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ISBN : 2951982623
Éditeur : Antidata (01/11/2005)

Note moyenne : 2.83/5 (sur 3 notes)
Résumé :
De l'action aux accents caustiques, un récit plein d'ironie sur une vie gâchée, une nouvelle de science-fiction au bestiaire apocalyptique, une tranche de vie mêlant passion de l'Art et passion amoureuse, et un récit d'anticipation à l'ambiance crépusculaire, cinq nouvelles aux penchants noirs sur le thème du sommeil, par cinq auteurs inspirés aux styles très différents.


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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Horizon_du_plomb
  25 octobre 2017
Une réédition d'un livre sorti en 2005. Merci aux éditions aNTIDATA et à Babelio pour le cadeau.
Le format du bouquin est amusant, il mime la tablette de médocs, même le quatrième de couverture s'improvise posologie d'un somnifère. La notice en introduction est plus complète.
« Pour les enfants: vous pourrez lire ces nouvelles à vos enfants pour les endormir, mais au risque de les éloigner des bras de Morphée pour les pousser dans ceux de la morphine » (!!!)
Nous voilà prévenus, les pages qui suivent sont sur l'absurde de rêves d'adultes.
Le recueil est composé de cinq nouvelles, je vais donner des esquisses perçues sans les résumer et des citations puis j'ébaucherai une vue d'ensemble, ce qui les rapproche à mon sens bien qu'elles soient aussi différentes que leurs auteurs.
"Dernier repos" de Christophe Merit:
« Des matins comme ceux-là disent que l'armée froide se dressera toujours face à l'envahisseur (…) »
Une nouvelle qui filtre avec l'horreur et la SF voire même un certain steampunk au cimetière. Sexe, mensonges et vidéo chez les bidasses.
Un coté Lagaffe en vadrouille, le texte est truffé de mots brillants, radioactifs, comme sous l'explosion d'une sale bombe, celle de l'auteur tagueur.
On pourrait reciter l'auteur dans la préface de son recueil « Échappées belles »
« Souvent, mes textes racontent comment quelqu'un choisit de son plein gré une rupture avec une situation ronronnante ou menaçante. »
"S'endormir" de Thomas Marzat:
Une nouvelle qui est glauque et noire comme la suie des restants des feux de la Saint-Jean où l'on tue l'hiver. Elle est parfois légèrement trop philosophique, songeuse.
« Simplement une brutale attaque en traître contre un adversaire qui n'est même pas conscient de la subir mais qui, voyant subitement son sang couler, se demande ce qui cloche chez lui, d'où provient l'hémorragie. »
« La rubrique littéraire, sans doute à court de scoops pendant l'été, titrait: « A quoi sert la littérature ? », question à laquelle répondaient une trentaine de plumes médiatiques. Dans un texte grandiloquent, une passionaria auto-fictionnelle déclamait: « Mon métier est vital pour moi. Si demain on m'interdit d'écrire, je meurs ». Elle (une autre femme) leva la tête, songeuse. Qui comptait lui interdire d'écrire au juste ? (… Je ne cite pas la suite trop longue mais qui en vaut la peine) Non, il était évident que ce que cette femme redoutait au point d'en mourir, c'était de passer de la lumière à l'ombre. »
"Exvasion" de Romain Protat:
« La vitrine du magasin explosa d'un coup. Des centaines, des milliers de poissons volants en sortirent comme une nuée de chauve-souris folles de rage. »
« Il était dans une bibliothèque. sans doute le pire endroit où se réfugier. »
« Règle de survie qui l'autorisait à dévorer le monde: il l'avait vu mourir et l'avait lui même en partie tué. »
Une nouvelle où l'on avale ses couleuvres sur fond bleu, un classique post apo mais qui a ses charmes. Un mélange de « Je suis une légende » et d'un manga version Miyazaki ou Serial Experiments Lain.
"La presque vie" d'Olivier Martinelli:
« Des mois durant, j'avais tapé sur cette antique machine à écrire qui claquait comme une Kalachnikov. »
Une nouvelle réaliste et dont tous les papas scribouillards ont une version propre dans leur tiroir je pense. La nouvelle absorbe la lumière sans que l'interruption du balayage de ses lignes soit volontaire. Une peinture noire comme ces poches sous les yeux d'un sommeil en peau de chagrin. Une nouvelle animalière où l'on croise la même incarnation successive d'une biche, d'un dromadaire et pour finir d'un sanglier et d'un loup.
