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ISBN : 2896472606
Éditeur : Éditions Hurtubise (13/02/2010)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Au printemps 1902, les sujets de dispute ne manquent pas à Saint-Paul-des-Prés. Alors que le curé Bilodeau se mêle un peu trop de la construction de la nouvelle église ­paroissiale, Gonzague Boisvert, toujours aussi avare et égoïste, met le feu aux poudres en érigeant un hôtel au centre du village. De son côté, Corinne découvre les joies de la maternité, mais ne peut compter sur son mari pour la seconder. Si Laurent montre parfois les signes d’un travailleur sérieux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Dixie39
  17 juillet 2015
Et bien voilà ! Comme promis, je suis passée illico à la lecture du deuxième tome que j'achève aujourd'hui sans aucun regret !
Alors, je ne vous ferai pas le coup du parlé québécois : A chaque critique son univers et celle-ci sera dans la continuité d'un plaisir de lecture qui ne faiblit pas !
On retrouve donc Saint-Paul-lès-Prés et ses petits et grands bouleversements qui sèment leurs lots de bonheur et de misère. Corinne est toujours aussi empêtrée avec un mari, qu'on aurait bien aimé voir déguerpir assez loin pour ne jamais revenir... Mais me direz-vous : Quid de l'histoire et de ses rebondissements ?
Le parlé québécois de Michel DAVID est toujours aussi fun (oups ! j'avais dit non ! Mais bon, cela se dit aussi, chez nous, hein ?) et nous plonge vraiment dans l'ambiance du pays et de l'époque.
En tant que femme, on se dit : « Quelle vie ! » Trimer du matin au soir, se battre pour pouvoir gagner un peu de liberté d'action et de pensée, en biaisant et rusant pour ne pas attaquer la tradition de front, et dépendre des finances (et des caprices) d'un mari ou d'un père pour espérer un sort plus clément : La réalité du début d'un XXième siècle, au Québec et ailleurs, en ce temps ou en un autre...
A lire, on en arriverait presque à envier le sort des veuves, ou de ces femmes célibataires-maîtresses d'école, qui arrivent à gagner quelque autonomie - mais à quel prix ! - avec pour les dernières, la peur de coiffer Sainte Catherine. Ce qui n'est pas le gage, en ce temps, d'une vie sereine et réussie...
Native de Normandie, j'ai parfois l'impression de retrouver certaines histoires cauchoises que me contaient mes grands-parents... : le paysan qui ne sait pas délier les cordons de sa bourse, la terre aussi précieuse que le sang, les enfants « Gagné » ou « Trouvé », souffre-douleurs des fermiers et corvéables à merci (souvent !) et les rapports avec les brus et les bruments...
Je m'y sens bien dans ce petit village. Et l'évocation de ces chemins enneigés, des pelletées à effectuer pour pouvoir ouvrir un bout de chemin au matin quand le blanc du ciel se retrouve sur la terre, des doigts gourds de froid que l'on réchauffe près du poêle et des congères qui empêchent le croisement des charrettes, me rafraîchissent l'esprit dans cette chaleur écrasante.
C'est dire que les aventures de Corinne Boisvert et de son petit monde risquent fort de m'accompagner pendant cette longue période estivale. Deux tomes restant à lire et déguster sans modération ! (Ami libraire, merci !)
Ma Saga de l'été, en quelque sorte... ;)
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argali
  14 juillet 2015
Corinne donne naissance à un garçon en pleine santé, Philippe, alors que son époux n'est pas encore de retour de chantier. Nous sommes en 1901 et la vie continue avec ses joies et ses chicanes villageoises. La reconstruction de l'église n'avance pas, un nouveau curé est nommé au village et celui-ci entre directement en guerre avec Gonzague Boisvert. A la manière de « Don Camillo » il n'aura de cesse de faire fléchir son adversaire, notamment en ce qui concerne la construction d'un hôtel au centre du village. Difficile de garder la morale sauve quand des intérêts économiques sont en jeu.
Laurent ne change guère et la vie familiale est bien dure, tant financièrement que dans les relations entre époux. Heureusement, grand-père, Rosaire et Bernard, le pensionnaire de Corinne, adoucissent un peu la vie de cette dernière par leur simple présence.
