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EAN : 9782809701203
253 pages
Editions Philippe Picquier (21/05/2009)
3.24/5   68 notes
Résumé :
Madré, coureur de jupons, buveur obstiné, l’inspecteur Yesügei est menacé d’une mise à pied avant l’âge de la retraite. Pour insubordination, et aussi parce qu’il préfère de loin humer les senteurs de la steppe mongole lors de virées sur sa moto Guzzi V7 Classic, plutôt qu’obéir à ses chefs tatillons. Mais Yesügei est aussi un chasseur né. Et lorsqu’un touriste américain disparaît au cours d’une chasse aux antilopes saïga, son instinct se réveille. Tenace et patient... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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sur 68 notes
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sandrine57
  05 juin 2018
Homme des steppes, alcoolique et coureur de jupons, l'inspecteur Yesügei est rétrogradé par son chef qui ne supporte plus son insubordination et ses méthodes peu orthodoxes. C'est pourtant à lui qu'on fait appel lorsqu'un citoyen américain est porté disparu lors d'une partie de chasse. Flanqué de Gerel, un jeune sergent inexpérimenté et admiratif, Yesügei se met en chasse mais c'est un cadavre qu'il retrouve. Que s'est-il passé lors de cette partie de chasse ? Qui a tué Larry ? Que faisait-il en Mongolie ? Pourquoi s'intéressait-il aux mines, aux gerboises, à l'ambroisie ? Autant de questions auxquelles le policier obstiné va tenter de répondre, malgré les silences, les mensonges, les dissimulations.
Sous le prétexte d'une enquête policière, Sarah Dars nous entraîne dans un voyage ethnologique, gastronomique, géologique, religieux, géo-politique, etc. en Mongolie. de la steppe sauvage à Oulan Bator, des yourtes aux quartiers miséreux, le magnifique pays de Gengis Kahn nous ait conté avec force détails et une grande connaissance des lieux, des coutumes et de la population locale. Pour tout savoir sur la Mongolie tout en se divertissant en compagnie d'un flic qui n'en fait qu'à sa tête, qui sous ses airs de rustres cache finesse et ruse, il faut lire ce polar intelligent et dépaysant. Sarah Dars a su à merveille construire son intrigue tout en y ajoutant une foule de renseignements, dans un style dénué de lourdeur. Un chouette polar qui donne envie d'enfourcher une Guzzi pour parcourir la steppe, croiser peut-être l'insaisissable antilope saïga et boire un thé au beurre devant une yourte.
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joedi
  05 mars 2014
L'inspecteur Yesügei, peu apprécié de son chef, buveur obstiné, insubordonné, n'est lui-même que dans la steppe mongole où il peut respirer et humer ses senteurs, là il se sent grand, fort et l'âme d'un chasseur.
Lorsqu'un touriste américain disparaît au cours d'une chasse aux antilopes saïga, c'est à Yesügei que l'enquête est confiée. Il emmène avec lui, Gerel, jeune policier inexpérimenté sur le terrain. Gerel apprendra beaucoup de ce maître tenace, qui ne lâche jamais une affaire sans qu'il ne l'aie résolue.
Des Myrtilles dans la yourte, une plongée dans la steppe mongole, une découverte sur les moeurs, les us et coutumes de ses habitants.
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petiteplumeblanche
  13 juillet 2014
C'est à la suite des critiques lues sur Babelio,et dans l'espoir de retrouver le verbe,la verve(non,j'ai pas fait de faute!!!)de San Antonio,que j'ai pris ce livre,en même temps que Yaruldegger...(excellent;d'ailleurs,en même temps que je demandais le bouquin,instant de panique,j'ai cru en flash qu'il 's'agissait d'un joke de mon ami babélien Acoun(je le lui ai raconté...)
Conclusion: Forfait ,à la suite de la lecture appliquée,de soixante,quatre-vingt pages,j'ai eu l'occasion de m'en entretenir avec Verdorie...
J'avais l'impression de me retrouver sans le vouloir dans "Le guide du routard de la Mongolie",et c'était absolument insupportable,ces descriptions plus que détaillées et constantes des moeurs,la bouffe,le mode d'habitat...en dehors de la trame policière qui ne semblait pas déplaisante...je ne saurai donc jamais si la yourte brassait,mangeait,ébullitionnait,écrasait,concoctait,donnait la solution pour aider à trouver un coupable,des coupables...
