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ISBN : 2290225789
Éditeur : J'ai Lu (12/02/2020)
Résumé :


A Danda, près de Bombay, Rachel est la dernière représentante de la communauté juive. Son mari s'est éteint et ses enfants ont émigré en Israël. La vie de Rachel s'organise alors entre le temple, qui n'abrite plus ni rabbin, ni office, et la cuisine. La synagogue où elle s'est mariée et qu'elle entretient avec ferveur. Les fourneaux, où, pour ses hôtes elle perpétue les traditions culinaires et fait ressurgir les saveurs du passé - poulet kesari, pat... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Cacha
  29 janvier 2016
Voici un livre qui met du baume au coeur par les temps qui courent !
Une vieille femme, dans une communauté oubliée et déclinante, celle des juifs du Nord-Ouest de l'Inde, entretient avec soin une synagogue qui, sans elle, tomberait en ruine.
Elle se bat de toutes ses forces pour faire renaître l'édifice lorsqu'un promoteur, guidé par un membre de la communauté mal intentionné et cupide, veut la détruire pour faire du terrain, face à la mer, un club de vacances.
Elle sera aidée dans son combat par un jeune avocat qu'elle prend en affection, puis par sa fille et enfin ses amies et sa famille.
Chaque chapitre débute par une recette de cuisine, et des indications sur le moment particulier où on l'a met en application.
J'ai apprécié l'optimisme de ce livre de Rachel (en référence au livre d'Elie) et ce qu'il m'a appris de l'histoire de cette communauté que je ne connaissais pas jusqu'à présent.
Commenter  J’apprécie          250
Chouchane
  12 mai 2013
Que nous apprend Rachel que nous ne saurions pas ? Qu'on peut être veuve, juive en Inde, presque vieille, avoir ses enfants en Israël et mener une existence pleine de … vie. Ce qu'on aime chez Rachel c'est que cette femme, qui est un peu le dernier des mohicans de son village de Danda, ne renonce pas. Que des promoteurs veuillent détruire le fragile équilibre qui la lie à sa culture, par l'intermédiaire d'une synagogue désaffectée, et c'est toutes ses ruses de cuisinière qu'elle met en oeuvre. Loin d'être anéantie par sa solitude ou l'hostilité alentours, elle fait tourner autour de sa cuisine le monde comme elle l'entend. D'ailleurs, le livre démarre sur un signe qui ne trompe pas « le cyclone heurta la maison de Rachel à quinze heures trente précise s et il y déposa un poisson sur son seuil » et comme l'explique un aparté, le poisson dépourvu de paupière est le symbole de l'ouverture sur le monde. Que l'histoire soit un peu mièvre ne doit pas décourager car au fond ce qui se lit entre les lignes c'est que vivre avec intensité est une posture que l'on peut choisir. Personnellement, j'ai surtout acheté ce livre pour le plaisir de la cuisine car Rachel qui concocte des plats pour faire face aux joies comme aux peines nous livre généreusement ses recettes. J'avoue que m'imaginer manger du Kanavali, sur la terrasse d'une maison de famille face à la plage après une pluie de mousson m'a ravie.
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Commenter  J’apprécie          70
Didilit
  17 février 2020
Merci à Babelio et aux éditions "J'ai lu" pour cet envoi dans le cadre de Masse Critique Babelio.
Rachel est une indienne de la communauté juive. Elle a passé sa vie en Inde, y a élevé ses enfants qui sont depuis tous partis en Israël.
Elle se retrouve aujourd'hui veuve et dernière représentante de la communauté dans son village et veille comme elle le peut à l'entretien de la synagogue dans laquelle plus aucun culte n'est célébré. Sa vie est là et l'insistance de ses enfants pour qu'elle rejoigne Israël n'y change rien.
Quand la synagogue et sa propre maison se retrouvent menacées par un promoteur, elle décide de les sauver coûte que coûte.
Chaque chapitre s'ouvre sur une recette de cuisine mêlant culture indienne et juive. Et ces plats ont une importance dans le chapitre qui suit, tantôt l'histoire se passant pendant la préparation ou la dégustation, tantôt évoquant des souvenirs. J'ai trouvé ces ouvertures très originales, culturellement enrichissantes et touchantes car ceci colle au personnage de Rachel.
Jolie histoire donc mais qui n'a pas réussi à m'embarquer car j'étais partie dans l'idée de lire un combat de femme, et j'ai lu un feel-good manquant un peu de densité et de profondeur. Trop prévisible, trop facile!
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dacotine
  10 février 2020
Ce livre nous fait découvrir la vie simple et humble de Rachel, veuve, juive vivant à Danda en Inde, dont les enfants sont partis vivre en Israël. le lecteur suit le quotidien de cette vieille dame qui s'active pour sa synagogue, celle qui se trouve à côté de chez elle, dont elle est la gardienne, qu'elle entretient avec amour.
J'ai eu plaisir à suivre le quotidien de cette petite femme, qui vit pour la synagogue en ruines de sa communauté, pour ses enfants, dans sa cuisine. J'ai aimé la détermination de cette vieille dame d'apparence fragile face à la cupidité de certains promoteurs qui veulent transformer la synagogue et son terrain en site touristique.
