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EAN : 9782359490091
408 pages
Don Quichotte éditions (29/09/2011)
3.66/5   41 notes
Résumé :

1984, aux larges des côtes canadiennes. Surpris par une redoutable tempête hivernale, le ferry Queen of Alberta fait naufrage. Parmi les rares rescapés de cette catastrophe, le petit Michael Petersen, sept ans, a assisté à la disparition de ses parents. 2011, Los Angeles. Michael, désormais adulte et père d'un petit garçon, nourrit à l'égard de cette mer qui lui a tout pris une fascination mêlée de peur. Devenu chercheur en biologie marine, il se porte v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
3,66

sur 41 notes

Kittiwake
  11 janvier 2016
Plongée difficile dans les eaux froides de l'antarctique, d'autant que pour y arriver, il faut passer par la laborieuse mise en place des personnages, les identifier dans leur contexte, et la chose est loin d'être facile tant ils sont passés maître dans l'art de « l'accommodat », une sorte de déguisement intégral incluant le mental.
Donc on fait connaissance avec les personnages, une poignée de chercheurs prêts à partir en expédition dans l'Antarctique, dont l'un est phobique de la mer. On pressent qu'il est un pivot du récit. Il est marié, il a un petit garçon et une soeur adoptive à problèmes. Tout ce petit monde semble ligué pour l'empêcher d'aller au devant de ses peurs.
En parallèle, des scènes dignes d'un film d'action tiré d'une bande dessinée, avec utilisation de super pouvoirs dont on devine qu'ils sont issus d'une formation qui n'a rien à voir avec la section sportive de l'association culturelle du quartier.
Et il faut parcourir un certain nombre de pages pour entrer dans la ronde. Et puis la magie opère, les personnages principaux sont bien identifiés et leurs forces et leurs faiblesses leur confèrent un pouvoir d'attraction certain.
Il existe suffisamment de non-dits, peu à peu révélés pour éveiller l'intérêt et l'envie d'en savoir plus sur le fonctionnement de cette société au sein duquel s'affrontent deux forces, la Main Droite et la Main Gauche, la Main Droite revendiquant des fondements religieux et fonctionnant sur le mode de la dictature et la Main Gauche, athée mais puisant dans les forces occultes l'essentiel de ses bases.
Le récit devient tout simplement passionnant quand Michael, notre phobique de la mer, (il a perdu ses parents dans les profondeurs de l'océan lors d'un naufrage de ferry) prend le départ pour l'expédition scientifique. Difficile à ce moment là de cerner les bons et les méchants, et quels enjeux se cachent derrière cette expédition : il faudra que des mystères se révèlent pour y voir plus clair et ça sera sans doute pour le deuxième tome de la trilogie.
L'épisode arctique est superbe : paysages, animaux, la nature est un personnage à part entière, d'une puissance immense, avec un pouvoir de vie et de mort sur les chétifs humains.
L'écriture est à la hauteur. J'ai tout de même croisé trois phrases incompréhensibles, sans réelle faute de grammaire ou d'orthographe, qui relèvent sans doute d'un problème de mise en page :
« Julius et elle avaient des relations de maître à apprentie, mais elles entretenaient toujours été conflictuelles » (p178)
« Car que Khépri, le gardien initiateur de l'alchimie de la Main Gauche auquel Julius était fidèle, lui vienne en aide s'il se retrouvait seul entre deux feux. » (p228)
et une troisième du même acabit. Arrêt immédiat de la magie et relecture pour essayer de comprendre, en vain!
La construction est habile : particulièrement sur les scènes finales, intenses, et faites de paragraphes alternés de plus en plus courts, ménageant un suspens soutenu.
En fin de premier tome, donc, les forces sont en place, les personnages ont su se faire aimer (ou détester : tout est là pour céder à l'attrait d'une suite. C'est exactement ce qui s'était passé pour Dominium mundi de François Baranger. J'avais bien cru ne pas venir à bout du premier tome et m'étais finalement précipité sur le deuxième.

