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EAN : 9782354081782
252 pages
Éditeur : Mnémos (06/05/2014)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Bardes et Sirènes se place sous le signe de la musique, du conte et du merveilleux. Amours idéales ou déçues, bardes voyageurs, roublards ou arnaqueurs, sirènes fantastiques, retorses ou d’une humanité troublante, des dizaines de rencontres et de coups de théâtre vous attendent.

Au sommaire :
Samantha Bailly (Plaie étoilée)
Pierre Bordage (Le Chant du solstice)
Mélanie Fazi (Le Chant des autres)
Anne Fakhouri (Ci-gît mon c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  02 juin 2014
Pour cette sixième anthologie publiée dans le cadre du festival des Imaginales d'Épinal, on retrouve une fois encore Sylvie Miller et Lionel Davoust aux commandes, et au sommaire certains des auteurs français de fantasy les plus en vogue du moment. Pierre Bordage, Estelle Faye, Thomas Geha, Mélanie Fazi..., ce ne sont pas les belles plumes qui manquent ! Comme les années précédentes, le thème de l'ouvrage associe une créature légendaire et une figure humaine. A « Reines et dragons » et « Elfes et assassins » succède donc « Bardes et sirènes », deux personnages entretenant un lien puissant avec le chant, capables de séduire par la beauté de leur voix ou de leur musique mais qui recèlent tous deux une part d'ombre.
Nous avons donc d'un côté le barde qui « relie, éveille, inspire (…) fait renaître les exploits des héros, les souvenirs de la tradition, les mythes qui fondent les croyances », et la sirène, « l'attraction, le charme irrésistible, cette fascination qu'on ne s'explique pas, l'univers mystérieux de l'océan et des ondes ». de quoi inspirer nos onze auteurs qui nous offrent tour à tour des récits tragiques, épiques ou cruels, se déroulant aussi bien dans une ambiance médiévale que dans un monde post-apo ou une atmosphère fantastique. Comme toujours l'ensemble des nouvelles se révèle de qualité, même si cette année ce sont clairement les auteurs féminins qui tirent leur épingle du jeu (davantage inspirées, peut-être, par cette créature légendaire... ? ). Quatre textes ont ainsi particulièrement retenu mon attention, soit parce qu'ils prennent une tournure radicalement différente de celle à laquelle on aurait pu s'attendre, soit parce que les sirènes y sont présentées comme des personnages très ambivalents, à la fois belles et charmeuses mais aussi et surtout retorses et dangereuses.
Avec « La tête de singe » Estelle Faye nous entraîne dans les pas d'une jeune barde, contrainte de trouver refuge dans une demeure à la sinistre réputation dont l'imposant maître des lieux et sa ravissante soeur ne sont pas ce qu'ils semblent être. Un récit original et à l'atmosphère oppressante dans lequel on retrouve avec plaisir la belle plume de l'auteur de « Porcelaine ». Pari tout aussi réussi pour Maïa Mazaurette et sa « Mise en pièce » relatant la tentative de conspiration d'un jeune barde à l'encontre de sa reine, fascinée par ses histoires de sirènes. Un récit court et rythmé à la chute abrupte et qui ne sera pas sans vous laisser un certain sentiment de malaise. Mélanie Fazi nous fait elle aussi don d'une belle histoire avec « Le chant des autres », nouvelle pleine d'émotions et de poésie prenant ses racines dans le fantastique davantage que la fantasy (comme c'est déjà le cas pour la plupart de ses nouvelles). Enfin, Anne Fakhouri nous propose avec « Ci-gît mon coeur » un texte qui pourrait paraître au premier abord très classique mais qui se lit néanmoins avec plaisir et dont la chute inattendue ne manquera pas d'en surprendre plus d'un...
Si ces quatre textes sont pour moi les plus réussis de l'anthologie, certaines des autres nouvelles présentes au sommaire valent cela dit elles-aussi le coup d'oeil. Parmi elles le « Tant que nous demeurons ensemble » de Yann de Saint Rat qui a l'originalité de ne pas faire des sirènes de simples femmes fatales adeptes de la séduction, mais de véritables guerrières menant des raids jusque dans les demeures des hommes. On y retrouve aussi un thème qui revient fréquemment dès qu'il est question de ces créatures légendaires, à savoir l'attraction ressentie par la sirène pour le monde des mortels (on pense bien évidemment à la petite Ariel de Disney...). La nouvelle de Régis Goddyn vaut également le détour, notamment en raison de l'originalité de son cadre, le récit se composant de trois parties dont chacune se déroule dans un cadre différent (le premier médiéval, le second futuriste, et le troisième post-apo). La nouvelle « Le chant du solstice » de Pierre Bordage est aussi intéressante car mettant pour une fois davantage l'accent sur la figure du barde et sur la noirceur que son âme peut elle aussi receler.
