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EAN : 9782290225783
Éditeur : J'ai Lu (12/02/2020)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 33 notes)
Résumé :
A Danda, près de Bombay, Rachel est la dernière représentante de la communauté juive. Son mari s'est éteint et ses enfants ont émigré en Israël. La vie de Rachel s'organise alors entre la synagogue et les fourneaux, où elle perpétue les traditions culinaires et rend hommage aux saveurs du passé - poulet kesari, patates tilkout, curry casher.

Quand des promoteurs s'intéressent d'un peu trop près à la synagogue, Rachel s'interpose pour protéger le lieu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  21 juillet 2020
S'il existe un « livre gourmand » et même très gourmand, il faut se tourner vers « Le livre de Rachel » (paru aux éditions J'ai Lu , publié en 2006), de Esther David, une écrivaine indienne, née en 1945 à Ahmedabad, d'une famille juive indienne.
Mais son livre n'est pas seulement truffé de recettes de cuisine (d'ailleurs, chaque chapitre débute par une recette – très original – d'autant plus qu'il y est indiqué les moments précis où ils sont préparés) - de l'amour de la gastronomie et Rachel, une femme âgée (son mari Aaron est décédé), qui vit à Danda (près de Bombay).
Ses enfants partis, elle vit seule et s'occupe d'une synagogue près de chez elle. Elle en a les clés et se désole de la voir de plus en plus en mauvais état. Elle tente tout ce qu'elle peut pour la sauvegarder, la rénover et si elle est âgée, elle fait preuve de beaucoup de courage et de mordant, quand ce n'est pas de « piquant. »
En parlant de ses enfants : « Elle redoutait le jour où l'un de ses deux fils ou sa fille devraient l'emmener en Israël pour la faire hospitaliser, avant de l'abandonner dans une maison de retraite. Voilà une idée qu'elle détestait. Elle était libre d'esprit.» (p.13).
Rachel tient particulièrement à respecter les traditions. Mais un jour, arrive un promoteur qui a dans ses intentions de détruire la synagogue pour la transformer en un complexe hôtelier. le sang de Rachel ne fait qu'un tour et elle va faire tout son possible en utilisant, d'une part ses talents de cuisinière (on va avoir, par exemple, du poulet kesari ou des besan laddou mais pas que cela…). Elle va demander également l'aide d'un jeune avocat, Judah, qui se trouve être un ancien ami de son fils.
Ensemble, ils vont tout mettre en oeuvre pour sauver cette synagogue.
Parmi tout cela, la fille de Rachel, Zephra , arrive à l'improviste et qu'arrive-t-il ? Réticente au mariage, elle regarde Judah (qui l'admire) – lui que l'on appelait « Le monstre aux yeux verts », c'est l'amour qui les guette au milieu des nombreux épices de la cuisine de Rachel, qui, de son côté, est toute contente de ce revirement de situation.
Zephra apporte son aide pour la synagogue car elle est amie avec Kavita Chinoy, dont le mari est intéressé par ce projet immobilier.
On suit tous les événements – les rebondissements – les espoirs suivis de désespoir – les retournements de situation - les intrigues malicieuses des femmes – on bondit au comportement de certains hommes - et on arrive, enivré par toute cette cuisine épicée au dénouement.
Esther David a dressé un beau portrait de femme avec d'autres portraits des personnages.
Ne pas oublier de bien lire le « glossaire »qui explique ce que signifient les noms indiens – ainsi que la « table des matières », à la toute fin du livre, pour le récapitulatif des recettes indiennes.
Ma conclusion est tirée de la dernière ligne du livre : « C'était la recette du bonheur." 
Quant à moi, je vous dis : « Bonne lecture » et « Mazel tov ! ».
Nota : La couverture de ce livre est particulièrement belle et c'est ainsi que j'ai fait l'acquisition de ce livre, surtout qu'il y est noté « Coup de coeur ! » et c'en fut un….
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Cacha
  29 janvier 2016
Voici un livre qui met du baume au coeur par les temps qui courent !
