AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
>

Critique de Vladkergan


Vladkergan
  15 juin 2018
Je suis depuis un moment déjà la production de Robert Darvel, dans un premier temps à travers ses premières publications au Carnoplaste, puis en roman. Femmes d'argiles et d'osier est donc le troisième roman de sa main qui tombe entre les miennes, après Necroporno et L'Homme qui traversa la terre.

La 4e de couverture m'avait prévenu : il ne s'agit pas ici de conter la vraie histoire d'Hiram Bingham, mais de prendre ce prétexte pour conduire le lecteur en terre de l'imaginaire. Et de fait, on prend rapidement conscience, en lisant, que le personnage perd rapidement son intérêt pour l'objet initial de sa venue dans la vallée de l'Urubamba. Il aura suffi pour cela que son regard se pose sur une mystérieuse femme d'argile et d'osier.

J'avais été impressionné par le délire total auquel conviait Necroporno, qui jouait jusqu'au bout les codes du roman gore. À un point totalement opposé du spectre de l'imaginaire, L'homme qui traversa la terre m'avait permis de retrouver les ambiances des Jules Verne et autre Gustave le Rouge. Cette fois-ci, c'est davantage au Réalisme Magique que fait allégeance l'auteur, en levant le voile qui sépare un mystérieux monde parallèle du nôtre. Deux mondes scindés qui trouvent pourtant une zone de jonction dans certaines des vieilles ruines amérindiennes. J'ai, à dire vrai, moins les références que pour les écrits passés du romancier, mais le plaisir de découverte est intact, car il ne s'agit pas là de restreindre ce dernier aux seuls initiés. Comme dans sa manière de puiser dans le fond, l'auteur puise dans ses références. de ce mix sort un roman surprenant, parfois déstabilisant, mais dont le charme est indéniable.

L'écriture de Robert Darvel se fait ici plus stylisée, plus poétique que dans son précédent roman chez les Moutons Electriques. de quoi poser d'emblée un certain onirisme, à commencer par le regard que Bingham porte au monde, lequel regard finira par basculer définitivement lors d'une rencontre inattendue.

L'objectif ici n'est définitivement pas de faire dans l'Indiana Joneserie, même si le personnage de Bingham est une des sources d'inspiration du célèbre archéologue de fiction. Il ne s'agit pas, par ailleurs, de raconter la découverte du Machu Pichu, qui reste un des éléments de fond, mais passe rapidement au second plan. L'auteur utilise tous les éléments présents dans son cadre pour nous emmener ailleurs, là où on ne s'attend pas forcément à aller. Mais la surprise et le dépaysement ne font-ils pas partie du plaisir de lecture ?
Commenter  J’apprécie          20



Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Ont apprécié cette critique (2)voir plus