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ISBN : 2021381420
Éditeur : Seuil (03/01/2019)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 67 notes)
Résumé :
« Sobre et magnifique, ce bref roman hantera longtemps votre imagination. » Claire Messud John Cyrus Bellman, jeune veuf inconsolé, vit avec sa petite fille de dix ans, Bess, dans leur ferme de Pennsylvanie. Un entrefilet dans la gazette locale, faisant état d'une découverte stupéfiante, va le sortir de sa mélancolie et de son désœuvrement : de mystérieux ossements gigantesques auraient été déterrés, quelque part dans le Kentucky. Nous sommes au dix-neuvième siècle,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
saphoo
  22 juin 2019
Une épopée à travers l'Amérique du XIX siècle, où tout est à conquérir, à découvrir;Tout semble possible même aller à la conquête de l'Ouest pour y chercher de drôles de bestioles ! Immenses, jamais vues, mais qu'importe, il faut y aller pour savoir. Bellman, n'hésite pas, laissant sa fille orpheline de mère à sa soeur.
C'est donc un roman à deux mouvements, l'un sur les chemins, fleuves, aux côtés de notre aventurier et son compagnon de fortune "Vieille femme de loin" qui a un sacré look ! Il ferait des ravages de nos jours ! et l'autre temps le récit nous conte la vie de la petite Bess.
C'est un roman assez court, nous offrant de quoi s'évader mais une fin à la fois surprenante et décevante ou du moins j'aurai pensé plus un happy end.
Commenter  J’apprécie          260
mumuboc
  06 février 2019
Découvrir des territoires inconnus, des créatures disparues, se lancer dans une aventure afin de panser ses blessures, afin de grandir aux yeux de ses proches, afin de trouver une raison de continuer.
Comme ce jour (…) où il avait découvert l'article consacré aux os monstrueux : ce jour-là la pensée de tout ce qu'il ne connaissait pas lui avait donné le vertige, et il avait compris qu'il ne pouvait rester chez lui. Il avait été totalement incapable d'expliquer cela à quiconque (…). A présent, il se demandait si cela était dû à la possibilité qu'à travers ces animaux géants, une porte s'ouvre soudain sur le mystère du monde. (…) Il lui arrivait (…) de contempler le ciel (….) et de se demander ce qu'il pouvait bien y avoir là-haut – ce qu'il découvrirait s'il trouvait le moyen de s'y rendre pour jeter un oeil. (p80)
XIXème siècle, John Cyrius Bellman, 35 ans, père d'une fillette de 10 ans, Bess, va se lancer dans la traversée d'Est en Ouest du continent américain pour trouver des traces de créatures dont des ossements ont été retrouvés. Tel Donc Quichotte (auquel j'ai beaucoup pensé pendant cette lecture) il se lance dans un voyage périlleux, n'emportant que quelques traces et objets de sa vie passée, pour un voyage d'un an ou ……. deux peut-être, confiant sa fille à sa soeur Julie, femme sévère et revêche.
Se lancer dans un voyage dans l'inconnu afin de soigner ses blessures, de donner un sens à sa vie et renaître aux yeux des autres
On voit qu'il est encore en colère à cause du passé, mais ambitieux pour l'avenir. Impossible de savoir laquelle de ces deux impulsions finira par l'emporter, ou si ces deux élans sont tout simplement liés l'un à l'autre, inséparables ; s'ils forment l'essence de ce qu'il est. (p140)
Il va trouver en un jeune amérindien, Vielle femme de loin, un compagnon et un guide silencieux car aucun des deux ne connaît la langue de l'autre. Grâce à lui, il apprendra la nature, la chasse et la confiance en l'autre.
Ce récit est à la fois un récit d'aventure et un récit « philosophique » sur la quête de soi, la découverte de l'autre, les rêves, les espoirs mais aussi une quête de reconnaissance. Il jette aussi un regard sur l'humanité, abordant les thèmes de la différence, des âmes humaines humaines : leur beauté pour certaines, leur noirceur pour d'autres.
L'inconnu n'est pas le plus dangereux, l'inconnu n'est pas éloigné….
