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EAN : 9782266239806
288 pages
Éditeur : Pocket (14/03/2013)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 92 notes)
Résumé :
ATTENTION

Pour les amateurs de San-Antonio, ce livre constitue un événement.
En effet, il s'agit du

PREMIER SAN-ANTONIO

Publié par un petit éditeur lyonnais en 1949 et jamais réédité depuis.
C'est par ces pages qu'a commencé la plus étonnante épopée littéraire de l'après-guerre.
La première édition s'est vendue à 500 exempl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
KiriHara
  04 novembre 2016
« Réglez-lui son compte » est une nouvelle étape dans mon voyage au pays des plus grandes sagas policières du monde de la littérature.
Je me devais de découvrir ces séries en débutant par le premier opus de chacune.
Après avoir découvert, jeune, Sherlock Holmes et John Watson à travers « Étude en rouge », leur première aventure, j'ai ensuite fait la connaissance, plus récemment, de Gabriel Lecouvreur, alias le Poulpe, par l'intermédiaire de « La petite écuyère a cafté » de J.B. Pouy, puis découvert le commissaire Maigret avec « Pietr le Letton », partagé un moment de lecture avec Matt Scudder de Lawrence Block dans « Au coeur de la mort ».
Il était temps de voyager en compagnie de l'un des plus célèbres policiers de la littérature, tout au moins le plus gouailleur, le cultissime commissaire San Antonio (son nom prendra un tiret un peu plus tard). Pour cela, rien de mieux que sa toute première aventure, « Réglez-lui son compte », sortie en 1949 accompagnée de la seconde « une tonne de cadavres », dont je vous parlerais à part.
San Antonio, tout le monde connait, beaucoup l'ont lu, mais bien d'autres ne le connaissent qu'à travers les dires des aficionados de la saga. Parmi eux, mon père, qui a longtemps été un grand lecteur des ouvrages de Frédéric Dard.
Pour ma part, jusqu'à très récemment, j'ai boudé cette littérature, non pas par dédain, mais juste par manque d'intérêt, dans ma jeunesse (oui, même un être aussi merveilleux que moi peut avoir été un jeune con).
Un jour, pour me faire un avis, j'empruntais à mon père un des ouvrages de la série, « Manges et tais-toi ! » que je dévorais sur le bord de la plage. J'étais donc prêt à continuer ma découverte du personnage.
Cette première aventure est donc l'occasion de faire la connaissance avec le commissaire San Antonio. La légende veut que l'auteur ait choisi ce nom en pointant au hasard son doigt sur une carte des USA.
San Antonio est un jeune commissaire gouailleur, séducteur, bagarreur, buveur, mais, surtout, un des meilleurs.
Sa renommée fait qu'il est appelé à Marseille pour enquêter sur la découverte d'un corps dans un chantier vieux de plusieurs mois.
San Antonio découvre vite une piste à suivre, qui l'amènera sur les talons de tueurs, de tués, de jolies femmes... bref, de ce qui a fait le succès de la série.
Bien évidemment, ce premier épisode n'est pas aussi maitrisé que les suivants et c'est assez normal, mais Dard nous propose de ressentir déjà tout le talent qui anime sa plume.
Ainsi, c'est San Antonio lui-même qui nous narre ses aventures au présent de l'indicatif. D'ailleurs, la série débute par :
"Si un jour votre grand-mère vous demande le nom du type le plus malin de la Terre, dites-lui sans hésiter une paire de minutes que le gars en question s'appelle San Antonio. Et vous pourrez parier une douzaine de couleuvres contre le dôme des Invalides que vous avez mis dans le mille ; parce que je peux vous garantir que la chose est exacte étant donné que le garçon en question c'est moi."
Une entrée en matière plutôt singulière et qui est un réel condensé de la plume San-Antonienne : du présent, l'auteur qui apostrophe le lecteur (plus tard il ira même jusqu'à le tutoyer), des expressions originales... Il ne manque plus que les mots d'argot pour avoir un échantillon complet de ce que peut être un roman de San-Antonio.
Mais qu'on ne s'y trompe pas, si cette première enquête permet de visualiser le potentiel de Frédéric Dard, elle n'en comporte pas moins certaines lacunes.
On passera sur l'absence de Bérurier, il n'apparaitra que plus tard et sur l'absence de Félicie, la mère emblématique du commissaire qui est ici absente, bien que très souvent nommée par le commissaire.
Par contre, on notera la faiblesse de l'intrigue, les retournements un brin faciles et quelques temps morts dans l'histoire pourtant très courte.
Mis à part cela, on appréciera quelques bons mots, les expressions hautement imagées comme seuls Dard et Audiard savaient en inventer et surtout et avant tout, le plaisir d'écrire et le plaisir de faire plaisir au lecteur.
Car, c'est vraiment le grand point fort de ce premier ouvrage de la série et d'une grande partie de la suite ; on devine le plaisir que Dard a eu à écrire ces aventures et ce plaisir est contagieux.
C'est exactement ce que j'attends d'une littérature de divertissement, ressentir le plaisir de l'auteur. Car, ne l'oublions pas, écrire est avant tout un acte égoïste et solitaire qui finit, parfois, par devenir un acte public, mais distancié et distordu.
Pour le lecteur, le plaisir est bien là, même s'il n'est pas encore total, mais cela viendra.
Au final, « Réglez-lui son compte » est une appréciable ébauche de l'excellence de la série « San-Antonio », un premier épisode un brin timoré, mais déjà très agréable à lire bien que le personnage a des traits de caractères que je reproche souvent aux policiers de la littérature (le flic sans peur et sans reproche, qui gagne toujours et qui se tape toutes les gonzesses). Car, malgré ces poncifs du genre, Dard parvient à nous rendre son héros très sympathique, notamment en en faisant le narrateur à la gouaille certaine et possédant un certain recul et un second degré sur sa propre personne.
