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EAN : 9782265083035
256 pages
Éditeur : Fleuve Editions (09/11/2006)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Mes petits lecteurs chéris, je crois que depuis le temps qu'on se connaît on commence à bien se connaître comme le disait si justement Vincent Toriol à la bataille de Marignan (33, Champs-Élysées, Paris). Alors je vais vous en annoncer une qui méritera d'être prise en considération et dans le sens de la hauteur : je compte vous faire rire avec ce bouquin.
Paru en 1959 n°SA33
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  04 janvier 2015
Et hop ! Première contribution de l'année… Un petit San-Antonio, le trente-deuxième de la série (si on en retire « réglez-lui son compte », premier et un peu atypique) dans le cadre de ma relecture de Frédéric Dard dans l'ordre chronologique.
« Prenez-en de la graine », donc … comme annoncé plus haut, un petit San-Antonio. Pourquoi petit, me dira-t-on (laveur, bien entendu)?
D'abord parce que publié 1959, peu de temps après les excellents « En long en large et en travers » et « La vérité en salade », parus en 1958, on tombe de haut : une intrigue peu crédible dont je ne révélerai rien tant il est important que le lecteur l'ignore (comme San-A. et Béru) le plus longtemps possible, et cousue de fil blanc (ou de grosse ficelle) ; des pirouettes tirées par les cheveux pour refermer les pistes ouvertes afin d'égarer le lecteur ; un Béru à contre-emploi ; des bons sentiments en final, etc.
Ensuite, sur la forme, et même si le calembour devient systématique dans les noms de lieux et de personnages, où sont les » envolées lyriques », les digressions merdiques, les énumérations surréalistes ? Juste deux ou trois ajouts au Kâma-Sûtra personnel du commissaire (Hildegarde oblige). C'est peu…
Bon, Paris ne s'est pas fait en un jour et le meilleur reste à venir… Patience… Malgré tout un honorable San-A. , si on le compare à ceux du début.
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Renod
  05 avril 2018
Béru est un tireur émérite, qu'on se le dise. Après un repas bien arrosé, il emmène ses invités à la foire et remporte au tir à la carabine une superbe pipe en écume. C'est décidé, désormais il ne fumera plus que la chibouque. Sans cette décision soudaine, cette histoire n'aurait pas débuté. Peu après, San Antonio et Béru partent chercher un ami et collègue, le commissaire Salmons, pour prendre un pot. Mais celui-ci est en plein travail, il interroge un touriste hollandais. Béru taxe une cigarette au prévenu pour bourrer sa pipe et découvre sur le papier une adresse. le Hollandais en profite pour s'enfuir et acculé par ses poursuivants, se tire une balle dans la tête. Curieux… San Antonio et Béru décident de partir pour les Pays-Bas pour en savoir plus, n'ayant aucune autre information que cette mystérieuse adresse. Et par le plus grand des hasards, ils débutent leur enquête par une visite du quartier rouge…
« Prenez-en de la graine » est ma première rencontre avec l'inspecteur Bérurier, la star de la série. Dans les romans précédemment lus, il ne faisait que des apparitions. Et j'ai le sentiment que c'est sa présence phénoménale qui sauve ce roman un peu fade. Il tient le premier rôle dans des scènes d'anthologie où il joue le vert galant, notamment avec une Suédoise de… la rue Mouffetard… Je me réjouissais de ce séjour aux Pays-Bas, mais il n'en ressort pas grand-chose. Dans cet épisode, il y a peu de digressions philosophiques du commissaire qui offrent habituellement du répit et de la hauteur au récit. Mais vous pourrez tout de même méditer sur les « cercles vicieux » de l'existence. Au menu : calembours, jeux de mots, et expressions « piquantes », je vous laisse en apprécier une à titre d'exemple : « si vous ne me croyez pas, courez vite vous faire masser la prostate au gant de crin ». A garder au frais et à ressortir en cas de besoin. Un volume appréciable mais si j'en crois les recommandations du camarade Lecassin, le meilleur est à venir.
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KiriHara
  28 avril 2020
« Prenez-en de la graine » est le 33e épisode d'une série que je ne vous ferais pas l'injure de présenter : « San Antonio » de Frédéric Dard.
Aussi, passais-je directement à la chronique concernant le texte sans m'étende sur le personnage, l'auteur ou le contexte de la série comme j'ai coutume de faire avec des héros littéraires moins célèbres.
Alors que Béru amène San Antonio dans un commissariat afin d'aller chercher un pote pour boire un coup, ils tombent tous deux en plein interrogatoire d'un Hollandais dont l'épouse a été trouvée dans sa chambre d'hôtel agonisante après avoir avalé une dose massive de médicaments.
Béru, cherchant du tabac pour bourrer sa toute nouvelle pipe, pique une cigarette dans l'étui de l'interrogé, déchire le papier pour récupérer le fameux tabac.
Mais San Antonio remarque que l'intérieur du papier à tabac est griffonné de quelques mots ressemblant à un rendez-vous donné.