J'ai été englobée dans la bienveillance de cette vieille dame, pleines de prévenances pour ses voisins, sa famille. Et je suis entrée en plein coeur de la communauté juive avec ses traditions et surtout sa gastronomie. En effet chaque partie commence par une recette de cuisine, préparée avec amour par Rachel pour telle occasion ou dans telle intention car la cuisine fait partie intégrante de la culture juive. C'est aussi les histoires de famille et de mariage en Inde qui occupe une partie du roman, la différence de vie pour les jeunes femmes, notamment la fille de Rachel, entre l'Inde et Israël. C'est une confrontation de modes de vie.
J'ai aimé passé du temps avec Rachel et sa famille et beaucoup aimé ce beau voyage qui fait un bien fou.
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kathel
  12 septembre 2010
C'est le récit tout en douceur de la vie d'une femme de la minorité juive indienne. Veuve, jeune grand-mère, ses enfants vient loin d'elle en Israël et elle ne sait comment « s'occuper d'elle même », elle qui a passé toute sa vie à se consacrer aux autres. Même mitonner des petits plats, choisir un sari, entretenir la synagogue proche de sa petite maison n'a plus la même saveur. Ce qui est remarquable dans ce livre, c'est tout d'abord les parfums de fleurs et de fruits, les fumets de plats qui mijotent, les couleurs des saris, la lumière du bord de mer, sombre sous la pluie puis éclairée d'un rayon de soleil. Rarement, tous les sens sont aussi bien évoqués par les mots ! Chaque chapitre commence par une recette, qui semble très savoureuse mais difficile à adapter faute d'ingrédients adéquats. J'étais tentée d'en tester une, mais trouver du tamarin, des feuilles de fenugrec ou un pomfret (poisson local) ne doit pas être forcément facile… Quoiqu'il en soit, on en salive !
Mais ce livre est plus que cela, avec une belle galerie de personnages qui gravitent autour de Rachel, qui est aussi attachante que Rosie dans Best love Rosie de Nuala O'Faolain que vous avez peut-être lu. Il y a ses enfants qui vivent au loin, et aimeraient la voir venir en Terre Promise auprès d'eux, ses voisins attentifs, le conseil de la synagogue, parmi lesquels MOrdekaï qui ne recule devant rien pour essayer de faire du profit, le jeune avocat Judah, qui devient un habitué de la maison et des petits plats mijotés, Kavita, amie de sa fille Zephra et mariée à un promoteur ambitieux. Quand Rachel décide de ne pas laisser vendre et sans doute détruire la synagogue dont elle prend soin, chaque personnage va prendre sa vraie place et montrer s'il vaut vraiment la peine d'être connu. Je ne vous raconterai pas davantage l'histoire, la quatrième de couverture n'en dit pour une fois ni trop, ni trop peu. C'est pour moi à coup sûr un roman à classer dans la catégorie des livres qui font du bien !
Lien : http://lettres-expres.over-b..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
lucettegardoulucettegardou   24 février 2020
N'était-ce pas à l'image de la vie : un peu d'amertume, un peu de douceur et un peu d'aigreur ?
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ChouchaneChouchane   12 mai 2013
Elle se prépara des galettes de riz et choisit un chutney de coriandre pour les accompagner. Elle s'assit sur la véranda, le plat sur ses genoux, et dégusta son déjeuner frugal. Tout concordait : son humeur, son sari, tout. Même la mer avait une teinte verte. Comme le curry de poisson qu'elle avait l'habitude de préparer pour ses enfants.
Commenter  J’apprécie          50
AtasiAtasi   24 mai 2014
Lorsque Judah revient à Danda, il entra dans la maison de Rachel d'un pas énergique. A présent, Brownie, la chèvre et le chat le reconnaissaient. Les deux dernières l'accueillirent d'un petit mouvement de l'oreille, tandis que Brownie courut vers lui en aboyant et en remuant la queue.
Judah ramena le chien à l'intérieur. Rachel souriait : "Je t'ai vu arriver, comment savais-tu que je préparais des besan laddou ?
- Mais tante Rachel, ces arômes me suivent partout. Il me suffit de fermer les yeux et de penser à vous et hop, je sais ce que vous cuisinez. Donc, aujourd'hui, je savais que vous alliez préparer des besan laddou !
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kathelkathel   12 septembre 2010
Rachel s’installait souvent sous le tamarinier qui poussait dans la cour de la synagogue, pour y respirer le parfum de ses jeunes feuilles fraîches et savourer les souvenirs doux-amers de la toute première année de son mariage . Un sourire se dessinait alors sur ses joues ridées. Ce tamarinier était très vieux. à en croire les histoires, il était habité d’esprits. La terre était fertile et le tamarinier fécond. Il poussait très près de la maison, mais lorsque les nuits étaient sombres, Rachel faisait un grand détour pour rentrer, car elle voulait éviter de passer sous l’ombre de l’arbre.
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Commenter  J’apprécie          10
tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres   14 juillet 2017
Elle s'assit sur la véranda, le plat sur ses genoux, et dégusta son déjeuner frugal. Tout concordait : son humeur, son sari, tout. Même la mer avait une teinte verte. Comme le curry de poisson qu'elle avait l'habitude de préparer pour ses enfants."
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