Rajoutons également que cet attachement de San-Antonio, pourtant homme mâture, pour sa mère, le rend encore plus touchant et sympathique.
« Réglez-lui son compte » est donc un épisode incontournable pour tout amateur des romans de « San-Antonio" et même pour les autres, un roman, dont l'écriture date de plus de soixante ans, et qui demeure pourtant très frais.
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Wyoming
  28 février 2019
C'est le 1er San-Antonio, paru en 1949, réédité en 1981, et, bizarrement, c'est le dernier que j'ai lu, il y a déjà pas mal d'années, ayant interrompu mon addiction à la série, peut-être pour y revenir un jour. Donc, pour un premier numéro, on a une double enquête, une action à Marseille (le commissaire y reviendra assez souvent par la suite), déjà des bons mots et digressions, pas de Béru, ni de Pinaud bien sûr. C'était donc le premier d'une belle série, peut-être un peu démodée aujourd'hui, l'argot de Paname ayant été remplacé, hélas, par le verlan. Les amateurs de Frédéric Dard doivent absolument lire ce premier opus et, qui sait, croquer toute la série...
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domisylzen
  29 juillet 2015
Deux histoires dans ce premier San Antonio, paru en 1949.
La première "faites chauffer la colle". le chef envoie San-Antonio à Marseille pour une affaire bien gratinée : des ouvriers de la ville, en faisant des travaux trouvent un cadavre.
La seconde " une tonne de cadavre ". San Antonio arrive à Turin en Italie, et la première personne qu'il croise est un tueur à gages rencontré à Bogota.
Deux histoires simplettes, pas de quoi fouetter un chat, le pauvre, mais qui ont le mérite d'être les premières d'une très longue série. Tout est déjà en place : séducteur, sûr de lui, dragueur, buveur, etc ... Seul Félicie, sa mère, apparaît ; Béru, Pinaud et les autres ne sont pas encore là.
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Meps
  13 mai 2017
Ce livre est le premier de la série des San Antonio. J'avais depuis longtemps envie de m'attaquer à cette saga policière qui a bercé mon adolescence et fait mon éducation sexuelle. Les jolies femmes sont présentes dans ce premier tome mais le ton reste sage. 1949 est tout de même une autre époque. Pourtant, mis à part le contexte historique qui permet de le dater, ce livre est étonnamment moderne, dans son ton, son humour, son style. Si lire aujourd'hui certains San Antonio a un petit côté nostalgique, se dire que celui-là a été écrit dans l'après-guerre en fait un ovni presque anachronique. L'intrigue est assez basique mais le plaisir est ailleurs, dans la naissance d'un personnage plein de sa gouaille argotique et de sa fierté machiste légendaire. On lit San Antonio comme on regarde un James Bond, avec la plaisante assurance de ce qu'on va y trouver.
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Bruno_Cm
  17 octobre 2013
Le premier San-Antonio, et mon premier San-Antonio. On en a tellement dit sur ce commissaire gouailleur et héroïque que je me devais d'au moins en lire un. le "on" représente tant des gens simples que des personnes qui en connaissent un rayon, que ce soit en littérature 'blanche" ou en polars. J'ai donc cédé et ai commencé par le tout premier de la série.
Je ne suis pas déçu, c'est assez drôle, l'auteur tient son ton et ses formules sans discontinuer, il ne faiblit pas et maintient son cap, lui et son personnage. Les intrigues sont correctes, pas géniales mais construites honorablement.
Je n'ai pas été profondément bouleversé par les émotions, mais cette lecture a été un plaisir qu'il est probable que je vais continuer, en picorant l'un ou l'autre des épisodes...
Les S.-A. constituent sans doute aussi un bonne coupure lorsqu'on est entre deux-trois oeuvres plus lourdes et complexes.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   29 juillet 2015
Si un jour votre grand-mère vous demande le nom du type le plus malin de la terre, dites-lui sans hésiter une paire de minutes que le gars en question s'appelle San-Antonio.
Commenter  J’apprécie          90
domisylzendomisylzen   29 juillet 2015
A deux pas de moi, j'aperçois le tueur dont je vous ai parlé. C'est un épouvantail de deux mètres de haut qui passe aussi inaperçu qu'une auto de pompier dans la vitrine d'un marchand de couronnes mortuaires.
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bbpoussybbpoussy   08 septembre 2016
dans l'ensemble, les Italiennes ne sont pas sensationnelles; Certes, elles ont des yeux qui feraient fondre une glace à la pistache, des cheveux noirs et lustrés ; mais comme châssis, elles ne cassent rien. Et puis elles ont pour la plupart de gros sourcils comme les griffons, du poil aux jambes et aux pommettes, si bien que beaucoup ressemblent davantage à un cactus qu'à la Vénus de Milo.
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mikaelunvoasmikaelunvoas   10 février 2019
Ça fait au moins vingt-quatre heures que mes dents sont en grève. Et Félicie m'a toujours dit que notre cerveau devient aussi désert qu'une salle de conférences lorsque notre tube digestif reste en panne trop longtemps.
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Marc21Marc21   18 novembre 2017
Pour d'autres détails, il faudra vous reporter aux prochains volumes ; ça suffit pour aujourd'hui. Et tâchez de ne pas être déçus. Les lecteurs le sont toujours ; que ce soit drôle ou triste, que ça finisse bien ou mal, c'est une fichue manie qu'ils ont de ne jamais être satisfaits.
Enfin, quoi, comprenez que pour le prix du bouquin, mon éditeur ne peut pas vous donner une vache. Et s'il le faisait, vous auriez encore le culot de lui demandé si elle est pleine.
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