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ISBN : 2846820694
Éditeur : P.O.L. (10/03/2005)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 93 notes)
Résumé :
Vous n'êtes pas parent et vous pensez qu'un livre consacré au bébé vous tombera des mains? Vous avez tort.

Vous croyez, avec Beauvoir, qu'on "ne peut être intellectuelle et bonne mère", vous faites fausse route.

Le dernier-né de Marie Darrieussecq est la preuve du contraire. L'universitaire et maman consacre la chair d'un très beau petit livre à son très jeune bébé, plus nourrisson pas encore enfant.

Elle interroge ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
thegoodgirl
  28 septembre 2017
Je suis sous le charme de ce petit roman, comparable à nul autre. Entre le journal intime, le roman et la réflexion philosophique, Marie Darrieusecq nous entraîne en douceur dans le monde de bébé, à la fois intime et universel.
Ce livre n'est pas facile à décrire tant la démarche est originale, il est inclassable.
Grâce à lui j'ai pu revivre mes souvenirs de jeune maman, sourire, m'attendrir de certaines situations, m'entendre dire "ah oui c'est vrai c'était comme ça" ou encore partager des petits bouts de lecture avec mon mari.
L'écriture est très belle, ce n'est pas qu'un recueil sur la maternité.
J'ai passé un joli moment de lecture.
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Marple
  10 juin 2012
Ce livre m'a été conseillé par une amie jeune maman, alors que moi-même je ne le suis pas. Elle m'a dit que c'était aussi cru que Cleves (qu'elle n'aimait pas) mais dans un tout autre style. Et, comme cette question du bébé commence à bien me turlupiner, je l'ai lu avec curiosité.
J'ai été frappée par quelques phrases bien trouvées sur elle-même, l'amour inattendu qu'elle ressent ou des discussions avec le père du bébé. Indéniablement, Marie Darrieusecq écrit bien.
De même, j'ai été amusée par certaines observations, par exemple sur les voisins de couveuse de son fils. Ou émue l'une ou l'autre fois, notamment quand elle raconte comment les grands-parents s'occupent du petit...
Mais, globalement, je suis restée sur ma faim : ça ne me parle pas plus que ça, ça ne m'apprend rien, ne me touche pas en profondeur, ne me fait pas réfléchir, ne m'amuse pas...
Un peu comme 'Un heureux événement' d'Eliette Abecassis, en fait, avec juste une vision plus positive. Mais ces témoignages-là, du bonheur infini d'avoir un enfant mêlé à l'épuisement et à l'envie de retrouver une vie propre, je n'ai pas besoin des livres pour les entendre. Ma mère m'en a souvent parle, certaines amies aussi. Aussi bien, voire mieux.
Bref, aujourd'hui j'ai trouve ça bof... Peut être changerai-je d'avis si/quand j'aurai un bébé moi-même.
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ahasverus
  09 avril 2012
"""Un jour un livreur a sonné à ma porte, j'avais un gros ventre, dans le colis, il y avait le bébé, et je n'ai plus eu de gros ventre."""
C'est (presque) par ces mots que l'auteure de Truisme,nous entraîne dans cet essai à trois personnages : elle, le bébé, le père du bébé.
Elle passe au crible ses impressions pendant les parenthèses de vie que le bébé lui laisse.
"Quand le bébé dort, la vie reprend, mais quand il est réveillé, c'est sa vie à lui qui domine". "Plus tard je recommencerais à penser, à écrire, à vivre avec les hommes".
Cent quatre vingt pages très aérées, à lire en une journée printanière, sur cet "objet le plus mineur qui soit pour la littérature", "cette fiction qu'est le bébé". Celui qui, chez les autres, nous était étranger. le bébé, nous dit Darrieussecq, "n'existe que dans la continuité intime, dans le lien avec nous, ses parents".
Les descriptions et impressions de Marie Darrieussecq, cette "tétine géante", sont amusantes, justes, poétiques et souvent décalées. Elles ramèneront certains d'entre vous , avec l'allure plaisante d'une promenade en bateau-mouche, vers des rivages aperçus.
Pour les autres, faites le votre, de bébé, et revenez lire après.
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musaraneus
  30 mars 2017
Tout petit ouvrage de 128 pages, qui, a l'image du bébé qu'il raconte, retient pourtant toute l'attention. 128 pages pour écrire ce que les mères ne disent pas, et ce que leurs nourrissons ne peuvent pas dire. Pour dire l'indicible, les non-dits, les sous entendus; pour dire aussi les joies, les jeux, les odeurs, le peau à peau, les corps à corps; l'attachement, la dépendance, les sentiments contradictoires parfois, les émotions, petites et grandes; pour dire la violence de l'emprise mais également la plénitude ; pour dire l'amour en fait ! Celui d'une mère et de son bébé, dévorant, fusionnel, instinctif... 128 pages de mots simples mais que j'ai trouvé d'une grande justesse pour dire la maternité.
