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EAN : 9782266239806
288 pages
Éditeur : Pocket (14/03/2013)
3.52/5   108 notes
Résumé :
ATTENTION

Pour les amateurs de San-Antonio, ce livre constitue un événement.
En effet, il s'agit du

PREMIER SAN-ANTONIO

Publié par un petit éditeur lyonnais en 1949 et jamais réédité depuis.
C'est par ces pages qu'a commencé la plus étonnante épopée littéraire de l'après-guerre.
La première édition s'est vendue à 500 exempl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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AlexandreAllamanche
  10 août 2021
Première lecture de l'oeuvre de Frédéric Dard, ma rencontre avec le commissaire San-Antonio dans ce Réglez-lui son compte aura de toute évidence un impact sur ma vie de lecteur, voire même d'auteur...
Quel personnage que ce commissaire haut en couleur, à la croisée des chemin d'un Sherlock Holmes et d'un Belmondo, ou d'un Hercule Poirot et d'un Mike Steve Blueberry!
Quoiqu'il en soit, cette rencontre m'a emballé dès les premières lignes, ballotté entre la verve irrésistible de l'auteur et le charisme décomplexé de ce cher commissaire.
Car si enquête il y a, fort bien menée d'ailleurs avec explications cohérentes et réflexions poussées, on peut considérer que le génie de Frédéric Dard réside moins là que dans les dialogues au couteau, les répliques cinglantes, et les salades de phalanges agrémentées de coups de revolvers bien placés.
Car San-Antonio ne fait pas dans la dentelle, et gare à ceux qui voudraient lui faire avaler son acte de naissance...
Bref, un grand moment de littérature, au style aussi particulier qu'aguicheur!
Énorme découverte pour moi!
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KiriHara
  04 novembre 2016
« Réglez-lui son compte » est une nouvelle étape dans mon voyage au pays des plus grandes sagas policières du monde de la littérature.
Je me devais de découvrir ces séries en débutant par le premier opus de chacune.
Après avoir découvert, jeune, Sherlock Holmes et John Watson à travers « Étude en rouge », leur première aventure, j'ai ensuite fait la connaissance, plus récemment, de Gabriel Lecouvreur, alias le Poulpe, par l'intermédiaire de « La petite écuyère a cafté » de J.B. Pouy, puis découvert le commissaire Maigret avec « Pietr le Letton », partagé un moment de lecture avec Matt Scudder de Lawrence Block dans « Au coeur de la mort ».
Il était temps de voyager en compagnie de l'un des plus célèbres policiers de la littérature, tout au moins le plus gouailleur, le cultissime commissaire San Antonio (son nom prendra un tiret un peu plus tard). Pour cela, rien de mieux que sa toute première aventure, « Réglez-lui son compte », sortie en 1949 accompagnée de la seconde « une tonne de cadavres », dont je vous parlerais à part.
San Antonio, tout le monde connait, beaucoup l'ont lu, mais bien d'autres ne le connaissent qu'à travers les dires des aficionados de la saga. Parmi eux, mon père, qui a longtemps été un grand lecteur des ouvrages de Frédéric Dard.
Pour ma part, jusqu'à très récemment, j'ai boudé cette littérature, non pas par dédain, mais juste par manque d'intérêt, dans ma jeunesse (oui, même un être aussi merveilleux que moi peut avoir été un jeune con).
Un jour, pour me faire un avis, j'empruntais à mon père un des ouvrages de la série, « Manges et tais-toi ! » que je dévorais sur le bord de la plage. J'étais donc prêt à continuer ma découverte du personnage.
Cette première aventure est donc l'occasion de faire la connaissance avec le commissaire San Antonio. La légende veut que l'auteur ait choisi ce nom en pointant au hasard son doigt sur une carte des USA.
San Antonio est un jeune commissaire gouailleur, séducteur, bagarreur, buveur, mais, surtout, un des meilleurs.
Sa renommée fait qu'il est appelé à Marseille pour enquêter sur la découverte d'un corps dans un chantier vieux de plusieurs mois.
San Antonio découvre vite une piste à suivre, qui l'amènera sur les talons de tueurs, de tués, de jolies femmes... bref, de ce qui a fait le succès de la série.
