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ISBN : 2818048079
Éditeur : P.O.L. (22/08/2019)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Rien ne destinait Rose, parisienne qui prépare son déménagement pour le pays Basque, à rencontrer Younès qui a fui le Niger pour tenter de gagner l’Angleterre. Tout part d’une croisière un peu absurde en Méditerranée. Rose et ses deux enfants, Emma et Gabriel, profitent du voyage qu’on leur a offert. Une nuit, entre l’Italie et la Libye, le bateau d’agrément croise la route d’une embarcation de fortune qui appelle à l’aide. Une centaine de migrants qui manquent de s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
alexb27
  30 août 2019
Entre divorcer ou suivre son mari (très porté sur la boisson) au pays Basque, Rose, psychologue et parisienne, hésite. Pour réfléchir à la question, sa mère lui offre ainsi qu'à ses enfants une croisière. Durant ce périple, Rose va croiser la route de Younès, migrant recueilli sur le bateau, à qui elle va donner un manteau et le téléphone de son fils. Ce choix va changer sa vie (et celle du jeune homme)...Un roman intéressant, qui pose un regard acéré (absolument pas manichéen) sur les politiques migratoires. C'est un récit qui questionne tout en étant le portrait très crédible d'une femme à la croisée des chemins. j'ai beaucoup aimé, tout m’a paru juste.
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nathiec44
  19 septembre 2019
Un récit abouti qui m'a interpellée en tant que lectrice et citoyenne.
C'est le parcours de Rose, psychologue, mariée, deux enfants, la quarantaine qui se retrouve un jour confrontée de plein fouet à une des plus grande catastrophe humanitaire de notre temps : Partie en croisière sur la Méditerranée fêter Noël avec ses enfants, elle assiste au sauvetage d'une frêle embarcation par l'équipage ; un choc que la vision de ces naufragés survivants qui sont repêchés, contrastant violemment avec les fêtards et le luxe du bateau de croisière.
Rose est démunie et pourtant, elle s'active à aider l'équipage, son regard croise alors celui de Younès, il ressemble tant à son fils.
Elle décide de l'aider de manière bien dérisoire en lui confiant le portable de son fils.
Une fois revenue sur Paris, Younes la contactera sans qu'elle réponde dans un premier temps.
Entre culpabilité, repli sur soi, générosité, Rose hésite.
Que peut-elle face à cette misère ? Quel pouvoir avons-nous sur le monde ?
C'est un récit qui m'a emportée, le désarroi de Rose puis sa détermination, sa vie de mère, de femme, son métier de psychologue, (un peu plus car elle possède un pouvoir de guérison).
J'ai aimé les liens qu'elle tisse avec Younès qui se révèle bien proche de ses enfants dans ses aspirations, sa force et sa fragilité.
De très belles pages lorsque Rose entreprend la rééducation de Younès. Leurs échanges sont savoureux, teintés d'humour et de gravité.
J'ai apprécié aussi que l'auteure ne se perde pas en apitoiement, elle diffuse une formidable humanité dans sa manière d'aborder les migrations, la famille, le couple, le monde qui nous entoure ; chacun est fait de contradictions, d'égoïsme et de tentation repli sur soi, de solidarité et de générosité aussi, en dépit des dangers encourus.
L'écriture de Marie Darrieussecq est fluide, agréable, elle nous promène dans les pensées de Rose, son regard sur le monde est lucide et nuancé.
Si le coeur vous en dit, agrémentez votre lecture par l'écoute de la bande son du livre, David Bowie « We can be heroes juste for one day ».
C'est un très beau récit qu'il m'a été donné de lire, dans le cadre du Cercle Livresque de la Fondation Orange en collaboration avec les Editions POL que je remercie.

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FleurDuBien
  04 septembre 2019
Et bien moi, je me suis ennuyée à mourir avec ce livre.
Le début était pourtant prometteur, et puis rapidement, je n'ai plus eu d'intérêt pour l'intrigue.
Par contre, l'écriture de l'auteure est très belle, elle m'a fait penser à ma chère Duras, ce côté évanescent de la mère, cette distanciation, et plus particulièrement au Marin de Gibraltar, et c'est un des seuls de Duras que j'aie le moins aimé.