Avec « Bardes et sirènes » Sylvie Miller et Lionel Davoust continuent sur leur lancée et nous font don pour la troisième année consécutive d'une anthologie de qualité réunissant une partie des plus belles plumes de l'imaginaire français. Ne reste plus qu'à attendre mai 2015 pour connaître le prochain thème sélectionné ainsi que l'identité de la ou des personnes chargés de sa direction.
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BlackWolf
  13 juillet 2014
En Résumé : J'avoue que j'avais hâte de voir ce que la cuvée 2014 allait bien proposer avec ce sujet sur Bardes et Sirènes, mais voilà, une fois la dernière nouvelle terminée je dois bien avouer que je l'ai trouvé légèrement en-dessous des années précédentes. Alors attention l'anthologie ne se révèle pas mauvaise pour autant et se révèle agréable à lire, avec quand même la présence de quelques textes qui sortent franchement du lot, mais le reste se révèle soit juste sympathique sans non plus être très marquant, soit ne m'ont pas complètement accroché malgré la variation d'idées sur le sujet. Cela vient peut-être aussi justement du choix du sujet. Cela ne m'empêchera de faire entrer dans ma PAL l'anthologie l'année prochaine.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Imkal
  22 janvier 2015
Une lecture simple, facile, un peu trop peut-être...
Dans l'ensemble, les textes sont agréables à lire et remplissent leur office. Je reste cependant déçu sur la manière dont le thème a été traité, une impression d'un traitement au premier degré des 2 figures proposées, engluées qu'elles sont dans leurs prouesses vocales.
Seul le texte de Mélanie Fazi aura vraiment retenu mon attention. Les autres ne sont pas mauvais mais je leur ai trouvé trop de simplicité voire d'invraissemblance. Je ne suis pas encore vraiment remis de la sirène marchant sur sa queue comme une femme engoncée dans une robe fuseau... L'explication à plat tombe mal et je lui aurais préféré une approche plus suggestive.
Si j'ai passé un bon moment détente, j'ai le sentiment que nos auteurs ont manqué d'ambition sur ce thème et je reste sur une note d'à peu près, une note bleue...
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Ptitetrolle
  20 avril 2015
Dans cette anthologie, la musique et le chant sont mis à l'honneur, deux thèmes qui permettent de relier la figure du Barde et le mythe des Sirènes, ce qui apporte une touche particulière au recueil. Néanmoins, comme pour les précédentes anthologies, les nouvelles sont assez inégales, ce qui rend la lecture en dents de scie : rien de très mauvais, mais il y a clairement un fossé entre les quelques pépites du receuil (Le chant des autres de Mélanie Fazi, La tête de singe d'Estelle Faye, Plaie étoilée de Samantha Bailly, La mise en pièces de Maïa Mazaurette), les textes sympathiques (La boîte à musique de Carina Rozenfeld, le chant du solstice de Pierre Bordage, Ci-gît mon coeur d'Anne Fakhouri, le guetteur de nuages de Thomas Geha), et les déceptions (Tant que nous demeurons ensemble de Yann de Saint-Rat, Au bar des sirènes de Frédéric Petitjean, Tant qu'il y aura des sirènes de Régis Goddyn). Dans l'ensemble, de belles idées, parfois trop dans une même nouvelle, et beaucoup qui mériteraient d'être exploitées dans des textes plus longs. le recueil ne m'aura pas permis de découvrir de nouveaux auteurs (je les ai quasiment tous déjà lus), mais m'aura permis d'apprécier des talents déjà connus dans un format différent : merci à eux de s'être pliés à l'exercice !
Lien : http://lecturestrollesques.b..
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Snow
  13 juillet 2014
Quelques textes marquants, d'autres qui m'ont déçue, d'autres encore sympathiques mais passons… En moyenne, j'ai trouvé l'antho un peu en dessous des précédentes que j'ai lues (cf liens plus bas). Je ne sais pas si c'est le sujet qui est trop "bon enfant", les auteurs qui sont "trop mignons" pour écrire "des gros trucs de badass", moi qui en attendais beaucoup ou un mélange de tout ça ! Et même si cette antho m'a moins plu que les autres, je continuerai à les lire (j'en ai une "vieille" à rattraper dans ma PAL ^^) et j'ai hâte de découvrir ce que donneront les prochaines anthologies dirigées par Jean-Claude Dunyach (j'espère pouvoir y retrouver des nouvelles davoustiennes :P [on ne me refera pas ^^]) Je remercie mes co-lecteurs pour ce bon moment passé en leur compagnie (même si les emplois du temps étaient parfois chamboulés) et celle des rats ^^ et j'espère vraiment pouvoir continuer à faire des LC avec eux
Lien : http://bulledelivre.wordpres..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
boudiccaboudicca   21 septembre 2014
Et soudain une voix monte des profondeurs,
Chassant chez les marins le froid et la peur.
Merveilleuse et chaude, elle lisse les ondes,
Apaise les cœurs et adoucit le monde.

