richissime américaine pour réclamer une belle rançon.
C'est tout ce que j'aime lire et retrouver dans ce polar , la patte toute particulière de Frédéric Dard qui étrille la langue De Voltaire au profit d'un argot bien huilé et doublé d'un ton humoristique où le second degré est manié à outrance. Les personnages sont affublés de noms aussi improbables que leur gouaillerie prête à sourire. San-Antonio les malmène autant qu'il les aime.
Au final, l'enquête importe peu. le ressenti, le plaisir que l'on éprouve à suivre les aventures rocambolesques de notre commissaire préféré comblent nos zygomatiques de bonheur par l'exercice improvisé et prolongé qu'elles procurent. Tout est en place de ce qui a fait le succès de cette série et qui ne démentira pas le talent de son auteur : les personnages récurrents, l'humour, les métaphores, le langage coloré et le héros à la verve décomplexée, aux méthodes peu orthodoxes et qui aime les femmes.
A consommer sans modération, je ne peux que vous conseiller de boire à pleine gorgée cette exubérance verbale patinée qui se bonifie avec le temps.
Bonne lecture, amis Lecteurs !
Lien : https://lecture-chronique.bl..
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ntchoubis
  08 décembre 2016
Un vrai scoop de ce livre, cette disparition de Berthe Bérurier! Oui, les cétacés sont aussi capables de disparaître sans laisser de traces. Son cher et tendre Alexandre-Benoît, ainsi que son amant Alfred, n'y voient que du bleu! Ils se font du mouron, ils ont même enterré la hache de guerre et de jalousie. Enfin, ils ont recouru à l'ultime remède contre le désespoir et l'inquiétude — un coup de pouce de la part de San-Antonio.
Le commissaire est incrédule et croit plutôt à l'escapade de la part de Berthe qu'à un kidnapping. On dirait qu'il a raison parce que B.B. (alias Berthe Bérurier) est revenue à son domicile conjugal quelque jours après. Pourtant, il y a un «mais»: Béru's wife et l'amie préférée d'Alfred prétend être séquestrée par les hommes inconnus. Aucune demande de rançon, aucune torture. On lui «apportait à manger, à boire, à lire…» Enfin l'un des kidnappeurs a reconnu la maldonne et les ravisseurs ont fait revenir Berthe à Paris…
La plupart de romanciers y auraient mis un point final pour l'échanger contre un Goncourt, mais San-A n'est pas comme ça. D'autant plus, que le lendemain de ce retour miraculeux il lit dans le journal qu'on a kidnappé une femme d'un businessman américain à Orly. Et elle a une frappante ressemblance avec notre Berthe…
Et commence le cinéma, le vrai. Avec des stars et des starlettes, des cameras, des fards, des plateaux de tournage, des costumes et tout le capharnaüm…
Eh bien, faut que je spoilerasse: oui, Berthe va s'évaporer de nouveau!
* * *
Un bon petit san-antonio, plein d'humour, de rythme effréné, de langue colorée et inventive, de métaphores et de scènes kamasutresques. Je ne sais pas pourquoi, mais pour moi ce livre s'associe avec la chanson de Claude Nougaro «Le Cinéma»… Peut-être, «On t'enverra du monde» prend des inflexions de jazz, de ciné, d'une bambouchade…
Quelques remarque sur ce 34e volume de San-Antonio:
Primo, ce livre est la bénéfice de Berthe Bérurier. Dans les romans précédents de la série elle a joué le rôle de second couteau, mais ici elle se tire la couverture, en tant qu'un élément important de l'intrigue. le proverbe affirme que «mari et femme sont une seule âme». Et ils ont une seule, une unique passion pour l'imparfait du subjonctif:
«— C'est tout. Maintenant, messieurs de la police, je crois qu'il serait bon que vous intervenassiez!»
Dexio: Malgré le rôle restreint de Pinaud, le trio San-Antonio — Bérurier — Pinaud continue à se densifier.
