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EAN : 9782754801294
152 pages
Futuropolis (05/01/2012)
3.47/5   38 notes
Résumé :
Les années 80. Les années fric. À chacun, sa façon d’en gagner !
Eux, ils sont huit, sur les hauts de Belleville. Il y a le cerveau, celui qui aime cogner, le taiseux, le mystique, l’ex proxénète, le monte-en-l’air indépendant, l’ancien para, ou encore Rouve, le gitan, dont la marotte est l’histoire des bandits des siècles passés. Ils n’ont aucun lien avec le "milieu", le grand banditisme ou la mafia. C’est "une bande de copains, pas de voyous"!, qui a un jou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Le gang des postiches, à ne pas confondre avec le gang des pastis qui lui sévit régulièrement de juin à août, défraya la chronique en son temps (1981 - 1986).
Braqueurs audacieux et avisés, ils pillèrent près d'une trentaine de banques avant de tirer leur révérence sur un dernier coup particulièrement foireux.
La petite touche perso qui leur permit d'acquérir une certaine notoriété auprès de la populace, un respect plutôt bienvenu et apprécié à l'égard des otages qu'ils s'évertuèrent à ménager.
Aussi, n'était-il pas rare, à l'époque, de se voir quémander son petit bas de laine sur un ton courtois, limite obséquieux :
" s'cusez-moi de vous demander pardon mais nous apprécierions grandement que vous vous délestâtes de vos trois francs six sous là, tout de suite, dans l'immédiat, en vous remerciant. ".
La gentillesse paye toujours.
Voici leur histoire...

Arf, tout comme l'évier, je me sens mitigeur.
Si le scénario travaillé et visiblement axé sur des faits objectivement relatés tire largement son épingle du jeu, le coup de crayon bichromique à la Pieds Nickelés favorise une certaine légèreté ambiante et exclu toute approche sérieuse de ma part, dommage.

A découvrir pour se souvenir que l'on savait s'amuser sous les années Mitterand.
Un récit hautement instructif à défaut d'être addictif...
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Paris, février 1975. Plusieurs hommes, un bas sur le visage, braquent une banque, prenant les clients et le directeur en otage. Celui-ci a le temps de déclencher l'alarme, mais aussitôt, il se fait buter. Des flics patrouillant dans le quartier s'approchent de la banque et se retrouvent en face de l'un des braqueurs, sorti pour voir si la voie était libre. Ce dernier se fait descendre. L'établissement est bientôt cerné par une armada de policiers. A l'intérieur, les deux braqueurs, d'abord silencieux, finissent par décrocher le téléphone. S'ensuivent des négociations entre eux et le commissaire. Ils réclament 100 millions, une voiture et un avion pour quitter la France sinon ils butent les otages. Ils exigent ensuite de la nourriture et des cigarettes mais le gouvernement ne cède pas. Quelques heures plus tard, la banque accepte de leur donner 2 millions. La voiture arrive aussi mais ils préfèrent attendre encore un peu, histoire de laisser les flics se geler dans le froid. C'est seulement vers 2 heures que tout le monde sort. Les deux braqueurs s'enfuient aussitôt, les flics à leur trousse mais ils les sèment bien vite...
5 ans et quelques hold-up plus tard... le gang s'est agrandi. Huit hommes se partagent les butins. Ils prennent de l'assurance, n'hésitant pas à braquer plusieurs banques dans la même journée...

Huit hommes, la plupart originaires de Paris ou sa banlieue, vont défrayer la chronique durant les années 80. Eux, ce sont le gang des postiches, rapport aux perruques, barbes ou chapeaux dont ils s'affublaient. Pas moins de 27 banques pillées et 1300 coffres percés, le tout sans violence. David B. s'est inspiré de cette histoire et propose, à travers Les faux visages, une reconstitution des faits. Il les expose et ne juge nullement ces hommes, dévoilant très peu leur personnalité, si bien que l'on n'a pas le temps de s'y attacher, et préférant s'attarder sur les braquages. L'on est plongé dans une sorte de reportage télévisé, montrant les forces et faiblesses de chacun mais aussi de la police (manque d'action, bévue et argent facile). le récit est dynamique malgré les ellipses un peu trop nombreuses. le dessin est très réaliste et les couleurs en bichromie; l'aspect suranné nous transpose dans les années 80.