Une vieille femme, dans une communauté oubliée et déclinante, celle des juifs du Nord-Ouest de l'Inde, entretient avec soin une synagogue qui, sans elle, tomberait en ruine.
Elle se bat de toutes ses forces pour faire renaître l'édifice lorsqu'un promoteur, guidé par un membre de la communauté mal intentionné et cupide, veut la détruire pour faire du terrain, face à la mer, un club de vacances.
Elle sera aidée dans son combat par un jeune avocat qu'elle prend en affection, puis par sa fille et enfin ses amies et sa famille.
Chaque chapitre débute par une recette de cuisine, et des indications sur le moment particulier où on l'a met en application.
J'ai apprécié l'optimisme de ce livre de Rachel (en référence au livre d'Elie) et ce qu'il m'a appris de l'histoire de cette communauté que je ne connaissais pas jusqu'à présent.
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Elodieuniverse
  12 mars 2020
Rachel, juive indienne, est la gardienne d'une synagogue abandonnée... Mais quand le terrain de celle-ci va être mis en vente, tout bascule. Rachel va-t-elle réussir à sauvegarder ce trésor? Peut-être à l'aide de ses petits plats?
La cuisine est au coeur de ce roman. Chaque début de chapitre commence par une recette servie par Rachel allant du poisson frit au poulet Kesari, de l'omelette indienne au Pouranpoli.
On va suivre Rachel dans ses questionnements, ses souvenirs refont surface, sa vie avec Aaron son mari, ses enfants, les festins qu'elle préparait... J'ai passé un bon moment avec ce roman qui nous parle de liberté, de traditions, d'amour et de vocation. (...)
Ma page Facebook au chapitre d'Elodie
Lien : http://auchapitre.canalblog...
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Bazart
  19 mai 2020
Rachel, dernière représentante de la communauté juive de Denda, près de Bombay, est la gardienne de la petite synagogue abandonnéeau bord de la mer d'Arabie, tout près de sa propre maison.
Mais le jour où elle apprend que cette syonagogue pourrait bien être cédée à un promoteur immobilier,Rachel fera tout pour tenter de sauver les lieux chargé des souvenirs de ses ancêtres.
Comme dans "les toits du paradis" de Mathangi Subramanian, qu'on vient de présenter, le roman d'Esther David embarque le lecteur dans un combat se déroulant en Inde.
Un autre combat à la David contre Goliath avec une héroïne prête à tout pour sauver un lieu de mémoire contre la spéculation immobilière . Voilà que notre chère Rachel va tenter de remuer ciel et terre pour sauver ce lieu spirituel.
À travers les mille et une saveurs de la cuisine indienne- et des recettes qui sont présentes dans le livre, le livre de Rachel relate la persistance de la mémoire et de la culture... On sent la canelle, le cumin, les encens de l'INde rien qu'en le lisant .
Rachel est une héroïne forte en tête et en personnalité, venant d'une communauté atypique qui mélange traditions juives et rites indiens.
Rachel évoque ses souvenirs et les festins qui célébrait les grands moments, et on fermant les lieux et en lisant l'histoire d'Esther David à voix haute, on y sentirait presque le parfum et la saveur des épices! Miam !!
Un feel good book gourmant et sacrément dépaysant!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Chouchane
  12 mai 2013
Que nous apprend Rachel que nous ne saurions pas ? Qu'on peut être veuve, juive en Inde, presque vieille, avoir ses enfants en Israël et mener une existence pleine de … vie. Ce qu'on aime chez Rachel c'est que cette femme, qui est un peu le dernier des mohicans de son village de Danda, ne renonce pas. Que des promoteurs veuillent détruire le fragile équilibre qui la lie à sa culture, par l'intermédiaire d'une synagogue désaffectée, et c'est toutes ses ruses de cuisinière qu'elle met en oeuvre. Loin d'être anéantie par sa solitude ou l'hostilité alentours, elle fait tourner autour de sa cuisine le monde comme elle l'entend. D'ailleurs, le livre démarre sur un signe qui ne trompe pas « le cyclone heurta la maison de Rachel à quinze heures trente précise s et il y déposa un poisson sur son seuil » et comme l'explique un aparté, le poisson dépourvu de paupière est le symbole de l'ouverture sur le monde. Que l'histoire soit un peu mièvre ne doit pas décourager car au fond ce qui se lit entre les lignes c'est que vivre avec intensité est une posture que l'on peut choisir. Personnellement, j'ai surtout acheté ce livre pour le plaisir de la cuisine car Rachel qui concocte des plats pour faire face aux joies comme aux peines nous livre généreusement ses recettes. J'avoue que m'imaginer manger du Kanavali, sur la terrasse d'une maison de famille face à la plage après une pluie de mousson m'a ravie.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   22 juillet 2020
Thé, eau, sucre, lait.