On avance dans ce premier roman au rythme du pas du cheval et des pensées de John Cyrius, au fil des jours, des mois, des années, des saisons, de ses rencontres, des territoires traversés, du partage du quotidien avec Vielle femme de loin, de leur solidarité indispensable à leurs survies et des pensées de Bess, qui attend ses lettres, qui le suit grâce aux livres et qui compte les jours avant le retour de son père : un an ou ….. deux !
J'ai lu ce récit à la manière d'un conte, une fable, une épopée. j'ai accompagné cet homme dans sa quête, j'ai espéré qu'il trouverait ce qu'il cherche, j'ai tremblé pour Bess, j'ai aimé Vieille femme de loin, son humanité, sa logique, son honnêteté.
L'écriture est limpide, à la manière d'une narration orale, cadencée, simple mais empreinte de lucidité, des phrases courtes, rythmées, efficaces.
Caryes Davis a précédemment écrit deux recueils de nouvelles et l'on retrouve dans la construction et la sobriété de ce premier roman les caractéristiques de cette écriture : installation rapide du contexte, du langage, de l'univers où nous entraîne l'autrice.
C'est un voyage vers l'inconnu, on en revient avec des images, des sensations même si certains personnages et situations sont attendus et sans surprise, on prend plaisir à s'embarquer dans cette chevauchée à travers un continent, à la recherche d'un trésor, on le lit comme un de ces récits d'aventures qui nous font voyager, oublier et rêver.
Une chose vous semblait essentielle jusqu'à ce qu'une autre apparaisse, plus importante. (p144)
Traduction de David Fauquemberg
Merci à Babelio Masse Critique et aux Editions Seuil pour cette lecture
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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spleen
  28 décembre 2019
Le hasard est souvent amusant, car après la lecture de Cent Millions d'années et un jour de Jean Baptiste Andréa , j'enchaine , sans avoir lu, comme d'habitude la quatrième de couverture sur ce roman qui raconte le voyage d'un homme au XIX eme siècle , Cy Bellman, jeune veuf , de la Pennsylvanie vers le Kentucky à la recherche d'un animal fabuleux dont on vient de trouver les ossements . Il veut trouver cet animal gigantesque qu'il pense vivant .
Il laisse dans sa ferme sa petite fille Bess, dix ans , aux soins de sa soeur secondée pour les travaux agricoles par un voisin taciturne .
Bellman s'est bien renseigné dans les atlas de la bibliothèque sur le trajet à prendre, suivant en cela l'expédition de Lewis et Clarke le long du fleuve Amazone. Il part , chargé de bimbeloteries qu'il échangera avec les indiens qu'il va croiser . En cours de route, il se fait d'ailleurs seconder par un jeune indien .
Plus que le récit peu développé de sa traque du monstre, ce sont ses rencontres au cours de sa route et ses relations avec l'indien qui sont mises en avant .
Que va t'il chercher, l'aventure ou plus certainement une raison de survivre à la disparition de sa femme en poursuivant une chimère mais pendant qu'il est loin, sa fille Bess grandit avec l'espoir de voir revenir son père, en guettant les lettres qui se perdent en route , elle quitte le domaine de l'enfance , seule, entourée d'hommes concupiscents .
C'est l'histoire d'un mauvais calcul d'un homme malheureux et qui finit sous forme de conte .
Un livre attachant malgré un certain manque de rebondissements et de surprise ressenti .
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LadyDoubleH
  02 mars 2019
Imaginez. Début du dix-neuvième siècle. John Cyrus Bellman, un colosse roux, a traversé l'Atlantique avec sa femme Elsie et sa soeur Julie. Ils viennent d'Angleterre et s'installent en Pennsylvanie. Déjà, « ce picotement de tout son être, [un] vertige ; un désir de ce qu'il n'avait pas vu, de ce qu'il ne connaissait pas ». Deux ans après la naissance de leur fille Bess, Elsie s'éteint. Cyrus ne s'en remet pas. Huit ans à déprimer, dans les limbes de son élevage de mules. Jusqu'à cet article de journal, un jour, qui évoque des squelettes géants découverts dans le Kentucky. « Dans son esprit ils ressemblaient à une église en ruine, ou une épave de pierre ». Des os monstrueux, de prodigieuses défenses. « Et si, peut-être, de tels monstres foulaient encore la terre, dans les territoires inexplorés de l'ouest ? »
C'est décidé, il va partir à leur recherche. Il confiera Bess aux bons soins de sa soeur « Il faut que j'y aille. Il faut que j'aille voir. C'est tout ce que je peux te dire. Il le faut. Je ne sais pas quoi dire d'autre ». Cela ramène sa vie à un monde où les mystères existeraient encore. « Les bêtes colossales flottaient dans son esprit, semblables à ces nuages aux formes évocatrices qu'il apercevait lorsque, debout dans le paddock derrière la maison, il levait la tête vers le ciel ». Pour préparer son voyage, il consulte à la bibliothèque les livres sur l'expédition de Lewis et Clark, qui ont traversé les Etats-Unis jusqu'à la côte Pacifique entre 1804 et 1806, une dizaine d'années avant lui. Nulle mention de ces animaux fantastiques, qu'importe. Lui les trouvera.