Bien évidemment, ce premier épisode n'est pas aussi maitrisé que les suivants et c'est assez normal, mais Dard nous propose de ressentir déjà tout le talent qui anime sa plume.
Ainsi, c'est San Antonio lui-même qui nous narre ses aventures au présent de l'indicatif. D'ailleurs, la série débute par :
"Si un jour votre grand-mère vous demande le nom du type le plus malin de la Terre, dites-lui sans hésiter une paire de minutes que le gars en question s'appelle San Antonio. Et vous pourrez parier une douzaine de couleuvres contre le dôme des Invalides que vous avez mis dans le mille ; parce que je peux vous garantir que la chose est exacte étant donné que le garçon en question c'est moi."
Une entrée en matière plutôt singulière et qui est un réel condensé de la plume San-Antonienne : du présent, l'auteur qui apostrophe le lecteur (plus tard il ira même jusqu'à le tutoyer), des expressions originales... Il ne manque plus que les mots d'argot pour avoir un échantillon complet de ce que peut être un roman de San-Antonio.
Mais qu'on ne s'y trompe pas, si cette première enquête permet de visualiser le potentiel de Frédéric Dard, elle n'en comporte pas moins certaines lacunes.
On passera sur l'absence de Bérurier, il n'apparaitra que plus tard et sur l'absence de Félicie, la mère emblématique du commissaire qui est ici absente, bien que très souvent nommée par le commissaire.
Par contre, on notera la faiblesse de l'intrigue, les retournements un brin faciles et quelques temps morts dans l'histoire pourtant très courte.
Mis à part cela, on appréciera quelques bons mots, les expressions hautement imagées comme seuls Dard et Audiard savaient en inventer et surtout et avant tout, le plaisir d'écrire et le plaisir de faire plaisir au lecteur.
Car, c'est vraiment le grand point fort de ce premier ouvrage de la série et d'une grande partie de la suite ; on devine le plaisir que Dard a eu à écrire ces aventures et ce plaisir est contagieux.
C'est exactement ce que j'attends d'une littérature de divertissement, ressentir le plaisir de l'auteur. Car, ne l'oublions pas, écrire est avant tout un acte égoïste et solitaire qui finit, parfois, par devenir un acte public, mais distancié et distordu.
Pour le lecteur, le plaisir est bien là, même s'il n'est pas encore total, mais cela viendra.
Au final, « Réglez-lui son compte » est une appréciable ébauche de l'excellence de la série « San-Antonio », un premier épisode un brin timoré, mais déjà très agréable à lire bien que le personnage a des traits de caractères que je reproche souvent aux policiers de la littérature (le flic sans peur et sans reproche, qui gagne toujours et qui se tape toutes les gonzesses). Car, malgré ces poncifs du genre, Dard parvient à nous rendre son héros très sympathique, notamment en en faisant le narrateur à la gouaille certaine et possédant un certain recul et un second degré sur sa propre personne.
Rajoutons également que cet attachement de San-Antonio, pourtant homme mâture, pour sa mère, le rend encore plus touchant et sympathique.
« Réglez-lui son compte » est donc un épisode incontournable pour tout amateur des romans de « San-Antonio" et même pour les autres, un roman, dont l'écriture date de plus de soixante ans, et qui demeure pourtant très frais.
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Herve39
  23 janvier 2021
Premier livre de la série, première rencontre entre San Antonio et moi, avec ce type de livre deux attitudes, ça passe ou ça casse. Pour moi, c'est plutôt bien passé quitte à y revenir, je pense, dans pas longtemps avec l'ambition d'avancer dans cette oeuvre gargantuesque de 175 livres. Certains n'y verront que de la littérature de gare, vite lue, vite oubliée, pourtant c'est plus que cela, une atmosphère, un phrasé, une gouaille. Un témoignage d'une époque avec son argot dont on comprend rapidement le sens, des expressions qui ne passeraient plus aujourd'hui. Alors, c'est vrai qu'on ne se prend pas la tête mais c'est agréable, décapant et délicieusement provocateur et on en redemande.