Une autre année est racontée dans ce deuxième tome, rythmée par les saisons et le travail à la ferme. Dans un style toujours aussi impeccable, Michel David nous transporte dans le Québec rural qu'il semble particulièrement affectionner. Comme dans le précédent, ce tome nous conte un univers rude où se mêlent amour, entraide, trahison, tristesse et bonheur. Un quotidien tout simple qu'il sait très bien mettre en valeur et faire vivre sous nos yeux.
Une suite que j'ai autant appréciée que la première. Il me reste les deux derniers volumes à découvrir.
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beatriceferon
  20 janvier 2016
Nous voici déjà en mai. Corinne est bien près d'accoucher, et toujours aucune nouvelle de Laurent. Heureusement, Juliette et Marie-Claire Rocheleau pourront aider le jeune femme à mettre au monde le petit Philippe. Tout fier, Grand-père Boucher va déclarer l'enfant. C'est lui qui en sera le parrain, plutôt que l'insensible Gonzague Boisvert, qui ne s'occupe guère de sa famille, si ce n'est pour lui réclamer de l'argent ou pour enlever Rosaire à sa belle-fille.
Enfin, Laurent pointe le bout de son nez. Mais, au lieu d'être une bonne nouvelle, c'est une source de tracas : il s'est mis à boire et, quand on parle de lui, on chuchote le nom de « la belle Louisette ».
J'avais hâte de découvrir la suite des aventures de Corinne et du village de Saint-Paul-des-Prés. Je n'ai pas été déçue. Ce deuxième volume est fertile en rebondissements et je l'ai dévoré.
Laurent ne se comporte pas mieux dans cet épisode que dans le premier . Pourquoi donc a-t-il épousé Corinne, si c'est pour la traiter comme il le fait ? Quant à son père, l'infâme Gonzague, il ne vaut guère mieux ! Finira-t-il un jour par payer toutes les mauvaises actions dont il s'est rendu coupable ?
Le village a un nouveau curé. Bonne nouvelle ? Pas si sûr ! L'abbé Bilodeau ne peut pas se poser en champion de la charité chrétienne ! Il est sec, dur, autoritaire et on dirait que, loin d'apporter le calme et la paix, il se plaît à attiser les rivalités, telle celle qui oppose Alicia Duquette et Honorine Gariépy.
Autant on a claqué des dents au sein de l'hiver, cadre du premier épisode, autant on transpire à grosses gouttes pendant cet été torride. Quelle terre de contrastes que le Canada !
Comme nous sommes dans le monde rural, on peut se rendre compte de la pénibilité des travaux des champs lors de l'épisode des foins. On éprouve un léger vertige en constatant à quel point les progrès ont été rapides ! de nos jours, à peine une centaine d'années plus tard, de gigantesques machines se chargent, comme en se jouant, du travail de forçat effectué à grand peine par la famille Boisvert.
Bien d'autres surprises nous attendent : un corps, découvert à demi rongé, la construction d'un nouvel hôtel au centre du village, au grand dam du curé, qui considère cet endroit comme un lieu de débauche et de perdition, et puis, quelques réjouissances et bien des drames...
Inutile de dire que j'ai aussi beaucoup aimé ce deuxième tome et que j'attends la suite avec impatience.
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sebestyen
  27 octobre 2017
Bonjour les lecteurs ....
Voici le tome 2 de la saga de Michel David.
C'est avec un grand plaisir que j'ai continué à lire ce Pagnol québécois et retrouvé tous les personnages.
Laurent, l'époux de la courageuse Corinne, tarde de revenir du chantier où il est allé "travailler " l'hiver .
Corinne, elle, donne naissance à un premier enfant, Philippe.
Heureusement, le père revient tout juste la veille du baptême pour faire taire les rumeurs à son égard.....
En 1901, la vie continue à Saint-Paul-les-Prés alors que les chicanes de clocher autour de la construction de la nouvelle église font autant de vagues que l'annonce prochaine de l'ouverture d'un hôtel au centre du village.
Pendant ce temps, Laurent montre parfois des signes d'un travailleur sérieux, mais le plus souvent il profite de ses samedis pour prendre un coup et charmer les filles à l'hôtel Yamaska dans le village voisin.