Il part pour au moins deux ans. Mille trois-cent kilomètres jusqu'à Saint-Louis, puis il suivra le fleuve Missouri vers l'ouest jusqu'aux Rocheuses, avec des détours dans les terres vers le Nord. Un jeune indien Shawnee, disgracieux et malingre, l'accompagne, qui se nomme Vielle Femme de Loin.
Les chapitres du roman alternent entre père et fille, Cyrus et Bess, l'un explore, l'autre attend en imaginant le chemin parcouru de l'autre. le temps passe, mais les démons rôdent parfois où on ne les attend pas.
West prend très vite des allures de conte, et réussit à nous emporter vers l'ouest par des chemins que nul n'avait encore emprunté. En ce sens, l'exploit de la galloise Carys Davies est à saluer. L'ensemble possède un très grand charme. Mais je l'avoue, je suis restée sur ma faim. Tout ceci est un peu poussif, plat, prévisible, peut-être. Et pourtant, je ne voudrais pas me montrer trop incisive envers ce roman, car il se lit vraiment très bien, et l'histoire est belle. A découvrir ?
« Bellman aimait cette histoire, qui lui redonnait de la force – cette idée que, quelle que soit la vision qu'on avait d'un monde connu, il existait toujours des choses en dehors de celui-ci, dont on n'avait jamais rêvé. »
Lien : https://lettresdirlandeetdai..
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lecor
  29 janvier 2019

John Cyrus Bellman a immigré aux États-Unis avec son épouse Elsie .ils arrivent d'Angleterre. le continent américain est encore pour une large part inexploré .les terres inconnues s'étendent au-delà du Mississipi. Nous sommes au XIXème siècle
Cy est veuf, il vit à la ferme avec sa petite fille Bess âgée de10 ans.
Ils élèvent des mules, mais un article paru dans la gazette sur des restes d'animaux gigantesques vont faire basculer le destin de cette famille. À quelles espèces appartiennent-ils ? Ils sont gigantesques ! Sans doute une espèce présente dans ces contrées encore inexplorées ! il va donc entreprendre le périple pour élucider le mystère.. Bellman va effectuer quelques recherches à la bibliothèque et partir .
Bess, âgée de 10 ans, sera laissée à la garde de sa Tante Julie désapprobatrice de l'expédition, et ce, pendant peut-être deux ans. Sa fibre paternelle ne résiste pas devant son obsession, deux ans de la vie de sa fille sont un coût insignifiant. Sa tante Julie viendra a la ferme pour s'occuper d'elle et pourra bénéficier de l'aide d'un voisin un peu étrange
Pour ce périple il va embaucher un jeune Indien Swanee au nom étrange Vieille femme au loin et il part en territoire inconnu. Bess essaie de suivre le voyage de son père sur les cartes qu'elle a trouvées à la bibliothèque. Tandis que Bellman découvre les dangers du froid, les hivers rigoureux et le manque de nourriture, sa fille est confrontée à un danger d'une autre nature: vivre et grandir dans un monde sans personne pour la protéger
La curiosité de l'homme et la quête de quelque chose de plus grand que sa propre vie ont été à la base de nombreux aventuriers et explorateurs.
Une histoire courte qui contient beaucoup, une histoire remplie à la fois d'émerveillement et de danger.
Une histoire qui englobe les sentiments de ceux qui partent et ceux qui restent.
Les alternatives narratives entre le voyage de Bellman et le point de vue de Bess qui attend le retour de son père. C'est une fille solitaire sans amis qui va à la bibliothèque pour apprendre tout ce qu'elle peut sur la quête de son père. Tout en faisant face au danger elle-même,car la aussi les prédateurs rodent autant que dans la nature.
