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EAN : 9782265011458
413 pages
Fleuve Editions (01/06/1985)
3.53/5   48 notes
Résumé :
Comment réagirait le peuple de France s'il apprenait que l'un de ses grands leaders politiques, chef incontesté d'un des plus puissants partis, séquestre un homme auquel il apporte du saumon au milieu de la nuit, dont il vide les excréments et qu'il rêve d'anéantir ? Un extraordinaire roman commence, grossier, tendre et burlesque.
Une corrosive histoire de chantage, de politique et d'amour où pour la première fois, selon l'auteur lui-même, Frédéric Dard faisa... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique

Dans cet ouvrage, pas de San-Antonio et ses acolytes qui enquêtent sur un crime quelconque ! le récit se centre sur le Président Tumelat, homme politique français d'excpetion, chef de file d'un grand parti de la majorité. Sa vie bascule quand il apprend la mort de son oncle Eusèbe. Des souvenirs qu'ils avaient enfui dans sa mémoire remontent à la surface : pour avoir pu brillé en politique, le Président a dû séquestrer un homme qui le faisait chanter, et son oncle servait de gardien à sa place. Pour ne rien arranger, il tombe amoureux de la fille de la femme de ménage de son oncle, une jeune lycéenne de dix-sept ans.

Autour de cette histoire vont venir se greffer des personnages particuliers : une secrétaire tellement dévouée qu'elle ne rêve que de la mort de son mari pour vivre en toute tranquillité avec le Président, un policier un peu fêlé, un communiste qui a du mal à accepter que sa fille fréquente un homme politique capitaliste, etc.

L'ambiance est assez sombre et tranche singulièrement avec les San-Antonio classiques. Les personnages sont tous un peu dérangés et il n'y en a aucun qui attire vraiment la sympathie. Moi qui cherchais un peu de délassement avec ce livre, c'est un peu raté.

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Un excellent San-Antonio hors série avec une très bonne intrigue impliquant un homme politique qui cache un homme dans un placard gardé par son oncle Eusèbe qui va décéder inopportunément. Egalement une belle histoire d'amour entre cet homme politique bien mûr et une jeunette très belle et gentille. Un très bon suspense et de beaux sentiments qui en côtoient d'autres moins glorieux. Un régal que cet ouvrage atypique de Frédéric Dard.

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Politique au vitriol

Le suicide d'un vieil homme dans une maison de banlieue réveille chez Horace Tumelat, un des hommes politiques les plus influents du pays, un lourd secret, bien gardé depuis de nombreuses années. Ces événements lui font croiser la route de Noëlle, de 40 ans sa cadette, dont il va tomber amoureux fou, ce qui va changer sa vision de la vie (et accessoirement de la politique).

On croise autour du "président" Tumelat, une assistante (très) jalouse, un photographe cynique, un policier malsain et mauvais...

La cruauté, le cynisme, le chantage, le sexe émaillent ce récit glauque (un peu trop peut être) et pessimiste.

Dans ce roman (sans commissaire San A), le Maître est fidèle à son style "coup de poing" et nous gratifie de pensées sur la politique, sur l'amour, sur la chair...sur la langue espagnole...!

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Le livre de la fusion entre Frédéric Dard et San-Antonio... Un livre "à la Frédéric Dard" signé San-Antonio. D'une noirceur absolue mais très bien écrit, Frédéric Dard fait évoluer ses personnages bouffons dans une histoire qui l'est beaucoup moins. A lire absolument...ainsi que sa suite "Les clés du pouvoir sont dans la boîte à gants"

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Un San Antonio de temps en temps, ça me détend, ça me fait marrer. Plutôt les episodes écrits dans les années 60 à 80. Avant et après j'aime moins. "Y-a-t-il un français dans la salle" a été écrit en 1979 mais il n'a pas grand chose en commun avec les habituelles aventures du célèbre commissaire franchouillard (qui n'apparaît pas dans ce roman). L'histoire tourne autour d'un politicien qui séquestre un homme qui a voulu "le faire chanter". On reconnaît bien le style de Frédéric Dard, mais en plus appliqué, moins spontané. le burlesque cède la place au cinisme, le grivois tourne au sadisme. Les personnages sont tous plus tordus les uns que les autres.

Malgré une chouette plume, c'est trop sordide à mon goût. Je préfère de loin les bons moments passés avec le commissaire et son pote Béru !

