AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2818043662
Éditeur : P.O.L. (17/08/2017)

Note moyenne : 3.01/5 (sur 40 notes)
Résumé :

Une femme écrit au fond d’une forêt. Son corps et le monde partent en morceaux. Avant, elle était psychologue. Elle se souvient qu’elle rendait visite à une femme qui lui ressemblait trait pour trait, et qu’elle tentait de soigner un homme.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  30 juin 2017
Carnet de vie venu du futur.
Mon second livre de Darrieussecq, que je referme d'autant plus agréablement surprise que j'y suis entrée à reculons, concernant une auteure pour laquelle mon a priori était féroce (Truismes, paru en 1998, m'avait traumatisée :-)
L'accroche de la thématique "dystopie" a été suffisante pour m'immerger immédiatement dans un futur en déliquescence, glacialement possible, où des forces de résistance s'organisent en refusant un mode de société totalitaire et élitiste d'un nouveau genre.
Le langage direct de la voix off, utilisé pour raconter et expliquer, donne une spontanéité au discours et une proximité immédiate avec le lecteur. le récit est décousu, ponctué de digressions, et si le fond narratif est plutôt angoissant, la forme ne manque pas de charme et d'énergie. Il y flotte même une certaine cocasserie. Très vite, l'histoire ouvre à toutes sortes de réflexions: robotisation, banques d'organes, capacités cognitives, clonage à but thérapeutique.
Effrayant, de visualiser un monde virtuel crée par l'Homme dans lequel il va lui-même s'autodétruire, une société maternante par excès de principe de précaution.
Amusant, de suivre la vision de l'auteure et les interrogations qu'elle soulève. Perturbant, d'imaginer une société qui cherche à atteindre l'éternité.
Mais qu'a-t-elle dans la tête, Marie Darrieussecq, pour nous offrir des histoires si étrangement décalées ?
(Sélection pour le prix des lectrices de ELLE 2018, catégorie roman)
Rentrée Littéraire 2017
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          471
democratz
  21 septembre 2017
L'auteure nous livre une dystopie qui nous rappelle au combien notre équilibre peut être menacé par l'usage à mauvais escient des avancées scientifiques.
Nous sommes dans une société où le clonage des êtres humains n'est plus tabou. Les "moitiés" sont des réservoirs d'organes pour les plus riches qui tentent d'éloigner la mort à coup de greffes.
Un petit groupe va se constituer pour libérer les clones et tenter de leur communiquer une humanité afin d'en finir avec une époque où la quête d'immortalité se fait sans nulle moralité.
Marie Darrieussecq pointe du doigt un sujet qui a deja fait couler beaucoup d'encre depuis le clonage réussi de la brebis Dolly (qui a fini euthanasiée et exposée dans un musée). Avec un style agréable, ce livre se lit vite mais nous laisse avec des interrogations une fois la dernière page tournée.
Commenter  J’apprécie          493
petitsoleil
  19 octobre 2017
Une lecture triste mais qui fait réfléchir.
Une dystopie au style faussement décousu, des révélations progressives par une femme, ex-psy, qui vit désormais en nomade dans une forêt avec un petit groupe d'humains et de "moitiés". On comprend assez rapidement qu'il s'agit de clones, qui ont vécu endormis jusqu'à présent.
La planète semble aussi envahie de robots. Robots infirmiers, médecins, robots compassionnels qui remplacent progressivement les psys ...
Le livre m'a rappelé la trilogie de Gemma Malley "La déclaration", mais aussi le très glaçant "L'unité" que j'avais découvert grâce à des critiques sur Babelio.
Les robots, les clones, la disparition progressive du travail, des emplois sont-il synonymes de progrès ? La négation de la vie, de la vie humaine, de la liberté est un thème qui revient souvent dans les dystopies. Il est ici exploré longuement, mais avec de nombreuses questions en suspens. Une réflexion salutaire sur le transhumanisme et l'idée que nous nous faisons du progrès
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
saphoo
  02 novembre 2017
Notre vie dans les forêts : très peu au final vous en découvrirez, le récit est en grande partie basé sur l'avant de cette vie dans les forêts. Viviane a très peu de temps pour nous conter son histoire ou son passé, elle écrit sur le vif sans chercher à mettre tout bien en forme hein, ce n'est pas un roman qu'elle veut laisser mais plus un témoignage. Donc le roman est à l'image du récit de Viviane, un peu tout pêle-mêle, avec quand même un ordre, on ne s'y perd pas je vous rassure. La lecture est prenante, on s'attache à ces moitiés qui sont endormies, on s'inquiète sur ce monde qui frappe à notre porte. Ce trafique d'organes organisé, ça fait peur, à quoi se résume notre corps pour vivre au-delà des limites raisonnables. Changer un organe comme changer une pièce d'auto pour la faire durer encore et encore...
Des réflexions sur le sujet pas si imaginaire que ça, on sait que les dons d'organe reste encore aujourd'hui un sujet sensible, qu'il y a des trafics mais le silence se fait.
Une lecture intéressante, une plume que j'apprécie, une dystopie originale et différente ce que j'ai déjà pu lire dans ce registre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
clairelili
  09 novembre 2017
Une femme a fui dans la forêt avec d'autres fugitifs. Elle tient un journal où elle raconte sa vie présente et sa vie d'avant. Elle était psychologue. Nous sommes dans une société où nombre de personnes ont un clone, réservoir d'organes, les « moitiés ». Petit à petit nous apprenons pourquoi ils ont fui dans les forêts, comment était cette société hyper-contrôlée et très technologique.
J'ai beaucoup aimé nombre de romans de Marie Darrrieussecq. Je n'ai pas été repoussé par « Truisme. » J'ai apprécié « White », « Tom est mort », « Être ici est une splendeur. » J'ai adoré « Bref séjour chez les vivants », mon préféré.
Après, il y a des fois où je ne la suis plus comme avec « Il faut beaucoup aimer les hommes », bien écrit mais un peu bête, et cette fois, avec « Notre vie dans les forêts », où je n'ai pas accroché au ton de la narratrice, à ses propos décousus.
Pour nous faire comprendre que les humains sont devenus incultes, elle explique chaque fois entre parenthèses qu'il y a eu une Révolution en Russie au début du XXème siècle, que Freud est le premier psychanalyste, etc., et cela est assez lourd.
L'intention est intéressante, c'est vrai que cela donne à penser sur la robotisation, le clonage. Mais ce n'est pas passionnant, voilà. Je n'ai pas été emportée, et même : pas vraiment concernée alors que j'aurais dû.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