La vie paisible des villageois va être bousculée lorsque Mitaines est retrouvé mort sur la terre de Laurent Boisvert.
Si l'événement est rapidement classé, un élément demeure suspect : où sont passés les 600$ que Mitaines avait dérobé à monsieur Tremblay.
Cet épisode changera à jamais la vie de Corinne et Laurent…
J'adore lire ce français-là " Pantoute " !!!
Les pages se tourne à toute allure...
J'ai ressenti bien entendu beaucoup d'empathie pour Corinne et envie de botter les fesses de son faignant de mari.
Le plaisir continue ... vivement le tome 3 !
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Annabelle31
  24 juillet 2015
Alors qu'elle reste sans nouvelles de Laurent durant plusieurs mois, Corinne ne peut compter que sur l'aide de ses voisins, de Rosaire le jeune orphelin qu'elle a recueilli car maltraité par son beau père, et sur le soutien précieux de grand père Wilfrid qu'elle a retiré de l'hospice ou il avait été placé. C'est avec bonheur qu'elle accueille son premier enfant, Philippe, avant de reprendre la vie rude qui est la sienne pour pouvoir subvenir à leurs besoins.
Lorsque Laurent revient, elle comprend bien vite que celui-ci ne compte rien changer à ses habitudes de vie, entre paresse et ivrognerie. Comme toujours, Corinne fait face et accepte cette fatalité.
Au village, le nouveau curé prend en main la construction de la nouvelle église, et Gonzague Boivert ne lui rend pas la vie des plus faciles avec son projet de construire un hôtel sur la commune, ce que l'abbé ne peut envisager.
Lorsque Mitaines, jeune homme faible d'esprit est retrouvé mort sur les terres de Laurent Boisvert, toute la commune est en émoi, d'ailleurs comment est-il mort ? et qu'est devenu l'argent qu'il est censé avoir volé au père Tremblay ?
Tout comme pour le premier tome, j'ai beaucoup aimé suivre le quotidien de Corinne et avec elle, celui des villageois de Saint-Paul-des-Prés, petit village du Quebec au début du XXème siècle. Cette héroine est très attachante et j'ai hâte de pouvoir lire le troisième volet !
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Dixie39Dixie39   16 juillet 2015
Elle doit être heureuse encore, notre fille ! Elle a presque neuf mois faits et elle est poignée toute seule avec le grand-père et un petit gars de douze ans en plein dans le temps où il y a le plus à faire sur une terre. Pendant ce temps-là, son grand flanc mou se promène quelque part, on sait pas où, et il doit gaspiller dans les hôtels le peu d'argent qu'il a gagné cet hiver.
- On le sait pas, dit Napoléon. Là, tu parles sans savoir.
-Comment ça, on le sait pas, bondance ! s'emporta Lucienne, le visage rouge de fureur. Où est-ce que tu veux qu'il soit passé, cet insignifiant-là ? Il est tout de même pas à genoux dans une église en train de faire ses dévotions depuis deux mois et demi... Lui, quand je vais lui voir la face, il va avoir affaire à moi, je t'en passe un papier. S'il a pas de plomb dans la tête, je vais lui en mettre, moi ! promit-elle, les dents serrées.
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Annabelle31Annabelle31   24 juillet 2015
Qu'est-ce que tu dirais si on envoyait Rosaire à l'école ? Au fond, il est surtout utile pour t'aider à faire le train le matin et le soir, non ?
- Tu vas pas revenir là-dessus ? fit-il en élevant la voix.
— Tu m'as dit la dernière fois qu'on pourrait peut-être l'envoyer à l'école après les labours, lui rappela-t-elle.
— C'est pas vrai, affirma-t-il. C'est toi qui as dit ça. Moi, j'en ai pas parlé pantoute. — Mais ce serait quand même une bonne idée, insista-t-elle.
— Aie ! Je suis pas allé le chercher chez les sœurs pour en faire un paresseux, protesta Laurent. Il sait déjà écrire et lire, c'est déjà plus que ce que je suis capable de faire.
