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EAN : 9782846820691
192 pages
Éditeur : P.O.L. (10/03/2005)
3.26/5   112 notes
Résumé :
Vous n'êtes pas parent et vous pensez qu'un livre consacré au bébé vous tombera des mains? Vous avez tort.

Vous croyez, avec Beauvoir, qu'on "ne peut être intellectuelle et bonne mère", vous faites fausse route.

Le dernier-né de Marie Darrieussecq est la preuve du contraire. L'universitaire et maman consacre la chair d'un très beau petit livre à son très jeune bébé, plus nourrisson pas encore enfant.

Elle interroge ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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awoman
  28 septembre 2017
Je suis sous le charme de ce petit roman, comparable à nul autre. Entre le journal intime, le roman et la réflexion philosophique, Marie Darrieusecq nous entraîne en douceur dans le monde de bébé, à la fois intime et universel.
Ce livre n'est pas facile à décrire tant la démarche est originale, il est inclassable.
Grâce à lui j'ai pu revivre mes souvenirs de jeune maman, sourire, m'attendrir de certaines situations, m'entendre dire "ah oui c'est vrai c'était comme ça" ou encore partager des petits bouts de lecture avec mon mari.
L'écriture est très belle, ce n'est pas qu'un recueil sur la maternité.
J'ai passé un joli moment de lecture.
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Marti94
  01 janvier 2021
Je persévère à lire ou relire les livres de Marie Darrieussecq parce que je trouve qu'elle aborde souvent des sujets intéressants. Mais le choix d'un thème ne suffit pas pour passer un bon moment de lecture et une fois de plus je suis restée à côté.
Pourtant "Le bébé" avait tout pour me plaire parce que c'est un sujet universel, au centre de toutes les attentions quand il nait.
Marie Darrieussecq trouve que le sujet n'est pas assez souvent abordé en littérature et propose les cahiers qu'elle a écrits à la naissance de son petit garçon. Ce sont des notes prises en vrac, sans logique dont l'intention est de dire le non-dit.
Si elle se base sur la réalité, elle ne fait que ressasser des clichés et des lieux communs, ce qui ne me gêne pas mais c'est contraire à ce qui est annoncé.
Quelques sujets plutôt tabous sont abordés comme les couilles trop grosses et le petit pénis qu'elle a envie d'embrasser ou autres détails plus ou moins scatologiques mais ils ont peu d'intérêt. J'ai préféré les références littéraires ou encore ses propres contradictions entre son amour du bébé et sa frustration de ne pas avoir la disponibilité d'esprit pour écrire. Cela lui réussit mieux et sonne plus juste que lorsqu'elle se met à la place du bébé.
Ce livre m'a procuré peu d'émotions et ne m'a donc pas apporté grand-chose, ce que je regrette.
Lu en janvier 2021
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HannibaLectrice
  28 janvier 2013
Marie DARRIEUSSECQ est un auteur particulier. Un auteur que j'apprécie même si je n'ai, en définitive, lu que deux de ses romans, le bébé compris.
Ceux qui l'ont lu seront certainement d'accord avec moi. Ou pas. Peu importe. L'important n'est pas là mais dans cet avis controversé qu'il me reste, deux mois plus tard, de ce pamphlet sur le bébé.
Evidemment, j'adhère tout de suite à l'extrait que je livre ci-dessous (en partie restreinte, cliquez sur l'image du roman pour en lire davantage).
"Ces petits pieds qui gigotent, ils cognaient dans mon ventre. Je ne peux pas croire qu'il soit sorti de moi. Un jour un livreur a sonné à ma porte, j'avais un gros ventre, dans le colis il y avait le bébé, et je n'ai plus eu de gros ventre. le petit de l'humain : il doit bien avoir quelque chose à chercher, à comprendre là. C'est une expérience répétitive et décousue, et quand le bébé dort la vie reprend,mais quand il est réveillé c'est sa vie à lui qui domine.{...}"
Voilà pour l'hommage. Mais qu'en ai-je pensé, me direz-vous ? Pour être tout à fait franche, pasée l'euphorie de la victoire, j'ai repris ma lecture qui, faut bien l'avouer, n'a pas toujours été enthousiaste. Est-ce parce que je n'avais plus trop la tête à moi ou parce que certaines réflexions ne m'inspiraient aucun sentiment connu ? Je préfère le penser et me suis promis de relire les chapitres qui m'ont le moins touchée (j'ai mis des notes dans ma liseuse) voire de le relire en entier, ne serait-ce que parce que le sujet vaut le détour (il a été très très peu abordé dans la littérature).
Enfin, j'adhère tant à "On écrit aussi par rumination, comme on trouve, des jours après, la réplique à une vexation. " et à ce qu'est le bébé qui : "{...} lui, pour se faire comprendre, dépense de tels efforts qu'il finit par pleurer. " et qui : "{...} quand il saura parler, {il} aura tout oublié.", qu'il me serait pénible de faire, ici, une critique extrême et négative d'un roman, certes, peu romanesque (tout comme le sujet dont il traite), mais original et perturbant... même pour la mère aguerrie de deux enfants que je suis.
A lire donc, pour ceux qui demandent à un auteur d'écrire plus qu'une histoire. de ce point de vue, le bébé est une belle réussite.
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Marple
  10 juin 2012