Les faux visages... plus un geste!
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"Casse du siècle! Coup fumant! Ultime razzia!Et vieillir sur la plage,au soleil,dans un pays exotique et trompeur!"
"BLAM! BLAM! BLAM!"
Après un premier braquage de la banque de la République (en février 1975 à Paris)avec prise d'otages où Fredo s'est fait descendre, cinq ans plus tard à Belleville, va se former le "gang des postiches" pour venger sa mort.
De casse en casse, après l'esprit de vengeance et l'envie de sable chaud sous les cocotiers,ce sera la violence et la folie qui poussera cette bande à prendre des risques insensés, mais tellement insensés que l'aventure des braqueurs ne finira réellement qu'en 2004!!!!
Après avoir lu dernièrement, le sang des loups, le roman policier (tome 1) de Pierre Dekien,basé sur des faits rappelant l'affaire Albert Spaggiari, où je m'interrogeais: la justice triomphera-telle?, j'ai été choquée ici sur la lenteur de la justice française et la caricature de la police tournée en ridicule!
Cette BD adultes Les Faux-Visages s'inspire, elle aussi de faits réels: "le casse du siècle d'une banque du XX° arrondissement de Paris".
David B. (dessinateur et scénariste) et Hervé Tanquerelle (dessinateur) sont les auteurs,séparément de plusieurs BD. Leurs dessins et portraits taillés à la serpette sonnent juste. L'argot (qui est de mise) donne l'ambiance.
Ici, dans Les Faux-Visages, leur collaboration est excellente. Les couleurs: noir,blanc et bleu délavé,rendent l'atmosphère angoissante de ce milieu de truands où la loi du plus fort prévaut (avec chantage,braquages,prise d'otages,ouverture de coffres,tuerie,voitures volées...).
Le lecteur, ébahi,se croit en plein film de guerre où "les lance grenades" mettent en échec les patrouilles de police.
le lecteur, scotché à son fauteuil, découvre que c'est sous l'influence de cocaïne que ces fêlés,dont certains sont bons pour l'asile, font leurs coups fumants à la barbe de la brigade anti-gangs.
le lecteur, horrifié, se dit et si c'était vrai: les ripoux,les indics,les truands qui se dénoncent ou règlent leurs comptes!
Le lecteur s'interroge....ou passe à un autre registre moins stressant quant à la sécurité du pauvre citoyen pris en otage (ou éliminé froidement)
alors qu'il venait déposer la paye du mois gagnée à la sueur de son front!
Les Faux-Visages, en tous cas, est une excellente BD policière qui donne à réfléchir.
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Dans les années 1980, les Gang des Postiches accumulent des braquages sans violence. Comme ils ne sont pas issus du milieu, les indics n'indiquent rien et la police patine. Une relative popularité les entoure alors. David B. et Tanquerelle se saisissent du sujet dans ces « Faux visages » afin de décrire avant tout le personnalités de ces braqueurs hors du commun. Paru chez Futuropolis, ce roman graphique pèse 150 pages.

On ne saura pas grand-chose de la formation de ce gang original. Après un braquage en forme de prologue, on découvre les différentes personnalités. Finalement, aucun n'aurait vraiment du se retrouver là et ils ont peu en commun. Mais leur association va fonctionner parfaitement pendant des années avant de, forcément, péricliter dans un braquage qui tourne mal.

David B. propose un récit bien ficelé, formé de chapitres cohérents qui construisent une histoire. Les scènes de braquages sont tendues et particulièrement réussies. Il narre également le point de vue de la police. Ripoux, indics… Comment faire pour piéger le Gang des Postiches ?

Les auteurs parviennent à décrire psychologiquement les personnages (jusqu'à plusieurs années après leurs derniers faits d'armes) sans les rendre sympathiques ou antipathiques. Beau tour de force d'être si précis et distants à la fois dans la description des différents caractères sans les héroïser.