Conclusion:LISEZ "YARULDEGGER",instillé de toutes ces coutumes d'une façon très délicate,d'une grande qualité littéraire,et que l'on a pas envie de larguer au bout de quarante pages,et dont l'on apprend beaucoup sur les Mongols...
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LePamplemousse
  25 août 2013
Lorsqu'un touriste américain disparaît au cours d'une chasse aux antilopes saïga en Mongolie, l'inspecteur Yesügei, grand amateur de femmes et alcoolique notoire, va réveiller son instinct de chasseur pour retrouver le disparu.
Il va remonter la piste avec pour seul fil conducteur, une poignée de myrtilles et pour scène de crime, les étendues sans fin d'une terre sacrée pour ses cavaliers nomades, et livrée aux appétits étrangers qui se disputent âprement ses ressources.
Un roman policier très dépaysant, prétexte à une plongée dans l'histoire et les us et coutumes de la Mongolie.
On est totalement immergé dans les immenses étendues enneigées, balayées par les vents, accroché aux pas de ce policier très atypique, aux méthodes peu orthodoxes.
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BMR
  22 février 2010
Après avoir traversé ce pays à bord du Transmongolien il y a deux ans, d'Irkoutsk à Pékin, fascinés par les cercles blancs des yourtes sur le vert de la steppe ou par le désert de Gobi qui filait entre les rails, on ne pouvait évidemment pas laisser passer ce polar.
Un bouquin d'une française voyageuse, Sarah Dars, qui a écrit également d'autres histoires policières sur l'Inde qu'elle connaît aussi très bien.
Il ne fallait pas s'arrêter au mauvais jeu de mots du titre qui cache en réalité un livre fort intéressant.
Sarah Dars connait bien la Mongolie, elle aime ses habitants, elle admire ses paysages et elle s'entend à nous faire partager son approche de leur culture.
Pour voyager en classe polar, comme on aime ici à le dire, ce bouquin est tout simplement idéal, presqu'un guide de voyage.
Sans naïveté inutile, sans langue de bois, Sarah Dars réussit à éviter les clichés convenus et nous fait découvrir la Mongolie d'aujourd'hui, écartelée entre tradition nomade et modernité sédentaire, entre pratiques chamaniques et bouddhisme rituel, entre colons russes et envahisseurs chinois (et vice versa).
Un pays qui essaye également de s'ouvrir au tourisme occidental.
Le prétexte au voyage est une petite intrigue policière : deux américains sont venus chasser les antilopes des steppes.
Accompagnés de leurs guide, interprète et chauffeur mongols, ils s'éloignent dans la steppe, progressant de campement de yourtes en campement de yourtes.
Mais bien entendu, les éléments sont contraires, les américains se montrent arrogants et irrespectueux, le gibier se fait rare, l'ambiance du petit groupe se dégrade et l'équipée tourne mal : l'un des deux américains disparaît ...
Vengeance irritée de l'un des guides ? Embrouille ratée avec un trust pharmaceutique russe ? Trafic manqué avec une compagnie minière chinoise ?
Yesügei, le flic mongol amateur d'alcools et de femmes, menacé de retraite anticipée pour insubordination, commence son enquête, progressant de campement de yourtes en campement de yourtes sur sa moto Guzzi, essayant de soutirer habilement quelque information à ces rudes hommes des steppes que sont ses compatriotes.
On retrouve chez Sarah Dars une ambiance étonnamment proche des polars navajos du regretté Tony Hillerman : certes Oulan-Bator et Gallup sont presque aux antipodes mais ce sont deux régions rudes et sauvages qui ont façonné de semblable façon les hommes qui les habitent, des taiseux, que seuls les flics du cru savent apprivoiser.
Pour ne prendre qu'un exemple, on se rappelle peut-être que les navajos ne prononcent pas le nom des morts pour laisser leur âme en paix : ici, certains mongols préfèrent taire leur propre nom et s'affubler d'un sobriquet pour se protéger des mauvais génies !
Rendons grâce à Sarah Dars d'arriver à faire paraître son lecteur plus intelligent, le temps de ces quelques pages, mais sans prise de tête ni prétention : l'intrigue policière est mince et ne sert que de prétexte à un agréable voyage habilement parsemé d'illustrations de la culture mongole.