Tertio: Aucun renvoi en bas de page. C'est élément stylistique est complétement disparu après «En long, en large et en travers» (S.A. No 31). Mais on l'attend dans les volumes à venir.
En résume: Une lecture plutôt agréable, mais un peu niaise. Pour plaidoyer l'auteur je voudrais dire, qu'en lisant la série dans l'ordre chronologique, je vois ce travail énorme et peaufiné de Frédéric Dard qui file à tout berzingue vers ses meilleurs polars sur la vie et l'oeuvre du commissaire San-Antonio et Cie.
3.5/5
À NOTER :
- L'automne est l'une des saisons préférées de San-Antonio («J'aime l'automne, je crois vous l'avoir précisé, bien que vous vous en foutiez comme de votre première dent creuse»).
- La première fuite de Berthe Bérurier a eu lieu «en 34, elle avait mis les adjas avec l'oculiste d'à-côté… Ça avait duré deux jours et elle était revenue» (Béru dixit).
- Première apparution du mot «cétacé» utilisé par rapport à la femme étourdie de son pote, Bérurier («On va peut-être pouvoir troquer ce petit ange contre ton cétacé»).
- le premier emploi du sigle B.B. pour désigner Berthe Bérurier. («Après tout, ce serait trop locdu s'il n'y avait de place en ce monde que pour les B.B., on y croise déjà assez de grands C, d'A.B. et de M.R.P. !).
Lien : https://autodidacteblog.word..
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Marmoutre
  28 mai 2013
J'avais déjà entendu parler de San Antonio et de son célèbre détective et je me suis lancée dans la lecture avec envie, ayant hâte de découvrir cet écrivain.
Quelle déception !
Je ne vais pas m'étendre sur ce livre, à qui je n'ai trouvé aucune qualité, le language est cru, trop coloré, trop exagéré. L'écriture m'a semblée lourde et sans suspens. Les protagonistes sont tellement stéréotypés qu'ils en deviennent grotesques.
Et le héros...parlons du héros...un goujat sexiste et antipathique !
En conclusion, je dirais que ce style de lecture ne me convient simplement pas, je suis certaine qu'il trouvera ses fans...mais je n'en ferai pas partie !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin   22 janvier 2015
Les hommes, plus ils ont un grand nom, plus ils sont fiérots de leurs chiares. Ils s’imaginent que leurs mouflets vont, non seulement perpétuer leur gloire, mais la redorer à l’or fin…
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ntchoubisntchoubis   08 décembre 2016
Notre orgueil de mâle se rebiffe. Il nous faut du revêtement signé Ballemain, de la pelure à grand spectacle. C’est pourquoi les pétasses ont tant de succès. Les bonshommes sont tellement crâneurs qu’ils préfèrent balader un vison plutôt qu’une brave petite fille relingée à la chambre comme à la ville par les Dames de France. Naturellement, les mousmés ne l’ignorent pas, conclusion elles font des pieds et des fesses pour se payer les carrosseries de luxe. En vertu (si je puis dire) de ce principe, les clandés refusent du monde. C’est plein de licenciées sur les trottoirs de la rue Tronchet ; elles préfèrent préparer leur science-peau de cette façon-là, because la marge bénéficiaire est plus importante. Elles seront jamais reçues en audience privée par la reine d’Angleterre ou par sa Sainteté vu que les audiences privées c’est elles qui les accordent.
Il suffit de leur faire passer un faf de cinq raides en guise de carte. Seulement voyez la garde-robe ! Du chouette, cousu-pogne et des bijoux en vraie joncaille ; pas du rutilant made in Murano : de l’authentique qui meurtrit la rétine !
Tout est pelure en ce bas monde ! Par les temps qui courent, il vaut mieux faire le trottoir que faire son Droit. C’est d’un meilleur rapport ; sexuellement parlant surtout.
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LectureChroniqueLectureChronique   16 novembre 2021
Enfin, cette fois j'ai pu me débrouiller pour me rendre libre et ma brave femme de mère s'est fait faire par sa couturière une robe tout ce qu'il y a de distingué avec trois cols superposés et un jabot de dentelle à côté duquel celui de mon pote Louis Quatorze ressemble à une pochette de premier communiant.