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tousleslivres
  04 septembre 2013

Michael Petersen était à bord du Queen Of Alberta quand celui-ci à fait naufrage en décembre 1984. il y a perdu 2 parents et cette fameuse nuit lui revient en cauchemars très sauvant. Ils dévorent littéralement sa conscience. Michael a une phobie de l'eau et des bateaux en général, ce qui est tout à fait compréhensible après ce qu'il a vécu...
L'auteur Lionel Davoust, nous propose un voyage au coeur d'un jeu qui se joue de nous tous au travers de ce livre et aussi des personnages qui, d'un coté manipulent ce jeu et de l'autre ceux qui jouent ce jeu et enfin ceux qui sont pris dans le jeu mais qui ne le savent pas, ou comme Michael, qui semble être une pierre angulaire au jeu, mais lui, il l'ignore totalement puisque toute sa vie semble n'être qu'un coup monté de toute pièce.
La femme de Michael est comme un agent double avec d'un coté sa participation au jeu et de l'autre cette vie de famille qu'elle a imposé avec la naissance de cet enfant qu'elle ne devait pas avoir puisque cela lui était interdit. Mais ce qu'on va lui demander est totalement dément … !!!
Quand à Michael, chercheur en biologie marine, après avoir affronté la pire peur de sa vie : prendre le bateau car ils va en mission dans l'Antarctique, il arrivera enfin à vivre un peu normalement jusqu'à ce que le jeu en décide autrement...
J'ai eu beaucoup de mal à entrer vraiment dans l'histoire parce qu'avec le recul j'attendais beaucoup plus d'action et je ne m'attendais pas à ce genre de lecture...car il s'agit ici de placer les personnages, trop de personnages avec trop d'histoires qui restent ouvertes à pas mal de choses qui seront très certainement abordées dans le prochain tome. Histoire qui passe d'un personnage à l'autre, j'ai trouvé que cela donnait quelque chose de « haché », pas assez lisse à mon goût et peut être pas assez fluide aussi...
L'auteur Lionel Davoust a une imagination fabuleuse mais qui ne me correspond pas vraiment, ou dans un autre contexte alors, car ici, comme je vous l'ai dit, je n'ai pas accroché à ce premier tome...
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Mayee
  27 novembre 2012
"Leviathan : La chute" m'a laissée relativement confuse. Ayant découvert Lionel Davoust au travers de la Volonté du Dragon, j'ai retrouvé dans ce livre le fil conducteur et un peu déroutant pour moi de la mer, mais à la fin de ma lecture, l'impression dominante était "Mais qu'est-ce que je viens de lire ?". Il ne s'agit absolument pas d'une question négative : j'ai simplement du mal à coller une étiquette à ce roman, à le faire rentrer dans les catégories standards que l'on rencontre dans les librairies (et c'est sûrement un premier bon point). Et c'est , à mon sens, l'illustration qui renseigne le mieux sur ce que l'on va lire, contrairement au quatrième de couverture qui donne une vague idée de l'intrigue mais pas de l'environnement qui prévaut dans ce tome (à peu près comme moi essayant d'expliquer le livre à un tiers - ridicule : "alors, c'est un thriller-ésotérique-ou-fantastique-moderne-avec-la-mer, avec des Mages, une Main Gauche et une Main Droite, un complot mondial et des baleines… Bref !).
Ce premier tome est clairement là pour poser l'histoire, les personnages et le contexte, mais il y a, pour moi, quelques longueurs inutiles dans le rappel de certaines situations comme les souvenirs du héros (au point d'avoir pensé quelques fois "Oui, bah c'est bon, on a compris quand même !"). Et je n'ai pas pu m'empêcher de trouver les personnages, bien que non-manichéens, assez stéréotypés (le scientifique un peu naïf et plein de bonne volonté, le méchant surpuissant habillé en rouge, la guerrière tombée amoureuse de sa cible, etc…) ; je n'apprécie d'ailleurs pas vraiment Michaël Petersen, le héros, un peu trop molasse à mon goût, mais cela ne peut être au détriment du livre : au moins, les personnages trouvent un écho dans notre vie de tous les jours et ne suscitent pas l'indifférence.
A côté de cela, l'alternance des points de vue a bien fonctionné avec moi, avec un crescendo prenant au moment-clé. La trame narrative est intéressante : elle réserve quelques rebondissements inattendus et fait la part belle aux semi-révélations qui entretiennent le suspens, voire un grand flou sur la suite. L'écriture est agréable et fluide, et les nombreuses descriptions sont très bien renseignées, très précises : on sent un travail de recherche et un grand intérêt poindre derrière le tableau de l'océan, de la faune marine et de la vie à la base Palmer. En cela, la mer est rapidement devenue le personnage qui m'a le plus emportée. J'ai également beaucoup apprécié la partition de notre monde entre la Main Gauche des Mages combattants, ardents et agissant, et la Main Droite moralisatrice et restrictive. Cette vision moderne et toujours nuancée d'une "lutte de pouvoirs souterraine" est tout à fait cohérente et ouvre de multiples questions sur notre monde actuel ; j'ai trouvé cette idée intelligente et bien amenée.