L'auteur nous offre ici un roman d'aventure : aventure avec un grand A pour le père et une aventure tout aussi périlleuse pour Bess dans une Amérique du XIXeme ou la vie quotidienne était d'une incroyable dureté.
Ce roman est un peu trop court,et la fin rapide et brutale nous montre bien que l'auteure écrit des nouvelles.
un bon moment de lecture
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critiques presse (1)
LeMonde   13 janvier 2019
West se lit ainsi agréablement, comme une fable dont on se plaît à deviner par avance la morale.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   08 janvier 2019
John Cyrus Bellman était un homme de trente-cinq ans aux cheveux roux, grand et large d’épaules, avec de grosses mains, de longs pieds et une épaisse barbe d’un brun tirant sur le roux. Il gagnait sa vie en élevant des mules.
Il avait reçu une certaine éducation.
Il savait écrire, même si son orthographe était déplorable. Il lisait lentement mais plutôt bien, et il avait appris à Bess.
Il connaissait un peu les étoiles, ce qui pourrait lui être utile à un moment ou un autre, lorsqu’il s’agirait de se repérer dans le monde. Et au cas où ce savoir se révélerait trop maigre ou déficient, il avait récemment fait l’acquisition d’une boussole de petite taille mais, du moins l’espérait-il, fiable, qu’il avait montrée à Bess avant de partir – un instrument lisse, de la taille d’une prune, dans un boitier d’ébène polis, qui le moment venu, avait-il promis à sa fille, lui indiquerait, de son aiguille bleue tremblante, la direction de la maison.
+ Lire la suite
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mumubocmumuboc   06 février 2019
Comme ce jour (...)où il avait découvert l'article consacré aux os monstrueux : ce jour-là la pensée de tout ce qu'il ne connaissait pas lui avait donné le vertige, et il avait compris qu'il ne pouvait rester chez lui. Il avait été totalement incapable d'expliquer cela à quiconque (...). A présent, il se demandait si cela était dû à la possibilité qu'à travers ces animaux géants, une porte s'ouvre soudain sur le mystère du monde. (...) Il lui arrivait (...) de contempler le ciel (....) et de se demander ce qu'il pouvait bien y avoir là-haut - ce qu'il découvrirait s'il trouvait le moyen de s'y rendre pour jeter un œil. (p80)
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CetsakCetsak   21 janvier 2019
La boussole que le négociant en fourrures lui avait prêtée ne lui était d aucune utilité car il avait la musique du fleuve et et l ordre illuminé des étoiles, mais il la tenait en permanence au creux de sa main parce qu il aimait cette objet pour sa beauté et soupçonnait le marchand de lui avoir caché les pouvoirs secrets qu il recelait; il le croyait vivant à sa manière. Il aimait regarder la minuscule aiguille trembloter sous le couvercle transparent, comme son cœur à lui quand il traquait une proie dans la forêt ou attendait qu un poisson morde à son hameçon.
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rkhettaouirkhettaoui   28 février 2019
Il connaissait un peu les étoiles, ce qui pourrait lui être utile à un moment ou un autre, lorsqu’il s’agirait de se repérer dans le monde. Et au cas où ce savoir se révélerait trop maigre ou déficient, il avait récemment fait l’acquisition d’une boussole de petite taille mais, du moins l’espérait-il, fiable, qu’il avait montrée à Bess avant de partir – un instrument lisse, de la taille d’une prune, dans un boîtier d’ébène poli, qui, le moment venu, avait-il promis à sa fille, lui indiquerait, de son aiguille bleue tremblotante, la direction de la maison.
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florence0805florence0805   02 août 2019
Helen Lott opina du chef. Elle avait déjà observé des comportements de ce type, affirma-t-elle, chez des hommes de l’âge de Cy.« C’est comme une insatisfaction de petit garçon vis-à-vis de tout ce qu’ils ont, qui apparaît à l’approche de la quarantaine. Elle les amène à penser qu’ils méritent davantage que ce que la vie leur a réservé jusque-là. D’après mon expérience, dans la plupart des cas, ils se mettent à fréquenter d’autres femmes ou s’achètent un nouveau cheval ou un chapeau à la mode.
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