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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Le Président pète, comme tous les présidents lorsqu'il fait matin et qu'ils sont seuls.
Flûte ! Juan-Carlos était encore là, dans l'embrasure de la fenêtre, à se débattre avec les multiples cordons des rideaux.
Ennuyé pour son standing, le Président remue sa tasse sur le plateau dans l'espoir de trouver un bruit plus ou moins similaire, mais la rime est pauvre.
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- Expliquez-moi, murmure-t-il, voyons : je vous ai fait une vacherie, en outre, je suis venu pour essayer de vous escroquer de l'argent et vous me donnez cette preuve de confiance absolument inouïe.
- Ce n'est pas une preuve de confiance, répond le Président. Mais à qui pourrais-je demander une telle saloperie si ce n'est à un salaud, mon garçon ? Soyez logique.
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Des larmettes humectent les cils inférieurs de Ginette. Ce qu'il est grand, cet homme ! Combien sublime de simplicité, d'humanité vraie ! Elle se permet de poser sa main froide sur celle du Président. Lui regarde comme s'il s'agissait d'une fiente de pigeon tombée du ciel.
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Le défunt ne se ressemble plus guère dans son vieux lit de noyer. Son visage est comme révulsé. Il a l’expression d’un qui aurait morflé un seau d’eau froide en pleine poire. Son cou est tordu, violacé, porteur d’un horrible sillon souligné de sang séché. Il fait tout petit, dans son plumard, Eusèbe. Détail insoutenable : un morceau de la corde sectionnée pend du plafond.
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Victor Réglisson est en grève depuis quatre jours, comme tout le personnel du réseau banlieue. Bien que membre du P.C., il n’aime pas la grève, car c’est un homme d’habitudes. Semblable aux trains qu’il conduit, il a besoin de rails pour se mouvoir. Réduit à l’inaction, il se sent abandonné sur une voie de triage.
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Videos de Frédéric Dard (77) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Dard
« Cette compilation qui se voudrait anthologie complète […] a pour but de proposer aux lecteurs de revisiter l'oeuvre de l'auteur par la lorgnette des aphorismes, des fragments, des éblouissantes et percutantes réflexions qui ont traversé son esprit entre 1943 et 1987 […]. » (Préalable & remerciements)
« […] La meilleure histoire belge, je vais te la dire, c'est la plus terrifiante de toutes : « Il est une fois Scutenaire et les Belges n'en savent rien ». Et les Français non plus. (...) Il dit tout, mais par brèves giclées, Scut. Il sait la vie, la mort, l'avant, l'après (...), l'amère patrie, le surréalisme, les frites, les cons, les moeurs, les larmes et la façon dont, chez lui, il doit éteindre au rez-de-chaussée avant d'éclairer au premier pour ne pas faire sauter le compteur électrique. » (Frédéric Dard)
« le texte lapidaire est une spécialité belge. […] […] cet orpailleur de l'apophtegme reste merveilleusement méconnu […]. « J'écris, dit Scutenaire, pour des raisons qui poussent les autres à dévaliser un bureau de poste, abattre un gendarme ou son maître, détruire un ordre social. Parce que me gêne quelque chose : un dégoût ou un désir. » […] Scut le météorite a tout lu, tout vu, tout englouti et tout restitué dans un habit neuf. « J'ai quelque chose à dire et c'est très court. » Maximes en percussions et sentences en saccades sont étrillées, débarbouillés au gant de crin. Sa façon de dire merde alentour est à nulle autre pareille. […] […] Réfractaire, récalcitrant, insoumis sous toutes les latitudes, Scutenaire n'est point de ceux qu'on puisse congédier en ambassade. Dans les poussées d'angoisse, il usait, comme d'un remède à toute épreuve, des aspirines de l'humour. Elles ne le guérissaient pas mais l'apaisaient. […] » (Patrice Delbourg, les désemparés, Éditions le Castor Astral, 1996)
« Mes inscriptions sont une rivière de Californie, il faut tamiser des tonnes de sable et de gravier pour trouver quelques pépites, voire des paillettes. Remarquez, sable et gravier ne sont pas matières inutiles. » (Louis Scutenaire)
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Référence bibliographique : Louis Scutenaire, J'ai quelque chose à dire. Et c'est très court., Collection d'Inscriptions, évocations et autres textes rassemblés par Jean-Philippe Querton, Cactus Inébranlable éditions, 2021. https://cactusinebranlableeditions.com/produit/jai-quelque-chose-a-dire-et-cest-tres-court/
Image d'illustration : https://www.kobo.com/us/en/ebook/louis-scutenaire-1
Bande sonore originale : Crowander - Don't You Leave Don't You Leave by Crowander is licensed under an Attribution-NonCommercial 4.0 International License.
Site : https://freemusicarchive.org/music/crowander/from-the-piano-solo-piano/dont-you-leave
#LouisScutenaire #JAiQuelqueChoseÀDireEtCEstTrèsCourt #LittératureBelge
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