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ISBN : 1706629753
Éditeur : Auto édition (26/11/2019)

Note moyenne : 4.58/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Une petite ville de montagne, endormie dans une vallée encaissée, au sortir d’un hiver glacial. Des enfants disparaissent... Très vite, les esprits s’échauffent, donnant lieu aux pires exactions. Tandis que la liste des disparitions s’allonge inexorablement des peurs ancestrales réapparaissent, surgies du fond des âges. Superstitions, ragots, jalousie... Alors que le commissaire Giovanni Dell’Orso, Gio pour les intimes, tente de se dépêtrer des affres dans lesquelle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
anniemarmotte
  16 janvier 2020
Vous connaissez probablement des mythes de terroir hein !? ouiiiiiiii j'en suis sûre.
Nous retrouvons Giovanni (Gio) Dell'Orso, en mode dépression, suite à sa dernière enquête, à Ubaye, petite ville de montagne.
Lorsque le premier enfant disparaît, la Maritorne, superstition vieille de trois siècles, refait surface. D'autres disparitions suivent.
C'est dans cette ambiance que Gio va se voir confier cette enquête. Maurice, son adjoint l'a rejoint. Ahhhhhhh… Maurice !!! Si vous avez lu les précédents opus, vous connaissez ce personnage atypique !!! Sacré Maurice.
Quel plaisir de retrouver ce commissaire, bougon, frustré, mais oh ! combien efficace, et Maurice, une sorte de béquille pour lui.
Les chapitres, courts, donnent le rythme : soutenu, qui monte, progressivement, au point de nous taper sur les nerfs, tant nous voulons savoir !!! Si si, je vous assure !
J'ai eu le sentiment d'être, non pas juste lecteure, spectatrice, mais de participer réellement à l'enquête tant l'histoire prend aux tripes.
Et puis, l'humour n'est pas en reste, ce qui détend un peu, face au stress de l'enquête. L'ami Maurice m'a bien fait sourire.
Superstition, mythe, les gens du cru ont bien souvent des histoires à cacher… mensonges… secrets… jalousies… et ils ont la dent dure !!!
Pour résumer, c'est un très bon thriller, un peu différent des trois précédents, et un vrai page turner. Certains aimeront, d'autres moins, ou pas du tout… une chose est sûre, il ne vous laissera pas indifférent !!! Il y a du dur, du très dur, du sensible, et même une certaine poésie.
Que dites-vous ? le quoi ? Ah ouiiiiii le twist final… il vous scotchera, assurément, comme il l'a fait pour moi !!!
J'attends maintenant le 5ème avec une grande impatience. Jean a assuré avec ce livre !!!
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nathf
  09 janvier 2020
Alpes de Haute Provence - Gio Dell'Orso s'est retiré en montagne suite à une sévère déprime.
Malheureusement, ça n'est pas dans cet endroit qu'il pourra retrouver la paix et la sérénité.
Les disparitions d'enfants se succèdent, les forces de l'ordre pataugent et les esprits s'échauffent.....
Enfin, je retrouve Gio, loin d'être au mieux de sa forme, plus vulnérable et humain que jamais et l'inénarrable Maurice.
Jean Dardi plante le décor dans un village reculé de la vallée d'Ubaye où les légendes vont bon train.
Il ne fait pas dans la dentelle, cet opus étant le plus sombre de l'auteur.
Il nous glace les sangs en s'immisçant dans les méandres de la noirceur humaine et je peux vous assurer que vous ne serez pas déçus.
En parcourant les chapitres, on se dit "Non, il n'a pas osé !" Eh bien si, il l'a fait.
Dans une atmosphère oppressante tant par la trame du récit que par le lieu, Jean Dardi met nos nerfs à rude épreuve.
Heureusement, Maurice, avec son humour légendaire malgré lui, vient à notre rescousse et nous permet de respirer.
Inutile de vous dire que le rythme est trépidant et sans temps mort.
A croire que l'auteur est comme le bon vin et bonifie avec le temps car ce tome est, selon moi, le meilleur.
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JRB
  05 décembre 2019
Magistral, monumental, stupéfiant, édifiant, prodigieux, et j'en passe... Je reste sans voix, le coeur transi, l'âme déchirée à la fin de ce thriller... Quel style ! Un équilibre parfait entre le fond et la forme. Un vocabulaire de haute voltige, imagé, métaphorique à souhait. Des émotions à vous retourner le coeur, à vous serrer le ventre, à bouleverser l'âme.