L'atmosphère est très particulière, j'ai eu le sentiment et l'impression de regarder tout cela derrière une vitre, décalée, limite psychotique. J'ai trouvé les mots et l'écriture transparents froids, et secs. Pas beaucoup d'émotions, je n'ai pas été touchée.
L'histoire à partir du moment où Rose rentre à Paris, m'a paru superficielle, plus aussi intéressante qu'avant.
Je me suis forcée à le terminer, par respect pour l'auteure, que j'admire beaucoup par ailleurs, et puis on ne sait jamais, l'intérêt peut revenir, c'est capricieux l'intérêt, ça va, ça vient.
Mais non, l'auteure ne m'a pas attrapée avec son ouvrage.
Tant pis.
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VincentGloeckler
  17 août 2019
Bien sûr, il y avait eu « Truismes », savoureuse fable, comme une entrée fracassante en bonne littérature, mais ensuite, pendant d'assez longues années, un tantinet de déception face à une oeuvre pourtant généreuse et honorable, avant le très beau « Être ici est une splendeur » il y a trois ans, avant surtout ce « La Mer à l'envers », conjuguant fantaisie et gravité dans un récit émouvant, résonnant en permanence, de la Méditerranée à Calais, des échos de notre quotidien (votre serviteur peut en témoigner qui, lisant le passage du sauvetage des migrants auquel assiste Rose, entendait en même temps à la radio les atermoiements de l'Europe face à l'accueil de nouveaux rescapés), mettant en scène avec habileté et humour la leçon que l'exil de l'autre nous apporte. Au début du roman, Rose - une psychologue parisienne qui voit sa vie s'effriter, hésitant entre un divorce de son mari alcoolique et un déménagement qui sauverait leur couple – participe à une croisière en Méditerranée avec ses deux enfants, Gabriel et Emma. Et Marie Darrieussecq de prendre un vrai plaisir à peindre, à travers le regard de sa protagoniste, un tableau satirique de cet univers des croisières et des multiples ridicules des situations ou des personnages qui s'y croisent… Mais bientôt, le navire s'arrête, et Rose, bien malgré elle, se retrouve témoin puis actrice du sauvetage de migrants en péril de naufrage. Parmi eux, elle rencontre Younès, un jeune nigérien, à qui elle donne de l'eau, la parka de son fils, et finalement le téléphone de ce dernier, geste un peu inconsidéré, qui modifiera radicalement le cours de son existence. Fin de la croisière, déménagement difficile, installation déprimante dans une bourgade du pays basque, pourtant sa région natale, la vie de Rose plonge dans le gris. Elle s'efforce de ne pas répondre aux appels fréquents d'un Younès, qu'après tout, elle n'a pas vraiment eu le temps de connaître, envers qui elle ne se sent pas redevable, même si…. Mais, un jour, un appel de Calais la bouleverse, et, la voici, bravant les réticences de son mari, partie pour un second sauvetage du jeune homme. La suite montrera que l'on ne sait pas très bien qui aura sauvé qui dans cette histoire. Car la « mer à l'envers » du titre, c'est peut-être celle qu'aura franchie Rose, rescapée de son naufrage intime, sauveteuse secourue de son désastre familial par l'installation de Younès dans sa vie, les soins qu'elle donnera aux chevilles abîmées du garçon révélant à ses mains leur pouvoir magique, aussi utile à sa paix intérieure qu'à sa prospérité professionnelle… Et le lecteur, même très cartésien, un peu sceptique face à ces pouvoirs surnaturels, oui, oui, finit par accepter, emporté par la petite musique espiègle des mots de Marie Darrieusecq, cette idée que la plus difficile des mers à traverser, c'est moins cette Méditerranée hostile des migrants africains que celle, immense, de notre méfiance et de nos préjugés. Une bien belle et malicieuse parabole, un très agréable moment de lecture !
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claraetlesmots
  19 septembre 2019
Accompagnée de ses deux enfants Rose part en croisière en Méditerranée. Son mari qui boit de trop et trop souvent n'est pas venu mais cette coupure est une bonne chose pour Rose, elle a besoin de faire le point. Une nuit, le paquebot « un immeuble flottant (..) une ville rêvée, l'utopie à la portée des déambulateurs » recueille des migrants en pleine mer. Rose donne à un jeune migrant nigérien Younès le téléphone portable de son fils. C'est sa façon d'aider.