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Wyoming
  28 février 2019
C'est le 1er San-Antonio, paru en 1949, réédité en 1981, et, bizarrement, c'est le dernier que j'ai lu, il y a déjà pas mal d'années, ayant interrompu mon addiction à la série, peut-être pour y revenir un jour. Donc, pour un premier numéro, on a une double enquête, une action à Marseille (le commissaire y reviendra assez souvent par la suite), déjà des bons mots et digressions, pas de Béru, ni de Pinaud bien sûr. C'était donc le premier d'une belle série, peut-être un peu démodée aujourd'hui, l'argot de Paname ayant été remplacé, hélas, par le verlan. Les amateurs de Frédéric Dard doivent absolument lire ce premier opus et, qui sait, croquer toute la série...
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MarcelP
  05 avril 2021
"Je suis sûr que, si je voulais m'en donner la peine, j'arriverais à des résultats appréciables en littérature."
1949 : cependant que Michelle Auriol inaugure des crèches, le jeune Frédéric Dard rédige pour la postérité l'acte de naissance de son héros le commissaire Antoine San-Antonio.
Ce premier roman (constitué de deux histoires distinctes) inscrit déjà dans le marbre ce qui fera le sel de la série : calembours (plus ou moins) bons, adresses à un lecteur systématiquement considéré comme un blaireau, racisme à la petite semaine, jolies femmes peu farouches et garces intégrales, méchants bas du plafond et raisiné coulant à flot... La paire d'enquêtes, sans être époustouflante, fait le job : on s'y distrait.
San-Antonio, heureusement pour lui, a su évoluer car le portrait qu'en tire le Frédéric Dard de 1949 est peu reluisant : beauf macho avec des plaisanteries de garçon de bain et a contrario des pudeurs de rosière, alcoolique patenté (c'est un alambic sur pieds) et bâfreur de première, flic bêcheur et ramenard... Un produit 100% Made in France !
Des débuts un peu laborieux donc, mais "pour le prix du bouquin, (on) ne peut pas vous donner une vache."
Lien : http://lavieerrante.over-blo..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Herve39Herve39   16 janvier 2021
À deux pas de moi, j’aperçois le tueur dont je vous ai parlé. C’est un épouvantail de deux mètres de haut qui passe aussi inaperçu qu'une auto de pompier dans la vitrine d’un marchand de couronnes mortuaires. Il a la physionomie d’un type qui a reçu le contenu d’une benne basculante sur la trompette. Sa tête énorme ressemble à une courge ; il a des yeux de goret lubrique et le sourire du bonhomme qui vient d’être guéri de la constipation par les petites pilules Toucan. Je sais son nom : Tacaba, s’il n’est pas issu d’un croisement d’un bull-dog et d’une horloge normande, il doit être mexicain.
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Herve39Herve39   15 janvier 2021
Je me réveille vers la fin de l’après-midi. J’ai la bouche triste comme si j’avais mangé un édredon. Pour combattre ce malaise, j’empoigne la bouteille et je lui dis deux mots dans le tuyau du goulot. À ce moment-là, je m’épanouis comme un massif de glaïeuls en été. Mes idées se remettent en place comme les
chevaux savants du cirque Bouglione. Je m’habille, je m’envoie un coup de vaporisateur, au cas où je rencontrerais une dame qui aurait perdu son chemin, et je décide de rendre une petite visite de politesse au zèbre de la morgue qui prend la rue Paradis pour le Père-Lachaise.
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domisylzendomisylzen   29 juillet 2015
Si un jour votre grand-mère vous demande le nom du type le plus malin de la terre, dites-lui sans hésiter une paire de minutes que le gars en question s'appelle San-Antonio.
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domisylzendomisylzen   29 juillet 2015
A deux pas de moi, j'aperçois le tueur dont je vous ai parlé. C'est un épouvantail de deux mètres de haut qui passe aussi inaperçu qu'une auto de pompier dans la vitrine d'un marchand de couronnes mortuaires.
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cvd64cvd64   31 août 2020
Et d’abord vous vous dites : « Pourquoi se fait-il appeler San Antonio ? »
Eh bien, je vais vous répondre. Lorsqu’un type dans mon genre écrit ses mémoires, après avoir exercé pendant quinze ans le plus dangereux de tous les métiers, c’est qu’il en a gros comme l’Himalaya à raconter ; en conséquence, il ne peut s’offrir le luxe de faire clicher son bulletin de naissance sur la page de couverture.
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