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kreen78
  13 juillet 2012
Ah la la ! Les bébés ! Je suis dingue des miens ! Elle est dingue du sien !
Je me suis acheté ce petit bouquin il y a 6 ans, quand j'étais enceinte de ma fille. Je crois l'avoir lu après avoir accouché, pour comparer mes sentiments avec ceux de la narratrice. J'en gardais un bon souvenir, même si je ne me rappelais plus de grand chose. Là mon fils a 10 mois et je trouvais qu'il était temps de le relire, de m'en imprégner de nouveau. Et ce fut 2 petites heures de délice maternel.
C'est reposant, c'est gratifiant. On voit qu'on ressent toutes les même choses avec notre bébé, et qu'au final on est de bonnes mères. C'est entre autres ce que j'ai aimé dans ce qu'a défini Marie Darrieussecq : elle a très bien expliqué les aléas et ce qu'elle faisait pour y remédier, et à chaque fois elle va se sentir bonne maman car c'est son amour qui ressortira de tout ça. C'est rigolo, intéressant, et ça nous replonge dans nos souvenirs de couches, de râleries, d'attendrissements… On compare sans cesse notre ou nos expériences personnelles. Il n'y a pas de mélancolie dans ce livre, pas de moment de tristesse, et c'est aussi ce qui m'a plu. Marie observe, son cahier proche et son stylo prêt à être dégainé. Elle note tout ce qui lui passe par la tête, dans tous ces moments que nous voyons nous-mêmes, que nous retiendrons ou non. Cela peut paraître brouillon comme mise en page, mais pour ma part cela ne m'a pas gênée du tout !
Ce fut une lecture toute en légèreté, et, contente de l'avoir en possession, je serai ravie de le relire encore et encore. Bien à caler entre deux lectures intenses…
Un bon coup de coeur !!!
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
MistigrifMistigrif   01 août 2017
Je continue à travailler. Combien d’amies, mentalement stérilisées par un « congé maternité » exclusivement féminin ; seules face à une créature inconnue, ralenties et amoindries par les biberons – couches, et n’aspirant qu’à retrouver le monde extérieur, le travail et les hommes ? Le baby blues, c'est le désespoir d’adultes engluées dans le rythme d’un nourrisson, ayant à affronter seules une telle réduction de la pensée. Certaines s’adaptent, résistent, nagent avec le courant et désirent encore – aimant parfois cette étrange fusion, cette fonte d’elles-mêmes. D’autres coulent entièrement, blessures d’enfance rouvertes : c’est un autre malheur, d’une autre nature.
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musaraneusmusaraneus   29 mars 2017
Les clichés reprennent sens pour moi, les formules, oui, puisque sans métaphore je donnerais ma vie pour lui.
C'est la première fois que cette phrase est vraie, que j'entends sa vérité ; La première fois qu'elle est mienne.
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ChezLoChezLo   14 mars 2011
Que l'espace brutalement se creuse, que la surface tranquille sur laquelle il jouait manque ainsi : le choc d'adrénaline doit être à la hauteur de la trahison. Nous le couvrons de baisers ; nous auscultons et caressons la rougeur sur son front ; nous exagérons - pensons-nous - ses souffrances, nous le plaignons avec emphase : pour que dans ce théâtre de la peur et de la consolation il trouve l'assurance que le monde n'est pas un traquenard. Sans cesse il cherche ; même en mangeant, il éprouve la consistance de la cuillère, de la nourriture, il palpe le biberon, essaie de la saisir - depuis qu'il y parvient il estime d'ailleurs qu'il est plus agréable de se laisser servir.
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ahasverusahasverus   09 avril 2012
Explorer le pôle Sud, le fond des mers, l'Amazonie ou Mars, c'est sans doute avoir la nostalgie du tapis de jeu. Un grand carré de couleurs, avec des volets de tissu à soulever, des dômes de mousse qui font couic, des sachets de grains à secouer, des formes qui se révèlent, un miroir sous un cache, un ours à débusquer.
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EloDitEloDit   28 janvier 2013
"Ces petits pieds qui gigotent, ils cognaient dans mon ventre. Je ne peux pas croire qu’il soit sorti de moi. Un jour un livreur a sonné à ma porte, j’avais un gros ventre, dans le colis il y avait le bébé, et je n’ai plus eu de gros ventre. Le petit de l’humain : il doit bien avoir quelque chose à chercher, à comprendre là. C’est une expérience répétitive et décousue, et quand le bébé dort la vie reprend,mais quand il est réveillé c’est sa vie à lui qui domine.{...}"
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Entretien avec Marie Darrieussecq.
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