critiques presse (5)
LeDevoir   02 octobre 2017
Un monde déshumanisé, dominé par les écrans et les robots. Un monde où règnent la peur et l’injustice. Où le clonage humain est devenu réalité… pour les plus riches. C’est le monde mis en place par l’auteure de Truismes dans son nouveau roman, Notre vie dans les forêts.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LaLibreBelgique   26 septembre 2017
"Notre vie dans les forêts" est un conte de science-fiction, une dystopie qui nous plonge dans un futur dont on ne peut jurer qu’il est si lointain et complètement imaginaire.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde   01 septembre 2017
La romancière emplit « Notre vie dans les forêts » du fracas de l’époque (attentats, drones, clones…), entre effroi et ironie.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs   23 août 2017
Dans "Notre vie dans les forêts", la romancière décrit un monde futuriste où les robots surveillent tout et où les clones sont rois.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Telerama   16 août 2017
Viviane et son clone fuient un univers robotisé, sous constante surveillance... Plume alerte et subtile, l'auteure de Truismes captive au fil de cette dystopie.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
democratzdemocratz   12 septembre 2017
L'explosion, son cerveau l'avait magnanimement effacée. Aucun souvenir. La chute en revanche, elle s'en souvenait. 10 000 mètres quand même. Ce bout de femme de 35 ans qui tombe de 10 000 mètres.
On a le temps de changer de regard sur le monde. L'impact au sol, elle ne s'en souvenait pas.
Elle est dans l'avion / elle tombe / elle est sous le sable.
C'est ca l'histoire. [...]
Une miraculée, en somme. Mais elle me racontait : pendant tout le temps qu'elle tombait, il ne lui arrivait rien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
democratzdemocratz   16 septembre 2017
Mais les 1 % de super-riches qui possèdent 99 % de la richesse du monde, même pour eux un clone ça fait cher. Usiner un clone leur coûte dans les 1 % de leurs 99 %, je vous laisse juges.
Commenter  J’apprécie          200
rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2017
Ça existe. Malgré tout. L’inconscient. Ça faisait ricaner mon patient zéro. Je n’ai osé employer ce mot qu’une fois, l’inconscient. À propos de quoi ? Je ne sais plus. Ça devait être quand il m’a parlé de sa moitié, enfin je ne sais plus si on disait « moitié » à l’époque. C’est plutôt un mot inapproprié aujourd’hui. Comment est-ce qu’on en est venus à parler de ça. Il allait la voir, enfin le voir vu que lui forcément sa moitié était un homme, pas très souvent, peut-être une fois tous les six mois. « Toujours plus souvent que ma mère ! », il rigolait. Il regardait sa moitié dormir. Ça l’apaisait. Au moins pendant ce temps il ne cliquait pas. Il s’assoupissait. Combien de fois avons-nous, tous, été réveillés par le personnel des Centres. Combien de fois avons-nous, tous, somnolé, à force de regarder dormir nos moitiés ! Il a même envisagé de voir ça comme une thérapie, d’échapper à la cure grâce à ces moments de pause.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
MargotteMargotte   03 septembre 2017
Mais on peut se déconnecter de l'intérieur aussi. Il faut trouver sa chambre intérieure. Ne penser à rien, rien, pendant quelques minutes, fait déjà vaciller la connexion. Ne répondre à aucune sollicitation, n'effectuer aucune mise à jour, ne processer aucune information, ne réagir à aucun manque même quand ça devient insupportable, même quand l'ennui se mue en une douleur physique. Passer ce cap. (Je ne dis pas que ce soit facile.) Dézoner le cerveau.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2017
La planète est petite. On s’en est aperçu rapidement. Je veux dire, depuis les voyages de Christophe Colomb et Magellan et Cook et bim bam boum (Colomb, Magellan et Cook étaient des explorateurs). Et depuis qu’on a plongé dans les abysses, et la Lune et Mars, et les satellites de Jupiter, et bientôt les planètes habitables, on n’a plus tellement où se cacher nulle part sur la Terre. C’est une évidence. Le bizarre est qu’on y parvient pourtant. C’est très inconfortable. Il faut renoncer à ce à quoi ont droit la plupart des animaux domestiques : du fourrage sec, de la nourriture facile, des soins.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Marie Darrieussecq (55) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Darrieussecq
Marie Darrieussecq Notre vie dans les forêts, page 71 éditions P.O.L : où, un jour à Mulhouse (Haut Rhin), Marie Darrieussecq lit la page 71 et suivantes de "Notre vie dans les forêts", à l'occasion d'un voyage à Mulhouse et de la parution du livre aux éditions P.O.L, le 27 septembre 2017
autres livres classés : clonesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2120 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre
. .