Ce livre m'a été conseillé par une amie jeune maman, alors que moi-même je ne le suis pas. Elle m'a dit que c'était aussi cru que Cleves (qu'elle n'aimait pas) mais dans un tout autre style. Et, comme cette question du bébé commence à bien me turlupiner, je l'ai lu avec curiosité.
J'ai été frappée par quelques phrases bien trouvées sur elle-même, l'amour inattendu qu'elle ressent ou des discussions avec le père du bébé. Indéniablement, Marie Darrieusecq écrit bien.
De même, j'ai été amusée par certaines observations, par exemple sur les voisins de couveuse de son fils. Ou émue l'une ou l'autre fois, notamment quand elle raconte comment les grands-parents s'occupent du petit...
Mais, globalement, je suis restée sur ma faim : ça ne me parle pas plus que ça, ça ne m'apprend rien, ne me touche pas en profondeur, ne me fait pas réfléchir, ne m'amuse pas...
Un peu comme 'Un heureux événement' d'Eliette Abecassis, en fait, avec juste une vision plus positive. Mais ces témoignages-là, du bonheur infini d'avoir un enfant mêlé à l'épuisement et à l'envie de retrouver une vie propre, je n'ai pas besoin des livres pour les entendre. Ma mère m'en a souvent parle, certaines amies aussi. Aussi bien, voire mieux.
Bref, aujourd'hui j'ai trouve ça bof... Peut être changerai-je d'avis si/quand j'aurai un bébé moi-même.
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musaraneus
  30 mars 2017
Tout petit ouvrage de 128 pages, qui, a l'image du bébé qu'il raconte, retient pourtant toute l'attention. 128 pages pour écrire ce que les mères ne disent pas, et ce que leurs nourrissons ne peuvent pas dire. Pour dire l'indicible, les non-dits, les sous entendus; pour dire aussi les joies, les jeux, les odeurs, le peau à peau, les corps à corps; l'attachement, la dépendance, les sentiments contradictoires parfois, les émotions, petites et grandes; pour dire la violence de l'emprise mais également la plénitude ; pour dire l'amour en fait ! Celui d'une mère et de son bébé, dévorant, fusionnel, instinctif... 128 pages de mots simples mais que j'ai trouvé d'une grande justesse pour dire la maternité.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
MistigrifMistigrif   01 août 2017
Je continue à travailler. Combien d’amies, mentalement stérilisées par un « congé maternité » exclusivement féminin ; seules face à une créature inconnue, ralenties et amoindries par les biberons – couches, et n’aspirant qu’à retrouver le monde extérieur, le travail et les hommes ? Le baby blues, c'est le désespoir d’adultes engluées dans le rythme d’un nourrisson, ayant à affronter seules une telle réduction de la pensée. Certaines s’adaptent, résistent, nagent avec le courant et désirent encore – aimant parfois cette étrange fusion, cette fonte d’elles-mêmes. D’autres coulent entièrement, blessures d’enfance rouvertes : c’est un autre malheur, d’une autre nature.
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ChezLoChezLo   14 mars 2011
Que l'espace brutalement se creuse, que la surface tranquille sur laquelle il jouait manque ainsi : le choc d'adrénaline doit être à la hauteur de la trahison. Nous le couvrons de baisers ; nous auscultons et caressons la rougeur sur son front ; nous exagérons - pensons-nous - ses souffrances, nous le plaignons avec emphase : pour que dans ce théâtre de la peur et de la consolation il trouve l'assurance que le monde n'est pas un traquenard. Sans cesse il cherche ; même en mangeant, il éprouve la consistance de la cuillère, de la nourriture, il palpe le biberon, essaie de la saisir - depuis qu'il y parvient il estime d'ailleurs qu'il est plus agréable de se laisser servir.
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musaraneusmusaraneus   29 mars 2017
Les clichés reprennent sens pour moi, les formules, oui, puisque sans métaphore je donnerais ma vie pour lui.
C'est la première fois que cette phrase est vraie, que j'entends sa vérité ; La première fois qu'elle est mienne.
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ahasverusahasverus   09 avril 2012
Explorer le pôle Sud, le fond des mers, l'Amazonie ou Mars, c'est sans doute avoir la nostalgie du tapis de jeu. Un grand carré de couleurs, avec des volets de tissu à soulever, des dômes de mousse qui font couic, des sachets de grains à secouer, des formes qui se révèlent, un miroir sous un cache, un ours à débusquer.
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HannibaLectriceHannibaLectrice   28 janvier 2013
"Ces petits pieds qui gigotent, ils cognaient dans mon ventre. Je ne peux pas croire qu’il soit sorti de moi. Un jour un livreur a sonné à ma porte, j’avais un gros ventre, dans le colis il y avait le bébé, et je n’ai plus eu de gros ventre. Le petit de l’humain : il doit bien avoir quelque chose à chercher, à comprendre là. C’est une expérience répétitive et décousue, et quand le bébé dort la vie reprend,mais quand il est réveillé c’est sa vie à lui qui domine.{...}"
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Videos de Marie Darrieussecq (72) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Darrieussecq
Rencontre avec Marie Darrieussecq autour du livre de Virginia Woolf qu'elle a traduit et préfacé, "Un lieu à soi", paru aux éditions Gallimard, dans la collection Folio Essais. Entretien avec Blanche Cerquiglini.
Retrouver le livre : https://www.mollat.com/livres/2388293/virginia-woolf-un-lieu-a-soi
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