Au final, il me reste de ce premier tome une impression assez contrastée. Séduite par l'ambiance (qu'il s'agisse de la peinture de la société ou de l'Antarctique), je suis cependant restée sur ma faim pour ce qui concerne les personnages et l'intrigue en général ; comme si l'auteur laissait un peu trop de portes ouvertes et que mon imaginaire renâclait devant tant de possibilités et d'incertitude. Toutefois, le côté surprenant et inhabituel du roman m'a convaincue de me plonger dans la suite.
A noter que j'aurais mis 3,5/5 si cela m'avait été possible.
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Ptitelfe
  20 mars 2015
Suite au salon Octogones en octobre 2014,j'ai eu l'occasion de discuter avec Lionel Davoust, que j'ai découvert à travers le recueil de nouvelles "Coups de coeur des Imaginales". Après quelques conseils de sa part, je me suis penchée sur son thriller fantastique : le mystère Léviathan, qui constitue une trilogie.
Je me suis décidée de le lire peu avant les Oniriques pour pouvoir en discuter un peu avec lui lors de ses dédicaces.

Je dois avouer que j'ai été très vite happée par l'histoire. On découvre Michael Peterson, un biologiste d'une trentaine d'années, qui a survécu au naufrage du paquebot le Queen dans lequel ses parents ont disparu lorsqu'il avait 7 ans. Depuis, il apprend à vivre avec sa peur de l'eau et de tout ce qui touche à l'océan. Il va même au-delà de ses terreurs en acceptant de partir en mission pendant 3 mois dans l'Antarctique pour faire des recherches dans son domaine.
Il vit à Los Angeles, avec sa femme Megan, et leur fils Eric, 8 ans. le lecteur fait la connaissance de Michael lors de son pot de départ. Mais la mission de Michael est mise en danger. En effet, de nombreuses personnes qui le convoitent dans l'ombre font tout pour l'empêcher de partir et de révéler un grand secret. Ces personnes font partie du Comité.
Le roman s'étale sur une durée approximative de 3 semaines. On découvre les points de vue de plusieurs personnages, particulièrement ceux de Michael et de Masha, un membre de la Main Gauche, qui suit les ordres du Comité.
Concernant les personnages, je me suis prise d'empathie, allant même jusqu'à plaindre ce pauvre Michael qui ne se doute pas une minute de l'environnement dans lequel il pensait s'épanouir. C'est un peu le Truman du film Truman Show.
J'ai adoré Masha, c'est une femme forte et déterminée, mais qui nous montre en même temps ses faiblesses. Elle est prise entre les griffes du Comité et tente du mieux possible de se sortir de ce jeu dans lequel elle s'était lancée il y a tant d'années.
Au niveau des personnages secondaires, j'ai vraiment trouvé qu'ils étaient tous réalistes ! J'ai aimé m'énerver après Joshua Sork, ou bien après Sandra…
J'ai été étonnée de la dimension que prend la tournure du récit. En effet, Lionel Davoust se révèle habile dans la manipulation de ses personnages et la psychologie de ses personnages. Il y a une part mystérieuse qui survole le roman. On se demande tout du long ce qu'est la Main Gauche, la Main Droite, le Jeu Supérieur ou encore le fameux Comité. J'ai eu l'impression de découvrir une secte, qui entraîne les membres de plus en plus loin dans leurs missions, et dont l'enjeu principal dépasse l'entendement. Il me tarde d'en apprendre plus à leurs sujets.