Cependant, au-delà des scènes de braquages, forcément tendues, il manque un fil rouge fort pour nous impliquer. La froideur et la distance empêche de réellement s'intéresser à la destinée du groupe. Finalement, on ne s'attache pas. Et comme il n'y a pas de violence, qu'ils se fassent arrêter, tuer ou pas nous laisse indifférent. C'est un choix des auteurs et il reste discutable.

Le dessin de Tanquerelle est dans la lignée de l'ouvrage. Son noir et blanc, uniquement rehaussé de bleu, est également froid et convient à l'intrigue. Son dessin est beau, à la fois réaliste et expressif. C'est une belle plongée dans le passé qu'il nous propose ! Avec les choix graphiques opérés, on a presque peine à croire que l'ouvrage soit sorti en 2012.

David B. et Tanquerelle propose un ouvrage cohérent, réalisés par des auteurs qui maîtrisent leur sujet. Peut-être trop froid dans sa construction, « Les faux visages » reste un livre qui se lit d'une traite et qui décrit avec détails le fonctionnement d'un gang aux personnalités très différentes. À lire si vous êtes amateurs de polars et de braquages.
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Huit hommes d'horizons divers vont défrayer la chronique dans les années 80 en dévalisant des banques parisiennes, déguisés comme des acteurs de théâtre. La presse les baptisera « le Gang des postiches ».
C'est leur histoire romancée que nous content Tanquerelle au dessin, et David B. au scénario, gage d'un album original et de qualité. Les deux auteurs nous plongent avec plaisir dans l'ambiance de la France du début des années 80, où les casses pouvaient encore se faire avec simplicité, sans grande préparation, sans attirail technologique. Voilà donc à la fois un polar haletant et documenté, qui ravira tous les nostalgiques des films policiers de cette époque.
Un régal de lecture une nouvelle fois signés David B. et Futuropolis !
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critiques presse (8)
BulledEncre
16 mars 2012
Un album qui ne tombe ni dans l’admiration béate, ni dans l’accablement moral. En mettant à bas les masques de ces faux visages, les auteurs livrent un portrait juste et sensible d’une époque où les bandits et la police s’affrontaient sans fard.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDSelection
17 février 2012
Le dessinateur a opté pour une sorte de ligne claire réaliste, avec nombre de décors très fouillés, qui est fort bien adaptée au propos !
Lire la critique sur le site : BDSelection
BDGest
14 février 2012
Entre documentaire et série télévisée survitaminée, cet album offre une rétrospective minutieuse et passionnante sur un épisode qui reste paré d’un enjolivement médiatique trop prononcé. Un travail d’archives appréciable.
Lire la critique sur le site : BDGest
LesEchos
31 janvier 2012
Le récit de David B. comporte peut-être un peu trop de personnages, mais on se croirait dans un bon vieux polar en noir et blanc.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Sceneario
16 janvier 2012
On ne peut être qu'attiré par le remarquable travail graphique d'Hervé Tanquerelle. Versant dans une évocation ligne-claire, ce dessinateur de talent nous régale de son univers monochromatique, subtilement encré. Bénéficiant d'une grande clarté et expressivité, sa représentation picturale se révèle riche et juste, ce qui en soi, est un réel atout pour l'ouvrage.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Actualitte
10 janvier 2012
L'action se situant entre 1975 et 1985, avec d'ultimes péripéties de nos jours, cet album est l'occasion d'un bond dans le temps fort dépaysant : les hommes sont tous moustachus à cheveux longs et les rues abondent en Citroën GS et autres Renault 5.
Lire la critique sur le site : Actualitte
BoDoi
10 janvier 2012
On dévore donc de bout en bout ce beau one-shot de 150 pages, on se passionne pour l’itinéraire de ces bandits malins et fous, et on referme l’album avec le sentiment d’avoir lu un des meilleurs polars en BD depuis longtemps.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Auracan
06 janvier 2012
S'il ne s'agit pas d'un documentaire formel, ce roman graphique très précis, chronologique et factuel est d'une grande crédibilité, écornant au passage les flics ripoux et la guerre des polices. Le drame de cette cavalcade de casses est adoucie par un dessin plein de vie d'Hervé Tanquerelle.
