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ISBN : 225301575X
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Angela Davis, trente ans. Une héroïne, un symbole, une femme.
Une héroïne. Petite fille noire de Birmingham, Alabama, Angela Davis s'est lancée très. tôt dans la lutte politique, avant d'entrer au parti communiste puis de se joindre aux Frères de Soledad. Plusieurs fois menacée de mort, inscrite sur la liste de recherches du F.B.I. parmi les dix criminels les plus dangereux, elle a été arrêtée, emprisonnée à New York. Son procès, en Californie, a connu un ret... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Belem
  12 mars 2013
Angela Davis fut une des militantes les plus connues des années 1970 : ses positions, jugées très radicales aux USA, concernant la paix au Vietnam, l'antiracisme, ou le féminisme ont fait d'elle une icône de la contestation dans le monde entier.
Dans cette autobiographie, elle raconte sa vie de militante de la communauté noire américaine, dans les années 1960. Elle est révoltée par le racisme qui sévit aux Etats-Unis à cette époque. Menant des études de philosophie, notamment en Allemagne et en France, elle s'engage rapidement dans l'action dès son retour aux USA. Elle participe, avec de plus en plus d'engagement, aux campagnes visant à la défense et à la libération des prisonniers noirs injustement accusés de meurtres (souvent des coups montés par la police et le FBI). Elle côtoie donc rapidement le milieu militant noir, mais elle refuse le racisme anti-blanc et la misogynie de certains groupes nationalistes. Elle se rapproche plutôt des Blacks Panthers, et des militants noirs du Parti Communiste des USA, qui comptent dans leurs rangs des hommes qui combattent eux aussi le machisme de nombre de leurs frères.
Du coup, parce que son discours et ses actions militantes dérangent, les milieux réactionnaires vont s'en prendre à elle (en voulant la renvoyer de son poste de professeur de philosophie à l'université de Californie). Elle va également subir la répression policière et les provocations du FBI. Après une fusillade dans un tribunal, auquel elle n'a pris aucune part, elle est accusée par la police et devient un ennemi public. Emprisonnée pendant près de 20 mois, elle sera finalement déclarée « non coupable ». Ses actions militantes, son emprisonnement (qui va soulever une campagne mondiale pour sa libération), et son procès, vont faire d'Angela Davis la militante la plus connue du PC Américain. Jusqu'à aujourd'hui, elle va utiliser sa notoriété pour se battre sans relâche contre la peine de mort dans les Etats d'Amérique, et pour la libération des prisonniers noirs victimes d'une machination de la police ou du FBI.
A noter que cette autobiographie va prochainement être ré-éditée. (Maison d'édition belge)
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Greyes
  24 juin 2015
Nous connaissons tous le nom d'Angela Davis. Pour la plupart nous connaissons également son visage, et nous savons le situer dans les luttes afro-américaines des années soixante et soixante-dix aux États-Unis. Mais connaissons-nous réellement la vie de travail et de luttes, de cette intellectuelle explosive ?
Pour tous ceux qui souhaitent appréhender, au-delà des icônes, le quotidien des mouvements de libération noirs, l'Autobiographie d'Angela Davis est précieuse. Précieuse car elle décrit avec humilité et humanité le cheminement vers l'action commune. La misère partagée, la peur et l'humiliation, auxquelles succède la rage de l'action.
De son enfance à Dynamite Hall (Birminghan, Alabama) jusqu'en Europe aux cotés de Théodore Adorno, en passant par les prisons américaines, Sa vie personnelle ne cesse de croiser le chemin de l'Histoire. Et l'intérêt de ce texte est probablement cet aller et retour perpétuel du personnel au général.
A mille lieues du communautarisme ou du repli sur soi, Angela Davis n'aura eu de cesse de vouloir construire une société humaine unie, malgré les différences profondes. Est-elle d'abord militante noire, d'abord féministe, ou d'abord révolutionnaire? A travers ce texte elle nous explique qu'elle est tout cela à la fois, sans priorité aucune, car on ne peut mettre de coté aucune aliénation.

Dans une société bâtie sur la multiplicité des dominations, son témoignage nous pousse à aller chercher les inter-connexions, les liens qui, s'ils-unissent aujourd'hui les oppresseurs, pourront demain unir les opprimés.
Angela Davis est encore vivante et enseigne l'esthétique noire et la philosophie aux états-unis. Habituée des séjours en Europe, elle parle couramment le français. Nul doute que la lecture de cette autobiographie en encouragera plus d'un à aller la voir en conférence lors de son prochain passage dans l'hexagone !