Mais ce qui m'a le plus plu, c'est l'environnement. En effet, ce roman a pour fond de décor l'océan et l'antarctique. Et pour le coup, on voit que Lionel Davoust a vraiment poussé les recherches dans ce domaine. Entre les descriptions du voyage en mer, pendant lesquelles j'aurai presque eu des nausées ou encore la découverte de la faune et la flore, j'ai été servie en dépaysement. J'ai également apprécié les divers déplacements des personnages, me permettant, par exemple, de découvrir Punta Arenas.
Je craignais, un peu avant ma lecture, que ce soit trop scientifique pour que je comprenne mais finalement, le style d'écriture est très fluide et tout est bien expliqué pour que les novices s'y retrouvent !
Et surtout, qui sont ces entités qui tirent les ficelles? Tout au long des discussions ou des scènes les concernant, je me suis surprise à m'imaginer qui ils sont mais je pense que je suis loin de la réalité!

En quelques mots, Lionel Davoust signe là un premier tome rythmé, fluide, bien écrit, qui apporte au lecteur de nombreuses connaissances en matière d'océanographie, de faune et de flore au pôle Sud. C'est également un thriller dépaysant et original qui nous entraîne dans des complots et des manipulations qui dépassent la raison! Plus on avance, plus on veut en apprendre, grâce notamment à la multinarration des personnages centraux.
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temps-de-livres
  12 septembre 2011
Michael Petersen, chercheur en biologie marine, va partir en mission dans l'Antarctique, dont une semaine de traversée maritime. Seul problème, Michael a la phobie de l'océan depuis le naufrage qui a coûté la vie à ses parents. Son entourage est inquiet de cette décision et cherche à le dissuader, mais Michael ressent le besoin d'accomplir ce pas en avant. Masha, initiée à la voie de la Main Gauche, a été envoyée pour contrecarrer l'avenir du savant. Cherchant à en savoir plus, elle est prise pour cible. Adversaires et alliés, ils devront se serrer les coudes pour échapper à leurs adversaires.
Lionel Davoust n'est pas un inconnu pour ceux qui lisent des littératures de l'imaginaire. Traducteur, "père fouettard" du futur Dictionnaire Encyclopédique des Littératures de l'Imaginaire, auteur lui-même, Lionel Davoust commence à être connu. Pourquoi écrire du thriller, alors que son premier roman relevait de la SFFF (Science-Fiction, Fantasy, Fantastique) ? Parce qu'il aime brouiller les pistes et que Léviathan est un thriller ésotérique... nuance. Passant d'un genre à un autre avec une facilité déconcertante, Lionel Davoust n'a pas écrit un roman qui s'installe dans un genre précis. S'il est bien question d'enquêtes, de machination, l'auteur utilise les ressorts dramatiques que l'on retrouve aussi bien dans le policier, dans le fantastique, voire la littérature féminine... le champ est vaste. Il réussit à maintenir l'intrigue et l'attention du lecteur intactes. Un tour de force où d'autres seraient tombés dans le cliché.
La trame est simple. Un chercheur traumatisé durant l'enfance part en mission malgré son entourage. Victime d'une machination, sans le savoir, il est surveillé par une initiée qui devient trop curieuse. Elle-même devient une cible. Ce qui pourrait se révéler un simple thriller devient fantastique sous la plume de Lionel Davoust. La planète est sous la coupe de la Main Droite. Celle-ci prône l'ordre absolu auquel il faut se soumettre sans condition. le Comité, lui, prône la voie de la Main Gauche : "guerriers de la connaissance, mages... n'avaient d'autres règles que celles qu'ils se fixaient individuellement". le Comité, qui surveille Michael Petersen via Masha, permet à ses initiés d'accéder à des pouvoirs. Pouvoirs qui sont à la limite de l'humain. On en dénombrera trois : se focaliser sur un ou plusieurs sens, l'ardence, un feu intérieur et l'accomodat, la suggestion en fonction des évènements.
Ingénieur halieute de formation ( étude des ressources vivantes du milieu aquatique), l'auteur nous met face à la mer. Celle-ci sert de toile de fond au roman. le personnage principal en a peur. Malgré cela, il devient spécialiste en zoologie marine et part en Antarcticque. Au cours du récit, on apprend que Michael attire certaines espèces. Lionel Davoust nous décrit l'élément aquatique non pas comme une amie, mais comme un élément sauvage. Insondable, dangereux, l'océan reste, sous sa plume, mystérieux et attirant. Les personnages principaux sont aussi mystérieux que l'élément aquatique. Masha, initiée à la main gauche est chargée de surveiller de très près Michael. Pour cela, tel un espion, elle utilise doubles identités, cachettes. Fidèle à sa liberté, elle est prête à sacrifier son devoir si on s'attaque à ce qu'elle a de plus cher. Michael Petersen est un bon scientifique, conciliant devant les évènements et traumatisé suite à un naufrage. L'auteur qui aime brouiller les pistes (je me répète), saura nous dévoiler des facettes insoupçonnées du personnage qui semblait effacé jusque là. le reste de "la distribution" est éclectique. Au fil des pages, on va suspecter tel ou tel personnage de faire partie de la machination. Lionel maîtrise son suspens et met en place ses pions comme sur un jeu d'échec.
Que retenir de ces lignes ? Ce premier tome de Léviathan (qui en comportera trois) est un voyage enthousiasmant. Voyage dans l'Antarctique, mais aussi voyage personnel pour les deux personnages principaux. Il y est question d'ésotérisme sans qu'on ait besoin d'adhérer ou de croire à ces mouvements. Formidable conteur, Lionel Davoust nous emmène dans un univers riche et varié. Ses ambiances sont subtilement préparées et vous tiendront en haleine jusqu'à la fin.