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
On va braquer des banques. Pour ces bourgeois, piquer du fric, c'est pire que faire couler du sang.
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"J'aimerais bien voir Syracuse, l'île de Pâques et Kairouan", comme dans la chanson.
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Si c'est le bonheur pourquoi j'arrive pas à être heureux?
Commenter  J’apprécie          60
Robert Kuszner aussi est de Belleville.
C'est un fils de ferrailleur, dur et tordu comme le métal au milieu duquel il a grandi.
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Tu trouves pas qu'on s'endort?
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Videos de David B. (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  David B.
Chaque mois, un grand nom de la littérature française contemporaine est invité par la BnF, le Centre national du livre et France Culture à parler de sa pratique de l'écriture. L'auteur Jean-Claude Mourlevat est à l'honneur de cette nouvelle séance.
Cette vidéo ne sera accessible que durant la durée de la conférence.
Né en 1964, Emmanuel Guibert fréquente les Arts Déco de Paris. En 1994, il fait deux rencontres importantes ; celle d'Alan Ingram Cope, un ancien soldat de la Seconde Guerre mondiale, retraité sur l'île de Ré, et celle de David B, qui l'introduit dans un cercle de jeunes auteurs cherchant à renouveler les pratiques de la bande dessinée. Il rejoint un atelier collectif que fréquentent Joann Sfar, Christophe Blain, Emile Bravo, Marjane Satrapi et bien d'autres, où il travaille pendant cinq ans. Sa collaboration avec la maison d'édition l'Association marque une évolution vers un style épuré au service des récits vécus de son ami Alan Cope. Dans cette série biographique, toujours en cours, on trouve La guerre d'Alan (3 volumes), L'enfance d'Alan et Martha & Alan. Il poursuit dans cette veine avec le Photographe (chez Dupuis), d'après des entretiens avec Didier Lefèvre, reporter-photographe en Afghanistan dans les années 1980. Cette trilogie, traduite en 20 langues, vaut à ses auteurs (Guibert-Lefèvre-Lemercier) des récompenses dans le monde entier. Puis il crée plusieurs séries ou albums uniques, notamment Sardine de l'espace (14 volumes) et Les Olives noires (3 volumes). Avec Marc Boutavant, autre camarade rencontré à l'atelier, il lance la série Ariol, chez Bayard, qui totalise à ce jour 20 volumes traduits en de nombreuses langues. Il crée également des chansons en partenariat avec le guitariste Dominique Cravic. Son intérêt pour la musique de jazz lui fait élaborer, avec le graphiste et producteur Philippe Ghielmetti, toutes les pochettes du label Vision Fugitive. En 2007, il est lauréat de la Villa Kujoyama. de cette récompense naîtra l'album Japonais en 2008, recueils de peintures, dessins et nouvelles. Avec un collectif d'amis auteurs, il visite des grottes préhistoriques ornées en France. de cette expérience naissent le volume collectif Rupestres chez Futuropolis et la réalisation de fresques pariétales dans une grotte du Parc Régional des Causses du Quercy. En 2017, il est lauréat du prix René Goscinny pour l'ensemble de son oeuvre de scénariste au festival d'Angoulême. Il mène depuis quinze ans une activité discontinue mais fidèle de visiteur hospitalier et a rejoint Christine Géricot à l'association Sur un lit de couleurs, qu'il vice-préside. Cette association installe et supervise des ateliers d'arts plastiques animés par des enseignants dans les hôpitaux en France. Emmanuel Guibert a reçu le Grand Prix de la ville d'Angoulême lors du Festival international de la bande dessinée en 2020.
Animés par des producteurs et productrices de France Culture, les entretiens du cycle « En lisant, en écrivant » sont réalisés en public à la BnF, puis diffusés dans la grille d'été de France Culture et disponibles en podcast. Genèse des oeuvres, sources d'inspiration, aléas de la vie quotidienne d'un auteur ou d'une autrice, édition et réception des textes – autant de sujets que ces rencontres permettent d'aborder, au plus près de la création littéraire.
Rencontre animée par Arnaud Laporte, producteur chez France Culture
En savoir plus sur les Master classes : https://www.bnf.fr/fr/agenda/masterclasses-en-lisant-en-ecrivant
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