Préparation :
Pour deux tasses de thé, il vous faut une tasse et demie d’eau et une demie-tasse de lait, une cuillère à café de votre thé favori – un thé assez fort en goût est indiqué – et deux cuillères de sucre.
Faites bouillir l’eau, ajoutez le sucre, faites bouillir encore une minute, ajoutez le thé et laissez infuser jusqu’à obtenir une belle teinte brune. Ajoutez le lait et donnez un autre bouillon. Retirez du feu, couvrez et laissez reposer une ou deux minutes avant de servir. Si vous souhaitez parfumer votre thé à la cardamome, à la menthe, à l’herbe lili ou au gingembre, ajoutez ces épices en même temps que le sucre.
Les jours de pluie, on a l’habitude de servir du thé brûlant avec des bhajji également bien chauds ;

Selon la tradition des Juifs Bné Israël, il ne faut pas utiliser le récipient qui sert à faire du thé pour d’autres préparations, afin de ne pas compromettre le parfum du chaï.
P.143
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nadiouchkanadiouchka   21 juillet 2020
Au moins, les villageois faisaient montre de gentillesse et d’attentions à son égard. Ils appréciaient que, bien qu’elle soit une authentique Bné Israël Téli *, elle parle le marathi sans accent, comme eux, et connaisse si bien les les coutumes du Maharashtra, à tel point qu’il leur arrivait de la présenter comme une Brahmine du Konkan.

* : l’une des trois communautés juives d’Inde.
P.15
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ChouchaneChouchane   12 mai 2013
Elle se prépara des galettes de riz et choisit un chutney de coriandre pour les accompagner. Elle s'assit sur la véranda, le plat sur ses genoux, et dégusta son déjeuner frugal. Tout concordait : son humeur, son sari, tout. Même la mer avait une teinte verte. Comme le curry de poisson qu'elle avait l'habitude de préparer pour ses enfants.
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AtasiAtasi   24 mai 2014
Lorsque Judah revient à Danda, il entra dans la maison de Rachel d'un pas énergique. A présent, Brownie, la chèvre et le chat le reconnaissaient. Les deux dernières l'accueillirent d'un petit mouvement de l'oreille, tandis que Brownie courut vers lui en aboyant et en remuant la queue.
Judah ramena le chien à l'intérieur. Rachel souriait : "Je t'ai vu arriver, comment savais-tu que je préparais des besan laddou ?
- Mais tante Rachel, ces arômes me suivent partout. Il me suffit de fermer les yeux et de penser à vous et hop, je sais ce que vous cuisinez. Donc, aujourd'hui, je savais que vous alliez préparer des besan laddou !
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kathelkathel   12 septembre 2010
Rachel s’installait souvent sous le tamarinier qui poussait dans la cour de la synagogue, pour y respirer le parfum de ses jeunes feuilles fraîches et savourer les souvenirs doux-amers de la toute première année de son mariage . Un sourire se dessinait alors sur ses joues ridées. Ce tamarinier était très vieux. à en croire les histoires, il était habité d’esprits. La terre était fertile et le tamarinier fécond. Il poussait très près de la maison, mais lorsque les nuits étaient sombres, Rachel faisait un grand détour pour rentrer, car elle voulait éviter de passer sous l’ombre de l’arbre.
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