"Love affair" d'Alain Dartevelle:
Ayant lu Imago de Dartevelle, un livre sérieux et un peu ennuyant dans mon souvenir, je ne le savais pas si gai luron.
Une nouvelle science-fiction où l'on se fait filer par un robot qui rime avec Olibrius.
« Évidemment que je te file. Où que tu vas comme cela charogne ? »
Cela fait du bien de la lire après avoir vu un Blade runner aseptisé ou des robots asimoviens au lange plus blanc que blanc, on revient au bordel pur jus.
« Et puis l'ami, t'apprendras que je suis pas flic. Tout le milieu le sait, tout le milieu te dira que le robot Odar est un privé pur jus. Je travaille pour mon compte, figure-toi. Faudrait pas me confondre avec un fonctionnaire d'état ! »
Elliot a remplacé son dragon par la courbure Apple Zzz ailée. Quand on se confronte à la tôle, inutile de faire le dur on a perdu d'avance, on ne sait plus si on est une imposture ou non. Un nouvelle en clin d’œil comme ce sexe, cyclope qui pleure, dans ses lignes.
« Je ne me sens pas plus à ma place ici que mon ami Odar sur une balançoire. »
Dans l'ordre décroissant, mes préférences sont: Dernier repos, Love affair, Exvasion, S'endormir et enfin La presque vie.
On dort un tiers de notre vie, le sommeil est intimement lié à notre conscience via nos rêves et aucun scientifique à ce jour n'a une explication totale de ce qu'est une conscience. Causes et effets sont parfois brouillés malgré toute notre recherche, notre volonté et c'est notre inconscient qui l'a compris le premier, lui qui s'ébauche peintre de nos nuits. On ne peut pas dire que la dissimulation soit présente dans toutes les nouvelles même si on la retrouve souvent. Outre le sommeil, deux thèmes se retrouvent tout au long de ces cinq nouvelles: premièrement le sexe et la mort (éternels Éros et Thanatos) et deuxièmement une notion de peinture avec ses couleurs ou de jeux de lumière comme un album d'auteur à colorier par nos traits d'esprits de lecteur, un kaléidoscope journalier qui mène à une transe paradoxale, celle de la lecture.
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sorcika01
  03 novembre 2017
Quelle drôle de lecture… quel drôle de recueil… 5 histoires de 5 auteurs différents. La première pouvait laisser présager quelque chose d'halletant mais tout retombe bien vite. La deuxième m'a vraiment dérangée, j'ai pensé refermer le livre plusieurs fois, en me disant que seul un esprit malade avait pu écrire cette nouvelle. Je suis pourtant adepte d'auteurs réservés aux plus hardis (Chattam, Thilliez, etc) mais ici, rien de bien écrit, ni de bien tourné, juste des idées et des images sordides qui se poursuivent sans but réel… Je n'ai pas réussi à entrer dans l'univers de la troisième nouvelle, tout était décousu, limite incompréhensible… Devais-je continuer ma lecture ? Les deux dernières nouvelles allaient-elles me plaire ? le fil conducteur des nouvelles était le sommeil ou plutôt le manque de, effectivement, il est le point central de chaque histoire… Mais c'est la seule chose cohérente que j'en retire… Bon, disons que les deux dernières relèvent un peu le niveau, je reste néanmoins vraiment désemparée face à ce recueil...
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ZAPATARTHURUS
  08 novembre 2017
Une belle découverte. Je ne connaissais pas du tout la maison d'édition aNTIDATA. Ce petit recueil de 5 nouvelles est très original : l'éditeur a présenté le livre par le biais d'une notice d'utilisation comme celle que contient un médicament. J'adore cet humour !
Les nouvelles sont assez rafraichissantes, elles ont pour thème le sommeil. J'ai particulièrement apprécié "Dernier repos" de Christophe Merit dont la fin inattendue m'a scotché. Toutes ces nouvelles ont des styles très différents, mais toutes ont un penchant très sombre, ce qui est un bon remède pour ceux qui passent trop de temps dans les bras de Morphée !
A recommander ! Comme dit l'éditeur : "laissez dissoudre complétement votre conscience dans l'univers des nouvelles".
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ZAPATARTHURUSZAPATARTHURUS   08 novembre 2017
D'après lui, l'obélisque du cimetière est une antenne haute fréquence, et les tombes vides dont la dalle s'ouvre des capteurs radioélectriques pour l'écoute.
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