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GonzoV
  11 octobre 2007
Angela Davis reste le modèle féminin : cultivée, révoltée, passionnée... elle nous livre son parcours de militante et la persécution dont elle a été victime en tant que communiste. Dur dur d'être de gauche aux USA, de plus femme et noire.
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Fx1
  23 avril 2014
Cette dame est une icone . Son parcours si rude qu'elle dévoile ici , en opposition au racisme et à la violence , s'avére incroyable . L'on a du mal à croire parfois que tout cela soit vrai tellement cela parait incroyable . Un ouvrage important pour ceux qui veulent mieux connaitre les usa .
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Niki
  24 juin 2014
Très intéressant sur les motivations, la personnalité et le combat d'Angela Davis (une sacrée militante !) même si la lecture m'a semblée parfois un peu laborieuse.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BelemBelem   12 mars 2013
« Il y avait les organisations culturelles nationalistes, qui parlaient d’une nouvelle culture, d’un nouveau système de valeurs, d’un nouveau style de vie pour le peuple noir. Il y avait les factions rigoureusement opposées aux blancs, qui pensaient que seule une mesure des plus draconiennes – l’élimination de tous les blancs – pouvait délivrer le peuple noir du racisme. D’autres voulaient simplement se séparer d’eux et fonder une Nation noire, distincte à l’intérieur des Etats-Unis. Et certains voulaient retourner en Afrique, la terre de nos ancêtres. Il y avait ceux qui pensaient que la tâche la plus urgente du mouvement était de développer l’esprit d’affrontement au sein du peuple noir. Ils voulaient provoquer des soulèvements de masse semblables aux révoltes de Watts et Detroit. Très proches d’eux, il y avait ceux qui nous enjoignaient de « prendre les fusils », mais ils semblaient rarement savoir ce qu’ils allaient obtenir avec. »
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JcequejelisJcequejelis   02 octobre 2011
Je décidai (...) de prendre le français comme matière principale. Cette année-là, je me plongeai totalement dans mon travail : Flaubert, Balzac, Rimbaud et les milliers de pages d'A la recherche du temps perdu, de Proust. Sartre m'intéressait toujours de façon aiguë – à chaque instant de loisir, je me plongeais dans son œuvre : La Nausée, Les Mains sales, Les Séquestrés d'Altona, ainsi que toutes ses autres pièces, anciennes ou récentes, et les romans inclus dans la série de Chemins de la Liberté. Je lus quelques-uns de ses essais philosophiques et politiques, et m'aventurai même dans L'Etre et le Néant. Puisque, d'une façon ou d'une autre, il fallait que je m'accommode de l'isolement du campus, je décidai d'en faire une utilisation constructive en passant le plus clair de mon temps dans la bibliothèque, ou cachée quelque part avec mes livres.

60 – [Le Livre de poche, n° 4898, p. 171]
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BelemBelem   12 mars 2013
« Je découvris avec détresse que parmi certains leaders noirs, la tendance était d’abandonner complètement le marxisme comme étant « la chose de l’homme blanc ». J’avais depuis longtemps la certitude que, pour parvenir à ses buts ultimes, la lutte de libération des noirs aurait à s’insérer dans le mouvement révolutionnaire qui, lui, englobait tous les travailleurs. Il était aussi clair pour moi que ce mouvement devait se diriger vers le socialisme. Et je savais que les noirs – les travailleurs noirs – devaient avoir un rôle de leadership important dans la lutte finale. »
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FreakycatFreakycat   08 décembre 2013
"On nous mit des menottes, à Anna et à moi, et on nous poussa sur le siège arrière d'une voiture de police chauffée à blanc et garée dans la cour du complexe de la prison municipale. Les fenêtres étaient fermées, et nous découvrîmes qu'il n'y avait pas de poignées de portes intérieures. L'officier de police claqua les portières et s'éloigna. Quinze minutes passèrent, puis vingt. La chaleur était devenue absolument intolérable. La sueur coulait sur nos visages et nos vêtements étaient trempés. Nous cognions contre les fenêtres et hurlions. Personne ne vient."
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BelemBelem   12 mars 2013
p.270 Sur son voyage à Cuba : « On aurait dit que tous les résidents valides de La Havane se précipitaient aux champs avec la même joie qu’au carnaval. La sérénité de ses visages rappelait que leur travail avait un sens : la passion de leur engagement politique. Ils en avaient fini de la politique des classes et de race, bâtie sur la rage de dépasser son voisin pour le simple plaisir de s’élever matériellement au-dessus de lui. »
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Portrait d'Angela Davis (Brut.).
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