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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
JaneDoeFromNowhereJaneDoeFromNowhere   22 juillet 2014
[Les cauchemars] dévoraient littéralement sa conscience. Il y sombrait comme dans un puits noir et glacé, avec la certitude de ne jamais revoir le jour. Sa vie d'adulte semblait s'y abîmer, comme si c'était elle l'illusion, et que la réalité de son existence constituait un naufrage incessant, un deuil non refermé malgré les années, ou plutôt, un deuil encore à venir.
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TwiTwiTwiTwi   16 octobre 2011
Il se sentait comme au bord d'un précipice ou de la gueule d'une grande bête endormie, fasciné par le vide, avide de la chute, mais terrifié par l'impact, la douleur foudroyante de se sentir désarticulé, disloqué, un instant de supplice infini, et la désolation d'assister au délitement de sa conscience happée par la mort.
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YvPolYvPol   05 décembre 2011
La Main Droite croyait à un ordre absolu, supérieur à la volonté de l'homme et ineffable, auquel il convenait de se soumettre sans condition. Or les adeptes de la Main Gauche, guerriers de la connaissance, mages, initiés, quel que soit le nom qu'on leur attribue, n'avaient d'autres règles que celles qu'ils se fixaient individuellement. Certains l'exprimaient avec violence et entraient dans la vaste partie d'échecs qu'était le Jeu Supérieur ; d'autres se retiraient du monde et vivaient dans l'errance. (p.95)
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ShakaCeriseShakaCerise   01 juin 2013
Promets-moi de faire très attention. La mer a des façons uniques de vous attirer à elle et de vous pousser à faire n'importe quoi. Elle est comme une femme pour qui l'on perd la tête sans s'en rendre compte. Mais tu sais mieux que quiconque combien elle est dangereuse. Tu l'as vu de tes propres yeux. Ne l'oublie pas, Michael. L'humanité n'avait pas besoin du mythe des sirènes. Pour égarer les hommes, la mer se suffit bien toute seule.
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TwiTwiTwiTwi   16 octobre 2011
Donner corps à une vérité née de son désir, telle était l'essence du Jeu Supérieur - et une des rares règles considérées comme cardinales par les adeptes de la Main Gauche : "Que ta volonté aie force de loi".
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Interview de Lavie Tidhar au sujet d'Aucune terre n'est promise (Label Mu) à l'occasion des Imaginales 2021. Interprétariat : Lionel Davoust
Aucune terre n'est promise a reçu le Prix Planète SF des blogueurs 2021 et le Prix Actusf de l'uchronie 2021.
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