Ce geste partant d'un bon sentiment sans attendre un retour quelconque et sans chercher à paraître courageuse ou héroïque est un point d'ancrage. Dans la vie de Younes et dans celle de Rose. Ce personnage féminin s'interroge sur sa vie, sur ce qu'elle transmet à ses enfants et sur son couple. Loin d'être un cliché, Rose est un personnage contemporain par ses fragilités, ses réflexions, avec toutes ses ambiguïtés, tiraillée par l'envie d'en faire plus et celle de se protéger. de protéger sa vie et sa famille.
Ce sujet d'actualité est traité sans pathos ou larmoyant par Marie Darieussecq. Elle fait preuve d'un ton loin d'être grave où elle réussit à placer de la légèreté, à nous faire sourire et à rendre hommage à ceux et à celles qui tendent une main pour aider malgré tout. Sans leçon de morale ou de jugement, la politique migratoire est abordée par le prisme de Rose si proche de nous mais que que n'ai pas entièrement comprise.
Au final, il m'a manqué la petite musique et la grâce d'Il faut beaucoup aimer les hommes. Et cette fois ci malgré une belle humanité sans fard , Marie Darrieussecq n'a pas réussi à me convaincre totalement.
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   16 septembre 2019
Depuis son célèbre Truisme, Marie Darrieussecq ne parvient pas toujours à nous enchanter. Avec La Mer à l’envers, elle a cependant réussi autre chose : nous surprendre, en nous plongeant tête première dans la terrible réalité des migrants.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeMonde   29 août 2019
L’auteure parvient à injecter beaucoup d’humour et d’apparente simplicité à la gravité des thèmes abordés, grâce à des phrases courtes pourtant capables de charrier beaucoup de choses. La Mer à l’envers est un texte qui se demande très intelligemment comment habiter le monde. Et qui oscille entre l’excellent livre et le grand roman.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte   26 août 2019
Le ton volontairement clinique de ce roman, ses détours parfois longuets dans l’histoire de Rose m’ont un peu déstabilisée au départ. Mais ce texte continue de m’habiter plusieurs semaines après sa lecture, sans doute parce qu’il a su rejoindre ma vie quotidienne. Magie de la littérature.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   20 août 2019
Avec La mer à l’envers, Marie Darrieussecq signe un des romans les plus forts de la rentrée française, roman sur l’absurdité des politiques migratoires, sur la famille, et un peu aussi sur le pouvoir de la magie.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
NigraFoliaNigraFolia   09 septembre 2019
Ce qu’ils touchent s’insécurise. Le monde perd en certitude et se retourne comme un vieux gant. Ils cherchent un passage mais ce passage se remplit d’eau, de débris de plastique et de lambeaux. Sa place à elle, sur la planète, est à son nom, avec papiers et comme un perpétuel numéro de réservation.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   29 août 2019
C’est sa mère qui l’a convaincue de faire cette croisière. Une façon de prendre de la distance. De réfléchir à son mariage, à son métier, au déménagement à venir. Partir seule avec les gosses. Changer d’air. Changer d’eau. La Méditerranée. Pour une fille de l’Atlantique. C’est plat. Une mer petite. Les côtes sont rapprochées. On a l’impression que l’Afrique pousse de tout son crâne contre l’Europe, d’ailleurs c’est peut-être vrai. Une mer tectonique, appelée à se fermer.
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CamkyouCamkyou   19 juin 2019
Songe, lui dit son mari, que le sommeil nous plonge dans une vulnérabilité si grande qu'il faut s'en protéger le temps qu'il dure. Nous devons nous replier et répéter chaque nuit ce repli sans avoir à nous poser la question du où ni du comment [...] Nous les humains avons besoin d'un lit et d'une porte qui ferme. Un domicile. Une adresse sur la planète.
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croquemiettecroquemiette   28 août 2019
La prémonition des ruines suscite une angoisse encore supérieure à celle des temps obscurs, elle en est sûre. D'où l'importance de la maison. D'être à l'abri. Et mieux qu'à Paris. Elle voudrait une maison Tupperware. Hermétique, propre, durable.
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CamkyouCamkyou   19 juin 2019
La mer, on a beau savoir nager, le séjour d'un arbre dans l'eau ne le transformera jamais en crocodile.
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Vidéo de Marie Darrieussecq
Rencontre avec Marie Darrieussecq.
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