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BeathiBeathi   19 juillet 2014
- Chère Berthe, quand je parle de ressemblance, je me comprends (tu parles !) : je veux dire que si l'on se réfère à la morphologie intrinsèque des visages, on constate dans la structure dominante une concomitance due à l'appartenance de vos faciès au groupe B du tableau supérieur zoologique dont parle Cuvier dans son fameux traité.
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ntchoubisntchoubis   08 décembre 2016
— Où qu’on va à c’t’allure-là ! lamente le preux Béru, celui qui confirme l’adage suivant lequel l’homme serait un roseau pensant. Béru n’a rien du roseau, vu qu’il donne plutôt dans le genre baobab géant, mais il pense beaucoup ; surtout à la boustifaille.
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Videos de Frédéric Dard (75) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Dard
« Cette compilation qui se voudrait anthologie complète […] a pour but de proposer aux lecteurs de revisiter l'oeuvre de l'auteur par la lorgnette des aphorismes, des fragments, des éblouissantes et percutantes réflexions qui ont traversé son esprit entre 1943 et 1987 […]. » (Préalable & remerciements)
« […] La meilleure histoire belge, je vais te la dire, c'est la plus terrifiante de toutes : « Il est une fois Scutenaire et les Belges n'en savent rien ». Et les Français non plus. (...) Il dit tout, mais par brèves giclées, Scut. Il sait la vie, la mort, l'avant, l'après (...), l'amère patrie, le surréalisme, les frites, les cons, les moeurs, les larmes et la façon dont, chez lui, il doit éteindre au rez-de-chaussée avant d'éclairer au premier pour ne pas faire sauter le compteur électrique. » (Frédéric Dard)
« Le texte lapidaire est une spécialité belge. […] […] cet orpailleur de l'apophtegme reste merveilleusement méconnu […]. « J'écris, dit Scutenaire, pour des raisons qui poussent les autres à dévaliser un bureau de poste, abattre un gendarme ou son maître, détruire un ordre social. Parce que me gêne quelque chose : un dégoût ou un désir. » […] Scut le météorite a tout lu, tout vu, tout englouti et tout restitué dans un habit neuf. « J'ai quelque chose à dire et c'est très court. » Maximes en percussions et sentences en saccades sont étrillées, débarbouillés au gant de crin. Sa façon de dire merde alentour est à nulle autre pareille. […] […] Réfractaire, récalcitrant, insoumis sous toutes les latitudes, Scutenaire n'est point de ceux qu'on puisse congédier en ambassade. Dans les poussées d'angoisse, il usait, comme d'un remède à toute épreuve, des aspirines de l'humour. Elles ne le guérissaient pas mais l'apaisaient. […] » (Patrice Delbourg, les désemparés, Éditions le Castor Astral, 1996)
« Mes inscriptions sont une rivière de Californie, il faut tamiser des tonnes de sable et de gravier pour trouver quelques pépites, voire des paillettes. Remarquez, sable et gravier ne sont pas matières inutiles. » (Louis Scutenaire)
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Référence bibliographique : Louis Scutenaire, J'ai quelque chose à dire. Et c'est très court., Collection d'Inscriptions, évocations et autres textes rassemblés par Jean-Philippe Querton, Cactus Inébranlable éditions, 2021. https://cactusinebranlableeditions.com/produit/jai-quelque-chose-a-dire-et-cest-tres-court/
Image d'illustration : https://www.kobo.com/us/en/ebook/louis-scutenaire-1
Bande sonore originale : Crowander - Don't You Leave Don't You Leave by Crowander is licensed under an Attribution-NonCommercial 4.0 International License.
Site : https://freemusicarchive.org/music/crowander/from-the-piano-solo-piano/dont-you-leave
#LouisScutenaire #JAiQuelqueChoseÀDireEtCEstTrèsCourt #LittératureBelge
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