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François Rivière (Éditeur scientifique)
EAN : 9782221116074
1280 pages
Éditeur : Robert Laffont (12/05/2010)
4.18/5   34 notes
Résumé :
Le commissaire San-Antonio est apparu en 1949 sous la plume du romancier Frédéric Dard (1921-2000), alors âgé de seulement 28 ans. Un demi siècle plus tard, le flic dandy est entré dans la légende au même titre que les Trois Mousquetaires, les Pieds Nickelés - dont il s'est toujours senti très proche - ou son placide confrère Maigret. Entre-temps, il a rallié les suffrages d'un public assidu et varié, sensible à la verve très inventive de son créateur, à un humour d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
4,18

sur 34 notes
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vincentf
  29 octobre 2011
Réglez-lui son compte !
Le tout premier San Antonio (sans trait d'union, le seul...) est une promesse. On y pressens les ingrédients du succès futur. La verve est contenue et les comparaison incongrues ne sont pas toujours heureuses, mais déjà le jeu avec les mots tente quelques saillies intéressante, et le sourire vient souvent aux lèvre d'un lecteur qui demeure néanmoins un peu frustré. le personnage, déjà, rencontre plein de pépettes, mais, fleur bleue, il n'en saute aucune et le grand classique de la scène osée manque encore. San Antonio se laisse même aller à tomber presque amoureux. Fort heureusement, il sait, la première fois, qu'elle est la coupable, piège narratif dans lequel on est à deux doigts de tomber, et, dans le deuxième épisode, il a des scrupules (si, San Antonio a des scrupules!) à cause d'un chic type de mari qui n'en est pas un, de mari, mais qui devient un vrai cadavre, comme beaucoup en sont semés dès ce premier roman. Sinon, tout est déjà là : la bande de voyou qui séquestre San Antonio, la libération à la dernière minute de celui-ci par une combine à la MacGiver, un policier verreux, des nanas sublimes, des réflexions quasi-philosophiques et le lecteur qu'on engueule. Tout est là, mais il manque quelque chose, ou quelqu'un : Béru n'est pas encore né.
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vincentf
  03 septembre 2012
Des clientes pour la morgue
La lente montée en puissance de San-Antonio se poursuit, avec un nom nouveau qui apparaît, puis, sur la pointe des pieds, ce qui n'est pas son style pourtant, disparaît. Tout commence donc lors d'une fête en l'honneur de Bérurier. le San-A-phile a un élan de joie, un peu comme le tintinophile qui voit naître, dans le crabe aux pinces d'or, le capitaine Haddock. Seulement, le fils chéri de Félicie, qui, elle, est présente dès le tout début de la saga, se carapate vite, suit une femme qui n'en est pas une, en rencontre d'autres qui tombent sous son charme, assiste à des événements bizarres auxquels il ne pige rien, se fait bien évidemment enlever par un méchant Allemand qui veut s'emparer d'une invention révolutionnaire, est à deux doigts de mourir noyé dans des fûts l'essence, se libère in extremis, comme toujours, retrouve une nana qui n'est traîtresse que jusqu'à la mort - violente, faut-il le préciser? - de son jules, qu'elle oublie instantanément dans les bras du beau commissaire, et là, le San-A-phile succombe à la tentation du jeu de mot facile : comme il sert... Béru passe une deuxième fois, en coup de vent, toujours pas son style... On l'espère bientôt plus présent, ce qui serait pour le coup tout à fait son style.
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vincentf
  09 novembre 2011
Laissez tomber la fille
Entre plaisir et frustration, car le délire verbale est encore un peu timide, je me laisse entraîner dans les bas-fonds de l'occupation, ses flics allemands sadiques, ses compromissions dans tous les sens, ses tentations de fuite à l'anglaise. San-Antonio (dorénavant avec trait d'union) se trouve embarqué dans un mic-mac invraisemblable (demander la vraisemblance à Frédéric Dard, c'est peine perdu, heureusement), où il se fait presque tuer, par erreur, où il trimbale une nana évidemment plantureuse et emballée, où il se fait avoir par des méchants qui ne le sont pas tant que ça avant d'être sauvé de la mort (encore elle) par des braves types qui n'en sont pas moins des tortionnaires nazis, où il se fait méchamment rosser par un nain qu'il se fait un plaisir de zigouiller par la suite, où il récupère une ampoule ultra-secret-défense que tout le monde désire, où il fait des mimis mouillés (et plus car affinités) à une allemande particulièrement perverse, et où, car il faut bien que ça se termine bien, après un dernier renversement rocambolesque, il débarque à Londres, sain, sauf et en bonne compagnie. Bref, déjà du pur San-Antonio, qui se cherche certes encore, mais dont on sent qu'il va bientôt se trouver.
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vincentf
  10 avril 2012
Du plomb dans les tripes
Revoilà San-A James Bond à la française, moins classieux que le Brittish, plus grande gueule, espion en pleine guerre, qui s'échappe à l'aide d'un couteau offert par une nénette, plus ou moins faussement gentille et évidemment salope au possible, d'un répère de la Gestapo, pour partir à la recherche d'une arme révolutionnaire qui n'en est pas vraiment une. Cadavres qui pleuvent, évasions spectaculaire, partie de jambes en l'air (une seule...), trahisons et tortures, le plat est servi chaud, assaisonnée de métaphores de derrière le fagots pour un joli petit plaisir de lecture.
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vincentf
  14 août 2012
Des dragées sans baptême
Toujours pas de Béru, mais seul, le fils chéri de Félicie ne se débrouille pas trop mal. Il échappe au machiavélisme d'un bandit rital, tue un pas rigolo en lui mordant la pomme d'Adam, se bat au plafond de la gare Saint-Lazarre, ou encore, pour compléter la panoplie du parfait San-Antonio, emballe deux gonzesses plus que bien roulées, une gentille et une méchante, car la frontière entre les bons et les truands s'estompe quand la bagatelle s'en mêle et s'emmêle. Ce qui frappe, dans ce joli roman pas encore virtuose, plus que les bons et les truands, ce sont les brutes, tortureurs torturés, flingueurs flingués, boxeurs boxés, qui parsèment de sang plus que de bon jus à pépère les pages sans pauses d'un roman rapide et délicieux.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
fdelormefdelorme   27 mars 2014
Si un jour votre grand-mère vous demande le nom du type le plus malin de la Terre, dites-lui sans hésiter une paire de minutes que le gars en question s’appelle San-Antonio.
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