Des eaux surgit alors une silhouette fine.
Mi-femme, mi-poisson, cette apparition divine
Fait jaillir de sa gorge nue le chant étrange
Auquel la mer répond par une louange.

Elle est l'ange gardien qui sauve les vies,
La Sirène, la légende, des mers l'enfant chérie.
Prévenant tout homme d'un futur sacrifice,
Elle guide les navires vers la terre protectrice.

Tirée de son sommeil par la voix des marins,
En échange de ces vies, elle ne demande rien.
Comme un don d'amour elle offre sa supplique
Et repart dormir dans son palais chimérique

(Carina Rozenfeld, La boîte à musique)
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boudiccaboudicca   31 mai 2014
Le barde œuvre à un niveau plus spirituel. Il relie, éveille, inspire. Il dit, partage, transmet et exalte. Il évoque l'esprit des montagnes, des arbres, du vent... Son chant se teinte du bruit des sources, du ressac des mers, du murmure des forêts, du cri des bêtes. Il fait renaître les exploits des héros, les souvenirs de la tradition, les mythes qui fondent les croyances. Il relie le monde réel à un ordre sacré, plus puissant, dans un rôle qui confine au chamanisme. (préface signée par Sylvie Miller et Lionel Davoust)
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boudiccaboudicca   11 juin 2014
La conteuse marqua une pause. La pluie et le vent avaient redoublé au dehors. Mais à présent ils portaient, avec leurs embruns et leur parfum de sel et d'iode, un peu de ces merveilles océanes, de ce monde fabuleux peuplé d'ondins, de vaisseaux fantômes, de krakens et de mari-morgans (Estelle Faye, La tête de singe)
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CamethystaCamethysta   14 mars 2017
On nie l'existence des sirènes, car, pour les holdings de l'agroalimentaire, elles sont un gibier comme un autre. Celles d'entre nous qui sont prises dans ces filets dérivants sont hissées au milieu des poissons par des treuils qui les écrasent au passage. Au XXe siècle, on passait ces accidents sous silence et on rejetait les cadavres dans l'eau. Imaginez qu'il ait fallu éviter certaines zones pour préserver les sirènes, ou créer des réserves en haute mer ? Les lobbies de la pêche l'auraient-ils accepté ? C'était un enjeu économique pour trop de pays puissants. On a donc étouffé le génocide. Puis, quand les ressources halieutiques se sont raréfiés, nous n'avons plus été chalutées par accident. On nous a traquées dans toutes les mers, sans relâche et sans considération pour notre intelligence équivalente à celle des hommes. Depuis plus de cinquante ans, les sirènes sont pêchées et coupées en deux vivantes, comme des grenouilles. Le haut du corps finit en nuggets de poulet tandis que le bas est vendu sous forme de sushis.
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Videos de Lionel Davoust (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lionel Davoust
Enregistrement du jeudi 11 juin 2020 dans le cadre du colloque universitaire des Imaginales : « Game of Thrones, nouveau modèle pour la fantasy ? ».
Table ronde animée par Stéphanie Nicot. Avec Emmanuel Chastellière, Lionel Davoust, Silène Edgar, Estelle Faye et Aurélie Wellenstein.
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