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Annabelle31Annabelle31   24 juillet 2015
Corinne se retira un long moment dans sa chambre à coucher. Elle se laissa tomber sur son lit, secouée par de violents sanglots convulsifs. Elle avait l'impression de venir de toucher le fond du désespoir et ne voyait pas comment elle pourrait être heureuse à nouveau. Elle ne comprenait absolument rien à la colère de son mari. Elle ne pouvait que la mettre sur le compte de l'alcool. S'il l'avait battue un mois auparavant, elle l'aurait quitté sans la moindre hésitation pour retourner chez ses parents.
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Annabelle31Annabelle31   24 juillet 2015
Après le repas, Rosaire partit pour l'école et grand-père Boucher s'installa sur la galerie, se plaignant de la chaleur que répandait le poêle allumé. Pendant que Juliette allait faire un peu de ménage à l'étage, Corinne décida d'aller chercher des œufs au poulailler dans l'intention de confectionner un gâteau pour le dimanche suivant. Wilfrid Boucher la vit sortir de la maison et se rendre dans le petit bâtiment situé au fond de la cour, à côté de l'écurie
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Annabelle31Annabelle31   24 juillet 2015
T'es bien fine de m'avoir acheté ça. C'est pas raisonnable d'avoir dépensé autant d'argent pour ma fête, ajouta-t-elle en l'embrassant sur une joue.
— À cette heure, il te reste juste à aller l'essayer et à venir nous montrer de quoi t'as l'air là-dedans.
— J'oserai jamais, dit sa belle-sœur, gênée
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Videos de Michel David (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel David
Un bonheur si fragile T04: Les amours de Michel David aux éditions Kennes
1921. Son mari décédé, Corinne se retrouve seule pour exploiter la terre familiale. Encore une fois, elle fera face à l'adversité avec le caractère qu'on lui connaît. Heureusement, Philippe et Norbert s'investissent davantage ; Madeleine, elle, réalise le rêve de sa mère en devenant institutrice alors qu'Elise est attirée par la vie au couvent. de leur côté, Gonzague et Henri Boisvert sont toujours aussi détestables. Si le premier est de plus en plus bourru avec l'âge, le second rêve d'un bel héritage. Il y a aussi les amours : Philippe s'entiche de la petite Cécile Melançon, tandis que Madeleine reçoit la grande demande de Léopold. Voyant les projets de ses enfants prendre forme, Corinne se sent de plus en plus seule. Les voisins célibataires sauteront-ils sur l'occasion pour se rapprocher de la jeune veuve ? Corinne trouvera-t-elle enfin le bonheur tant espéré ?
http://www.lagriffenoire.com/1681-romans-un-bonheur-si-fragile-les-amours-vol4.html
Un bonheur si fragile Tome 1: L?Engagement de David Michel aux éditions
Alors que fidélité, piété et esprit de travail sont des vertus encouragées par le clergé tout-puissant, Corinne Joyal, issue d'une famille dont les membres sont liés par l'amour et l'esprit d'entraide, n'aurait jamais cru qu'en épousant Laurent Boisvert, elle allait faire son entrée dans une famille où l'argent et l'égoïsme sont rois. Dès les premiers mois de vie commune, Corinne découvrira rapidement que le fils de Gonzague Boisvert est un homme irresponsable et un coureur de jupons. Pendant cette première année de vie commune, elle fera néanmoins des rencontres avec des personnages colorés et attachants comme Rosaire, un adolescent orphelin, Juliette, la soeur de Laurent, et Wilfrid Boucher, le grand-père de son mari. Au fil des mois, la jeune femme, d'abord considérée comme une étrangère dans son nouveau village d'adoption, apprendra à se défendre autant des excès de son mari, qui aime bien prendre un verre, que de l'avarice de son beau-père, un homme rongé par l'ambition et en lutte ouverte avec le curé de la paroisse. À l'automne 1900, Laurent quitte le village plusieurs mois pour le chantier. Il apprendra alors que sa femme est enceinte et, pas prêt à affronter les responsabilités paternelles, il ne reviendra pas à la maison à la fin de cette première partie. Reviendra-t-il dans le tome 2 qui se déroulera en 1901 ou a-t-il fui à jamais?
http://www.lagriffenoire.com/52196-divers-litterature-un-bonheur-si-fragile-t01---poche.html
Vous pouvez commander Un bonheur si fragile T04 sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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