L'écriture est précise et l'apparente facilité de lecture masque un vocabulaire étonnamment riche (du mongol et du français), c'est un régal.
En attendant, on l'espère, une prochaine enquête de Yesügei, le voyage en Inde en compagnie de cette auteure nous tente bien ... on en reparlera !
_________________
Quelques tranches de vie de ce peuple de cavaliers et de chasseurs :
à propos de la graisse de chameau dans le thé : la poussière, on l'essuie, la graisse, on la lèche.
à propos d'un bavard qui exagère : il ajoute volontiers des crinières par devant et des queues par derrière.
à propos de quand les poules auront des dents : oui, c'est ça, quand la queue du chameau touchera terre !
à propos d'une amusante légende : à l'origine, la tête des chameaux était pourvue d'andouillers. Ces imprudents les prêtèrent à des cerfs qui ne les leur ont jamais rendus.
à propos de quelqu'un de collant : il vous suit comme la rate adhère à la panse, comme le taon d'été s'attache à la croupe du cheval.
à propos du premier gobelet d'eau de vie que l'on jette en l'air : c'est la part du soleil.
à propos des fameuses myrtilles : on les appelle les baies-nuages à cause de leur couleur de ciel d'orage.
à propos des mystérieux dons des chamanes : il est des yeux qui voient, d'autres pas.
et ma préférée, à propos d'un enfant adopté : il n'est pas né tout nu mais est arrivé tout vêtu.
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   01 mars 2014
Quand débuta la vente, Yesügei alla se placer dans l’allée des vendeurs. L’un d’eux tenait à la main un trognon de racine de gingembre, qu’il tenta de dissimuler dans sa manche. Yesügei n’ignorait pas que c’était pour en frotter le fondement de la bête. Cette friction au gingembre leur fait lever la queue. Or un cheval qui porte haut la queue fait toujours bonne impression, c’est qu’il pète de santé, comme on dit. Il murmura au vendeur stupéfait :
— Vas-y ! frotte-lui le cul pendant que je regarde ailleurs.
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veronique55veronique55   25 août 2011
P 305 « La bio-piraterie un mot nouveau pour une pratique ancienne car, à l’échelle artisanale, ça s’est toujours pratiqué : l’homme a toujours exploré ailleurs la flore inconnue chez lui. Mais depuis que c’est devenu une véritable industrie, on ne constate qu’abus et corruption. Parce qu’il n’existe aucune équité entre les pays fournisseurs de plantes et ceux qui traitent et exploitent la marchandise, les prospecteurs, souvent étrangers, cherchent à tirer bénéfice à la fois de leurs employeurs et de leurs fournisseurs, les collecteurs indigènes. Ceux-ci sont les principales victimes, car ils ne voient que rarement les profits annoncés. Ainsi, qu’il agisse de minerais ou de plantes et essences pour la pharmacologie, la cosmétique ou les engrais, étant donné les puissance des lobbies, les intérêts économiques priment au point d’influencer aussi bien la politique de l’Etat que les scrutins régionaux. »
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BMRBMR   22 février 2010
[...] Yesügei aimait les paysages de sa terre natale, autant, plus même, que les femmes. À vrai dire, les uns lui évoquaient les autres et vice-versa et son goût pour les deux s'en trouvait renforcé. Les femmes aux reliefs proéminents lui rappelaient les sommets de l'Altaï; les plus vallonnées, le Khangaï; les fausses plates, la steppe; les profondes, le Gobi; les brillantes, le ciel; les ondoyantes, une rivière.
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joedijoedi   02 mars 2014
Si les Chinois des temps reculés tenaient les Mongols pour des créatures sorties tout droit des enfers, nos voyageurs, eux, se crurent un instant au paradis, face à ce plat divin, qu’on eût dit apprêté tout exprès pour eux par des créatures célestes.
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joedijoedi   04 mars 2014
Rivières cristallines, lac posé tel un joyau sur des berges d’un vert presque phosphorescent, on n’entendait que des exclamations. Quelqu’un a écrit que le paysage, c’est le visage d’un pays. Ce visage-ci produisit aux voyageurs un effet inoubliable.
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