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ISBN : 2702438075
Éditeur : Le Masque (22/08/2012)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Un après-midi ordinaire, une jeune femme est à son poste de travail dans un centre social. Elle reçoit un homme fraîchement sorti de prison. Dix minutes plus tard, elle se retrouve dans le parking souterrain, en train de faire l’amour brutalement avec cet inconnu. Cet acte déclenche chez elle un processus d’autodestruction. Ils se revoient et s’embarquent dans une aventure dysfonctionnelle, caractérisée par sa cruauté à lui et sa dégradation à elle. Cette relation t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
evenusia
  13 novembre 2012
La relation de ce couple, basée sur la manipulation et l'emprise qu'exerce cet homme sur cette femme est totalement obsessionnelle et nous entraîne la tête la première dans un labyrinthe sombre dont l'issue va s'avérer complexe. L'histoire, écrite à la première personne, met en scène une jeune femme dont l'auteur nous délivre peu d'informations à son sujet, afin de mieux nous identifier à elle. Banale mais plutôt jolie, avec un travail tranquille, un pavillon bourgeois, des parents présents mais juste ce qu'il faut en toile de fond et quelques amis sans grand influence. Un cadre parfait dont la monotonie donne un ton rassurant à l'ensemble. Et puis un jour elle l'aperçoit : il est blond, beau, mystérieux et attirant. Il va prendre possession d'elle et l'aspirer peu à peu jusqu'à tout faire basculer... et s'en est terminé de sa petite vie.
On assiste, aux côtés de notre héroîne, parfaitement consciente de ce qui lui arrive mais totalement impuissante à se sortir de cet engrenage dans lequel elle s'est laissée entraîner. On guette, comme elle, le moment propice pour se sortir de toute cette boue qui, tels des sables mouvants, nous enlisent peu à peu. L'issue est là, à portée de main, au tournant de chaque page et pourtant tout nous entraîne à accompagner notre héroïne vers le fond : le style haché de l'auteur, les chapitres courts, les phrases pleines de violence et de métaphores étranges. Et on la regarde sombrer dans la folie et la dépendance de l'autre.
On ne sort pas indemnes d'une telle aventure, ni elle, ni nous. Cette histoire, malgré une écriture fluide et simple, est réservée à un public adulte de par la complexité de son thème.

Lien : http://evenusia.canalblog.co..
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lailasamburu
  15 octobre 2012
Livre qui traite d'un sujet délicat, l'engrenage infernal dans lequel est prise une femme en résultat de son attachement sexuel pour un homme. Ici événements poussés a leurs extrêmes par leur accumulation, mais pris individuellement ils ne sont sûrement que le strict reflet de la réalité qui nous entoure, et dont nous ne savons rien : alcoolisme, drogue, viol, infidélité, violences conjugales diverses.
Le style accroche, malgré le climat difficile dans lequel le lecteur est plongé… glauque, cruel, obsessionnel ; les interrogations, hésitations et réflexions personnelles de la victime sur son asservissement et la manipulation de l'autre nous mènent d'une traite au dénouement, pour le moins inattendu…
Pas une lecture pour les plus jeunes, mais pourquoi pas, pour tous ceux qui commencent une vie relationnelle, comme un avertissement ? Sans vouloir être pessimiste, que peut cacher l'autre au début d'une relation, l'extase sexuelle mérite-t-elle une telle déchéance ?
J'ai beaucoup aimé, et n'ai pu me détacher de cette lecture qu'après l'avoir terminée.
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yv1
  06 septembre 2012
Roman très dur sur la descente aux enfers d'une femme. Comment une femme, en apparence bien dans son travail, dans sa vie, dans ses relations amicales et familiales peut-elle se couper de tout cela pour un homme ? La relation qu'elle entretien avec lui est vénéneuse voire mortelle : une dépendance totale. Je me suis toujours demandé comment une femme pouvait rester avec un compagnon qui la bat. Pourquoi ne pas partir ? Pourquoi rester à attendre les coups, les insultes, les remarques ? Deborah Kay Davies répond en partie à cette question et décrit cette "aventure dysfonctionnelle, caractérisée par sa cruauté à lui et sa dégradation à elle. Cette relation toxique, obsessionnelle [qui] tourne au cauchemar" (note de l'éditeur)
C'est un roman éprouvant, qui ne cache rien, qui crûment dit les choses et qu'il peut être bon de réserver à un public point trop pudibond ni trop jeune. Mais malgré des longueurs, des répétitions et des redites (peu, certes, mais une petite cinquantaine de pages du milieu es un peu superflue) c'est un bouquin qui accroche. Pas gai, certes, un peu pleurnichard par moments, mais la situation peut expliquer cette tendance. Pas d'effet de style, pas de tournure alambiquée, la phrase va au plus juste et au plus court. Peu de description : on sait que l'homme est blond, bouclé, assez grand et beau, mais on apprend assez loin dans le livre (à la moitié à peu près) que la narratrice est une jeune femme élégante et assez jolie. L'essentiel du texte s'attache aux personnalités, aux relations entre les divers personnages, notamment celles de la narratrice avec son amie Alison, avec ses parents et bien sûr à la relation entre elle et cet homme. Et puis c'est aussi une sorte de journal intime, une réflexion sur elle-même, une autocritique sur sa dépendance. Elle écrit comme si elle avait vécu tout ce temps en dehors de son enveloppe charnelle. Comme si son corps posait des actes, mais que son esprit ni ne les approuvait ni ne les vivait réellement. Il les observait du dessus, sans les juger, juste en les notant, les actant.