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alagnabarbara
  22 décembre 2019
Il y'a des veilles histoires qui deviennent des légendes où les mythes persistent dans ces régions reculées. Les vieux démons continuent à effrayer les anciens. Ces fantômes d'un autre temps hantent les montagnes de l'Ubaye et les superstitions s'imprègnent en hurlant par le vent leur tristesse.
Les enfants disparaissent un par un, laissant sur le carreau les forces de l'ordre et attisant la folie de certains habitants.
Le commissaire Dell'Orso trempe dans les eaux noires de sa mélancolie. Il erre dans les méandres des horreurs passées, jusqu'au jour où une étincelle... un déclic réveille le fin limier.
Ressentis :
Et oui ! Les mythes et les légendes ont la dent dure et ne se balayent pas d'un revers de main. Ils resteront imprégnés longtemps. Mais ne dit-on pas qu'il n'y a pas de fumée sans feu ?
J'ai retrouvé avec plaisir les aventures du commissaire Dell'Orso dans un thriller au rythme dynamique et soutenue.
Une fois de plus, l'auteur a su me plonger dans cette aventure à l'ambiance sourde, angoissante et opaque.
On rentre dans l'histoire gentiment mais sûrement, je me me suis laissée porter par la vie de la vallée de l'Ubaye encerclée de montagnes, où la mentalité des "vieux" y est très bien décrite avec un certain humour, je dois le dire.
L'histoire est très bien menée, vivante et surtout réaliste. Aucun temps mort, les chapitres sont courts, la plume de l'auteur est fluide et puissante, Ce qui en fait un véritable page turner.
Bravo Jean ! Une vraie réussite 😉
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Oilebab234
  06 décembre 2019
L'auteur nous embarque avec son écriture addictive pour ne plus nous lâcher avant un final à la hauteur de la tension qui habite tout le roman. Pour la question stylistique, c'est du grand art ! Sens de la métaphore, construction en accélération rythmique, syntaxe alambiquée, métaphores à plusieurs niveaux...
Merci pour ce moment de lecture jubilatoire, intense et grandiose, ce fut un réel plaisir. J'aimerais pouvoir oublier ce roman pour le découvrir de nouveau comme une première fois!
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   06 décembre 2019
Tellement merveilleuse ! Tellement belle ! Tellement poétique ! L’amour incommensurable d’une mère pour la chair de sa chair. Et cette rose noire qu’elle déposait sur la tombe de Fouillouse lorsqu’elle souffrait trop. Lorsque sa peine et sa souffrance étaient… sont trop fortes. Pour prévenir qu’elle va enlever un enfant… Quand je pense à ces deux roses noires qui ont fait couler tant d’encre, qu’Honoré a déposées sur la tombe dans la nuit du… 26 au 27 mars dernier !... Savez-vous à quel point ils ont dû trembler, ces horribles salauds ? Car, au moment et pendant tout le temps que vous les cherchiez, eux avaient peur, commissaire. Très peur ! De cette peur irrépressible, qui précède un drame. Ils ne savaient pas d’où la Mort allait surgir car tous ne croient pas à la légende, mais ils savaient qu’elle allait surgir. Rien que cette peur viscérale qui jamais n’aura faibli, aurait pu suffire à ma vengeance. Mais c’est leur attitude qui a achevé de me convaincre que je devais les punir sans pitié ! Dans leur chair ! Comme moi, comme la Maritorne ! Leur insolence, leur arrogance, leur mutisme têtu pour échapper à la justice des hommes. Aucun, au cours vos interrogatoires n’a avoué ses fautes. Leur forfait ne pouvait pas rester impuni. Dussé-je pour cela ôter la vie à des enfants ! Et de grâce, commissaire, ne venez pas me faire la leçon ! Je n’y serai pas sensible.