Flairant une histoire d'espionnage, San Antonio demande à récupérer l'étui à cigarettes, mais le Hollandais. 8 autres cigarettes comportent le même message.
Alors que Béru interroge le Hollandais, celui-ci sort un petit revolver de sa manche et saute par la fenêtre pour s'enfuir, mais, pendant que San Antonio et l'ami de Béru se lancent à la poursuite du quidam, Béru, de la fenêtre, lui tire deux balles dans les jambes.
Se sentant pris, le Hollandais se tire une balle dans la tête...
Une graine, il ne suffit pas de la prendre et de la planter pour qu'elle pousse correctement et produise une belle plante.
Ce pâle axiome, inventé pour l'occasion, s'adresse directement à cet épisode de San Antonio.
Effectivement, on a beau mettre tous les ingrédients habituels, parfois, cela prend et d'autres non.
Ici, ce serait plutôt « Non ».
Et pourtant, Frédéric Dard nous propose les mêmes ingrédients ou presque que d'ordinaire avec des jeux de mots sur les noms, des apartés en veux-tu en voilà, un Bérurier en pleine forme quoique trop sentimental, un San Antonio toujours aussi charmeur et fonceur, des rebondissements...
Mais la sauce ne prend pas vraiment.
Alors, un « San Antonio » moyen demeure tout de même une agréable lecture, d'autant que l'auteur a toujours la bonne idée de ne jamais trop s'étendre, ce qui évite de s'ennuyer.
Là où le livre pèche, à mon sens, c'est dans son intrigue. Et c'est d'autant plus dommage que le départ était plutôt prometteur avec ce type banal, si ce n'est qu'il est hollandais, qui tente de fuir après que sa femme ait tenté de se suicider et qui, se voyant pris, préfère se tirer une balle dans la tête... effectivement, on s'attend à une intrigue dont la noirceur serait contrastée par l'humour ordinaire de l'auteur et des personnages.
Pour autant, il n'en est rien et l'on se demande même, à la fin, pourquoi le Hollandais s'est fait sauter le caisson pour si peu.
Frédéric Dard nous offre bien quelques rebondissements, mais ceux-ci ne rehaussent pas réellement l'ensemble et sont même parfois peu crédibles.
Reste la plume de Dard. Mais là aussi, on sent qu'il en fait un peu trop pour compenser la faiblesse de son récit. Là où, d'ordinaire, son style semble fluide malgré un bric-à-brac incroyable entre l'humour, les jeux de mots, les apartés et j'en passe et des meilleurs, dans cet épisode, on a l'impression qu'il a un peu forcé le trait, sûrement pour tenter de masque les failles de son intrigue.
On notera d'ailleurs quelques tournures lourdingues (pourtant probablement volontaires de la part de l'auteur) du genre « l'affaire dont c'est au sujet de quoi il m'a chargé... », « La petite dont de qui au sujet de laquelle il est question... », « La rue de la personne dont de laquelle au sujet de qui je vous parle »... Frédéric Dard nous avait habitués à mieux, même si ces expressions font référence à une de celles de Pinuchet.
En plus, justement, il manque un peu de Pinuchet.
Au final, pas la plus mémorable des enquêtes de San Antonio, à peine un épisode agréable à lire, ce qui n'est déjà pas si mal, mais qui est quand même très décevant, comparé à ce dont était capable de proposer Frédéric Dard.
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ntchoubis
  04 décembre 2016
En Hollande, non pas François…
Tout a commencé par la pépié du Gros.
Au lieu d'écluser un verre dans un troquet, Bérurier a profité de l'occasion pour se rendre au commissaire Salmons, son ami du régiment.
Là-bas, ce dernier est occupé par l'interrogatoire d'un touriste hollandais, Mr van Knossen, sur la mort de sa femme. Pendant ce temps, Bérurier avise l'étui à cigarettes du déposant et en prend une. San-Antonio va l'imiter mais tout à coup il voit sur le parquet une feuille de papier à cigarettes déchiquetée par l'ongle de Béru. Et cette feuille comporte une bizarre ligne d'écriture rédigée à l'encre de Chine: Spring Beauty Otterlo 21/4.
Résumé du commissaire San-Antonio: " — Ce touriste avait sur lui des cigarettes comportant chacune un message. Lorsqu'on les découvre, il essaie de fuir. Et quand il se voit fichu, il se colle une olive dans le plafonnard! Voilà les données du problo. Marrant, non?"
Vous pigez le topo? Non? Ne faites pas du mouron, San-Antonio non plus, mais il flaire que la mission du Hollandais à Paris n'était pas du tout catholique. Intéressés à découvrir le port aux roses, lui et Bérurier vont faire leur enquête sur le terrain. En Hollande, le pays des frommages, des canaux et des peintres…
* * *
Si l'habit ne fait pas le moine, les ingrédients ne font pas parfois un plat à à vous lécher les babines!