La construction du livre par petits chapitres permet de le prendre et le poser rapidement pour des temps de micro-lectures. Intéressant et intelligent, car on peut souffler entre deux chapitres lourds. Chapitres dont les titres commencent quasiment tous par "je" : ""J'accepte les choses aveuglément", "Je trouve que la taille compte", "Je garde le contact", ..., sauf un seul intitulé : "Mon timing est parfait".
Un roman sombre, pas facile, mais très bien construit et qui a le grand mérite de mettre le doigt -encore que le doigt d'un roman, je me demande si l'image est claire- sur une situation dramatique : encore 146 personnes en 2011 sont mortes, en France, sous les coups de leurs compagnons. Terrible constat !
Lien : http://lyvres.over-blog.com
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PierreF
  11 novembre 2012
Bizarrement, quand j'ai lu la quatrième de couverture, j'ai tout de suite été attiré par le sujet, bien qu'il ne soit pas forcément original. Pourquoi ? Peut-être par sa façon de raconter brièvement une situation pas forcément facile à aborder. Ce roman s'avère, au bout du compte un bon premier roman.
La narratrice travaille dans un centre social, où elle reçoit des hommes pour les aider à remplir leur dossier. Débarque alors un jeune homme blond. Par son magnétisme et ses sous-entendus, elle va être attirée, et accepter de le suivre. Ils vont descendre dans un parking et faire l'amour …
Commence alors pour la narratrice une longue période qui va durer plus d'un an où elle va l'attendre, espérer qu'il arrive, passer quelques soirées en sa compagnie, délaisser ses amis et en particulier Alison sa collègue de travail, s'éloigner de ses parents. La descente aux enfers peut commencer …
Ce premier roman est assez particulier à aborder. Il faut savoir que tout le livre est écrit à la première personne du singulier, dans un style très pauvre, très plat. On n'y trouve aucune description, juste des états d'ame, des pensées, des sentiments. Si la démarche est louable, au sens qu'elle donne l'impression de lire un témoignage, elle parait parfois maladroite, voire lassante.
En effet, j'aurais aimé un peu plus de passion dans les passages où elle retrouve le jeune homme blond, un peu plus de lassitude dans les moments passés au travail, un peu plus d'impatience à force d'attendre un désir qui ne vient pas. Mais non ! rien ! Et si c'est quelque chose qui m'a gêné, je comprends parfaitement la démarche artistique de l'auteure.
Pour en revenir à l'intrigue, comme il y a peu de descriptions, c'est un livre abordable, pas trop trash mais assez cru, où on voit une femme se transformer en esclave, acceptant de s'abaisser jusqu'à l'état d'animal. C'est donc un livre assez dur à lire, surtout si on s'identifie au personnage. En tout état de cause, Deborah Kay Davies signe là un premier roman suffisamment insolite et jusqu'au-boutiste pour suivre son prochain roman.
Ce roman a été lu dans le cadre de la Masse Critique de Babelio, et je remercie vivement Babelio et Les éditions du Masque pour l'envoi de ce roman.
Lien : http://black-novel.over-blog..
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la_fleur_des_mots
  07 janvier 2013
Vous voulez du cru ? Vous aurez du cru ! Déliquescence plonge le lecteur dans la descente aux enfers psychologiques d'une jeune femme ordinaire. Elle est plutôt jolie, travaille dans un centre social, a des amis et des parents. Une vie réglée, un peu monotone. Tout bascule lorsqu'un jeune homme fraîchement sorti de prise pousse la porte du centre. L'attirance irrépressible qu'elle éprouve pour lui l'amènera à un avilissement total, à l'isolement et à l'auto-destruction.
Pour son premier roman Deborah Kay Davies frappe fort mais dans le vide. Fort parce que le sujet l'est inévitablement, a fortiori lorsque le lecteur est une lectrice. Elle adopte un point de vue interne, le style est fluide, direct et le langage parfois cru. En revanche, tout cela est finalement une enveloppe vide. L'auteur a pris le parti de ne dévoiler que très peu d'éléments et de détails sur ses personnages. Trop peu, je pense, pour que l'on comprenne pourquoi et comment cette fille est manipulée si facilement par un bad boy assez cliché. A aucune moment je n'ai pu m'identifier au personnage, je n'ai tremblé pour elle, la trouvant tout au plus pathétique. J'ai lu ce livre jusqu'au bout avec l'espoir de trouver un point d'ancrage mais j'ai finalement glissé sur toute cette histoire sans m'y attacher une seconde. Dommage...
Lien : http://bloglavieestbelle.ove..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
yv1yv1   06 septembre 2012
Il ne revint pas, il ne revint pas et il ne revint pas. [...] Au travail, je dupais tout le monde. C'était stupéfiant. En apparence, je ressemblais à moi-même, et je m'exprimais comme elle. Je mangeais ce qu'elle mangeait. Je portais ses affaires, même si je n'en aimais pas certaines. Je mettais même son maquillage. Mais à l'intérieur, je pataugeais. Pas facile dans ces conditions d'utiliser mon ordinateur et de répondre au téléphone, mais je me débrouillais. Je ne savais pas combien de temps je pourrais continuer comme ça. (p.171)
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   07 janvier 2013
comme si la partie de mon cerveau qui connaissait les décisions bénéfiques pour moi était en désaccord avec la partie de mon coeur qui le connaissait, lui
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