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rkhettaouirkhettaoui   06 décembre 2019
Tous sont rentrés, sauf elle. Il le sait. Il en est sûr. Il note ses faits et gestes, son emploi du temps, depuis des jours. Pas facile dans un petit bled où tout le monde se connaît. Il a dû user de ruses de Sioux pour ne pas se faire remarquer. Il sait donc qu’aujourd’hui, comme tous les jeudis, après l’école, elle est passée par chez sa copine Lydie. Elle y reste une heure environ. Pour faire leurs devoirs ? Regarder la télé ? Il sait qu’à dix-sept heures quarante-cinq tapantes, elle va se pointer. Même que quand elle a cinq minutes de retard, sa mère inquiète se plante sur le perron et scrute la rue, dans l’attente de son arrivée. Ces gamins, toujours prêts à faire des bêtises ! Et puis de nos jours, avec tous ces détraqués qui courent les rues ! Une gamine de huit ans ! Il n’aura pas beaucoup de temps… elle risque de crier… elle risque de… Son rythme cardiaque s’emballe un peu, une légère sudation mouille ses aisselles, le dessous de son nez… Il va pour rallumer sa clope éteinte, mais se ravise. Pourquoi ne pas faire un feu d’artifice ?... Finalement, c’est bien, cette obscurité et ces rues désertes pour ce qu’il a à faire…
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rkhettaouirkhettaoui   06 décembre 2019
Il ne reçoit personne – tout le monde lui en veut –, ne dort que quelques heures. Si l’on peut appeler dormir, ces nuits rythmées de cauchemars atroces, peuplées de bruits terrifiants du dehors, réels ou imaginaires. La masse blanche et silencieuse qui l’entoure agit sur lui comme un facteur aggravant de stress, comme une omniprésence hostile. Depuis cent cinquante-sept jours, le commissaire Dell’Orso se traîne la plupart du temps du canapé à la cuisine, de la cuisine au canapé, avec quelques écarts par les wc. Dans la cuisine, juste pour déposer un peu de vaisselle sale dans l’évier débordant : il ne mange quasiment plus. Quelques conserves qu’il jette aussitôt entamées. Dans une pénombre propice aux pires élucubrations de l’esprit. Ne sortant que le moins possible. Pour ne pas révéler sa présence. Hormis de rares occasions, où, se faisant violence, il doit descendre en ville faire quelques courses et régler les affaires les plus urgentes : le courrier de plus en plus rare, la banque, un godet rapide au bar de la Grand Place, renouveler son ordonnance. Puis la fuite vers son refuge isolé…
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rkhettaouirkhettaoui   06 décembre 2019
Une femme charmante. Intelligence, cultivée, raffiné et d’une beauté à couper le souffle. Jean en était fou amoureux et la préservait de ce qu’il considérait comme un « panier de crabes ». C’était son expression. Le monde sans pitié des affaires, de la politique qui n’est jamais loin derrière, les relations plus intéressées que réellement amicales. Lui le premier, ne fréquentait ce microcosme qu’à contrecœur. Les salopards de corbeaux savaient qu’ils touchaient une corde sensible. D’autant qu’Annie était malade. Dépressive. Elle ne venait que très rarement en ville. Elle ne se sentait bien que dans leur manoir, retirée du monde, à l’abri, au milieu des objets qu’elle affectionnait. Avec ses enfants chéris. Ils ne recevaient que très peu. Juste quelques amis soigneusement triés. Jean tenait à cette intimité qui lui permettait à lui aussi de se tenir à l’écart de cette promiscuité malsaine. Il n’emmenait jamais son épouse dans aucune réunion, ni aucun repas d’affaires, cocktail… C’était son joyau, son jardin secret…
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rkhettaouirkhettaoui   06 décembre 2019
Non, elle ne donnait pas l’impression d’être contrariée ou perturbée. Non, Marion n’était pas une gamine turbulente, non Marion n’était pas une gamine à problèmes. Non, elle n’avait jamais parlé de problèmes avec ses parents. À l’école, elle était dans les premiers de la classe. Une fugue, Marion ? Voyons, commissaire… lieutenant ? lieutenant ! vous n’y pensez pas ! Avec Lydie, elles se connaissaient depuis la maternelle, alors, vous pensez, elles se disaient tout ! Pas vrai, Lydie ?Et pourtant, elle avait bien disparu, la Marion ! Kellerman, que son inexpérience handicapait un tantinet, fut pris d’une migraine atroce. Ce n’était pas ici que son enquête connaîtrait des développements éclair. Il décida de se rendre plutôt chez les Debez. Excité comme un pou : les statistiques sont formelles, la plupart du temps, notamment en cas de décès de l’enfant, c’est chez les parents ou dans le cercle familial rapproché que l’on trouve le ou les coupables.
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