«Prenez-en de la graine» est le 33e livre sur les aventures du commissaire San-Antonio. Ce roman est paru en 1e trimestre du 1959 et contient toutes les marques de fabrique qu'on peut déjà appeler San-Antonio's style (in English), i.e. (id est en latin): beaucoup d'action, de pulpeuses créatures, des paradoxes et des métaphores inattendues, des digressions kamasutresques, une verdeur de langage, des plaisanteries hilarantes à outrance, la verve, la fatuité, l'attirance pour les femmes et les méthodes peu orthodoxes du commissaire, la désinvolture, l'inculture, le culot et les plaisirs rabelaisiens et charnels de Béru…
Tout y est, mais malgré tout, comme dit Franck Thilliez dans le roman «Rêver»: «L'enquête piétinait, et le livre aussi». Ce petit san-antonio m'a paru assez ordinaire. Il paraît que ce sont le rythme et l'imagination qui y manquent. le style du livre est plutôt traînant et lâche. Ces écueils m'ont rappelé les aspérités et les gaucheries d'un autre san-antonio — «J'ai peur des mouches».
Pourtant, quand on a déjà vu l'évolution de l'écrivain, la densification de ses personnages, les premiers succès de ses romans, on comprend bien que ça se soigne, et les romans de première cuvée sont à venir!..
3.0/5
À NOTER :
♦ Bérurier fête «ses vingt-cinq ans de mariage avec sa baleine».
♦ C’est pour la première fois (il me semble) qu’on évoque la fameuse chanson «Les Matelassiers» dans cette série.
Lien : https://autodidacteblog.word..
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Beathi
  14 juillet 2014
33ème roman de San-Antonio publié en 1959 (dépôt légal 1er trimestre 1959).
L'histoire se déroule en 1958 (allusion à l'exposition universelle de Bruxelles) en Hollande du 16 au 22 juin mais à la lecture il n'y a pas de 18 juin.
Mission : Un hollandais est interrogé par la police sur la mort de sa femme. Bérurier et San-Antonio, présents dans le commissariat, s'aperçoivent par hasard que le hollandais a en sa possession des cigarettes avec le message suivant : Spring Beauty Otterlo 21/6. le Vieux leur demande d'enquêter en Hollande.
Une bonne enquête avec San-Antonio et Bérurier (qui prend de l'importance au fil des romans).
Voici les informations concernant le commissaire dans ce livre :
- Arme : P38
- Pointure : 42
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   03 avril 2018
j’ai connu une dame qui portait sa fortune dans son appareil à désosser les côtelettes, sous la forme d’un râtelier complet, en 18 carats véritable. Lorsqu’elle avait du mal à finir le mois, elle engageait son damier chez ma tante. Moi, c’est ce que j’appelle un cercle terriblement vicelard. Parce qu’enfin cette honorable marchande de calamités mettait ses dents au Mont-de-Piété pour pouvoir bouffer (…). Quand elle avait ses ratiches bidon, elle n’avait pas d’artiche pour grailler, et quand l’engagement de ses croqueuses lui permettait d’acheter du bœuf gros sel, elle ne pouvait plus avaler que du yaourt et de la purée mousseline ! La vie, quoi ! C’est pour ça qu’il faut en rire, les gars ! Ce serait tellement balluche d’en pleurer !
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RenodRenod   04 avril 2018
(Béru) se cure les chicots de la pointe de son Opinel.
— Vois-tu, me dit-il gravement, ce qui séduit chez le Français, c’est pas seulement sa technique, c’est avant tout ses bonnes manières... Les étrangères sont dingues de nos pommes uniquement parce que nous nous comportons comme des barons...
Il crache sur le tapis un morceau de couenne de jambon qui lui obstruait un reliquat de molaire. Puis il essuie la pointe de son couteau sur la nappe brodée.
— Et tant que le Français aura des bonnes manières, la France conservera son prestige, conclut-il noblement en se mouchant dans sa serviette.
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lecassinlecassin   04 janvier 2015
Cauchon qui s’en dédit, comme disait l’évêque qui cherchait des crosses à Jeanne d’Arc et qui lui a fait le coup de la femme au foyer bien avant que Landru ait fait breveter le système.

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domisylzendomisylzen   04 juillet 2015
Pas d'erreur, il est perturbé de la mansarde ! A son âge, l'amour ça cause des méfaits, comme les gelées de printemps. Il va rêver de la jument au corsage violet, la sublimer dans sa caboche de grosse nave !
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lecassinlecassin   04 janvier 2015
Je ne voudrais pas affaiblir la tenue de cet ouvrage par un mot facile, mais je vous affirme néanmoins que lorsqu’elle est étendue dans la bruyère, cette fille a du caractère.
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Vidéo de Frédéric Dard
San-Antonio reprend du service !
Retrouvez le célèbre commissaire et son équipe dans SI MA TANTE EN AVAIT. Au programme : ambiance bretonne et enquête sous haute tension, entre ivrognes, veuve nympho et marins intrépides...
SAN-ANTONIO, tome 2 - SI MA TANTE EN AVAIT de Michaël Sanlaville https://bit.ly/SanAntonioT2
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